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Extrême CinémaThèque

Suède, enfer et paradis (Svezia, inferno e paradiso) | Luigi Scattini

1968. Italie. 90 min. Couleurs. 35 mm. Couleurs. VF.
Mondo movie. Après l’Afrique et avant l’Asie, les cinéastes Mondo déboulèrent dans les pays scandinaves à la recherche du sensationnel. Suède, enfer et paradis se propose donc d’étudier les comportements socio-sexuels de la très libérée Suède de la fin des années soixante, au travers de saynètes aussi absurdes que non-sensiques. Sérieux comme un pape, Jean Topart, sociétaire de la Comédie Française, y débite un commentaire moralisateur à s’en décrocher la mâchoire de rire et Piero Umiliani y compose un thème musical immortalisé depuis ses reprises dans le « Muppet Show », « Benny Hill » et « Téléfoot ». Involontairement drôle et volontairement rétrograde, la vaticannerie de Luigi Scattini attend désormais son passage à la postérité. Le moins que l’on puisse dire c’est que le cinéaste italien laissera son empreinte dans l’histoire du cinéma mais pas forcément pour les mêmes raisons qu’Orson Welles.

Film interdit aux moins de 18 ans à sa sortie

à l’occasion de l’exposition « Du cinéma plein les yeux. Affiches de façade peintes par André Azaïs » présentée du 1er février au 27 avril 2014 à l’Espace EDF Bazacle (voir p. 24)

vendredi 14 mars à 21h15 (salle 2)

Les Guerriers de la nuit (The Warriors) | Walter Hill

1979. États-Unis. 94 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF.
Avec Michael Beck, James Remar, Thomas Waites, Dorsey Wright
Guerre des gangs d’un autre temps. À l’appel de l’emblématique Cyrus, toutes les bandes de New York se réunissent pacifiquement pour discuter de la création d’une fédération. C’est le plus grand rassemblement de gangs qu’on n’a jamais vu. Mais Cyrus est assassiné et la rumeur accuse les Warriors d’en être la cause. La chasse est ouverte. Pourchassé par toutes les autres tribus, le gang va essayer de regagner son territoire au cours d’une nuit de traque, de chaos et de violence. Un véritable western urbain.

Film interdit aux moins de 12 ans à sa sortie

vendredi 21 février à 21h15 (salle 2)

Touch’ pas à mon biniou | C#ckfight

Touch’ pas à mon biniou
Bernard Launois
1980. France. 84 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Sim, Florence Blot, Henri Génès, Jeannette Batti, Gérard Croce
La petite gâterie d’après les fêtes. Une comédie navrante digne de ce nom. Drôle de ne pas être drôle. Aux commandes, Bernard Launois, immortalisé pour son inénarrable Devil Story. À la proue du navire en perdition, Sim, cloué au pilori comme Jésus à sa croix. Il y joue un ancien matelot reconverti dans l’hôtellerie. Un capitaine au long cours qui n’a jamais pris la mer et vit dans les jupons de sa femme. Mais, c’est qu’il y a un concours de belote qui se prépare à Paris et il lui faut de l’argent pour y aller. De l’argent qu’il n’a pas et que sa douce épouse refusera de lui donner. Mais Sim a plus d’un tour sous sa casquette…

précédé de C#ckfight de Julian Yuri Rodriguez, court métrage primé par le Jury Extrême Cinéma lors de la 15e édition du festival (5 > 9 novembre 2013)

C#ckfight
Julian Yuri Rodriguez
2012. États-Unis. 9 min. Couleurs. Numérique.
Avec Carlos Mucha, Tommy Groth
« Centre-ville de Miami. Dans les sous-sols d’un bar comme les autres, des hommes boivent, hurlent, s’invectivent et parient de l’argent sur le combat qui va débuter… ». Comme pour tous les courts qu’il commissionne et produit, le souhait du Borscht Festival pour C#ckfight était que celui-ci célèbre l’identité de sa ville, Miami. Julian Yuri Rodriguez s’y emploie en proposant « une déconstruction de L’Enfer de Dante », bousculant nos repères d’êtres dits civilisés et remettant en cause les notions de spectacle et de beauté.

vendredi 10 janvier à 21h (salle 2)

Pour les spectateurs globe-trotters, Extrême Cinéma sera à Grenoble le samedi 25 janvier pour la soirée de clôture du Festival des Maudits Films, avec dans sa besace un double programme écologique sur la revanche des déchets : The Toxic Avenger et L’Incroyable Alligator.

U.S. Warrior (The Forgotten Warrior)

Nick Cacas, Charlie Ordonez
1986. Philippines / États-Unis. 76 min. Couleurs. 35 mm. VF.
Avec Ron Marchini, Mike Monty, Mike Cohen
Pour finir l’année en beauté. Une bisserie philippine qui a fait les beaux jours des vidéoclubs. Du « Namsploitation » qui surfe sur les succès de Portés disparus et Rambo II. Direction le Vietnam, donc. Steve Parrish, plus connu chez les Viets sous le sobriquet de Yankee Crazy, s’évade du camp où il était retenu prisonnier. Et bien que la guerre soit finie, il va la poursuivre… À sa façon. Mais le gouvernement américain n’est pas de cet avis et envoie un tueur à ses trousses…

vendredi 13 décembre à 21h15 (salle 2)

Les Cicatrices de Dracula (Scars of Dracula)

Roy Ward Baker
1970. Grande-Bretagne. 96 min. Couleurs. 35 mm. VF.
Avec Christopher Lee, Jenny Hanley, Dennis Waterman, Christopher Matthews
Le Dracula made in Hammer finit par être exsangue, ce qui est un comble pour un vampire. Alors, pour lui redonner des couleurs, on lui souffle une pointe de sadisme et, seventies obligent, on érotise la bande. Après tout, l’œuvre, dès le départ jouait de l’allégorie sexuelle. Pas de contresens donc à approfondir les décolletés, les cous n’en seront que plus offerts aux morsures. Le gothique, quant à lui, cède à la tentation du gore. Et pour le reste, rien ne change, ou si peu. Le comte Dracula revient des morts…

présenté par Guy Astic et Nicolas Stanzick

vendredi 22 novembre à 21h15