• Projections_menu_seances
  • Projections_menu_themes
  • Projections_menu_editos
  • Projections_menu_venir
  • Projections_menu_passes

Avril | Mai 2012

Place aux femmes : pour ce printemps 2012, la Cinémathèque de Toulouse décline le cinéma au féminin à travers deux programmations différentes. La première, directement inspirée par la richesse de nos collections sur cette thématique, met à l’honneur celles qui sont devenues réalisatrices – souvent après avoir été actrices, monteuses, ou écrivains – à l’image de Nicole Garcia, que nous aurons le plaisir de recevoir le 4 avril. Quant à la deuxième programmation, elle nous est suggérée par le calendrier. En mai 1982, il y a exactement trente ans, Romy Schneider, sublime actrice, disparaissait tragiquement.

Ces deux thématiques de printemps sont à l’image de notre politique de programmation : diverse et destinée à tous les publics. Si la première thématique explore une page peu connue de l’histoire du cinéma français – l’apparition d’une importante « vague » de femmes cinéastes après 1968 –, la deuxième est plus classique et rend hommage à une véritable icône du 7e Art. Permettre au public à la fois de découvrir des films rarement montrés et de revoir des œuvres connues, en favorisant à chaque fois des points de vue différents, tel est l’objectif de notre programmation. Celle-ci a rassemblé, en 2011, plus de 70 000 spectateurs sur 1 000 séances organisées rue du Taur. L’augmentation de la fréquentation de la Cinémathèque, qui se poursuit depuis plusieurs années, s’accompagne d’un net rajeunissement du public. Autant de signes encourageants qui montrent que le patrimoine de cinéma connaît un succès croissant quand il est proposé sous la forme d’un vrai spectacle : en projections publiques et sur grand écran. Merci à tous !

Natacha Laurent

6e festival Zoom Arrière

En choisissant de consacrer la 6e édition de Zoom Arrière aux « Films interdits », la Cinémathèque de Toulouse entend rappeler que le cinéma, depuis ses origines, et jusqu’à aujourd’hui, n’a cessé de se battre pour que les représentations du monde puissent s’exprimer dans toutes leurs diversités. Rassembler dans une même programmation plus de 80 films toutes nationalités et périodes confondues, qui ont eu maille à partir avec la censure, c’est explorer les limites de ce que différentes sociétés peuvent accepter de montrer. C’est aussi rendre hommage à la force du cinéma et à l’engagement de ceux qui le font. Enfin, c’est rappeler ce que nous devons au travail de l’ombre mené par tous ceux qui conservent les films. Par définition, les films interdits ont pour vocation à devenir invisibles. Si nous pouvons aujourd’hui consacrer notre festival à cette thématique, c’est bien parce que les archives et les cinémathèques s’emploient depuis de longues années à sauver et à préserver les films.

Zoom Arrière est, une nouvelle fois, l’occasion pour tous les publics de se rassembler autour de ce que notre mémoire collective conserve de plus précieux. Cette 6e édition n’aurait pu voir le jour sans le soutien de nos tutelles et nombreux partenaires : qu’ils en soient ici chaleureusement remerciés.

Martine Offroy
Présidente de la Cinémathèque de Toulouse

Natacha Laurent
Déléguée générale

« rendre hommage
à la force du cinéma
et à l’engagement
de ceux qui le font »

Janvier - Février | 2012

Pour débuter cette nouvelle année avec humour, la Cinémathèque de Toulouse propose un clin d’œil au calendrier maya, qui prévoit la fin du monde pour 2012. En une quinzaine de films, nous vous invitons à explorer la façon dont le cinéma a pu représenter cette peur de l’apocalypse. Et si l’après fin du monde ressemble effectivement aux deux programmations qui suivront, il n’y a qu’à s’en réjouir ! Hommage tout d’abord au producteur Marin Karmitz, dont le nom reste attaché à d’immenses cinéastes comme Claude Chabrol, Abbas Kiarostami, Krzysztof Kieslowski, Alain Resnais, et qui est un déposant important et fidèle de la Cinémathèque depuis plus de 20 ans. Puis rendez-vous avec le cinéma indépendant américain des années 1980 et 1990, qui vous permettra notamment de retrouver Jim Jarmusch, Gus Van Sant, Spike Lee et Quentin Tarantino à leurs débuts.

Ce début d’année 2012 est aussi l’occasion, pour la Cinémathèque Junior, de faire peau neuve. Inaugurée en 2005, elle se transforme aujourd’hui pour s’adapter aux pratiques des jeunes générations, mais poursuit toujours le même objectif : leur permettre de découvrir le patrimoine cinématographique de façon attractive, collective et sur grand écran. Parce que nous sommes convaincus que les films d’hier et ceux d’aujourd’hui sont intimement liés, la Cinémathèque de Toulouse et le Cinéma ABC, unis par leur histoire, leur proximité géographique, leur attachement à promouvoir le cinéma dans toute sa diversité, s’associent pour vous offrir une proposition commune : explorer une même thématique à travers l’actualité du cinéma et une programmation patrimoniale. Venez également découvrir notre nouveau rendez-vous, « la séance du dimanche », qui s’adresse à tous ceux qui, de 7 à 77 ans, aiment le grand écran. La nouvelle Cinémathèque Junior, c’est du cinéma plein les yeux !

