Destiné aux journalistes et professionnels des média, l’espace presse propose des éléments rédactionnels (communiqués et dossiers de presse) et visuels (photos de films, portraits de cinéastes…) sur les programmations de la Cinémathèque. Ce type de matériel de presse est également disponible sur d’autres thèmes (restaurations, communication institutionnelle, etc.).
Pour obtenir les codes de cet espace professionnel : clarisse.rapp@lacinemathequedetoulouse.com
Fidèle à sa volonté de s’ouvrir à toutes les sensibilités musicales et cinématographiques, La Cinémathèque de Toulouse propose des ciné-concerts de styles très variés.
Au cœur de Toulouse le lieu de tous vos événements :


Conçu comme un espace de dialogue pédagogique et culturel, l’espace enseignants s’adresse aux professionnels de l’éducation.
Il leur permet de télécharger des documents, dont la brochure annuelle Activités éducatives et culturelles, et de remplir en ligne les demandes de projection dans le cadre de leur projet pédagogique.

Télécharger la brochure Activités éducatives et culturelles de la Cinémathèque de Toulouse.
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La question est de saison et semble simple. Mais en apparence seulement. Comment définir le bonheur autrement que de façon négative ? Le bonheur serait-il cet état qui nous permet d’échapper au malheur ou est-il simplement une situation qui rend heureux ? Et ça se corse lorsque le 7e Art s’en mêle : qu’est-ce que le bonheur au cinéma ? Faut-il le chercher du côté des films qui le mettent en scène ou de ceux dont la projection rend heureux ?

Nous avons voulu partager ces interrogations avec 11 artistes, fidèles amis de la Cinémathèque. Au cours de ces dernières années, nous avons construit avec eux des liens forts et, à chaque fois, notre histoire a commencé par des films. Des films pour rendre hommage à leur travail, ceux dans lesquels ils ont joué, ceux qu’ils ont mis en scène, ceux qu’ils ont aimés et continuent d’aimer : ces 11 artistes ont en effet été à l’honneur de notre programmation depuis 2005. Ils sont tous venus à la Cinémathèque pour rencontrer le public, à l’exception d’un seul, retenu à l’époque sur un tournage.
Ces 11 amis, tous cinéastes ou comédiens, ont accepté de répondre à la question difficile que nous leur avons posée : choisir trois films qui soient synonymes pour eux de bonheur. À partir de leur réponse, nous nous sommes mis à la recherche des copies existantes et disponibles – quête toujours incertaine, mais qui fonde le travail d’une cinémathèque. Pour certains, c’est le premier film de leur liste qui a été trouvé, et c’est celui que vous verrez. Mais ce n’est pas le cas de tous. Cette carte de vœux collective est donc le résultat du croisement entre les souhaits de ces artistes et la disponibilité des copies.
Chacun a réagi à sa façon, mais ils ont tous répondu avec enthousiasme, prouvant ainsi leur attachement à la Cinémathèque de Toulouse. Ils nous permettent ainsi de vous présenter, d’une certaine façon, la famille de cinéma qui est en train de se constituer autour de notre archive. Tous les membres ne sont pas là, mais nous trouverons d’autres occasions pour les rassembler. Certains ont été surpris par la question tant ils ont l’impression qu’on les associe trop souvent, et à tort, à la tristesse, voire au malheur. D’autres ont éprouvé le besoin d’une longue et chaleureuse conversation téléphonique avant de citer leurs « films-bonheur ». Beaucoup ont adressé de longs mails, commentant leurs choix et partageant les interrogations que notre question suscitait chez eux. Tous ont pris le temps de faire une pause pour nous répondre – qu’ils aient été sur un tournage, en écriture, en montage, ou en préparation d’un prochain film ou d’un prochain spectacle, en France ou à l’étranger.

