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Janvier | Février 2013

La Cinémathèque de Toulouse ouvre la porte de 2013 avec celui qui est resté, dans l’histoire du cinéma, comme le plus grand metteur en scène des sous-entendus, des allusions, des clins d’œil : Ernst Lubitsch, le prince de la comédie. Près de 20 films pour redécouvrir l’éblouissant talent de ce cinéaste allemand, devenu l’une des principales signatures hollywoodiennes. En février, lumière sur l’âge d’or du cinéma japonais : les années 1950, qui virent l’éclosion d’une pléiade d’auteurs célèbres – Kurosawa, Mizoguchi, Ozu, Naruse, Ichikawa – et qui correspondent à la découverte, en Occident, de cette cinématographie majeure.

Alors que la porte sur 2012 est en train de se refermer, la Cinémathèque de Toulouse enregistre une nouvelle hausse de sa fréquentation : près de 75 000 spectateurs sur l’année écoulée, sans compter les 26 000 visiteurs de l’exposition Metropolis au printemps dernier. Ces chiffres s’inscrivent dans une progression régulière, qui se confirme depuis plusieurs années, témoignant à la fois de l’engouement du public pour le patrimoine cinématographique et de l’ouverture de la Cinémathèque de Toulouse en direction de nouveaux spectateurs. Le passé du cinéma se décline, plus que jamais, au présent, comme le montrent les nombreux invités que nous recevrons en ce début d’année.

Ces résultats reposent sur une valeur essentielle de la Cinémathèque de Toulouse : la confiance. De même que l’enrichissement de nos collections dépend de la confiance des déposants, la hausse de la fréquentation témoigne de la confiance des spectateurs. Notre offre de programmation alterne propositions classiques et approches plus innovantes, et le fait que vous soyez de plus en plus nombreux à apprécier nos programmes est la plus belle réponse que notre équipe puisse recevoir.

Merci pour votre fidélité et très bonne année 2013 à tous !

Natacha Laurent

Novembre | Décembre

Pour retrouver sur grand écran celle que la fin d’année nous invite en général à placer au cœur des festivités – la famille – la Cinémathèque de Toulouse propose, en décembre, une programmation consacrée aux grandes sagas du 7e Art. Autant en emporte le vent, 1900, ou Le Parrain, voici une sélection de plus de 20 films qui déclinent, dans la flamboyance, l’histoire d’une famille de génération en génération.

Avant cela, novembre nous permettra de rendre hommage au travail essentiel que l’ACID mène depuis 20 ans en faveur de la diffusion du cinéma indépendant. Au moment du choix de la thématique qui allait nous permettre de construire cette sélection, « l’amour à 20 ans » s’est imposé pour une raison évidente : en quelques années, le public de la Cinémathèque de Toulouse s’est profondément rajeuni, démontrant ainsi tout l’actualité du patrimoine cinématographique. Toulouse est une ville jeune, avec une population étudiante importante, et la jeunesse est aujourd’hui l’une de nos priorités. Continuer à enrichir notre magnifique collection de cinéma n’a de sens que dans un travail quotidien de transmission avec les jeunes générations. Programmations adaptées (comme par exemple les ciné-concerts, les rencontres de cinéma, le film du jeudi, ou le festival Extrême Cinéma) et offre élargie à la bibliothèque (désormais en accès gratuit), tarifs privilégiés (pour les scolaires bien sûr, mais également pour les étudiants des établissements conventionnés avec la Cinémathèque), relais divers (enseignants, Crous, universités, associations, partenaires culturels), dispositifs particuliers (le nouveau ciné-club, les jurys pendant le festival Zoom Arrière, la Cinémathèque Junior), autant d’outils qui sont à réinventer tous les jours pour que la jeunesse n’ait pas le sentiment de se heurter à des portes qui restent obstinément fermées : celles de la Cinémathèque, lieu d’échanges et de passion partagée pour le cinéma, lui sont grandes ouvertes.

Natacha Laurent

 
 

« la jeunesse est aujourd’hui l’une de nos priorités »

Festival Extrême Cinéma

Il est extrême depuis 14 ans. Et cet adjectif continue de lui aller comme un gant. Mais au fait, que signifie cet adjectif, devenu à la Cinémathèque de Toulouse, et au fil des ans, synonyme non pas vraiment d’un genre mais bien d’un espace du patrimoine cinématographique ?

N’imaginons pas que ce mot se réduirait à désigner l’exploration de l’innommable, du répugnant, du supportable avec pour objectif de racoler le spectateur. Non, Extrême Cinéma ne signifie pas « Trash Cinéma » ! Dans « extrême », nous entendons ce qui est à la limite, aux marges, à la frontière, de ce que nous avons l’habitude de voir et d’entendre. En réalité, Extrême Cinéma s’attache à montrer précisément ce à quoi nous nous attendons le moins, refuse de ranger les films dans les cases confortables et rassurantes de l’histoire officielle du cinéma, aiguise sans relâche la curiosité du spectateur en déclinant le monde sur le mode interrogatif. Si certains viennent chercher dans Extrême le frisson du scandale, ils risquent d’être déçus… Par contre ceux qui aiment être dérangés dans leurs certitudes, acceptent d’être déstabilisés, et sont prêts à aller sur des chemins qu’ils n’avaient peut-être jamais imaginés, qu’ils se rassurent : ils sont à la bonne adresse !

