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La séance du dimanche

Un grand film à partager en famille !

Playtime | Jacques Tati

1967. France / Italie. 125 min. Couleurs. Numérique DCP. Sous-titrage spécifique pour sourds et malentendants.
Avec Jacques Tati, Barbara Dennek, John Abbey, Henri Piccoli, Georges Montant

The Party à la mode Tati. Du burlesque de Tati, on a tout dit ; Playtime rappellera seulement que l’effet comique de ce corps dégingandé tenait pour beaucoup au son (Buster Keaton lui aurait même proposé de sonoriser ses films). Playtime, c’est Monsieur Hulot dans une ville au décor kafkaïen. 50 000 m3 de béton, 4 000 m2 de plastique, 3 200 m2 de charpente, 1 200 m2 de glace ; des immeubles montés sur rails pour pouvoir les déplacer. La Tativille. Un film tatinesque. Et comme souvent pour les chefs-d’œuvre, ce fut un four. Cela devait lui coûter sa carrière, justement à cause du budget décors que Tati défendait en expliquant qu’ils ne coûtaient pas plus cher que Sophia Loren.

Dans le cadre de l’exposition « Du cinéma autrement. 50 ans de cinémathèque à Toulouse »
(20 novembre 2014-15 mars 2015)

> Dimanche 11 janvier à 16h

L’Enfant sauvage | François Truffaut

1969. France. 90 min. Noir & blanc. Numérique DCP.
Avec Jean-Pierre Cargol, François Truffaut, Françoise Seigner, Jean Dasté

Fin XVIIIe dans une forêt aveyronnaise, est capturé un enfant qui vit depuis plusieurs années à l’état sauvage. Il ne parle pas, vit nu, se déplace à quatre pattes ; capable de tuer un chien avec les dents, c’est l’enfant sauvage. À Paris, un docteur, Jean Itard, s’intéresse à ce jeune sauvage, désirant étudier le cas d’un enfant privé d’éducation et complètement coupé de toute société. Alors que d’autres ne voient en cet enfant qu’un animal, une curiosité, le docteur Itard y décèle l’intelligence et le recueille chez lui pour l’éduquer. Désormais l’enfant a un nom : Victor.

Dans le cadre de l’exposition « Du cinéma autrement. 50 ans de cinémathèque à Toulouse »
(20 novembre 2014-15 mars 2015)

> Dimanche 25 janvier à 16h

Les Sept Samouraïs (Shichinin no Samuraï) | Akira Kurosawa

1954. Japon. 205 min. Noir & blanc. Numérique DCP. VOSTF.
Avec Takashi Shimura, Toshiro Mifune, Yoshio Inaba, Seiji Miyaguchi

Un film qui a ouvert les écrans occidentaux au cinéma japonais. Un film qui a fait la renommée de Kurosawa en même temps qu’il a pu réduire le chambara (le film de sabre) à ce seul nom. Et comme pour Yojimbo, le remake version western connaîtra un succès populaire beaucoup plus important. Harcelés par des brigands, les habitants d’un petit village font appel à des samouraïs sans maître pour les protéger…

> Dimanche 8 février à 16h

 

Les Enfants du Paradis | Marcel Carné

1943. France. 195 min. Noir & blanc. Numérique DCP.
Avec Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur, Marcel Herrand

Boulevard du Crime. Il y a foule. Les badauds s’agglutinent devant les bonimenteurs, les galantes charment, les pickpockets font leur beurre, et les saltimbanques, de l’art et du cochon. Nous sommes devant le Théâtre des Funambules. Nous aussi, nous voulons y entrer. Et nous y entrerons. Par les coulisses. Et nous y verrons alterner scènes de théâtre, mélo, pantomime, tragédie, et scènes de la vie réelle, au point que les unes ne seront plus que le prolongement des autres. Et nous battrons aussi le pavé humide en compagnie de Garance, Baptiste, Lemaître et Lacenaire ; une femme dont trois hommes se disputent l’amour. Et nous aussi, nous resterons stupéfaits devant ce monument indéboulonnable du cinéma français. « J’ai fait vingt-trois films… eh bien, je les donnerais tous pour avoir fait Les Enfants du Paradis. » (François Truffaut).

> Dimanche 22 février à 16h