• Projections_menu_seances
  • Projections_menu_themes
  • Projections_menu_editos
  • Projections_menu_venir
  • Projections_menu_passes

Juillet | Août 2012

Pour la huitième année consécutive, la Cinémathèque de Toulouse transforme la cour du 69 rue du Taur en une salle de cinéma à ciel ouvert : du 29 juin au 5 août, tous les soirs, du mardi au samedi, venez savourer les grands titres de l’histoire du cinéma de Raging Bull à L’Impossible Monsieur Bébé en passant par Les Vitelloni, Le Sauvage ou Les Sept Mercenaires. 26 films, 26 projections en plein air, pour retrouver à chaque fois ce petit frisson de plaisir, de liberté et de magie que provoque la mise en route du projecteur dans la douceur d’une nuit d’été toulousaine.

Le 69 rue du Taur reste bien entendu le cœur de nos activités, mais la Cinémathèque de Toulouse valorise régulièrement ses collections en dehors de ses murs, en prêtant ses films, mais aussi ses affiches ou ses photographies à d’autres institutions et festivals. En ce début d’été, ce rayonnement à l’extérieur est particulièrement fort. Il est emblématique du projet de la Cinémathèque : partager avec tous les publics l’incroyable richesse de notre collection et valoriser, par là-même, l’identité de notre territoire. Cet été, la Cinémathèque retrouve le chemin de trois festivals importants de notre région : le festival Résistances à Foix, le festival Musiques des Lumières à Sorèze et les Rencontres Cinéma de Gindou. Au niveau national, elle est invitée à participer au Festival du film court en plein air à Grenoble ainsi qu’au Festival International du Film de La Rochelle. Enfin, fidèle aux ambitions internationales de son fondateur Raymond Borde, la Cinémathèque sera présente cet été à Tokyo, Bilbao, São Paulo et Bologne (qui a choisi de montrer en plein air sur la Piazza Maggiore, devant 2 000 spectateurs, notre récente restauration de La Grande Illusion).

En répondant à ces différentes invitations, et en proposant à chaque fois des copies rares, donc précieuses, la Cinémathèque de Toulouse renforce ce qui constitue sa spécificité : rayonner sur le territoire régional, au niveau national et dans le monde.

Natacha Laurent

Juin 2012

Être apprécié du grand public et de la critique cinéphile est une équation souvent difficile à résoudre. Alfred Hitchcock fait partie de ces rares cinéastes dont l’œuvre transgresse les frontières communément admises : ses films sont à la fois populaires et occupent une place essentielle dans l’histoire du cinéma. Certes son succès auprès du public intervint plus tôt que sa reconnaissance auprès de la critique, qui doit beaucoup aux « Jeunes Turcs » de la future Nouvelle Vague – Rohmer, Chabrol et bien sûr Truffaut défendirent ardemment, dans la deuxième moitié des années 1950, l’œuvre d’Alfred Hitchcock.

Mais on sait moins que l’un des tout premiers critiques à avoir démontré que Hitchcock était un véritable auteur est Raymond Borde, fondateur de la Cinémathèque de Toulouse, dans un article paru dès novembre 1952 dans les Cahiers du Cinéma, co-signé avec Étienne Chaumeton et consacré essentiellement à la période muette du cinéaste :

« The Ring et Champagne se situent au terme de la carrière muette d’Hitchcock. Ils permettent donc de faire le point. La sûreté de ton, les trouvailles du récit, la richesse de la syntaxe montrent qu’Hitchcock est devenu maître de son art. Il ne fera que transposer ou adapter au parlant cette virtuosité exemplaire, et l’enrichir des possibilités offertes par l’image-son […]. Hitchcock cultivera son sens de l’ellipse, qui deviendra l’une des constantes raffinées de son œuvre. La direction des interprètes tendra vers une stylisation presque unique dans l’histoire du cinéma. Mais nous avançons qu’elle était déjà presque parfaite en 1928. Et Hollywood, troisième étape après Munich, Elstree, fera d’Hitchcock davantage qu’un metteur en scène : un véritable auteur de films. »

Une invitation à redécouvrir cette œuvre majeure dans toute sa dimension chronologique, des premiers films muets aux titres devenus cultes aujourd’hui. Une invitation aussi à prolonger le plaisir de la projection par un détour dans notre très riche bibliothèque de cinéma, ouverte à tous, et au sein de laquelle on trouvera une large sélection de textes consacrés à Hitchcock, dont bien entendu celui, pionnier, de Raymond Borde.

Natacha Laurent

Avril | Mai 2012

Place aux femmes : pour ce printemps 2012, la Cinémathèque de Toulouse décline le cinéma au féminin à travers deux programmations différentes. La première, directement inspirée par la richesse de nos collections sur cette thématique, met à l’honneur celles qui sont devenues réalisatrices – souvent après avoir été actrices, monteuses, ou écrivains – à l’image de Nicole Garcia, que nous aurons le plaisir de recevoir le 4 avril. Quant à la deuxième programmation, elle nous est suggérée par le calendrier. En mai 1982, il y a exactement trente ans, Romy Schneider, sublime actrice, disparaissait tragiquement.

