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Rencontre de cinéma

Luchino Visconti | L’invité : Helmut Berger

La rencontre d’Helmut Berger et de Luchino Visconti a lieu en 1964. Ce fut une apparition, comme l’écrit Laurence Schifano (Luchino Visconti, Les Feux de la passion, Perrin, 1987) : « Un soir, un garçon de vingt ans, tremblant de froid et d’émotion, se présente sur le plateau de Sandra avec Gala, la femme de Salvador Dali. Il est blond, très beau, autrichien… Ce jeune homme à la fois timide et effronté qui lui tombe du ciel, de la nuit étoilée de Sandra, est né près de Salzbourg, il veut faire du théâtre, il s’appelle Helmut Berger… ». Visconti lui offre son premier grand rôle dans Les Damnés (1969). Il y incarne le rôle du fils dégénéré, notamment dans une parodie d’anthologie de Marlene Dietrich dans L’Ange bleu. Une prestation qui lui vaut d’ailleurs une nomination aux Golden Globes. Peu après, il incarne Dorian Gray dans le film de Massimo Dallamano. Puis joue dans un film de Vittorio De Sica, Le Jardin des Finzi Contini (1971).

Mais c’est à nouveau avec Visconti, quatre ans après Les Damnés, qu’il tient l’un de ses rôles les plus forts dans Ludwig ou le crépuscule des dieux. « Il est parfait, dira le cinéaste. Et il a depuis l’adolescence ces mêmes doux hystérismes, une mélancolie identique, plus désespérée à mesure qu’il prend de l’âge… ». Violence et passion (1974) est le dernier film de Luchino Visconti dans lequel jouera Helmut Berger. Burt Lancaster qui y tient le rôle principal voit, d’après Laurence Schifano, dans ce requiem qu’est Violence et passion « une timide confession, une insuffisante analyse de la relation que Visconti vivait avec Helmut Berger ». En 1975, il tourne dans le film de Joseph Losey, Une Anglaise romantique. Quand Luchino Visconti meurt en 1976, Helmut Berger est très affecté. Il poursuit cependant sa carrière d’acteur avec des films érotiques, et incarne le célèbre Fantômas sous la direction de Claude Chabrol (1980). Il joue aussi dans la série télévisée américaine Dynastie, apparaît, en 1991, dans le Parrain III de Francis Ford Coppola puis tourne dans d’autres séries. Plus récemment, on a pu le voir au cinéma dans Initiation de Peter Kern dans lequel il incarne un vieil homme troublé par un adolescent, ou dans Iron Cross de Joshua Newton (2009), enquête sur le passé d’un ancien SS.

Mercredi 8 juin à 19h30

La rencontre sera suivie, à 21h, de la projection des Damnés de Luchino Visconti, présenté par Helmut Berger

Photo © People Picture / Willi Schneider

Ciné indé from USA / 1 | L’invité : Roger Andrieux

La Petite Sirène, Envoyez les violons,… mais ne serait-ce que pour Mister Brown. Roger Andrieux est un cinéaste atypique, parti du Périgord sans le sou pour apprendre le cinéma à Los Angeles et qui reviendra avec un film référence sur la condition d’une famille afro-américaine moyenne. On lui doit aussi, pour rester dans le militantisme noir de la fin des années 60 – début des années 70, un documentaire sur les Black Panthers jusqu’à la veille du départ de Cleaver pour l’Algérie : Around South Central.

Mardi 10 mai à partir de 20h

La rencontre aura lieu à la suite de la projection de Mister Brown présenté par Roger Andrieux

