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Le film du jeudi

Le Voleur de bicyclette (Ladri di biciclette) | Vittorio De Sica

1948. Italie. 100 min. Noir & blanc. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Lamberto Maggiorani, Enzo Staiola, Lianella Carrel, Nando Bruno, Elena Altieri
Chômage en Italie. Antonio a besoin d’un vélo pour pouvoir travailler. En ces temps de misère il met toute sa fortune dans l’achat d’une bicyclette. Mais on lui vole son vélo, donc son travail. Antonio a aussi un petit garçon ; il se lance avec lui à la recherche de son vélo. Le petit garçon est plus important que le vélo… De Sica, après Sciuscià, continue, dans la voie du néoréalisme italien, à raconter des histoires de la rue, tournées dans la rue, avec des acteurs non-professionnels. Un grand succès et un classique incontournable du cinéma italien.

jeudi 26 janvier à 21h

La Huitième Femme de Barbe-Bleue (Bluebeard’s Eighth Wife) | Ernst Lubitsch

1938. États-Unis. 80 min. Noir & blanc. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Claudette Colbert, Gary Cooper, David Niven
L’art de la comédie selon Lubitsch. Rythme trépidant, amoralisme suggéré et changement de direction scénaristique en plein milieu du film. Trois films en un. Ça commence comme une comédie romantique. Se poursuit comme une comédie du divorce. Pour finir par une comédie du remariage. Gary Cooper veut acheter un pyjama. Il veut seulement le haut ; il ne dort pas avec un pantalon. Mais le vendeur refuse de lui vendre le pyjama en pièces détachées. Rien à faire. Quand une jeune femme arrive. Elle veut elle aussi un pyjama. Seulement le pantalon…

jeudi 5 janvier à 21h

Dans la ville blanche | Alain Tanner

1982. Suisse / Portugal / Grande-Bretagne. 107 min. Couleurs.
Avec Bruno Ganz, Teresa Madruga, Julia Vonderlinn
Paul a déserté. Il a quitté le navire, comme pour mieux larguer les amarres. Avec lui-même, avec le temps. Paul était mécano sur un bateau. Il est descendu à terre lors d’une escale. Et il n’est pas remonté. Il erre dans Lisbonne, prend le temps, ou la mesure du temps. Il tourne des plans avec sa caméra super 8. Il a rencontré Rosa, une serveuse dont il s’est épris. Il le dit à Élisa, sa femme restée en Suisse, par l’intermédiaire de ses films super 8 qu’il lui envoie régulièrement. Il lui faudra bien se décider. À moins qu’elles ne le fassent pour lui…

Séance présentée en partenariat avec le Festival Novelum
(8 novembre > 3 décembre 2011).
Consultez la programmation détaillée sur : www.studio-eole.com

jeudi 10 novembre à 21h

Monika | Ingmar Bergman

(Sommaren med Monika)
1952. Suède. 87 min. Noir & blanc. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Harriet Andersson, Lars Ekborg, John Harryson
Monika, c’était déjà Et Dieu créa la femme, écrivait en 1958 dans Arts un certain Godard. Il écrivait encore : « Il faut avoir vu Monika rien que pour ces extraordinaires minutes où Harriet Andersson, avant de recoucher avec un type qu’elle avait plaqué, regarde fixement la caméra, ses yeux rieurs embués de désarroi, prenant le spectateur à témoin du mépris qu’elle a d’elle-même d’opter pour l’enfer contre le ciel. C’est le plan le plus triste de l’histoire du cinéma ». Monika rêve d’évasion. Elle part avec Harry vivre libre sur une île. Mais Monika tombe enceinte…

jeudi 8 décembre à 21h

Orphée | Jean Cocteau

1949. France. 112 min. Noir & blanc. 35 mm.
Avec Maria Casarès, Marie Déa, Jean Marais, François Périer, Jacques Varennes, Juliette Gréco, Jean-Pierre Mocky
« J’ai fait, dit Cocteau, un film policier qui trempe d’un côté dans le mythe, de l’autre dans le surnaturel ». En transposant dans une période contemporaine le héros légendaire considéré comme le poète éternel, Cocteau développe autour d’Orphée les thèmes qui le touchent : la mort et par là même l’immortalité, l’amour, les miroirs et bien sûr la poésie. Une incursion mythique dans le royaume des morts au sortir duquel le cinéma est devenu cinématographe, où les trucages, inventions d’un Méliès communément senti comme le père du fantastique par opposition à Lumière, de simples effets visuels sont devenus véritable langage. Un langage poétique, donc terrifiant, pour parler d’un ailleurs, d’un hors-là, espace mythologique qui n’est pas le lieu d’une invasion du réel par l’imaginaire, mais qui naît de la pénétration de la réalité dans l’imaginaire. C’est de là, de cette pénétration que naît le fantastique propre à l’œuvre de Cocteau, un signe visible de l’invisible.

jeudi 15 décembre à 21h