Ces deux thématiques de printemps sont à l’image de notre politique de programmation : diverse et destinée à tous les publics. Si la première thématique explore une page peu connue de l’histoire du cinéma français – l’apparition d’une importante « vague » de femmes cinéastes après 1968 –, la deuxième est plus classique et rend hommage à une véritable icône du 7e Art. Permettre au public à la fois de découvrir des films rarement montrés et de revoir des œuvres connues, en favorisant à chaque fois des points de vue différents, tel est l’objectif de notre programmation. Celle-ci a rassemblé, en 2011, plus de 70 000 spectateurs sur 1 000 séances organisées rue du Taur. L’augmentation de la fréquentation de la Cinémathèque, qui se poursuit depuis plusieurs années, s’accompagne d’un net rajeunissement du public. Autant de signes encourageants qui montrent que le patrimoine de cinéma connaît un succès croissant quand il est proposé sous la forme d’un vrai spectacle : en projections publiques et sur grand écran. Merci à tous !

Natacha Laurent

6e festival Zoom Arrière

En choisissant de consacrer la 6e édition de Zoom Arrière aux « Films interdits », la Cinémathèque de Toulouse entend rappeler que le cinéma, depuis ses origines, et jusqu’à aujourd’hui, n’a cessé de se battre pour que les représentations du monde puissent s’exprimer dans toutes leurs diversités. Rassembler dans une même programmation plus de 80 films toutes nationalités et périodes confondues, qui ont eu maille à partir avec la censure, c’est explorer les limites de ce que différentes sociétés peuvent accepter de montrer. C’est aussi rendre hommage à la force du cinéma et à l’engagement de ceux qui le font. Enfin, c’est rappeler ce que nous devons au travail de l’ombre mené par tous ceux qui conservent les films. Par définition, les films interdits ont pour vocation à devenir invisibles. Si nous pouvons aujourd’hui consacrer notre festival à cette thématique, c’est bien parce que les archives et les cinémathèques s’emploient depuis de longues années à sauver et à préserver les films.

Zoom Arrière est, une nouvelle fois, l’occasion pour tous les publics de se rassembler autour de ce que notre mémoire collective conserve de plus précieux. Cette 6e édition n’aurait pu voir le jour sans le soutien de nos tutelles et nombreux partenaires : qu’ils en soient ici chaleureusement remerciés.

Martine Offroy
Présidente de la Cinémathèque de Toulouse

Natacha Laurent
Déléguée générale

« rendre hommage
à la force du cinéma
et à l’engagement
de ceux qui le font »

Janvier - Février | 2012

Pour débuter cette nouvelle année avec humour, la Cinémathèque de Toulouse propose un clin d’œil au calendrier maya, qui prévoit la fin du monde pour 2012. En une quinzaine de films, nous vous invitons à explorer la façon dont le cinéma a pu représenter cette peur de l’apocalypse. Et si l’après fin du monde ressemble effectivement aux deux programmations qui suivront, il n’y a qu’à s’en réjouir ! Hommage tout d’abord au producteur Marin Karmitz, dont le nom reste attaché à d’immenses cinéastes comme Claude Chabrol, Abbas Kiarostami, Krzysztof Kieslowski, Alain Resnais, et qui est un déposant important et fidèle de la Cinémathèque depuis plus de 20 ans. Puis rendez-vous avec le cinéma indépendant américain des années 1980 et 1990, qui vous permettra notamment de retrouver Jim Jarmusch, Gus Van Sant, Spike Lee et Quentin Tarantino à leurs débuts.

Ce début d’année 2012 est aussi l’occasion, pour la Cinémathèque Junior, de faire peau neuve. Inaugurée en 2005, elle se transforme aujourd’hui pour s’adapter aux pratiques des jeunes générations, mais poursuit toujours le même objectif : leur permettre de découvrir le patrimoine cinématographique de façon attractive, collective et sur grand écran. Parce que nous sommes convaincus que les films d’hier et ceux d’aujourd’hui sont intimement liés, la Cinémathèque de Toulouse et le Cinéma ABC, unis par leur histoire, leur proximité géographique, leur attachement à promouvoir le cinéma dans toute sa diversité, s’associent pour vous offrir une proposition commune : explorer une même thématique à travers l’actualité du cinéma et une programmation patrimoniale. Venez également découvrir notre nouveau rendez-vous, « la séance du dimanche », qui s’adresse à tous ceux qui, de 7 à 77 ans, aiment le grand écran. La nouvelle Cinémathèque Junior, c’est du cinéma plein les yeux !

Autre occasion de se réjouir : nos collections ont connu, comme les années précédentes, des enrichissements importants. Films, affiches, photos, fonds d’archives, la Cinémathèque de Toulouse a accueilli en 2011 plusieurs milliers de documents supplémentaires, signe de la confiance renforcée des professionnels du cinéma et témoignage de la vitalité de notre institution. Très belle année 2012 à tous !

Natacha Laurent