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Le film du jeudi

L’Or dans la montagne (I recuperanti) | Ermanno Olmi

1969. Italie. 97 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF.
Avec Antonio Lunardi, Andreino Carli
La Seconde Guerre mondiale terminée, Gianni revient du front et trouve son village exsangue. Pour survivre, comme d’autres et notamment le vieux Du, il se lance dans la prospection dans la montagne. Une mine où l’on ne trouve pas d’or, mais où l’on cherche les vestiges, obus et munitions, de la Première Guerre mondiale, pour les désamorcer et les revendre pour la ferraille. Survivre grâce à des engins de mort… L’histoire vraie de gens ordinaires qu’Olmi raconte caméra au poing, avec tendresse et profondeur.

> Jeudi 23 octobre à 21h

Providence | Alain Resnais

1976. France / Grande-Bretagne / Suisse. 110 min. Couleurs. Numérique DCP. VOSTF.
Avec John Gielgud, Dirk Bogarde, Ellen Burstyn
Dans son château solitaire, un écrivain sent rôder la mort. Demain, la famille sera là. Mais pour l’heure, goûtons encore ce merveilleux Chablis. Laissons-nous enivrer et guider sur les chemins escarpés de l’imagination créatrice. Encore un verre. Là, voilà venir des cohortes d’images, personnages de roman et membres de la famille mêlés. Cauchemar ou roman en train de s’écrire…
« Il n’y a sans doute pas de cinéaste qui ait davantage compté pour moi. Depuis plus de quarante ans, Resnais réconcilie le cinéma expérimental et le plaisir du spectacle. Pour chaque film, il invente, dans un seul geste, une forme et un contenu, inséparables l’un de l’autre, introuvables l’un sans l’autre. Forme et fond qui, dans Providence, fouillent jusqu’à des profondeurs rarement atteintes les affects et les paysages intérieurs d’une famille qui pourrait être celle de chacun d’entre nous. » (Pascale Ferran, Zoom Arrière 2007)

> Jeudi 25 septembre à 21h

Les Camisards | René Allio

1971. France. 100 min. Couleurs. Numérique DCP.
Avec Philippe Clevennot, Jacques Debary, Gérard Desarthe, Dominique Labourier, François Marthouret, Rufus,
Jean Bouise
« Par sa rigueur et sa lucidité, le récit de René Allio m’a souvent fait penser au beau film de Roberto Rossellini La Prise du pouvoir par Louis XIV. On y trouve le même souci d’analyser sans complaisance certaines données historiques et le même réalisme, si l’on peut appeler réalisme le strict respect de la vérité, celle des faits et celle des textes. La révolte des camisards, des paysans et artisans des Cévennes, opprimés dans leur foi et leur culture, et victimes de sanglantes répressions à la suite de la révocation de l’édit de Nantes, pouvait inspirer un film d’action romantique et romanesque, plein d’héroïsme et de folles équipées. René Allio n’a négligé ni l’héroïsme, ni la folie, mais aux éclats du pur spectacle il a préféré la rumeur des sentiments profonds ». (Jean de Baroncelli)

En collaboration avec la Bibliothèque d’Études Méridionales, à l’occasion
du colloque « Un siècle de recherches méridionales à Toulouse : l’Institut d’Études Méridionales 1914-2014 »
organisé les 11, 12 et 13 septembre 2014 par le laboratoire FRAMESPA (Université Toulouse Jean Jaurès) pour les 100 ans de l’Institut d’Études Méridionales.
Lieu : Bibliothèque d’Études Méridionales (56 rue du Taur, Toulouse)
Responsables scientifiques de la manifestation :
Hélène Debax (Université Toulouse Jean Jaurès – FRAMESPA)
Jean-François Courouau (Université Toulouse Jean Jaurès – PLH)
Contact : helene.debax@univ-tlse2.fr

> Jeudi 11 septembre à 21h

Le Crime de Monsieur Lange

Jean Renoir
1935. France. 84 min. Noir & blanc. Numérique DCP.
Avec Jules Berry, René Lefevre, Florelle, Nadia Sibirskaïa
« On l’a dit et répété : le film est tout imprégné de l’esprit du Front Populaire. Caméléon idéologique, Renoir choisit d’exprimer cette idéologie-là sous la forme idéalisée mais percutante d’une sorte de féerie, selon l’expression de Truffaut. […] Renoir réussit à faire se côtoyer un lyrisme spontané et un sens de la caricature farfelue ou cinglante. Et la synthèse de ces deux tons communique, au-delà de tout réalisme, une impression de vérité précieuse et inoubliable », rappellerait Lourcelles.

Front Populaire donc, voire pamphlet libertaire puisqu’il sera question d’autogestion et du meurtre d’un patron véreux, le tout raconté aux clients d’un bistrot en guise de jury populaire.

Séance présentée par Janet Bergstrom

> Jeudi 19 juin à 21h

Les EnchaÎnés (Notorious)

Alfred Hitchcock
1946. États-Unis. 101 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF.
Avec Ingrid Bergman, Cary Grant, Claude Rains
De l’amour. Du drame. Et du suspense. La fameuse scène du baiser dialogué, presque trois minutes, entrecoupé de petites répliques dites lèvres à lèvres pour dépasser la durée limite imposée par la censure. La fameuse scène encore de la clé, la plongée du haut d’un escalier, d’un plan d’ensemble au gros plan de la clé, dans les mains, en bas des escaliers.

Cary Grant, Ingrid Bergman, tout simplement. Fille d’un espion allemand, Alicia doit infiltrer une bande d’anciens nazis pour le compte d’un agent américain. Pour cela, il lui faudra épouser le vieil ami de son père alors qu’elle est amoureuse de l’Américain…

Suivi de la projection d’une séquence-remake du film réalisée par les élèves d’hypokhâgne option cinéma du lycée Saint-Sernin

> Jeudi 5 juin à 21h