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Mars | Avril 2013

Double, sinon rien ! Le printemps 2013 est placé, à la Cinémathèque de Toulouse, sous le signe du chiffre 2. Deux icônes de cinéma, deux beautés opposées : l’une incarnée par la jeunesse ardente et lumineuse de Jean Marais, l’autre par le visage déformé et inquiétant de la créature de Frankenstein. En mars, place donc à l’un des plus anciens studios américains, Universal, qui choisit, dès les années 1920, de se construire une place de choix au pays des monstres. Quant à avril, il nous permettra, grâce à une sélection de près de 20 films, et à l’occasion du centenaire de sa naissance, de rendre hommage à ce monstre sacré que fut Jean Marais, à la fois Orphée et Hadès, Ruy Blas et Fantômas, le Prince et la Bête…

Tout au long de l’année, la Cinémathèque de Toulouse, fidèle à sa mission, participe à la valorisation du patrimoine cinématographique en proposant, chaque jour, des projections qui s’articulent dans des thématiques mensuelles. En 2007, elle a choisi de créer un autre temps pour la programmation, plus dense et plus festif, ouvert à un large public : le festival Zoom Arrière, qui fut suivi en 2010 par la création du festival « Lumière » à Lyon, puis par celle de « Toute la mémoire du monde » à Paris en 2012.

La Cinémathèque de Toulouse montre une nouvelle fois que le passé du cinéma, pour autant qu’on renouvelle le regard que l’on porte sur lui, est incroyablement contemporain. Voici donc, pour la septième année consécutive, une nouvelle édition de Zoom Arrière, qui se tiendra du 5 au 13 avril : près de 80 films, des invités, des expositions, des rencontres, des ciné-concerts à Toulouse et dans le Grand Toulouse, en Haute-Garonne et en Midi-Pyrénées, et dans plusieurs villes de la moitié Sud de la France. Avec une thématique à laquelle il sera difficile de résister : le rire, de ses origines dans le cinéma burlesque à ses héritages dans le parlant. Bienvenue aux « drÔles de films » !

Natacha Laurent

7e festival zOOm arrière | 2013

En plaçant la septième édition du festival Zoom Arrière sous le signe du rire, la Cinémathèque de Toulouse propose un retour à la caractéristique originelle du cinéma : sa dimension populaire. Fondé sur le non-respect des normes, l’inattendu, voire le subversif, le rire naît toujours, en effet, sur le terrain du « vulgaire », pour devenir progressivement un objet culturel. Ce processus de reconnaissance, qui est l’œuvre du temps, ne serait pas possible sans le travail des cinémathèques qui s’attachent à conserver et préserver tous les films.
Depuis ses origines, la Cinémathèque de Toulouse a toujours œuvré pour accueillir dans ses collections les diverses tendances du cinéma, et notamment la tendance populaire. Ce choix, qui concerne autant la collection film que la collection iconographique, repose sur la conviction que le cinéma est un élément essentiel de notre mémoire collective : renoncer à transmettre sa dimension populaire reviendrait à tronquer son histoire.
En consacrant Zoom Arrière 2013 au rire, la Cinémathèque de Toulouse affirme une nouvelle fois son attachement à sa mission de conservation et de transmission du patrimoine cinématographique au plus grand nombre de spectateurs. Cette 7e édition n’aurait pu voir le jour sans le soutien de nos tutelles et nombreux partenaires : qu’ils en soient ici chaleureusement remerciés.

Martine Offroy
Présidente de la Cinémathèque de Toulouse

Natacha Laurent
Déléguée générale

**

« la Cinémathèque de Toulouse propose un retour
à la caractéristique originelle du cinéma : sa dimension populaire »

Janvier | Février 2013

La Cinémathèque de Toulouse ouvre la porte de 2013 avec celui qui est resté, dans l’histoire du cinéma, comme le plus grand metteur en scène des sous-entendus, des allusions, des clins d’œil : Ernst Lubitsch, le prince de la comédie. Près de 20 films pour redécouvrir l’éblouissant talent de ce cinéaste allemand, devenu l’une des principales signatures hollywoodiennes. En février, lumière sur l’âge d’or du cinéma japonais : les années 1950, qui virent l’éclosion d’une pléiade d’auteurs célèbres – Kurosawa, Mizoguchi, Ozu, Naruse, Ichikawa – et qui correspondent à la découverte, en Occident, de cette cinématographie majeure.

Alors que la porte sur 2012 est en train de se refermer, la Cinémathèque de Toulouse enregistre une nouvelle hausse de sa fréquentation : près de 75 000 spectateurs sur l’année écoulée, sans compter les 26 000 visiteurs de l’exposition Metropolis au printemps dernier. Ces chiffres s’inscrivent dans une progression régulière, qui se confirme depuis plusieurs années, témoignant à la fois de l’engouement du public pour le patrimoine cinématographique et de l’ouverture de la Cinémathèque de Toulouse en direction de nouveaux spectateurs. Le passé du cinéma se décline, plus que jamais, au présent, comme le montrent les nombreux invités que nous recevrons en ce début d’année.

