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Le film du jeudi

Maurice | James Ivory

1987. Grande-Bretagne. 130 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF.
Avec James Wilby, Hugh Grant, Rupert Graves
Dans le prolongement de Chambre avec vue, James Ivory met sa mise en scène élégante au service de l’introspection de personnages étouffés par le poids d’une société oppressante. Où il est question d’assumer son homosexualité dans une société où elle est passible, au mieux, de prison. Début du siècle dernier à Cambridge, Maurice se découvre une forte attirance pour Clive, un aristocrate. Une attirance visiblement réciproque, mais qui doit rester inavouée, purement platonique, au risque de provoquer d’autres troubles que sexuels…

En collaboration avec l’association Arc-en-ciel, dans le cadre de l’exposition « Le cinéma contre l’homophobie » à l’Espace des diversités et de la laïcité de Toulouse du 1er au 22 juin 2013.

jeudi 13 juin | 21h

L’Armée des ombres | Jean-Pierre Melville

1969. France / Italie. 143 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse, Jean-Pierre Cassel, Paul Crauchet
Le plus beau portrait de la Résistance, d’après le roman de Joseph Kessel, auquel le cinéaste ajoute ses propres souvenirs – c’est pendant la guerre, quand il rejoint la Résistance, qu’il prend le pseudonyme de Melville. Plongée dans un des réseaux qui font l’armée clandestine refusant l’Occupation et Vichy. Où les silences et la stylisation (cadre, photo, bande son) de Melville finissent par donner un effet de réel qui prend toujours aux tripes. Un pur film d’action, dans le sens où les personnages se définissent avant tout par leurs actes, où ce sont les actes qui commandent les émotions et non l’inverse.

jeudi 30 mai | 21h

Cría cuervos | Carlos Saura

1975. Espagne. 112 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF.
Avec Geraldine Chaplin, Ana Torrent, Mónica Randall
L’Espagne franquiste des années 70 vue à travers les yeux d’une petite fille et le regard perçant de Carlos Saura. Une maison où l’on étouffe, un huis clos comme un pays refermé sur lui-même. Ana et ses grands yeux noirs qui aspirent le monde comme un trou de la même couleur. Après la disparition de sa mère, Ana voit mourir son père dans les bras de sa maîtresse. Reste une tante autoritaire pour s’occuper d’elle et de ses deux sœurs. Elle s’invente alors un univers où elle retrouve sa mère et le temps perdu de l’amour…

jeudi 16 mai | 21h

Gloria

John Cassavetes
1980. États-Unis. 123 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF.
Avec Gena Rowlands, John Adames, Buck Henry
Le film de mafia versant indé, ça donne la marraine. L’histoire d’une call girl poursuivie par les tueurs de la mafia après avoir recueilli l’enfant d’un comptable assassiné, qui a en sa possession un livre compromettant pour la pieuvre. Courses-poursuites, fusillades et suspense, Cassavetes faisait une entorse à son style intimiste et à son indépendance. Parce que Gloria, en réalité, n’est pas un film indépendant mais une production Columbia. Après l’échec commercial d’Opening Night, Cassavetes avait besoin de se renflouer financièrement. Un accident, disait-il. Un Lion d’or à Venise.

jeudi 25 avril à 21h

À nos amours

Maurice Pialat
1983. France. 102 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Sandrine Bonnaire, Dominique Besnehard, Maurice Pialat, Évelyne Ker, Cyril Collard
Éternel marginal du cinéma français, Pialat réalisait avec À nos amours un film remarquable de sensibilité et d’exigence. L’histoire d’une jeune fille qui aime sans aimer, qui aime l’amour, qui aime faire l’amour, mais n’aime pas. Suzanne a quinze ans. Et quand on a quinze ans, on ne badine pas avec l’amour. Elle aimerait bien Luc, mais elle se réfugie dans les aventures sans lendemain, alors que sa cellule familiale explose. La famille dans tous ses états, dans tous ses éclats.

séance accessible aux sourds et malentendants (sous-titrage informatique),
avec le soutien de la Fondation Orange

jeudi 28 mars à 21h