Menu_fleche_noir

Rencontre de cinéma

Rencontre avec Jackie Raynal, cinéaste

Jackie Raynal est un phénomène. Un être extraordinaire. De par son parcours incroyable. De par sa manière d’en parler. Originaire de Montpellier, elle se partage entre Paris et New York. Monteuse de la Nouvelle Vague (elle est la chef monteuse de Rohmer jusqu’à la fin des années 70), elle s’empare de la caméra et rejoint activement le groupe Zanzibar (cinéma d’avant-garde français de la fin des années 60), aux côtés notamment de Philippe Garrel. Cinéaste, elle travaille à la distribution de Duras, Godard ou Rivette aux États-Unis et assure la programmation du Carnegie-Hall et du Bleeker Street, deux salles mythiques de New York ; quand elle ne collabore pas avec l’Anthology Film Archive de Mekas. Rangée dans la catégorie cinéaste underground voire expérimentale, elle fait des documentaires… Insaisissable Jackie Raynal.
La Cinémathèque de Toulouse a fait l’acquisition en 2009 et 2010 de l’ensemble de la collection de films de Jackie Raynal qui comprend une partie des films qu’elle a réalisés et produits ainsi que des classiques du cinéma.

Mardi 14 septembre à 19h30 | Entrée libre dans la limite des places disponibles | suivie d’un débat avec le public

· · · · · ·

Merce Cunningham
Jackie Raynal, Étienne Becker, Patrice Wyers
1962. États-Unis. 27 min. Noir & blanc. 16 mm. Version originale sous-titrée en français.
Le chorégraphe Merce Cunningham au travail, entouré du musicien John Cage et du peintre-décorateur Robert Rauschenberg. Dans un vaste hangar, les danseurs s’entraînent et inventent.

Suivi de

Hôtel New York
Jackie Raynal
1984. États-Unis. 62 min. Couleurs. 16 mm. Version originale non sous-titrée.
Avec Jackie Raynal, Sid Geffen, Gary Indiana
« Un jour à New York, je poste mon linge dans une petite blanchisserie chinoise. Puis je l’oublie quelques semaines. Lorsque j’y retourne, il n’y a plus de blanchisserie, le bâtiment avait été démoli ! L’idée de mes draps disparus à jamais avec la blanchisserie m’a hantée. Cette expérience a été le point de départ du scénario de Hôtel New York. J’ai voulu écrire et réaliser ce film pour montrer que là-bas tout est transitoire. Les choses bougent et sont immédiatement remplacées, bien plus qu’en Europe. L’histoire est née de ma propre expérience et de mes impressions en tant qu‘étrangère. C’est une comédie dramatique. » Jackie Raynal

Mardi 14 septembre à 21h | En présence de la réalisatrice

Rencontre avec Gilbert Perez, comédien cascadeur

suivie d’un débat avec le public

À la fois comédien et cascadeur, il a participé depuis de nombreuses années à de multiples spectacles équestres, nationaux et internationaux (notamment en Angleterre, Suisse, Belgique, Burkina Faso, Japon…). Son activité l’a amené à travailler sur des tournages longs métrages et télévisions : Le Pacte des loups, Fanfan la Tulipe, Austerlitz, Alésia, Les Rois Maudits, Jacquou le Croquant, Paris Brigade Criminelle, Autopsie d’un crime, Les Femmes de l’ombre… Pratiquant l’escrime, les arts martiaux et l’équitation, Gibert Perez est également dresseur et possède une écurie de chevaux de spectacle et cinéma dressés par lui-même.

Mardi 8 juin à 19h30 – Entrée libre dans la limite des places disponibles

Les Cavaliers (The Horse Soldiers)
John Ford
1959. États-Unis. 119 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec John Wayne, William Holden, Constance Towers
Le militaire, le médecin, les nordistes et la sudiste. Affrontement. Pendant la guerre de Sécession, le haut fait d’armes (authentique) d’un détachement de l’Union envoyé en mission de sabotage derrière les lignes confédérées. L’affrontement entre un officier qui a horreur des médecins et son second, un médecin. L’affrontement de ce même officier avec une aristocrate du Sud qui menace sa mission. Et son cœur. Affrontement fordien enfin, entre ses rapports à l’héroïsme et au sacrifice.

