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Le film du jeudi

Pièges

Robert Siodmak
1939. France. 109 min. Noir & blanc. 35 mm.
Avec Marie Déa, Maurice Chevalier, Pierre Renoir, Erich von Stroheim
De passage par la France, fuyant l’Allemagne nazie, avant de rejoindre les États-Unis où il gagnera ses lettres de noblesses, Robert Siodmak signe là un film noir avant l’heure. Érotique et peuplé de personnages détraqués, le film sera interdit sous l’Occupation. Histoire de meurtres. Des filles disparaissent après avoir répondu à de petites annonces. L’amie de l’une d’elles, pour démasquer le tueur, en collaboration avec la police, répond à une annonce…

jeudi 20 décembre à 21h

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Conte d’été

Éric Rohmer
1996. France. 113 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Melvil Poupaud, Amanda Langlet, Aurélia Nolin, Gwenaëlle Simon
Dans la série Contes des quatre saisons, l’été. Marivaux en short ou Woody Allen sans le débit new-yorkais ni psy. Un garçon en vacances en Bretagne hésite entre trois filles. Il propose à chacune une escapade à Ouessant et s’ensable dans son indécision. Bref, quand un garçon qui se plaint de faire fuir les filles se retrouve à en avoir trois sur le dos, il ne sait plus quoi faire. « En faisant ce film, je me disais, pour reprendre le titre d’un livre d’Alain, que c’étaient des Entretiens au bord de la mer. Il ne se passe rien, ce sont des gens qui se baladent et parlent au bord de la mer. De tous mes films, celui-ci a la part de parole la plus grande, la part de visuel est a priori accessoire. » (Éric Rohmer)

jeudi 6 décembre à 21h

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Indiscrétions (The Philadelphia Story)

George Cukor
1940. États-Unis. 112 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF.
Avec Cary Grant, Katharine Hepburn, James Stewart
On y joue de la flûte à champagne tout en esquivant les feuilles de choux. Et à défaut de mariage on y fait allègrement la noce. Surnommée Miss Pommery 1926 à cause de son penchant pour ledit pétillant millésimé, Tracy Lord doit se remarier. Son ex-mari, quant à lui, ne l’entend pas de cette oreille et est bien décidé à empêcher ces noces. Ça tombe bien, le reporter d’un journal à scandales viendra lui prêter main forte… Cary Grant, Katharine Hepburn et James Stewart au top. Un sommet du genre. Jamais comédie du remariage n’a été aussi enivrante. Bref, une des plus belles gueules de bois du cinéma américain.

jeudi 22 novembre à 21h

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El / Tourments

Luis Buñuel
1952. Mexique. 89 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF.
Avec Arturo de Córdova, Delia Garcès, Aurora Walker
Francisco, un riche propriétaire terrien égocentrique, tombe passionnément amoureux d’une femme, Gloria, dont il a aperçu les pieds lors d’un office religieux. Il parvient à l’arracher à son fiancé et l’épouse. De là, entraîné par les remous de la jalousie, Francisco dérive irrésistiblement vers la paranoïa. Suspicion, crise de démence, accès de sadisme et pulsions meurtrières composeront cette étude quasi clinique d’un cas pathologique, dans laquelle on retrouve le bréviaire des obsessions buñueliennes (fétichisme, érotisme, satire des institutions). C’est aussi l’adaptation, trente ans après sa première parution, d’un roman féministe qui sonne encore comme un cri.

présenté par Jean-François Bourdic, éditeur aux Fondeurs de briques, qui a publié le roman de Mercedes Pinto, El

jeudi 8 novembre à 21h

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Casque d’or

Jacques Becker
1952. France. 96 min. Noir & blanc. Numérique DCP.
Avec Simone Signoret, Serge Reggiani, Claude Dauphin,
Raymond Bussières, Gaston Modot, Loleh Bellon, Paul Azaïs
Dans les faubourgs du Paris 1900, l’amour d’un ouvrier pour une prostituée le conduira au meurtre de son souteneur. La guinguette, les filles de joie, les valeurs ouvrières, celles du milieu. La moustache de Reggiani, la chevelure de Signoret. Casque d’or ne se présente plus. « Casque d’or, c’est d’emblée, sans effort, par une vocation naturelle de l’auteur, la grandeur tragique et la grande tradition romanesque française. Tout – l’épaisseur dramatique, la transfiguration des acteurs, le réalisme historique, la transcendance de l’anecdote, la prodigieuse vertu esthétique des images – tout y concourt à l’établissement d’un des chefs-d’œuvre du cinéma français d’après-guerre. Casque d’or, la couronne d’un grand cinéaste ». (Jacques Doniol Valcroze)

jeudi 11 octobre à 21h

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