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Autres rendez-vous

Carte blanche à Laurent Valo

Afin de rendre le patrimoine cinématographique accessible à tous les publics, la Cinémathèque de Toulouse organise régulièrement des manifestations en direction des sourds et malentendants. Après avoir accueilli Emmanuelle Laborit en octobre 2012, la Cinémathèque de Toulouse invite l’acteur Laurent Valo à présenter quatre films et à échanger avec le public, en collaboration avec l’association ACT’S et avec le soutien de la Fondation Orange.

 
 
 
 

Le Cri
Emmanuel Robert-Espalieu
2002. France. 8 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Bernard Campan, Jean-Yves Augros, Laurent Valo
Évocation poétique de la guerre 14-18 à travers la rencontre de deux soldats ennemis.

 

Sang froid
Pierre-Louis Levacher
2002. France. 6 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Léon Napias, Emmanuelle Laborit, Laurent Valo, Levent Beskardes, Bachir Saïfi, Olivier Schetrit, Guy Bouchauveau
Que faire quand, une nuit d’hiver en pleine montagne, on est poursuivi par une horde d’épouvantables vampires assoiffés de sang ? Se réfugier dans une chapelle ?

 
 
 

Valmont II
Rolf Kasteleiner
2005. Noir & blanc. 22 min. Vidéo. Muet en langue des signes.
Avec Laurent Valo, Florence Viala, Nitsa Benchetrit, Laetitia Benasouli, Thomas Hardy
Le film Valmont II tourne exclusivement autour du personnage de Valmont de Choderlos de Laclos et de Heiner Müller. Une nuit, dans l’hôtel de Merteuil, Valmont, invité à une fête de tango, quitte Tourvel pour retrouver sa liberté. La forme du film muet avec ses cartons correspondant à la forme du roman épistolaire, le texte apparaît comme des pensées. Avec la langue des signes comme langue corporelle, le langage dense gagne un mouvement intérieur.

séance présentée par Laurent Valo et suivie d’une discussion

vendredi 11 octobre à 19h

The Hammer
Oren Kaplan
2011. États-Unis. 108 min. Couleurs. Vidéo.
Version originale sous-titrée sourds et malentendants
en partenariat avec Retour d’image.
Avec Russel Harvard, Raymond J. Barry, Shoshannah Stern
L’enfance et la jeunesse du futur champion américain junior de lutte gréco-romaine. Élevé parmi les entendants, confié aux meilleurs entraîneurs, il découvre la culture sourde sur les campus. D’après l’histoire vraie du champion de haut niveau Matt Hamill.

présenté par Laurent Valo

vendredi 11 octobre à 21h

Visite du Centre de conservation et de recherche

La 30e édition des Journées européennes du patrimoine se déroulera cette année les 14 et 15 septembre avec pour thématique nationale : 1913-2013 cent ans de protection.

À l’occasion de ces Journées, la Cinémathèque de Toulouse propose les samedi 14 et dimanche 15 septembre une visite gratuite de son Centre de conservation et de recherche, situé à Balma.

Visite à 10h, 11h30, 14h30 et 16h le samedi 14 septembre

Visite à 10h et 11h30 le dimanche 15 septembre

Durée de la visite : environ 1h

Entrée libre, sur inscription : 05 62 71 92 92 ou conservation@lacinemathequedetoulouse.com

L’Odyssée de l’espace | saison 2

De novembre 2012 à juin 2013, la Cinémathèque de Toulouse, le CNES et la Cité de l’espace poursuivent l’exploration cinématographique de l’Univers entamée en 2011/2012. Explorer l’espace pour découvrir les confins du système solaire (Apollo 13), mais aussi et surtout pour mieux regarder et comprendre la Terre, interroger le Temps et la Mémoire (Solaris), et mieux appréhender l’évolution du climat (Le Jour d’après). Sans oublier de rire de cette « folle histoire de l’espace », au cours d’une « Special Yuri’s Night », en hommage à Youri Gagarine, premier homme en orbite autour de la Terre.

Apollo 13 | Ron Howard | 1995
avec Tom Hanks, Bill Paxton, Gary Sinise
présenté par Jean-François Clervoy, astronaute européen, et Martial Vanhove, responsable des opérations ATV au CNES

29 novembre 2012 – 20h | Cité de l’espace

 
 
 
 

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Solaris | Andrei Tarkovski | 1972
avec Natalia Bondartchouk, Jüri Järvet, Anatoli Solonitsyne
présenté par Didier Massonnet, chef du projet d’horloge atomique Pharao au CNES

31 janvier 2013 – 19h30 | Cinémathèque de Toulouse

 
 
 
 

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Special Yuri’s Night
Soirée festive sur le thème du rire
- 20h Mars Attacks ! | Tim Burton | 1996
- 23h La Folle Histoire de l’espace | Mel Brooks | 1987
- 1h Le Choc des étoiles / Star Crash | Luigi Cozzi | 1978

DJ, animations et performances artistiques. Restaurant Espace 149 ouvert.

