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Le film du jeudi

Le Crime de Monsieur Lange

Jean Renoir
1935. France. 84 min. Noir & blanc. Numérique DCP.
Avec Jules Berry, René Lefevre, Florelle, Nadia Sibirskaïa
« On l’a dit et répété : le film est tout imprégné de l’esprit du Front Populaire. Caméléon idéologique, Renoir choisit d’exprimer cette idéologie-là sous la forme idéalisée mais percutante d’une sorte de féerie, selon l’expression de Truffaut. […] Renoir réussit à faire se côtoyer un lyrisme spontané et un sens de la caricature farfelue ou cinglante. Et la synthèse de ces deux tons communique, au-delà de tout réalisme, une impression de vérité précieuse et inoubliable », rappellerait Lourcelles.

Front Populaire donc, voire pamphlet libertaire puisqu’il sera question d’autogestion et du meurtre d’un patron véreux, le tout raconté aux clients d’un bistrot en guise de jury populaire.

Séance présentée par Janet Bergstrom

> Jeudi 19 juin à 21h

Les EnchaÎnés (Notorious)

Alfred Hitchcock
1946. États-Unis. 101 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF.
Avec Ingrid Bergman, Cary Grant, Claude Rains
De l’amour. Du drame. Et du suspense. La fameuse scène du baiser dialogué, presque trois minutes, entrecoupé de petites répliques dites lèvres à lèvres pour dépasser la durée limite imposée par la censure. La fameuse scène encore de la clé, la plongée du haut d’un escalier, d’un plan d’ensemble au gros plan de la clé, dans les mains, en bas des escaliers.

Cary Grant, Ingrid Bergman, tout simplement. Fille d’un espion allemand, Alicia doit infiltrer une bande d’anciens nazis pour le compte d’un agent américain. Pour cela, il lui faudra épouser le vieil ami de son père alors qu’elle est amoureuse de l’Américain…

Suivi de la projection d’une séquence-remake du film réalisée par les élèves d’hypokhâgne option cinéma du lycée Saint-Sernin

> Jeudi 5 juin à 21h

La Servante (Hanyo) | Kim Ki-young

1960. Corée du Sud. 111 min. Noir & blanc. Numérique DCP. VOSTF.
Avec Lee Eun-shim, Ju Jeung-nyeo, Kim Jin Kyu
La violence, l’érotisme, une entêtante inquiétude et la beauté plastique. On retrouve dans ce classique tous les ingrédients du cinéma sud-coréen contemporain. Une forme de genèse en quelque sorte de cette cinématographie, la plus novatrice des années 2000 – Im Sang-soo en a d’ailleurs donné un remake en 2010 (The Housemaid). Une jeune fille au comportement étrange, domestique au service d’une famille sans histoire, s’immisce de plus en plus dans le foyer tel le coin fend la bûche…

jeudi 13 mars à 21h

Un homme à abattre | Philippe Condroyer

1967. France / Espagne. 89 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Jean-Louis Trintignant, Valérie Lagrange, Luis Prendes, Josep Maria Angelat
Traque au nazi. Dans les années 1960, un homme, Julius, pense avoir retrouvé à Barcelone la trace d’un ancien SS qui a causé la mort de son frère. Il a formé un commando pour l’abattre, mais n’est pas suffisamment sûr de lui pour risquer de tuer un innocent. Commence alors une planque dans l’immeuble situé en face de celui qu’habite la cible. Patience, être sûr de son coup. Mais l’attente fait monter la pression au sein du groupe…

à l’occasion de l’exposition « Du cinéma plein les yeux. Affiches de façade peintes par André Azaïs » présentée du 1er février au 27 avril 2014 à l’Espace EDF Bazacle (voir p. 24)

jeudi 6 mars à 21h

Au revoir les enfants | Louis Malle

1987. France. 103 min. Couleurs. Numérique DCP.
Sous-titrage sourds et malentendants.
Avec Gaspard Manesse, Raphaël Fejtö, Francine Racette, Philippe Morier-Genoud, François Berléand
1944 en France. Un collège catholique sous l’Occupation. Pensionnaire, Julien, le fils d’un industriel, suit sans joie sa scolarité. Quand trois nouveaux intègrent l’établissement en cours d’année. N’y prêtant d’abord aucun intérêt, Julien commence à se lier d’amitié avec l’un d’eux, Jean Bonnet. Différent des autres collégiens, toujours à part du reste du groupe, Jean semble cacher un secret. Un secret que Julien va finir par percer. Et qui va sceller à jamais leur amitié…

en partenariat avec l’association ACT’S

jeudi 20 février à 21h