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Le film du jeudi

The Servant | Joseph Losey

1963. Grande-Bretagne. 115 min. Noir & blanc. Numérique DCP. VOSTF.
Avec Dirk Bogarde, James Fox, Sarah Miles, Wendy Craig
Quand un jeune aristocrate engage un valet de chambre méticuleux… « C’est l’histoire de gens d’origine différente, pris dans le même piège, c’est l’histoire de ce piège. The Servant est un film sur la peur et la servilité. Servilité du maître, servilité du serviteur, mais aussi servilité de gens qui ont peur de ne pas être aimés ou de ne pas aimer, qui ont peur de leur femme, de leur maîtresse, de leur père, de leurs maîtres, peur de la bombe atomique ou de tout ce que vous voudrez », disait Joseph Losey.

> Jeudi 7 mai à 21h

Le Mystère Picasso | Henri-Georges Clouzot

1955. France. 78 min. Noir & blanc. Couleurs. 35 mm.
Clouzot filme Picasso au travail. Work in progress, l’œuvre en création. Regarder la main du peintre pour voir ce qui se passe dans sa tête. Le film qui dépasse tout ce que le cinéma a fait pour la peinture, écrivait Truffaut.

En partenariat avec le lycée des Arènes

> Jeudi 30 avril à 21h

 
 
 

La Reine Margot | Patrice Chéreau

1993. France. 159 min. Couleurs. Numérique DCP.
Avec Isabelle Adjani, Daniel Auteuil, Jean-Hugues Anglade, Dominique Blanc, Vincent Perez
Pour mettre fin à la guerre de religion qui déchire le pays, Catherine de Médicis arrange un mariage royal entre sa catholique fille, Marguerite de Valois, et le protestant Henri de Navarre. Intrigues de cour, complots et sauteries à la Saint-Barthélemy, derrière l’hyménée, la trahison. Ou comment filmer des noces comme des obsèques.

En partenariat avec le Théâtre du Capitole à l’occasion des représentations de l’opéra Massacre de Wolfgang Mitterer (12-17 avril 2015)

> Jeudi 9 avril à 20h

Touki Bouki, le voyage de la hyène (Touki Bouki) | Djibril Diop Mambéty

1973. Sénégal. 88 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF. Avec Al Demba, Deynaba Dieng, Assane Faye, Robbie Lawson, Magoné N’Diaye

Film légendaire, Touki Bouki tient une place à part dans l’histoire du cinéma africain. Touki Bouki ne ressemble à rien de connu ; il y a la légèreté et l’impertinence d’un film de la Nouvelle Vague, et c’est Louis Skorecki qui en parle le mieux : « Des images si étranges qu’elles ne ressemblent à rien, sinon à un invraisemblable mélange entre Pierrot le fou, Bonnie and Clyde et Cocorico Monsieur Poulet. Un film qui étonne encore par son lyrisme musical et cette espèce de frime d’images – l’impression persistante qu’elles sont toujours en train de courir après l’histoire et les personnages. Une histoire plus douloureuse que triste, qui balance comme une chanson pop et s’achève en sanglots. Le premier film noir en couleurs ? »

Touki Bouki a été numériquement restauré en 2K à partir du négatif original 35 mm et du négatif son fournis par le fils du réalisateur, Teemour Diop Mambéty, et conservé au GTC à Paris. La restauration numérique a révélé les éléments chromatiques originaux du film. À la fin du processus numérique, un nouvel internégatif 35 mm a été produit. La restauration a été effectuée par The World Cinema Project à la Cineteca di Bologna/ Laboratoire L’Immagine Ritrovata et achevée en mai 2008.
The World Cinema Project est un programme de The Film Foundation, une organisation à but non lucratif fondée par Martin Scorsese, consacrée à la conservation et à la restauration de films du monde entier.

Séance précédée d’une intervention de Frédéric Aspisi et Lise Bellynck, réalisateurs de Par les montagnes et Peaux noires, masques blancs. Les deux films seront présentés à l’ESAV lundi 23 février à 19h dans le cadre des lundis de l’ESAV.

En amont de la projection, venez assister à la conférence de Catherine Ruelle : « À la découverte des cinémas africains : singularité d’un cinéma pluriel » mercredi 25 février à 14h30 à la Cinémathèque de Toulouse. Ne manquez pas également la "conférence indisciplinée” donnée par Frédéric Aspisi et Lise Bellynck autour du mot FRONTIÈRES vendredi 27 février à 20h au théâtre Le Ring.

En partenariat avec l’ACREAMP et la Compagnie Nanaqui

> Jeudi 26 février à 21h

Les Enfants | Marguerite Duras

1984. France. 90 min. Couleurs. 35 mm. Avec Axel Bougosslavsky, Pierre Arditi, Martine Chevalier, André Dussollier, Daniel Gélin

L’élève Ernesto a sept ans et le physique d’un adulte. Il est en rébellion. L’élève Ernesto refuse d’aller à l’école. Pourquoi ? Parce qu’on y apprend ce que l’on ne sait pas. Ses parents sont inquiets. Ils veulent comprendre. Le directeur de l’école, lui, ne comprend pas. Ernesto veut apprendre autrement. « En rachâchant » diraient Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, qui avaient déjà adapté le texte de Marguerite Duras dans un court métrage en 1982. Une fable comique qui interroge le savoir. Sa transmission.

En partenariat avec le TNT – Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées à l’occasion des représentations de La Pluie d’été de Marguerite Duras, mis en scène par Sylvain Maurice (13-17 janvier 2015)

> Jeudi 15 janvier à 21h