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Capra, l’idéaliste…

Les amis de la Cinémathèque: chaque mois, un film, un soir, proposé par les adhérents de La Cinémathèque : cinéphiles, passionnés, bénévoles et absolument indispensables à la dynamique de l’association…

La Ruée (American Madness) Frank Capra (1932) Etats-Unis, 76 min, noir et blanc, 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Walter Huston, Pat O’Brien, Kay Johnson, Constance Cummings.
La crise de 29 fait rage, Hoover est encore président et Capra réalise son premier film politique rooseveltien. Un film qui sent déjà le New Deal. Une bombe à l’époque ; cela se peut-il aujourd’hui ? L’histoire d’un banquier bonhomme, souriant et optimiste, qui accorde des prêts avantageux à ses clients en qui il a toute confiance. L’idée, c’est qu’il faut faire travailler le capital. Pas le garder pour soi. Quand un caissier qui doit du fric, pour payer ses dettes, laisse la porte du coffre ouverte… Du pur Capra, idéaliste. Mais surtout, ici, il innove dans le rythme : pas de transitions, ni entrées ni sorties des acteurs. Pas de fondus enchaînés mais un chevauchement des dialogues.

Film choisi et présenté par Olivier Loubes, professeur d’histoire au lycée Saint Sernin à Toulouse.

Vendredi 15 mai à 19 h.

Accents italiens…

L’Innocent (L’innocente) Luchino Visconti (1976) Italie / France. 125 min, couleurs, 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Giancarlo Giannini, Laura Antonelli, Jennifer O’Neill, Massimo Girotti.
Le dernier film de Visconti et surtout sa rencontre avec Gabriele D’Annunzio (1863 – 1938), le célèbre écrivain italien à la vie aussi passionnante que troublante. L’Innocent, le roman, date de 1892. Visconti en fait son œuvre testamentaire. Rome à la fin du XIXe siècle. Tullio, grand bourgeois, convole avec la comtesse Raffo au détriment de sa femme. Mais quand cette dernière prend elle aussi sérieusement amant, il se rappelle qu’il l’aime et devient jaloux…

Film choisi et présenté par Muriel Gallot, enseignante d’Italien à l’Université de Toulouse Le Mirail, à l’occasion de la parution d’une anthologie bilingue de Gabriele d’Annunzio, Poèmes d’amour et de gloire, Éd. Cahiers de l’Hôtel de Galliffet.

Mercredi 29 avril à 21h. · Entretien / lecture avec la traductrice Muriel Gallot et Antonella Capra, sur le thème « Lire D’Annunzio aujourd’hui », à Ombres Blanches, le 28 avril à 18 h.

Hommage

Ils étaient deux géants au grand cœur. Forcément fragiles. Forcément ils sont partis les premiers. Trop tôt. À un mois d’écart, quand on ramasse les feuilles mortes à la pelle. Automne de merde. À se ramasser à la petite cuillère. Ils étaient de proches amis de la Cinémathèque, ils étaient des amoureux du cinéma tout court. L’un était une voix grave et chaude. L’autre était le bruit du son avec Angstrom Records et les Électrons libres. Et tout deux étaient également radiophoniques (Excès de Z sur Radio Radio pour Claude, Le Bruit du son sur Campus pour Seb). L’un connaissait le cinéma de genre sur le bout des doigts, l’autre, au cours de ses ciné-concerts, faisait trembler le cinéma muet du bout de ses doigts. C’est peu dire qu’ils vont nous manquer. Rest in Peace and Noise.

9 janvier 2009 :

El mercenario, suivi de Un Yéti dans les Pyrénées.

13 février 2009 :

Le Dernier des hommes suivi de Presque des hommes.