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Rencontre de cinéma

Rencontre avec Jean-Claude Carrière

Mercredi 14 septembre à 19h30

Venez rencontrer ce touche-à-tout génial qui, de Pierre Etaix à Luis Buñuel en passant par Volker Schlöndorff, a travaillé aux côtés des plus grands. La rencontre sera suivie à 21h de la projection des Fantômes de Goya de Milos Forman.

Et pour prolonger la rencontre, venez voir le documentaire réalisé par Danielle Jaeggi, Jean-Claude Carrière, l’enchanteur.

 
 
 

Christophe Honoré

Invité du Marathon des mots et de la Cinémathèque de Toulouse

Pour sa septième édition, le Marathon des mots, festival international de littérature, proposera du 23 au 26 juin 2011 150 rendez-vous et performances littéraires (lectures, débats, spectacles, rencontres dans les librairies indépendantes). Auteurs, artistes et musiciens français et internationaux feront découvrir des textes et des écrivains du monde entier et particulièrement cette année, du Maghreb et du Proche-Orient. En écho à l’invitation de son éditeur Olivier Cohen pour le 20e anniversaire des Éditions de l’Olivier, la Cinémathèque de Toulouse s’associe à ce programme et propose à cette occasion une rencontre avec l’écrivain et cinéaste Christophe Honoré, qui présentera également cinq de ses films.

Après avoir suivi des études de lettres modernes et des cours de cinéma dans une école de Rennes, Christophe Honoré débute en écrivant des livres pour enfants (Tout contre Léo, 1996 ; L’Affaire P’tit Marcel, 1998 ; Une toute petite histoire d’amour, 1998 ; Mon cœur bouleversé, 1999 – tous publiés à L’École des Loisirs), pour adultes (L’Infamille, 1997 ; La Douceur, 1999 ; Scarborough, 2002 ; Le Livre pour enfants, 2005 – tous publiés aux Éditions de l’Olivier) et des chroniques pour les Cahiers du cinéma. En 2002, il réalise son premier film, 17 fois Cécile Cassard, avec l’actrice Béatrice Dalle, dont plusieurs scènes sont tournées à Toulouse. Dès lors, il affirme son goût pour le cinéma en tant que réalisateur, mais aussi en tant que scénariste et parfois en tant qu’acteur.

Entre 2002 et 2008, il réalise Ma Mère (tiré d’un roman de Georges Bataille), Dans Paris, Les Chansons d’amour et La Belle Personne. Ces films, qui tous mettent en scène Louis Garrel, son acteur fétiche, connaissent un succès public et critique important – Les Chansons d’amour est notamment présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2007. Ils ont en commun de réfléchir aux amours graves, en explorant les élans et les fragilités d’une jeunesse en proie au doute. En 2008, le cinéaste-écrivain, qui s’est aussi essayé avec succès au théâtre, tourne Non ma fille, tu n’iras pas danser, avec Chiara Mastroianni qu’il retrouvera deux ans plus tard pour un film expérimental Homme au bain.

Le prochain film de Christophe Honoré, Les Bien-aimés, une saga familiale qui se déroule sur deux époques (les années 60 / les années 90) et met en scène Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni dans le rôle d’une mère et de sa fille, sortira au cinéma le 17 août prochain.

Vendredi 24 juin à 19h30

La rencontre sera suivie à 21h de la projection de Tout contre Léo, présenté par Christophe Honoré

Photo © Bruno Garcin Gasser

Luchino Visconti | L’invité : Helmut Berger

La rencontre d’Helmut Berger et de Luchino Visconti a lieu en 1964. Ce fut une apparition, comme l’écrit Laurence Schifano (Luchino Visconti, Les Feux de la passion, Perrin, 1987) : « Un soir, un garçon de vingt ans, tremblant de froid et d’émotion, se présente sur le plateau de Sandra avec Gala, la femme de Salvador Dali. Il est blond, très beau, autrichien… Ce jeune homme à la fois timide et effronté qui lui tombe du ciel, de la nuit étoilée de Sandra, est né près de Salzbourg, il veut faire du théâtre, il s’appelle Helmut Berger… ». Visconti lui offre son premier grand rôle dans Les Damnés (1969). Il y incarne le rôle du fils dégénéré, notamment dans une parodie d’anthologie de Marlene Dietrich dans L’Ange bleu. Une prestation qui lui vaut d’ailleurs une nomination aux Golden Globes. Peu après, il incarne Dorian Gray dans le film de Massimo Dallamano. Puis joue dans un film de Vittorio De Sica, Le Jardin des Finzi Contini (1971).