 

12 avril 2013 à partir de 20h | Cité de l’espace

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Le Jour d’après | Roland Emmerich | 2004
avec Dennis Quaid, Jake Gyllenhaal, Ian Holm
présenté par Pascale Ultré-Guérard, responsable du programme Terre, Environnement, Climat au CNES

5 juin 2013 l 20h30 | Cinémathèque de Toulouse

 
 
 
 

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plein tarif : 6,50 € | tarif réduit (étudiants, chômeurs, seniors) : 5,50 € | tarif jeune (- 18 ans) : 3 €
Special Yuri’s Night – plein tarif : 15 € | tarif réduit : 12 € | tarif jeune : 10 €
billets en vente à la Cinémathèque de Toulouse et à la Cité de l’espace

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La Cinémathèque de Toulouse | 69 rue du Taur – 31000 Toulouse – 05 62 30 30 10
www.lacinemathequedetoulouse.com
Cité de l’espace | Avenue Jean Gonord – Sortie périphérique n°17 ou bus n°37 au départ de Jolimont
Réservations : standard@cite-espace.com
CNES | www.cnes.fr

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Hommage à Daniel Toscan du Plantier | Films d’opéra

7 > 19 février

À l’occasion des dix ans de la disparition de Daniel Toscan du Plantier, la Cinémathèque de Toulouse rend hommage à celui qui fut son président de 1996 à 2003, en présentant sept films d’opéra.

Hommage
« La révélation nous crève désormais les yeux : Daniel Toscan du Plantier n’était pas au centre du cinéma français, il en était le centre. Institutionnellement, bien sûr, en vertu de ses multiples casquettes : présidence d’Unifrance ou de la Cinémathèque de Toulouse, direction des Césars et du Festival de Marrakech, conseil d’administration du Festival de Cannes ou directoire d’Arte. Mais surtout en vertu de la place très particulière qu’il a su inventer, créer de toutes pièces, et habiter comme personne : Toscan, aimé ou contesté, incarnait le cinéma français. Il n’y a qu’en France que se cristallise ainsi, sur un nom qui en devient le symbole, une période historique du cinéma. Henri Langlois a pu occuper cet espace symbolique, ou même Jean-Luc Godard, qui porte, contre son gré sans doute, le poids allégorique du cinéma moderne. Toscan, selon la formule de Benoît Jacquot, c’était ça : un “homme-cinéma” ».

Olivier Séguret,
Libération, 19 mars 2003

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Films d’opéra

Selon ses propres termes, c’est en « enfant d’Al Capone et de Rossellini » que Daniel Toscan du Plantier entreprend sa carrière de producteur en 1975, à la Gaumont d’abord puis avec Erato et Euripide. Il s’agit alors de donner à des « auteurs » – déjà reconnus (Robert Bresson, Federico Fellini, Maurice Pialat, Ettore Scola…) ou en devenir (André Téchiné, Benoit Jacquot…) – la possibilité de rencontrer un large public au-delà du seul réseau de l’Art et Essai : désenclaver le cinéma d’auteur en cinéphilisant le spectateur « ordinaire ».

En réinventant le « film d’opéra », Daniel Toscan du Plantier – parce qu’il est aussi et par ailleurs mélomane – met en œuvre ce même projet de cinéma. Amener un public (radicalement exclu des théâtres lyriques) à une pratique de l’opéra, non pas en proposant une captation audiovisuelle de représentations scéniques (ce que fait très bien la télévision), mais en proposant à des cinéastes de mettre en scène leur regard sur une œuvre : à ce prix-là, le film et l’opéra gardent chacun leur identité. Profondément marqué par La Flûte enchantée de Bergman, Daniel Toscan du Plantier sut ciseler l’alliance subtile des œuvres lyriques et de leurs cinéastes dans une grande diversité des choix : Joseph Losey (Don Giovanni), Hans-Jürgen Syberberg (Parsifal), Francesco Rosi (Carmen), Luigi Comencini (La Bohème), Andrzej Zulawski (Boris Godounov), Frédéric Mitterrand (Madame Butterfly), Benoit Jacquot (Tosca).

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« Pourquoi faire des films d’opéra ? D’abord parce que quelques-unes de ces œuvres disposent d’un matériau dramatique exceptionnel, dont la musique accroît la dimension émotive, et disposent de plus d’une “audience préachetée” . D’autre part, le cinéma est un art populaire alors que l’opéra ne l’est plus : la dimension audiovisuelle est donc sa seule possibilité de réémergence au-delà des happy-few qui ne le font exister qu’en circuit fermé. Le potentiel d’offre pour l’opéra au XIXe siècle est celui du cinéma d’aujourd’hui : il y a donc là une logistique qui s’impose d’elle-même – cent fois plus de public potentiel pour trois fois moins de sièges qu’au XIXe siècle. Le cinéma est une (ardente) obligation de l’opéra.
L’histoire des films d’opéra est évidemment au cœur de ma singularité. Rien ne m’énerve davantage que d’être étiqueté comme producteur de films d’opéra. Pourtant, ce sont bien mes films, ceux que j’ai vraiment choisi de produire, ceux dont j’ai voulu transmettre l’émotion culturelle. Ce sont aussi parmi les plus difficiles. Au point que, souvent, pour ces sacrés films d’opéra, il m’a fallu jouer les démiurges, et reconstruire les mondes enfuis qu’exige l’opéra. »

Daniel Toscan du Plantier,
L’Émotion culturelle, Flammarion, 1995

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Carmen | Francesco Rosi | jeudi 7 février à 20h30

La Bohème | Luigi Comencini | vendredi 8 février à 21h

Boris Godounov | Andrzej Zulawski | samedi 9 février à 19h

Don Giovanni | Joseph Losey | dimanche 10 février à 16h

Parsifal | Hans-Jürgen Syberberg | mardi 12 février à 19h

Madame Butterfly | Frédéric Mitterrand | samedi 16 février à 21h

Tosca l Benoît Jacquot l mardi 19 février à 20h au Théâtre du Capitole