Jean-Luc Godard. 1960. France. 87 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Michel Subor, Anna Karina
Tourné dans la foulée d’À bout de souffle, censuré, Le Petit Soldat ne sort sur les écrans que trois ans plus tard. En cause, la guerre d’Algérie – un des très rares films français à en parler à chaud. La guerre d’Algérie en terrain neutre, en Suisse. Guerre entre OAS et FLN qui rivalisent dans la torture. Terrain miné. Entre les deux, Michel Subor et Anna Karina. Chacun dans un camp. Ils jouent à la guerre mais découvrent l’amour. Problème : la guerre est un jeu où quand on dit pouce on vous les coupe. L’histoire d’un homme qui trouve que son visage dans une glace ne correspond pas à l’idée qu’il s’en fait de l’intérieur, disait Godard. Le film commençait par une voix off à un poste frontière : « le temps de l’action a passé. J’ai vieilli. Celui de la réflexion commence » disait-elle ; disait-il, le cinéma. La cinéphilie, elle, a préféré en retenir la désormais fameuse sentence « la photo, c’est la vérité et le cinéma, c’est 24 fois la vérité par seconde ».
En collaboration avec la librairie Ombres Blanches.
Mercredi 19 Mai à 21h00 Infos pratiques