Cette carte de vœux cinématographique dessine un portrait du bonheur très riche : le bonheur peut être associé à l’enfance, à un film vu dans les premières années de la vie ou dans lequel le monde de l’enfance est présent. Il est aussi suscité par l’euphorie que font naître certains films énergiques, qui portent l’art du spectacle à son apogée et mêlent danse, musique et dialogues avec finesse. Et le bonheur, ce sont aussi de très grands titres, qui accompagnent toute une existence, la nourrissent au quotidien, et sont synonymes d’une certaine plénitude.
Vous allez découvrir le choix de ces 11 artistes, qui ont accepté, pour l’occasion, d’être rassemblés. Certains vont peut-être vous surprendre. Tous vont vous toucher car chacun d’eux est un don qui vous fera découvrir, en partie, le monde intérieur de celui qui l’a choisi. Au moment de recevoir ces cadeaux, nous leur adressons tous nos remerciements, à la fois pour cette carte de vœux, mais aussi, et surtout, pour le bonheur qu’ils nous donnent dans leurs films : leur cinéma nous aide à vivre, et c’est peut-être au fond ce que nous cherchions à leur dire quand nous leur avons proposé de participer à cette programmation-bonheur.
Natacha Laurent

Décalé, dérangeant ou horripilant, le festival le plus déviant de Toulouse, enfant terrible de la Cinémathèque, est de retour avec une 12e édition placée sous le bienveillant regard des enfers. Inferno. Une thématique déclinée comme Dante en son temps arpentait les différents cercles de ses Enfers. Une programmation revenue des Enfers. Une programmation comme on se retrouve en forêt, entre amis, autour d’un feu de camp nocturne, à se raconter des histoires qui font peur en mâchant des chamallows. On se serre les uns aux autres entre les ombres dansantes. Le feu crépite et on écoute. En ricanant. Pour se rassurer l’air de rien. Et puis entre deux respirations, dans un court silence qui doit vous tenir en haleine… Alors, la suite, vas-y, continue, se dit-on intérieurement… Entre deux respirations donc, dans le court silence qui doit vous tenir en haleine, un « crack », soudain se fait plus fort dans la nuit. Et tout le monde se regarde, interrogateur… Était-ce un crépitement du feu ? Est-ce un chamallow qui a explosé ? Ou bien, ne serait-ce pas plutôt une branche trahissant derrière nous une présence inquiétante ?…
Deux invités de prestige, tels des Virgile, accompagneront ce voyage :
Frank Henenlotter, auteur des cultissimes Basket Case et Elmer, le remue-méninge, viendra nous présenter en avant-première son dernier film, un documentaire sur Hershell Gordon-Lewis, ainsi que son précédent opus inédit à Toulouse, Sex Addict (Bad Biology).
L’actrice Catriona MacColl, égérie de l’épouvante fulcienne, viendra nous présenter deux grands classiques de Lucio Fulci, L’Au-delà et La Maison près du cimetière.
Ça commence le 30 novembre par un ciné-concert : The Call of Cthulhu, d’après Lovecraft, accompagné par les riffs métal indus du groupe Jenx.
Et ça se termine le 4 décembre par une nuit pleine de surprises, d’invités et de rebondissements et de pains au chocolat.
Voir le catalogue tiré à part pour en savoir plus…
La préhistoire nourrit l’imaginaire que le cinéma met en images pour nous montrer ce que l’homme n’a jamais pu voir : les dinosaures… Miroir déformant, il nous invite à réinventer l’histoire pour le plaisir de tous.
Quête des origines, rapport à l’autre, situation d’exil ou d’intégration : le cinéma s’empare du thème de l’identité pour nous interroger sur ce que nous sommes.
ILS sont là. ILS, les extraterrestres. Ils sont parmi nous, face à nous, voire en nous. Et ils sont nombreux, si nombreux qu’il serait difficile de tous les convoquer pour la photo de classe. Ils sont là depuis déjà longtemps, pour ce qui nous concerne directement ; depuis le début du siècle dernier et Le Voyage dans la Lune de Méliès en 1902. Mais alors ils étaient chez eux et leur rencontre tenait de l’expédition anthropologique. Cet exotisme aventureux, sorte de colonialisme spatial, émailla ainsi le cinéma jusque dans les années 50. Et c’est alors qu’ils se sont lancés dans la conquête de la Terre. C’est alors qu’ils ont envahi les écrans. En masse. De Mars ; même si généralement, et dans cette programmation particulièrement, ils sont surtout anglo-saxons, venus de l’espace cinématographique américain. Ils sont organiques, technologiquement supérieurs à l’homme, ils sont souvent laids et surtout très belliqueux. Ils peuvent parfois paraître ridicules mais leur fonction première était de véhiculer la peur. C’est que l’on était en pleine Guerre froide et à travers les petits hommes verts c’était alors la peur du rouge qui se manifestait. Exutoire à la crainte d’une invasion des États-Unis par l’Union soviétique. Menace communiste entretenue par une paranoïa maccarthyste très virulente. Le tout alimenté par l’affaire Roswell (1947). La Chose d’un autre monde, The Blob, La Guerre des mondes, L’Invasion des profanateurs de sépultures, La Marque, Le Météore de la nuit…

