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Le film du jeudi

1984 (Nineteen Eighty-Four)

Michael Radford
1984. Grande-Bretagne. 113 min. 35 mm.
Version originale sous titrée en français
Avec John Hurt, Richard Burton, Suzanna Hamilton
« Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain… éternellement. » Bien plus qu’une critique des systèmes totalitaires de l’après Seconde Guerre mondiale, 1984, sous sa forme de roman, était une mise en garde effrayante et prophétique. En respectant scrupuleusement le roman d’Orwell, Michael Radford n’a fait que prolonger cet avertissement. En situant intelligemment son film dans le passé, le réalisateur anglais n’en commente que mieux le présent et certainement le futur. La police de la pensée et le ministère de la vérité trouvent alors d’étonnantes résonances. Et si 1984, le roman comme le film, annonce la défaite de l’homme face au système, ce n’est que pour mieux l’éviter.

Séance présentée en collaboration avec l’ESC Toulouse.

jeudi 26 avril à 21h

Tout ce que le ciel permet (All That Heaven Allows)

Douglas Sirk
1955. États-Unis. 89 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Rock Hudson, Jane Wyman, Charles Drake
Au mélodrame flamboyant qu’il mit en valeur avec Le Secret magnifique, Douglas Sirk opposa aussitôt un mélo froid, Tout ce que le ciel permet. Un magnifique contre-pied. Une histoire d’amour impossible, comme il se doit, mais sur fond de lutte des classes. Une veuve, mère de deux enfants déjà bien grands, tombe amoureuse d’un pépiniériste bien plus jeune qu’elle. Scandale ; d’autant qu’il est de condition sociale inférieure. Ou de la difficulté de marier la robe de soirée et la chemise de bûcheron quand les conventions sociales demandent qu’on ne mélange pas les serviettes et les torchons.

jeudi 5 avril à 21h

Metropolis | Fritz Lang

1927. Allemagne. 147 min. Noir & blanc. 35 mm.
Intertitres allemands sous-titrés en français.
Avec Alfred Abel, Gustav Fröhlich, Brigitte Helm
Le chef-d’œuvre de Fritz Lang dans sa version la plus longue, la plus complète, grâce à la copie retrouvée en Argentine en 2008 et restaurée dernièrement par la Friedrich-Wilhelm-Murnau-Stiftung. Metropolis donc. La cité de demain. Toujours la même histoire. Les exploiteurs. Les exploités. La verticalité et sa tangente. La lutte des classes façon SF muette. Le monumentalisme de la mégalopole mégalomanique. Et ses arcanes. Et Maria. Maria le robot. Maria la passionaria. La réconciliation douteuse du travail et du capital sur fond d’histoire d’amour entre une ouvrière et le fils du maître de la cité. Des séquences, des plans, des images, surtout, qui n’en finissent pas de hanter le cinéma.

jeudi 1er mars à 21h

La Sirène du Mississippi | François Truffaut

1969. France. 120 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Jean-Paul Belmondo, Catherine Deneuve, Michel Bouquet
Belmondo, planteur de tabac à La Réunion, attend sa future femme qu’il a rencontrée par petite annonce. Elle débarque du Mississippi mais ne correspond pas à la photo qu’elle lui avait envoyée. Inconnue pour inconnue, il s’en accommode. C’est vrai qu’elle est ravissante. C’est vrai que c’est Deneuve. Ils se marient. Et puis elle disparaît, non sans l’avoir auparavant soulagé de son compte en banque. Belmondo mécontent que sa vraie fausse femme, mais tellement charmante, s’offre une lune de miel éternelle sans lui, décide de lui courir après. Le film peut alors commencer… Une superproduction intimiste. Un film d’amour et d’aventures où l’amour est une aventure.

jeudi 23 février à 21h

Le Bon, la Brute et le Truand (Il buono, il brutto, il cattivo) | Sergio Leone

1966. Italie. 148 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Clint Eastwood, Eli Wallach, Lee Van Cleef
Où il est dit que quand on doit tirer, on ne parle pas, on tire. Shoot, shoot, don’t talk. C’est pourtant un western où l’on parle beaucoup, aux répliques savoureuses connues de tous et dont on ne se lasse pas. Bref, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. À moins que ce ne soit ceux qui ont la corde au cou et ceux qui la leur coupent. Mais ça, vous le savez déjà. Le reste aussi d’ailleurs.

jeudi 9 février à 21h