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Le film du jeudi

La Bandera

Julien Duvivier
1935. France. 100 min. Noir & blanc. 35 mm. Copie restaurée par les Archives françaises du film du CNC, Bois d’Arcy, avec l’autorisation de Christian Duvivier
Avec Jean Gabin, Annabella, Robert Le Vigan, Pierre Renoir
Pour fuir son passé, Pierre s’engage dans la Légion espagnole. Fernando le suit qui veut la prime mise sur sa tête. Quand tous deux sont envoyés dans un poste avancé où ça barde… La Légion, l’exotisme colonial et le mythe Gabin.

jeudi 7 mars à 21h

Henry et June (Henry and June)

Philip Kaufman
1990. États-Unis. 134 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF.
Avec Fred Ward, Uma Thurman, Maria de Medeiros, Richard E. Grant
Le Paris des années 30. Miller travaille son Tropique du cancer. Il rencontre Anaïs Nin, la femme d’un banquier. Oiseau sorti du nid. Elle s’ennuie. Elle veut écrire. Elle écrit un journal. Elle écrit à son journal. Elle raconte à son journal ses désirs, ses tourments. Elle lui raconte sa rencontre avec Miller et avec sa femme, la magnifique et troublante June. Anaïs les envie tous les deux, les désire tous les deux. Avec eux, elle découvre un autre Paris. Celui des écrivains et des prostituées, celui de la bohème et de l’art. Elle devient la maîtresse de l’une puis de l’autre. Elle les révèlera à eux-mêmes tout en se révélant elle-même.

Film interdit aux moins de 12 ans à sa sortie

séance proposée à l’occasion du 110e anniversaire de la naissance d’Anaïs Nin

Le marathon de Nin

Les six tomes du Journal d’Anaïs Nin (1931-1966) étant épuisés depuis de nombreuses années, le marathon de Nin aura pour but de redonner vie à cette voix singulière du XXe siècle si méconnue. Pour cela, trente-six femmes toulousaines, contemporaines d’Anaïs Nin au moment de l’écriture de son journal, évoqueront chaque année du journal par une lecture d’extraits, préalablement choisis par leur soin, d’une durée de 20 minutes. 20 min. × 36 années, ce sont 12 heures de lecture qui se dérouleront un week-end de juin (dates et lieux en cours), parcourant ainsi, à chaque étape du marathon, trois années de la vie d’Anaïs Nin.

jeudi 21 février à 21h

Carmen

Francesco Rosi
1982. France / Italie. 152 min. Couleurs. Numérique DCP.
Avec Julia Migenes-Johnson, Placido Domingo, Ruggero Raimondi,
Faith Esham, Julien Guiomar

présenté par Nicolas Seydoux, dans le cadre de l’hommage à Daniel Toscan du Plantier (voir p. 63)

jeudi 7 février à 20h30

 
 

Impitoyable (Unforgiven)

Clint Eastwood
1992. États-Unis. 130 min. Couleurs. 35 mm. VF.
Avec Clint Eastwood, Morgan Freeman, Gene Hackman, Richard Harris
Résurgence du western. Crépusculaire. Un film de fantômes. Clint est à la retraite, veuf, fatigué. Il était un tueur. Il s’est retiré pour fonder une famille, élever des porcs. Il était un assassin sans merci, n’hésitant pas à tuer femmes et enfants. Il est aujourd’hui père et fermier. Quand un jeune homme lui propose de s’associer pour un contrat… Le dernier… Pour la route… Pour une bonne cause… Le baroud d’honneur d’une légende. Décrépie. Du pathétique de l’âge au retour de la violence. Brutale. Sauvage. L’Ouest romantique est mort. Mais pas l’Ouest tout court.

présenté par Jenny Gérard, directrice artistique de doublage, et Benoît Allemane, comédien et voix française de Morgan Freeman, et précédé d’une rencontre sur l’art du doublage

jeudi 17 janvier à 21h

Sur les quais (On the Waterfront)

Elia Kazan
1954. États-Unis. 108 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF.
Avec Marlon Brando, Eva Marie Saint, Karl Malden, Lee J. Cobb, Rod Steiger
Sur les quais de New York, le syndicat est tombé aux mains d’un gang qui exploite les dockers. L’omerta règne et qui veut briser la loi du silence risque d’y laisser des plumes. L’un d’eux pourtant a décidé de l’ouvrir : mort. Brando, boxeur tocard, n’est pas étranger à ce crime. Les flics enquêtent, mais sur les quais personne ne dit mot ; le dernier message était clair. Un prêtre rôde, la sœur du mouchard mouché aussi. Brando ne sait plus, tiraillé par la morale ou par l’amour, se taire ou dénoncer les siens… Le film aux huit Oscars. Brando en pleine édification de son propre mythe, quasi christique. Le film charnière de la carrière de Kazan – il venait de dénoncer ses anciens camarades à la commission des activités antiaméricaines de McCarthy. La rencontre étrange d’une esthétique néoréaliste et d’une dramaturgie de la tragédie sur l’autel de la délation. On n’en sort toujours pas indemne.

jeudi 10 janvier à 21h