De la science-fiction qui tenait autant de l’épouvante que du film de guerre (La Chose d’un autre monde) et du film d’espionnage (La Marque ou L’Invasion des profanateurs de sépultures), voire purement et simplement de la propagande. La rencontre pouvait alors être frontale, la confrontation brutale de l’homme à une force qui le dépasse (La Chose d’un autre monde, The Blob), ou insidieuse, quasi virale, l’extraterrestre s’emparant de la forme et de l’esprit d’humains (L’Invasion des profanateurs de sépultures, Invaders From Mars, Le Météore de la nuit) pour porter le danger de l’intérieur. Péril rouge venu de Moscou, péril rouge venu des communistes américains. Et toujours, à dessein : invasion et destruction. Même si l’exceptionnel Jour où la Terre s’arrêta avait déjà introduit la base d’un discours pacifique universel (contre la menace de l’atome). Même s’il arrive, comme dans Man from Planet X, que le personnage hostile ne soit pas le petit homme vert mais l’homme tout court. Parce qu’à travers l’extraterrestre se pose la question de l’altérité, exacerbation de la peur de l’autre ou défiance vis-à-vis d’une xénophobie ambiante – L’Invasion des profanateurs de sépultures ne serait-elle pas la propagation des idées nauséabondes d’un MacCarthy, voire la métaphore de sa chasse aux sorcières ?… Se pose la question du rapport à l’autre et cet autre, justement, comme un miroir renvoie à la société sa propre image : un huis clos (une petite ville, une île, une base…) et un groupe d’hommes qui se soudent et/ou s’opposent face au danger (scientifiques contre militaires dans La Chose d’un autre monde) ou un couple ou un homme seul face à l’incompréhension de ses semblables (The Blob, Le Météore de la nuit, L’Invasion des profanateurs de sépultures)…
Avec les années 60 les horizons du cinéma, comme de la société, se sont ouverts et la fin des années 70 nous a ouvert à un nouveau type d’extraterrestre tel L’Homme qui venait d’ailleurs, héros promenant son regard sur notre monde comme Montesquieu postait ses Lettres persanes. Alors, l’humanité était prête au contact : Rencontres du 3e type. Et à partir de là, malgré un Alien effroyablement grandiose, indémodable premier d’une lignée de prédateurs du futur spatial, E.T. a pu pénétrer dans tous les foyers et tous les cœurs, accueilli à bras ouverts. L’extraterrestre rentrait dans les mœurs. Désormais familier, il devenait un véritable ami et pas encore rompus au téléphone portable les enfants du monde entier se mirent à parler le « téléphone maison ». Mais c’était sans compter avec la force métaphorique de l’extraterrestre. En marge d’_*E.T._ sorti au même moment, Carpenter ne lâche pas le morceau et contraint magistralement la chose à reprendre du service dans _The Thing*_ (que l’on pourrait lire aujourd’hui comme une allégorie du virus du SIDA). L’extraterrestre des années 50 était largement un élément de propagande anti-communiste, les années 70 l’ont régénéré, Carpenter dans les années 80 en a fait un élément de subversion (The Thing et Invasion Los Angeles ayant trait directement à la politique reaganienne), comme Mars Attacks ! un peu plus tard, dans un registre burtonien, ou Verhoeven et son Starship Troopers.

Dès lors, si l’on excepte les OVNI tels qu’_*Alien*_ ou Predator et les OFNI (objet filmique non identifié) tels que Plan 9 from Outer Space ou L’Invasion vient de Mars de Hooper, l’extraterrestre de cinéma navigue entre le film à message subliminal et le spectaculaire d’un blockbuster dopé aux nouvelles technologies en matière d’effets spéciaux. Et quand il revient sur Terre, parce qu’il nous rend régulièrement visite, c’est bien souvent sous la forme de remake de ces films sus-cités (La Guerre des mondes, Le Jour où la Terre s’arrêta…), tout en référence, hommage ou parodie, mais toujours en forme de clin d’oeil et tape dans le dos, déférence envers un vieil ami de la famille que l’on est heureux de retrouver. Retrouvailles du 3e type…
Franck Lubet
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