
Édito
Réinventer le dialogue entre cinéma et musique, non pas pour exhumer avec nostalgie des œuvres du passé, mais bien pour imaginer de nouvelles formes et permettre des rencontres inédites, telle est la conviction de la Cinémathèque de Toulouse. Fidèles à la volonté d’ouvrir ce lieu à toutes les sensibilités musicales et cinématographiques, nous vous proposons une deuxième saison de ciné-concerts particulièrement variée. Du solo à la formation symphonique, du rock au classique, de l’électro au bruitage, d’un « BD concert » autour de Après la nuit à un programme sur « les femmes pionnières du cinéma », en passant par des classiques comme Eisenstein ou Chaplin, ce programme permet aux musiciens d’expérimenter des approches différentes : improvisation, composition, interprétation de la partition de l’époque, tous les chemins de la musique mènent au cinéma muet !
Notre formule d’abonnement annuel, qui rend les ciné-concerts très accessibles, s’enrichit cette année d’une nouvelle proposition : la possibilité de suivre trois cinéastes majeurs – en l’occurrence Frank Capra, Jean Epstein, Friedrich Wilhelm Murnau – à travers quatre ou cinq de leurs plus belles créations.
Enfin l’offre élargie de cette deuxième saison nous amène à sortir régulièrement du 69 rue du Taur pour collaborer avec d’autres lieux : Toulouse les Orgues et la Basilique Saint-Sernin, le TNT, le Casino Théâtre Barrière, le Phare et la Cité de l’espace. La Cinémathèque renoue ainsi avec les origines du 7e art, en favorisant l’itinérance et en réaffirmant que le cinéma est avant tout un spectacle.
Natacha Laurent