Menu_fleche_noir

Rencontre de cinéma

Rencontre avec Hüseyin Karabey, cinéaste

suivie d’un débat avec le public

Jeune cinéaste d’origine kurde, Hüseyin Karabey est le talent montant de la nouvelle scène indépendante du cinéma turc. Sélectionné dans de nombreux festivals internationaux, My Marlon and Brando est son premier film de fiction. Mais Hüseyin Karabey avait déjà abondamment fait parler de lui, en Turquie et dans le monde entier, par ses documentaires – tant par leur forme que par leurs sujets brûlants : la disparition de 5000 activistes politiques dans la Turquie des années 90 (Boran, un court métrage) ou son tour des prisons occidentales (Allemagne, Italie, Espagne, Irlande du nord, États-Unis) pour dénoncer le système carcéral et les conditions de détention, notamment des prisonniers politiques (Silent Death).

Entrée libre dans la limite des places disponibles – Mercredi 4 novembre à 19h30

· · · · · ·

My Marlon and Brando (Gitmek)
Hüseyin Karabey
2008. Turquie. 92 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Ayca Damgaci, Hama Ali Khan, Cengiz Bozkurt
La rencontre amoureuse de deux acteurs sur un tournage, Ayca et Hama Ali. Elle est stambouliote, il est Kurde irakien. Mais le tournage terminé chacun rentre chez soi. Leur relation se poursuit pourtant. Par téléphone. Par courrier. Mais surtout grâce à la vidéo et l’envoi de cassettes. Les États-Unis ont envahi l’Irak et Ayca n’y tient plus. Elle décide de rejoindre Hama Ali et se lance dans un voyage digne d’une odyssée à travers des territoires extraordinaires (la Turquie, l’Iran, l’Irak) à la fois si proches et si loin. Un road movie insolite où l’humour et les rencontres côtoient les horreurs de la guerre et l’absurdité des conflits, où la fiction et la réalité s’entremêlent, puisqu’il s’agit là de la véritable histoire d’Ayca Damgaci qui joue son propre rôle. Un regard neuf à découvrir.

Mercredi 4 novembre à 21h – séance présentée par le cinéaste

Rencontre avec José Maria Nunes, cinéaste

Le cinéaste de l’École de Barcelone, présent à Toulouse à l’occasion du cycle Nouvelles vagues européennes et du festival Cinespaña, rencontrera le public à l’issue de la projection de Mañana… . Il sera également présent à 18h à l’Instituto Cervantes pour une rencontre autour de son œuvre.

Lundi 5 octobre à 20h30

 
 
 
 
 
 

Rencontre avec André Téchiné, cinéaste

suivie d’un débat avec le public

André Téchiné naît en 1943 à Valence d’Agen. Monté à Paris à vingt ans pour faire du cinéma, il échoue à l’entrée de l’Idhec quand son premier article est publié dans Les Cahiers du cinéma. Le destin a parlé, il devra suivre l’itinéraire des illustres aînés et fera ses premiers pas de cinéaste comme critique. Aujourd’hui l’oeuvre d’André Téchiné connaît une vingtaine de films tous absolument cohérents dans leur ensemble. Cohérents dans leurs thèmes. Cohérents surtout par rapport au système narratif original qu’ils dévoilent.

Entrée libre dans la limite des places disponibles – Mardi 8 septembre à 19h30

· · · · · ·
Hôtel des Amériques
André Téchiné

1981. Franc. 93 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Catherine Deneuve, Patrick Dewaere, Étienne Chicot, Josiane Balasko
Hantise de l’amour. Ce sentiment qui toujours nous hante, fantôme aux yeux des autres, fantôme à nous-mêmes. L’histoire d’une collision amoureuse. L’histoire de deux solitudes heurtées de plein fouet par ce sentiment, qui en fera des apparitions l’un pour l’autre plutôt que des revenants. Il traversait la rue quand elle l’a renversé avec sa voiture. Depuis, elle le hante. Mais, elle, est hantée par un autre. Il finiront bien par se rencontrer. Parce qu’ils ne sont pas fait l’un pour l’autre. Alors, c’est lui qui sera hanté à son tour par cet autre. Et ils continueront à se cogner l’un à l’autre, brisant l’idée que l’amour est fusion charnelle.