Autre occasion de se réjouir : nos collections ont connu, comme les années précédentes, des enrichissements importants. Films, affiches, photos, fonds d’archives, la Cinémathèque de Toulouse a accueilli en 2011 plusieurs milliers de documents supplémentaires, signe de la confiance renforcée des professionnels du cinéma et témoignage de la vitalité de notre institution. Très belle année 2012 à tous !

Natacha Laurent

Extrême Cinéma

Extrême Cinéma, 13e édition. Alors que de nombreux festivals de cinéma proposent désormais dans leur programmation une section « cinéma bis », la Cinémathèque de Toulouse continue de défricher, avec une approche spécifique, et dont le caractère pionnier est désormais reconnu, les marges du cinéma. Notre archive a en effet été le premier lieu en dehors de Paris, il y a 13 ans, à consacrer un événement à cette partie de l’histoire du cinéma. Non pas pour s’encanailler – une posture ne constitue pas un projet culturel – mais bien pour explorer des thématiques surprenantes, voire difficiles à accepter, qui interrogent les limites de ce que nous avons l’habitude de côtoyer. Et toujours avec cette volonté qui caractérise la Cinémathèque de Toulouse de refuser les chapelles, de favoriser les décloisonnements, d’aiguiser la curiosité.

Cette nouvelle édition d’Extrême Cinéma rassemble donc, autour d’une thématique assurément dérangeante – l’hôpital et ses fantasmes – des univers cinématographiques très différents. Des films habituellement considérés comme du « cinéma bis », tels ceux de Larry Cohen et Jesus Franco, cohabitent ainsi avec les œuvres d’artistes reconnus, mais de sensibilité et d’époque très diverses : La Fiancée de Frankenstein (James Whale) croisera ainsi Hôpital de Frederick Wiseman, Faux-semblants de David Cronenberg, Les Yeux sans visage (Georges Franju), et Jean-Daniel Pollet voisinera même avec Luigi Comencini… Et nos invités – ils n’ont jamais été aussi nombreux ni si divers – incarnent cette ouverture : réalisateurs, producteurs, acteurs, critiques, certains sont entrés en cinéma récemment, d’autres sont déjà célèbres.

À l’heure où la présentation du cinéma de genre semble se banaliser, la Cinémathèque de Toulouse affirme une nouvelle fois sa volonté de programmer cet univers autrement, en cherchant toujours à inventer, et donc en prenant des risques – ce dont témoigne le ciné-concert d’ouverture de cette 13e édition. C’est également pour cette raison que nous avons créé un nouveau rendez-vous, « Extrême CinémaThèque », qui permet désormais de retrouver, tout au long de l’année, dans nos murs et ailleurs en France, l’esprit pionnier d’Extrême Cinéma.

Natacha Laurent

Septembre | Octobre 2011

Parce que la rentrée est toujours synonyme d’énergie et de curiosité retrouvées, nous avons souhaité inaugurer la saison 2011-2012 avec un artiste qui incarne ouverture et dynamisme : Jean-Claude Carrière. Pour ce scénariste incroyablement prolifique, acteur également dans de nombreux films, et dont l’éclectisme a été maintes fois souligné, un seul maître : l’imagination, dont il dit qu’elle est un muscle. Être constamment en alerte, inventer une histoire, lui donner sa première réalité – celle des mots, puis accepter de s’effacer, le moment venu, devant le cinéaste qui mettra en scène son texte, tel est le quotidien, depuis plus de 50 ans, de celui qui a signé près de 130 scénarios et a travaillé notamment avec P. Etaix, L. Buñuel, M. Forman, L. Malle, P. Brook. De Sauve qui peut (la vie) à Max mon amour en passant par Valmont et Cet obscur objet du désir, notre sélection de 17 films est une invitation à découvrir le riche et étonnant univers de Jean-Claude Carrière.

En octobre, vous pourrez jouer au jeu du vrai/faux en compagnie d’un très grand cinéaste européen, émigré aux États-Unis en 1934 pour fuir l’Allemagne nazie, devenu ensuite l’une des légendes de Hollywood, et qui ne cessa d’explorer la question de la vérité, de son rapport au mensonge, à l’artifice, à l’apparence : Fritz Lang. L’Ange des maudits, l’Invraisemblable Vérité, les Bourreaux meurent aussi, notre programmation se concentre sur la partie américaine de la carrière de F. Lang – histoire de rappeler aussi ce que Hollywood doit au 7e Art européen.

Enfin vous retrouverez, en dehors de ces programmations thématiques, notre nouvelle saison de ciné-concerts, enrichie et plus ouverte que jamais sur la création d’aujourd’hui, ainsi que nos divers rendez-vous mensuels – plusieurs d’entre eux ont profité de l’été pour faire peau neuve : venez vite les découvrir ! Et parce que « rien n’est sérieux dans la vie sauf le rire », nous vous invitons à venir rencontrer, le 14 septembre, celui qui a fait de cette phrase son credo : Jean-Claude Carrière.

Natacha Laurent