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Septembre | Octobre 2013

La Cinémathèque de Toulouse ouvre la saison 2013-2014 avec deux propositions qui sont à l’image de la programmation que nous défendons, c’est-à-dire ouverte et curieuse. Le mois de septembre sera ainsi consacré à un cinéaste français d’aujourd’hui, inclassable, souvent provocateur, dont l’humour volontiers grinçant révèle l’absurdité du monde, et qui n’a pas son pareil pour mettre en scène les acteurs : Michel Blanc, Miou-Miou, Carole Bouquet, Gérard Depardieu, Anouk Grinberg sont tous passés devant la caméra de Bertrand Blier, qui des Valseuses à Combien tu m’aimes ? en passant par Tenue de soirée met en scène les travers et les lâchetés humaines. Et dresse un portrait sans concession des évolutions de la société française.

Octobre sera l’occasion d’explorer le patrimoine cinématographique sous un angle résolument autre, à travers une thématique qui permettra de balayer près d’un siècle de cinéma et de croiser des univers culturels très différents. En collaboration avec La Novela, la Cinémathèque de Toulouse propose de partir « en pleine nature » à la découverte de la façon dont le cinéma a regardé, mis en scène, utilisé la nature – le voyage sera plein de surprises…

Enfin, l’ouverture de cette saison montre une nouvelle fois que la Cinémathèque de Toulouse continue, plus que jamais, à décliner le patrimoine cinématographique sur le mode de la création. Le programme de ciné-concerts pour 2013-2014 est un lieu de rencontre unique entre musique et cinéma, et plus particulièrement entre l’extraordinaire richesse de la scène musicale toulousaine et celle de nos collections. Quant à l’exposition de la rentrée, il s’agit d’une carte blanche à un jeune plasticien toulousain, Mathieu Bourrillon, qui a exploré notre collection de photographies pour créer une vingtaine de dessins directement inspirés de plans de cinéma. Cette exposition s’intitule « Relations » : comment mieux incarner le projet de la Cinémathèque de Toulouse qui est d’assurer le lien entre l’art cinématographique d’hier et les artistes d’aujourd’hui ?

Natacha Laurent

Juillet | Août 2013

Nous attendons tous ce moment avec impatience. Les projections en plein air, dans la cour du 69 rue du Taur, constituent désormais un rendez-vous privilégié de redécouverte du patrimoine cinématographique : du 28 juin au 3 août, tous les soirs du mardi au samedi, et pendant six semaines, la Cinémathèque de Toulouse propose 27 films à partager dans la douceur et la convivialité d’une soirée d’été. 27 grands titres de l’histoire du cinéma, anciens et récents, français et étrangers, tous genres confondus, qui vont nous permettre de voyager dans le temps et l’espace, et qui vont être magnifiés par la projection en plein air. De L’Aventure de Madame Muir à OSS 117 : Le Caire, nid d’espions en passant par Pierrot le fou ou Priscilla, folle du désert, cette programmation est une invitation à retrouver le cinéma en toute liberté et dans la magie de ce qui a fondé cet art : la projection de la pellicule argentique.
Ces séances en plein air trouveront, pour la première fois, un prolongement à la fin du mois d’août grâce à quatre projections organisées en collaboration avec Toulouse Plages, au jardin Raymond VI. Cela témoigne de la volonté, toujours renforcée, de la Cinémathèque de sortir de ses murs pour aller vers de nouveaux publics. L’été 2013 sera l’occasion de prendre la route des festivals, en Midi-Pyrénées, de Foix, Sorèze, Gindou, mais aussi, au niveau national, de La Rochelle et, à l’étranger, de Bologne. Pour à chaque fois faire rayonner les raretés des collections de la Cinémathèque de Toulouse et réaffirmer que notre institution s’attache, tous les jours, à faire aimer le cinéma auprès d’un large public.

Natacha Laurent

« retrouver le cinéma en toute liberté
et dans la magie de ce qui a fondé cet art :
la projection de la pellicule argentique »

Mai | Juin 2013

Le portrait croisé de Gina Lollobrigida et Sophia Loren que la Cinémathèque de Toulouse propose en ce mois de mai est assurément une invitation à retrouver ces deux icônes du cinéma italien dans certains de leurs plus grands rôles. Mais aussi à les regarder ensemble pour mieux apprécier les ressemblances, les complémentarités, les différences de ce légendaire duo méditerranéen. Quant à Orson Welles, auquel le mois de juin sera intégralement consacré, il s’est imposé depuis longtemps comme l’un des cinéastes majeurs du XXe siècle. Cette programmation est enfin l’occasion de rassembler l’intégrale des films réalisés et achevés par l’auteur de Citizen Kane, mais aussi de proposer une sélection des très nombreux titres, américains et européens, dans lesquels il s’est simplement illustré comme acteur.