En mettant à l’honneur nos amies les bêtes, cette 14e édition nous invite à franchir la frontière qui oppose habituellement la société des hommes au règne animal. Et si nous acceptions, le temps d’un festival, de regarder le monde du point de vue des bêtes ? Pas sûr que ce déplacement de focale se révèle être à notre avantage…

Natacha Laurent

 
 

« Extrême Cinéma s’attache à montrer précisément ce à quoi nous nous attendons le moins,
refuse de ranger les films dans les cases confortables et rassurantes de l’histoire officielle du cinéma »

Septembre | Octobre | Novembre

Pour ouvrir la saison 2012-2013, la Cinémathèque de Toulouse a choisi de rendre hommage à un immense comédien français, passionné de poésie, et qui a su, dès ses débuts, faire dialoguer cinéma et théâtre : Jean-Louis Trintignant. Élégance, discrétion, indépendance, cet acteur a construit une filmographie exceptionnelle, qui se joue des frontières artistiques communément admises, et qui continue aujourd’hui de s’enrichir.

Le deuxième temps fort de cette rentrée se déroulera en octobre avec une exploration de ce qui semble être un genre dominant du cinéma américain depuis les années 1970 et qui s’avère être en fait davantage une appellation : le thriller. Origines, réalisateurs emblématiques, caractéristiques et bien sûr contours de cet univers, nous vous invitons, à travers plus de 20 titres, à redécouvrir ce nouvel avatar du film criminel.

Pour cette rentrée, nous allons accueillir un nombre très important d’invités : comédiens, réalisateurs, écrivains, critiques, artistes, la Cinémathèque de Toulouse est aussi un lieu de rencontres et d’échanges sur le cinéma. Cette dimension, que nous considérons comme essentielle pour accompagner le 7e Art auprès de tous les publics, est au cœur de notre projet : ouvrir la Cinémathèque à des horizons nouveaux et variés. La saison 2012-2013 compte un nombre particulièrement élevé de collaborations artistiques et culturelles, dont il serait vain de faire la liste, mais qui nous permettent de rayonner au niveau régional, national et international. Il ne s’agit pas de projets que nous nous contentons d’accueillir, mais bien de constructions communes, qui sont toujours le résultat d’un dialogue. Pour ne pas répéter ce qui a déjà été fait, mais pour inventer et proposer une nouvelle façon de découvrir le patrimoine cinématographique. Bonne saison 2012-2013 !

Natacha Laurent

 
 

« inventer et proposer une nouvelle façon
de découvrir le patrimoine cinématographique »

Juillet | Août 2012

Pour la huitième année consécutive, la Cinémathèque de Toulouse transforme la cour du 69 rue du Taur en une salle de cinéma à ciel ouvert : du 29 juin au 5 août, tous les soirs, du mardi au samedi, venez savourer les grands titres de l’histoire du cinéma de Raging Bull à L’Impossible Monsieur Bébé en passant par Les Vitelloni, Le Sauvage ou Les Sept Mercenaires. 26 films, 26 projections en plein air, pour retrouver à chaque fois ce petit frisson de plaisir, de liberté et de magie que provoque la mise en route du projecteur dans la douceur d’une nuit d’été toulousaine.

Le 69 rue du Taur reste bien entendu le cœur de nos activités, mais la Cinémathèque de Toulouse valorise régulièrement ses collections en dehors de ses murs, en prêtant ses films, mais aussi ses affiches ou ses photographies à d’autres institutions et festivals. En ce début d’été, ce rayonnement à l’extérieur est particulièrement fort. Il est emblématique du projet de la Cinémathèque : partager avec tous les publics l’incroyable richesse de notre collection et valoriser, par là-même, l’identité de notre territoire. Cet été, la Cinémathèque retrouve le chemin de trois festivals importants de notre région : le festival Résistances à Foix, le festival Musiques des Lumières à Sorèze et les Rencontres Cinéma de Gindou. Au niveau national, elle est invitée à participer au Festival du film court en plein air à Grenoble ainsi qu’au Festival International du Film de La Rochelle. Enfin, fidèle aux ambitions internationales de son fondateur Raymond Borde, la Cinémathèque sera présente cet été à Tokyo, Bilbao, São Paulo et Bologne (qui a choisi de montrer en plein air sur la Piazza Maggiore, devant 2 000 spectateurs, notre récente restauration de La Grande Illusion).

En répondant à ces différentes invitations, et en proposant à chaque fois des copies rares, donc précieuses, la Cinémathèque de Toulouse renforce ce qui constitue sa spécificité : rayonner sur le territoire régional, au niveau national et dans le monde.

Natacha Laurent