Mais c’est à nouveau avec Visconti, quatre ans après Les Damnés, qu’il tient l’un de ses rôles les plus forts dans Ludwig ou le crépuscule des dieux. « Il est parfait, dira le cinéaste. Et il a depuis l’adolescence ces mêmes doux hystérismes, une mélancolie identique, plus désespérée à mesure qu’il prend de l’âge… ». Violence et passion (1974) est le dernier film de Luchino Visconti dans lequel jouera Helmut Berger. Burt Lancaster qui y tient le rôle principal voit, d’après Laurence Schifano, dans ce requiem qu’est Violence et passion « une timide confession, une insuffisante analyse de la relation que Visconti vivait avec Helmut Berger ». En 1975, il tourne dans le film de Joseph Losey, Une Anglaise romantique. Quand Luchino Visconti meurt en 1976, Helmut Berger est très affecté. Il poursuit cependant sa carrière d’acteur avec des films érotiques, et incarne le célèbre Fantômas sous la direction de Claude Chabrol (1980). Il joue aussi dans la série télévisée américaine Dynastie, apparaît, en 1991, dans le Parrain III de Francis Ford Coppola puis tourne dans d’autres séries. Plus récemment, on a pu le voir au cinéma dans Initiation de Peter Kern dans lequel il incarne un vieil homme troublé par un adolescent, ou dans Iron Cross de Joshua Newton (2009), enquête sur le passé d’un ancien SS.

Mercredi 8 juin à 19h30

La rencontre sera suivie, à 21h, de la projection des Damnés de Luchino Visconti, présenté par Helmut Berger

Photo © People Picture / Willi Schneider

Ciné indé from USA / 1 | L’invité : Roger Andrieux

La Petite Sirène, Envoyez les violons,… mais ne serait-ce que pour Mister Brown. Roger Andrieux est un cinéaste atypique, parti du Périgord sans le sou pour apprendre le cinéma à Los Angeles et qui reviendra avec un film référence sur la condition d’une famille afro-américaine moyenne. On lui doit aussi, pour rester dans le militantisme noir de la fin des années 60 – début des années 70, un documentaire sur les Black Panthers jusqu’à la veille du départ de Cleaver pour l’Algérie : Around South Central.

Mardi 10 mai à partir de 20h

La rencontre aura lieu à la suite de la projection de Mister Brown présenté par Roger Andrieux

Week-end Paul Vecchiali

Né à Ajaccio, Paul Vecchiali passe son enfance à Toulon. Diplômé de l’École polytechnique en 1955, il se lance dans le cinéma en produisant les premiers films de Jean Eustache. À la fois nostalgique du cinéma populaire des années trente et emblématique de la Nouvelle Vague française, il réalise son premier long métrage,* Les Ruses du diable*, en 1965. Suivront Femmes, Femmes (1974), qui suscita l’admiration de Pasolini, Encore / Once more (1988), chronique d’amour à mort aux premiers temps du sida, ou encore À vot’ bon cœur (2004), qui règle joyeusement quelques comptes avec la Commission de l’avance sur recettes. Parallèlement à sa carrière de cinéaste, Paul Vecchiali collabore aux Cahiers du cinéma et à La Revue du cinéma, avouant une passion pour Robert Bresson, Jean Grémillon et Max Ophuls. Il fonde aussi plusieurs sociétés de production telles que Unité 3 et Diagonale, produisant ainsi ou coproduisant ses propres films, mais aussi ceux de jeunes cinéastes, notamment Jacques Davila ou Gérard Frot-Coutaz. Il a publié une dizaine de romans, nouvelles, pièces de théâtre. Son dernier ouvrage, L’Encinéclopédie. Cinéastes « français » des années 1930 et leur œuvre, a été publié aux Éditions de l’Œil.

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Carte blanche à Paul Vecchiali

L’Étrange Madame X de Jean Grémillon | Samedi 2 avril à 21h15

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Quatre films de Paul Vecchiali

En haut des marches | Vendredi 1er avril à 19h
Les Gens d’en bas | Vendredi 1er avril à 21h
Femmes, femmes | Samedi 2 avril à 19h
Corps à cœur | Dimanche 3 avril à 17h30

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Rencontre avec Paul Vecchiali à la librairie Ombres Blanches, à l’occasion de la parution de son livre somme sur le cinéma français des années 30 : L’Encinéclopédie (Éd. de L’Œil)
Samedi 2 avril à 17h à la librairie Ombres Blanches