Le premier semestre 2013 confirme l’importance, tant en qualité qu’en quantité, des enrichissements que connaissent actuellement les collections de la Cinémathèque de Toulouse. Plus de 2 000 copies, près de 5 000 affiches, plusieurs fonds d’archives uniques ont ainsi rejoint, au cours de l’année 2012, le Centre de conservation et de recherche, situé à Balma. La Cinémathèque de Toulouse conserve désormais plus de 42 000 copies inventoriées, 500 000 photos, 70 000 affiches, et le rythme des enrichissements s’accélère. À l’heure où le cinéma connaît une révolution majeure – le passage au numérique et la dématérialisation des supports – la collection apparaît, plus que jamais, comme un ensemble précieux et rare. Elle est le résultat d’une histoire collective et unique de près de 50 ans. Et s’affirme toujours comme un objet vivant, en devenir, et essentiel pour la mémoire du cinéma.

Natacha Laurent

Mars | Avril 2013

Double, sinon rien ! Le printemps 2013 est placé, à la Cinémathèque de Toulouse, sous le signe du chiffre 2. Deux icônes de cinéma, deux beautés opposées : l’une incarnée par la jeunesse ardente et lumineuse de Jean Marais, l’autre par le visage déformé et inquiétant de la créature de Frankenstein. En mars, place donc à l’un des plus anciens studios américains, Universal, qui choisit, dès les années 1920, de se construire une place de choix au pays des monstres. Quant à avril, il nous permettra, grâce à une sélection de près de 20 films, et à l’occasion du centenaire de sa naissance, de rendre hommage à ce monstre sacré que fut Jean Marais, à la fois Orphée et Hadès, Ruy Blas et Fantômas, le Prince et la Bête…

Tout au long de l’année, la Cinémathèque de Toulouse, fidèle à sa mission, participe à la valorisation du patrimoine cinématographique en proposant, chaque jour, des projections qui s’articulent dans des thématiques mensuelles. En 2007, elle a choisi de créer un autre temps pour la programmation, plus dense et plus festif, ouvert à un large public : le festival Zoom Arrière, qui fut suivi en 2010 par la création du festival « Lumière » à Lyon, puis par celle de « Toute la mémoire du monde » à Paris en 2012.

La Cinémathèque de Toulouse montre une nouvelle fois que le passé du cinéma, pour autant qu’on renouvelle le regard que l’on porte sur lui, est incroyablement contemporain. Voici donc, pour la septième année consécutive, une nouvelle édition de Zoom Arrière, qui se tiendra du 5 au 13 avril : près de 80 films, des invités, des expositions, des rencontres, des ciné-concerts à Toulouse et dans le Grand Toulouse, en Haute-Garonne et en Midi-Pyrénées, et dans plusieurs villes de la moitié Sud de la France. Avec une thématique à laquelle il sera difficile de résister : le rire, de ses origines dans le cinéma burlesque à ses héritages dans le parlant. Bienvenue aux « drÔles de films » !

Natacha Laurent

7e festival zOOm arrière | 2013

En plaçant la septième édition du festival Zoom Arrière sous le signe du rire, la Cinémathèque de Toulouse propose un retour à la caractéristique originelle du cinéma : sa dimension populaire. Fondé sur le non-respect des normes, l’inattendu, voire le subversif, le rire naît toujours, en effet, sur le terrain du « vulgaire », pour devenir progressivement un objet culturel. Ce processus de reconnaissance, qui est l’œuvre du temps, ne serait pas possible sans le travail des cinémathèques qui s’attachent à conserver et préserver tous les films.
Depuis ses origines, la Cinémathèque de Toulouse a toujours œuvré pour accueillir dans ses collections les diverses tendances du cinéma, et notamment la tendance populaire. Ce choix, qui concerne autant la collection film que la collection iconographique, repose sur la conviction que le cinéma est un élément essentiel de notre mémoire collective : renoncer à transmettre sa dimension populaire reviendrait à tronquer son histoire.
En consacrant Zoom Arrière 2013 au rire, la Cinémathèque de Toulouse affirme une nouvelle fois son attachement à sa mission de conservation et de transmission du patrimoine cinématographique au plus grand nombre de spectateurs. Cette 7e édition n’aurait pu voir le jour sans le soutien de nos tutelles et nombreux partenaires : qu’ils en soient ici chaleureusement remerciés.

Martine Offroy
Présidente de la Cinémathèque de Toulouse

Natacha Laurent
Déléguée générale

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« la Cinémathèque de Toulouse propose un retour
à la caractéristique originelle du cinéma : sa dimension populaire »