Week-end Paul Vecchiali

Né à Ajaccio, Paul Vecchiali passe son enfance à Toulon. Diplômé de l’École polytechnique en 1955, il se lance dans le cinéma en produisant les premiers films de Jean Eustache. À la fois nostalgique du cinéma populaire des années trente et emblématique de la Nouvelle Vague française, il réalise son premier long métrage,* Les Ruses du diable*, en 1965. Suivront Femmes, Femmes (1974), qui suscita l’admiration de Pasolini, Encore / Once more (1988), chronique d’amour à mort aux premiers temps du sida, ou encore À vot’ bon cœur (2004), qui règle joyeusement quelques comptes avec la Commission de l’avance sur recettes. Parallèlement à sa carrière de cinéaste, Paul Vecchiali collabore aux Cahiers du cinéma et à La Revue du cinéma, avouant une passion pour Robert Bresson, Jean Grémillon et Max Ophuls. Il fonde aussi plusieurs sociétés de production telles que Unité 3 et Diagonale, produisant ainsi ou coproduisant ses propres films, mais aussi ceux de jeunes cinéastes, notamment Jacques Davila ou Gérard Frot-Coutaz. Il a publié une dizaine de romans, nouvelles, pièces de théâtre. Son dernier ouvrage, L’Encinéclopédie. Cinéastes « français » des années 1930 et leur œuvre, a été publié aux Éditions de l’Œil.

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Carte blanche à Paul Vecchiali

L’Étrange Madame X de Jean Grémillon | Samedi 2 avril à 21h15

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Quatre films de Paul Vecchiali

En haut des marches | Vendredi 1er avril à 19h
Les Gens d’en bas | Vendredi 1er avril à 21h
Femmes, femmes | Samedi 2 avril à 19h
Corps à cœur | Dimanche 3 avril à 17h30

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Rencontre avec Paul Vecchiali à la librairie Ombres Blanches, à l’occasion de la parution de son livre somme sur le cinéma français des années 30 : L’Encinéclopédie (Éd. de L’Œil)
Samedi 2 avril à 17h à la librairie Ombres Blanches

Une séance avec Claude Régy

À l’occasion de la représentation de Brume de Dieu de Claude Régy au Théâtre Garonne, la Cinémathèque de Toulouse propose une séance avec Claude Régy, le samedi 2 avril à 16h30.

Claude Régy invente un théâtre qui efface les frontières de la parole et du silence, du réel et de l’imaginaire et invite à repousser sans cesse les limites de la perception. Chaque représentation devient une expérience unique, d’autant plus troublante dans Brume de Dieu, un texte extrait du roman de Tarjei Vesaas, Les Oiseaux. Choisi et incarné par un très jeune acteur, Laurent Cazenave, il dévoile l’expérience d’un simple d’esprit touché par la grâce. Un « miracle ».

Claude Régy a créé en France des pièces de Harold Pinter, Marguerite Duras, Nathalie Sarraute, Edward Bond, Peter Handke, Botho Strauss, Maurice Maeterlinck, Gregory Motton, David Harrower, Jon Fosse, Sarah Kane. Il a présenté au Théâtre Garonne Chutes de Gregory Motton et Paroles du Sage d’après L’Ecclesiaste – traduit de la Bible par Henri Meschonnic avec Martial Di Fonzo Bo.

Brume de Dieu de Claude Régy
du 30 mars au 3 avril 2011 au Théâtre Garonne
à 20h tous les soirs sauf le 3 avril à 16h30 (supplémentaire)
www.theatregaronne.com

L’invité : Pierre Etaix

Dans le cadre de la programmation « Burlesque poétique français », la Cinémathèque de Toulouse recevra le mardi 5 avril le cinéaste Pierre Etaix.

Dernier représentant de ce burlesque poétique français que l’on veut mettre à l’honneur à travers cette programmation, acteur et réalisateur, Pierre Etaix est précieux comme est précieuse une pierre, par son éclat et sa rareté. Assistant de Tati, on aurait tendance à le résumer à sa filiation avec le maître, et il faudrait alors ajouter un oncle à cet héritage, Max Linder. Mais il serait plus juste de le définir par rapport à lui-même, le seul, l’unique clown de celluloïd. Pierre Etaix est une solide passerelle entre les émotions du cirque et du cinéma. Il est une présence dont on nous a trop longtemps privés, mais sur laquelle le temps n’a pas de prise. Ses films, restaurés, sont enfin, et ici même, de nouveau visibles après 20 ans d’imbroglio juridique. Conteur qui ne s’en laisse pas compter, comme un conte, il Etaix une fois. Une rencontre exceptionnelle avec un personnage d’exception.

La rencontre aura lieu à la suite de la projection du Grand Amour, mardi 5 avril à 19h30, présenté par Pierre Etaix.

mardi 5 avril 2011 à 19h30

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