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Le film du jeudi

Dracula (Bram Stoker’s Dracula) | Francis Ford Coppola

1992. États-Unis. 130 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF.
Avec Gary Oldman, Winona Ryder, Anthony Hopkins, Keanu Reeves, Sadie Frost
XIIIe siècle. De retour d’une guerre lointaine, le comte Dracula découvre le suicide de sa chère et tendre épouse qui le croyait mort au combat. Débordant de peine, et de haine vis-à-vis d’une Église qui considère le suicide comme un péché, il renie Dieu et se tourne corps et âme vers le malin. Il sera vampire. Fin XIXe, ayant traversé les siècles, il retrouve à travers le portrait de la fiancée d’un notaire les traits de sa défunte bien-aimée et ne pense plus qu’à la posséder…

jeudi 6 février à 21h

Pour prolonger la projection, assistez à la conférence de Guy Astic : « Sombres éclats du vampire. Autour de Dracula (1992) de Francis Ford Coppola » le mercredi 12 février à 14h30.

Moi, un Noir | Jean Rouch

1958. France. 70 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Oumarou Ganda, Petit Touré, Alassane Maiga, Amadou Demba, Seydou Guede
L’histoire d’Edward G. Robinson, Eddie Constantine, Tarzan, trois jeunes Nigériens venus tenter leur chance à Treichville, banlieue d’Abidjan dite « Chicago de l’Afrique noire ». Le document à travers le récit. Jean Rouch se fait homme-caméra ; l’enregistreur, dit-il, d’une image que ces trois compagnons nigériens, acteurs de leur propre histoire, lui dictent. Un événement, et pas seulement cinématographique, commentait Georges Sadoul.

séance présentée par des étudiants de l’école doctorale TESC (Temps, Espace, Sociétés, Culture), Université de Toulouse, et suivie d’un débat

en partenariat avec le Muséum de Toulouse

jeudi 23 janvier à 21h

Au feu les pompiers ! (Horí, má panenko) | Milos Forman

1967. Tchécoslovaquie. 72 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF.
Avec Vaclav Stockel, Josef Svet, Josef Kolb
Une comédie allumée. C’est la fête des pompiers. Mais tout part à vau-l’eau. La tombola tombe à l’eau ; on a volé les lots. Et il faut encore trouver des filles pour l’élection de la Reine des pompiers. Sans compter un petit incendie, pompiers obligent, histoire que la fête soit plus folle. C’était à un moment (très bref) où le régime lâchait un peu prise, entre la fin du réalisme socialiste et le début de la normalisation. Le cinéma tchèque donnait le jour à une nouvelle génération de cinéastes issue de la fameuse FAMU (l’école de cinéma de Prague), dont Forman ou encore Jiri Menzel. Avant l’écrasement du Printemps de Prague en 1968.

jeudi 9 janvier à 21h

Les Sœurs de Gion (Gion no shimai) | Kenji Mizoguchi

1936. Japon. 69 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF.
Avec Isuzu Yamada, Yoko Umemura, Benkei Shiganoya, Kazuko Hisano
Deux geishas. Deux sœurs. L’une dans le respect des traditions. L’autre dans le rejet. La première complètement dévouée à son amant / protecteur. La seconde, consciente de sa condition, profitant et manipulant les hommes. Confrontation… Portrait de femmes par un cinéaste féministe. Mizoguchi pose son regard lucide sur la condition des femmes dans la société nippone. Une société en mutation, mais qui n’en continue pas moins d’aliéner les femmes.

jeudi 19 décembre à 21h

King Kong | Merian C. Cooper, Ernest B. Schoedsack

1933. États-Unis. 100 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF.
Avec Fay Wray, Robert Armstrong, Bruce Cabot, Frank Reicher
Parce que dans la savane le roi des animaux est lion et qu’au cinéma il est Kong. Celui qui allait devenir la star de la RKO, le gorille géant déchu du phallique Empire State Building : King Kong. Bien sûr King Kong reste un formidable film d’aventure et les effets spéciaux qui l’ont rendu célèbre n’ont rien perdu de leur magnétisme. Merveilleusement humanisé, le grand singe fait toujours son effet, d’abord effrayant, avant de devenir cette chose pleine de poils et d’émotions. Et cette émotion qui nous saisit encore aujourd’hui fait aussi son effet sur Fay Wray, la belle pour qui la bête en pince. L’histoire d’un amour impossible entre une femme et un gorille. Un amour contre-nature condamné à rester non-dit. La scène où King Kong renifle ses doigts après avoir rajusté la robe quelque peu déchirée de la belle a été coupée en 1938 avant d’être restaurée en 1969.

jeudi 5 décembre à 21h