Ces résultats reposent sur une valeur essentielle de la Cinémathèque de Toulouse : la confiance. De même que l’enrichissement de nos collections dépend de la confiance des déposants, la hausse de la fréquentation témoigne de la confiance des spectateurs. Notre offre de programmation alterne propositions classiques et approches plus innovantes, et le fait que vous soyez de plus en plus nombreux à apprécier nos programmes est la plus belle réponse que notre équipe puisse recevoir.

Merci pour votre fidélité et très bonne année 2013 à tous !

Natacha Laurent

Novembre | Décembre

Pour retrouver sur grand écran celle que la fin d’année nous invite en général à placer au cœur des festivités – la famille – la Cinémathèque de Toulouse propose, en décembre, une programmation consacrée aux grandes sagas du 7e Art. Autant en emporte le vent, 1900, ou Le Parrain, voici une sélection de plus de 20 films qui déclinent, dans la flamboyance, l’histoire d’une famille de génération en génération.

Avant cela, novembre nous permettra de rendre hommage au travail essentiel que l’ACID mène depuis 20 ans en faveur de la diffusion du cinéma indépendant. Au moment du choix de la thématique qui allait nous permettre de construire cette sélection, « l’amour à 20 ans » s’est imposé pour une raison évidente : en quelques années, le public de la Cinémathèque de Toulouse s’est profondément rajeuni, démontrant ainsi tout l’actualité du patrimoine cinématographique. Toulouse est une ville jeune, avec une population étudiante importante, et la jeunesse est aujourd’hui l’une de nos priorités. Continuer à enrichir notre magnifique collection de cinéma n’a de sens que dans un travail quotidien de transmission avec les jeunes générations. Programmations adaptées (comme par exemple les ciné-concerts, les rencontres de cinéma, le film du jeudi, ou le festival Extrême Cinéma) et offre élargie à la bibliothèque (désormais en accès gratuit), tarifs privilégiés (pour les scolaires bien sûr, mais également pour les étudiants des établissements conventionnés avec la Cinémathèque), relais divers (enseignants, Crous, universités, associations, partenaires culturels), dispositifs particuliers (le nouveau ciné-club, les jurys pendant le festival Zoom Arrière, la Cinémathèque Junior), autant d’outils qui sont à réinventer tous les jours pour que la jeunesse n’ait pas le sentiment de se heurter à des portes qui restent obstinément fermées : celles de la Cinémathèque, lieu d’échanges et de passion partagée pour le cinéma, lui sont grandes ouvertes.

Natacha Laurent

 
 

« la jeunesse est aujourd’hui l’une de nos priorités »

Festival Extrême Cinéma

Il est extrême depuis 14 ans. Et cet adjectif continue de lui aller comme un gant. Mais au fait, que signifie cet adjectif, devenu à la Cinémathèque de Toulouse, et au fil des ans, synonyme non pas vraiment d’un genre mais bien d’un espace du patrimoine cinématographique ?

N’imaginons pas que ce mot se réduirait à désigner l’exploration de l’innommable, du répugnant, du supportable avec pour objectif de racoler le spectateur. Non, Extrême Cinéma ne signifie pas « Trash Cinéma » ! Dans « extrême », nous entendons ce qui est à la limite, aux marges, à la frontière, de ce que nous avons l’habitude de voir et d’entendre. En réalité, Extrême Cinéma s’attache à montrer précisément ce à quoi nous nous attendons le moins, refuse de ranger les films dans les cases confortables et rassurantes de l’histoire officielle du cinéma, aiguise sans relâche la curiosité du spectateur en déclinant le monde sur le mode interrogatif. Si certains viennent chercher dans Extrême le frisson du scandale, ils risquent d’être déçus… Par contre ceux qui aiment être dérangés dans leurs certitudes, acceptent d’être déstabilisés, et sont prêts à aller sur des chemins qu’ils n’avaient peut-être jamais imaginés, qu’ils se rassurent : ils sont à la bonne adresse !

En mettant à l’honneur nos amies les bêtes, cette 14e édition nous invite à franchir la frontière qui oppose habituellement la société des hommes au règne animal. Et si nous acceptions, le temps d’un festival, de regarder le monde du point de vue des bêtes ? Pas sûr que ce déplacement de focale se révèle être à notre avantage…

Natacha Laurent

 
 

« Extrême Cinéma s’attache à montrer précisément ce à quoi nous nous attendons le moins,
refuse de ranger les films dans les cases confortables et rassurantes de l’histoire officielle du cinéma »