Mardi 8 juin à 21h (Séance présentée par Gilbert Perez) – Jeudi 10 juin à 19h

Amer | Avant-première

Hélène Cattet, Bruno Forzani
2010. Belgique / France. 90 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Marie Bos, Delphine Brual, Harry Cleven, Bianca Maria D’Amato
Ni film expérimental, ni film de genre, Amer déroule sa sensualité en un voyage psychédélique sédimenté en trois actes. Les trois âges clefs de la vie tourmentée d’Ana entre désirs, réalité et fantasmes. Mais non content de proposer une étude de la psyché féminine, Amer s’affranchit des contraintes narratives tout en rendant un élégant hommage au cinéma d’épouvante italien des années soixante-dix. Le vain exercice de style fétichiste tant attendu se change alors en un trip sensoriel inédit qui affiche fièrement son absolue croyance dans le plaisir cinématographique.

En présence des producteurs du film, Ève Commenge et François Cognard

Mardi 1er juin à 21h15

Rencontre avec Éric Libiot, rédacteur en chef de la rubrique Arts et Spectacles de L’Express

Suivie d’un débat avec le public – Entrée libre dans la limite des places disponibles

Vendredi 30 avril à 19h30

Suivi de…

Révélations (The Insider)
Michael Mann
1999. États-Unis. 158 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Al Pacino, Russell Crowe, Christopher Plummer, Diane Venora
Entre machinations et vérité accouchée aux forceps, Michael Mann relate le scandale qui révéla que l’industrie du tabac ajoutait des ingrédients chimiques hautement cancérigènes aux cigarettes pour accentuer la dépendance à la nicotine. L’histoire vraie, donc, de Jeffrey Wigand, scientifique ex-employé d’un fabricant de tabac qui, contacté par le producteur d’une émission de CBS, accepte de témoigner devant les caméras. Deux hommes contre le système. Deux hommes face aux empires du tabac et des médias.

Vendredi 30 avril à 21h – Présenté par Éric Libiot, rédacteur en chef de la rubrique Arts et Spectacles de L’Express

Rencontre avec Ferruccio Castronuovo

Suivie d’un débat avec le public

On lui doit notamment un superbe documentaire sur le tournage de La Cité des femmes de Fellini. Mais aussi acteur (Splendor d’Ettore Scola) ou encore caricaturiste, Ferruccio Castronuovo a également été assistant ; de Federico Fellini d’abord (douze ans), Luigi Zampa ou Sergio Leone, ce qui en fait un témoin privilégié de l’âge d’or du cinéma italien. On l’aura découvert plus intimement mardi 6 avril avec le film que Thierry Gentet lui a consacré, La vita, un lungo viaggio in treno – Portrait d’un cinéaste italien, Ferruccio Castronuovo. Ce soir il nous entraînera plus largement dans les arcanes du cinéma italien.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Mercredi 7 avril à 19h30

Suivi de …

La Voce della luna
Federico Fellini
1990. Italie / France. 120 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Roberto Benigni, Sim, Paolo Villagio, Nadia Ottaviani
Le dernier film du maître. Une comédie mélancolique. Une balade poétique à travers l’histoire d’un vagabond envoûté par la lune. Elle lui parle du fond des puits. Il la suit et elle nous entraîne à la rencontre de personnages désenchantés dans un monde lunatique. Un film qui ne se raconte pas, mais qui se savoure quartier par quartier comme ceux dudit astre, comme ceux de la fameuse orange, bleue comme la Terre.

Mercredi 7 avril à 21h (présenté par Ferruccio Castronuovo, cinéaste)