Mardi 8 septembre à 21h* – Samedi 19 septembre à 19h

*séance présentée par André Téchiné

Visuel : Hôtel des Amériques d’André Téchiné

Rencontre avec Philippe Puicouyoul, cinéaste et vidéaste

suivie d’un débat avec le public

Réalisateur pour le Centre Pompidou (réalisation des vidéogrammes, films ou multimédias montrés dans les expositions), journaliste (DS magazine), vidéaste (Mégalo-Punk, Trame-Way, Bleu Toi-Light Zone, Faces au vent), plasticien (collages dadaïstes), performeur (Non-Fumeurs Performance, Tape-Tableau Performance), cinéaste (La Brune et moi, Avant-garde et Révolution, Vers l’Olympe – être fan des Rollings Stones) et auteur d’un livre sur le rock’n roll (Pop Fiction – 30 ans de Rock’n Roll) Philippe Puicouyoul est aussi fan des Rolling Stones.

La Brune et moi
Philippe Puicouyoul
1978. France. 50 min. Couleurs. Vidéo.
Avec Pierre Clémenti, Anouschka
Remake punk de La Blonde et moi de Frank Tashlin, le film de Philippe Puicouyoul est aussi un superbe document sur la scène rock française des années 70, avec entre autres : Ici Paris, Astroflash, Les Privés, Marquis de Sade, The Questions, Edith Nylon, Dogs, Taxi Girl… Un banquier rencontre une punkette qui veut bien se donner à lui s’il en fait une rock-star…

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Mercredi 3 juin à 19h30

La rencontre se poursuivra avec la projection du film

Vers l’Olympe – être fan des Rolling Stones
Philippe Puicouyoul
2008. France. 90 min. Couleurs. Vidéo.
Lui-même fan des Stones depuis quarante ans, Philippe Puicouyoul a récolté de par le monde le récit d’autres fan du groupe mythique, dans son cercle à lui, son Stone gang, anonymes ou célèbres (Louis Bertignac, Philippe Manœuvre, Patrick Eudeline, Arno, ou Guillaume Durand). 150 heures de rushes issus de cinq ans de tournage et de SYS (Shoot Yourself System) venus du monde entier, condensé en 94 minutes pour savoir ce que c’est d’être fan des Rolling Stones.

Séance présentée par le réalisateur

Mercredi 3 juin à 21h

Bernadette Lafont, actrice, à l’honneur

Bernadette Lafont ne se présente pas avec des mots, on l’a trop dévorée du regard pour cela, comme des Mistons (son premier rôle où elle fit de la bicyclette un vecteur de sensualité) restés éblouis. Harcèlement du regard, cinématographiquement. Réciproquement. Elle par le regard du spectateur. Le regard du spectateur par son piquant. Le Beau Serge, L’Eau à la bouche, Les Bonnes Femmes… L’égérie de la Nouvelle Vague. Égérie tout court du cinéphile.

Les Bonnes Femmes, Claude Chabrol (1960), France. 95 min, noir et blanc, 35 mm. Avec Bernadette Lafont, Stéphane Audran, Clotilde Joano, Lucile Saint-Simon, Claude Berri.
Quatre femmes. Quatre vendeuses. Elles s’ennuient ferme dans le magasin d’électroménager dans lequel elles bossent. Normal, la vie ne commence véritablement qu’à la sortie du boulot. Elles, elles rêvent au bonheur et à l’amour bien sûr, qu’y-a-t-il d’autre ? Mais attention, voici venue l’heure de la débauche… Très froidement accueilli à l’époque – on parla de cinéma du mépris – ces Bonnes Femmes n’en cessent pas moins de fasciner, ses midinettes, ses mœurs, son regard. Et comme écrivait alors Labarthe : « Je tiens le dernier film de Chabrol non seulement pour son chef d’œuvre, mais encore pour l’aboutissement de tout le jeune cinéma français. (…) À bout souffle est un film de Godard avant d’être un film moderne. Les Bonnes Femmes est évidemment d’abord un film moderne. Ce qui signifie, en simplifiant, que Godard se sert du cinéma et que Chabrol le sert ».

Mardi 5 mai à 20 h (reprise mercredi 6 mai à 16 h 30) · Film interdit en salle aux moins de 16 ans.

Dernière minute : Bernadette Lafont ne pourra pas être présente le 5 mai à La Cinémathèque de Toulouse comme prévu pour la rencontre avec le public « Le Métier de cinéma ». Elle débute actuellement en compagnie de Rufus, Valérie Kaprisky et Laure Marsac le tournage de L’Internat, une série policière-fantastique pour M6 réalisée par Bruno Garcia. Elle y joue la gouvernante de l’établissement qui a des secrets et des mystères. À suivre sur le petit écran d’ici quelques mois…

Visuel : Les Bonnes Femmes de Claude Chabrol.