Espace presse
Destiné aux journalistes et professionnels des média, l’espace presse propose des éléments rédactionnels (communiqués et dossiers de presse) et visuels (photos de films, portraits de cinéastes…) sur les programmations de la Cinémathèque. Ce type de matériel de presse est également disponible sur d’autres thèmes (restaurations, communication institutionnelle, etc.).
Pour obtenir les codes de cet espace professionnel : clarisse.rapp@lacinemathequedetoulouse.com
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Ciné-concerts / Diffusion
Parce qu’elle conçoit sa politique de restauration dans la perspective de partager ces œuvres retrouvées avec un public d’aujourd’hui, la Cinémathèque propose les films muets restaurés en musique. Elle commande ainsi des accompagnements musicaux ambitieux à des compositeurs et interprètes et les accompagne dans des événements hors les murs.
Détail des ciné-concerts disponibles à la diffusion.
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Location d’espaces
Destiné aux entreprises et aux professionnels de la communication, l’espace Location détaille les différents services de la Cinémathèque en matière d’accueil de manifestations privées : séminaires, réunions variées, soirées partenaires, peuvent prendre une tournure originale dans nos espaces et vous permettre de nouer des relations privilégiées avec vos invités et clients.
À cette occasion, la Cinémathèque vous propose une offre artistique de ciné-concerts ou soirées-spectacles.
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Espace enseignants
Conçu comme un espace de dialogue pédagogique et culturel, l’espace enseignants s’adresse aux professionnels de l’éducation.
Il leur permet de télécharger des documents, dont la brochure annuelle Activités éducatives et culturelles, et de remplir en ligne les demandes de projection dans le cadre de leur projet pédagogique.
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Le Livre de la jungle (The Jungle Book)
Zoltan Korda. 2001. États-Unis. 110 min. Couleurs. 16 mm. Version française. Avec Sabu, Joseph Calleia, John Qualen, Rosemary de Camp
Buldeo, Mowgli, Rashka, Shere Kan ; un livre de la jungle tout en Technicolor et exotisme. Un film qui se feuillette comme on regarde les illustrations d’un livre. Un enchantement de couleurs à faire pâlir la version animée de Disney. À la mémoire du jeune acteur Sabu, véritable enfant cornac qui a su dompter la caméra avec la grâce étourdie d’un éléphanteau qui fait ses premiers pas. L’histoire de Mowgli, jeune garçon élevé par les loups…
À partir de 6 ans | Initiation au bruitage proposée par Mino Malan, musicien et compositeur de la société de production La Ménagerie
Dimanche 07 Février
à 15h30
Infos pratiques

Trois saisons (Ba mua)
Tony Bui. 2000. Vietnam. 104 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Ngoc Hiep Nguyen, Ngoc Minh, Phat Trieu Hoang, Diem Kieu, Hanh Kieu
De nos jours, à Saïgon, trois personnages, trois destins, trois saisons. La jeune Kien An engagée pour cueillir les lotus blancs d’un ancien poète qui se terre dans un vieux temple… Hai, un conducteur de pousse-pousse qui s’éprend d’une belle et orgueilleuse prostituée qui racole dans les nouveaux hôtels huppés… Et Woody, huit ans, vendeur à la sauvette, qui, un soir, dans un bar, fait la connaissance d’un ancien G.I…
Dimanche 07 Février
à 17h30
Infos pratiques

Ce jour de printemps (One Day in Spring)
Cecília Rocha. 2006. États-Unis. 26 min. Couleurs. Vidéo.
La France en docs
11 mai 1944, dans le sud de la France, devant une opération allemande de grosse envergure, les hommes prennent le maquis. L’histoire personnelle de cinq d’entre eux.
En présence de la réalisatrice
Mardi 09 Février
à 19h00
Infos pratiques
Suivi de…
Une poste à la Courneuve
Dominique Cabrera. 1994. France. 55 min. Couleurs. Vidéo.
Une caméra dans un bureau de poste. Pas de commentaire, pas d’interview. Une caméra qui sait se rendre invisible pour observer. Un bureau de poste : un point stratégique, de passage, de brassage, pour rendre une idée de la société. Usagers et fonctionnaires. Et au milieu, l’argent, très vite. Celui qui manque. Et la caméra ne sera plus seulement observatrice ; elle devient témoin, prise à témoin, qu’on l’interroge, lui fasse part de doléances, ou simplement lui raconte un bout de son histoire. Sans voyeurisme, un commentaire sans parole de la société et ses malaises quotidiens. C’était il y plus de dix ans. Aujourd’hui, on dirait c’est la crise.

Retour sur le western muet | À l'assaut du boulevard (Bucking Broadway)
John Ford. 1917. États-Unis. 52 min. Noir & blanc / teinté. 35 mm. Muet. Avec Harry Carey, Molly Malone
Retour sur…
Dans un ranch perdu au fin fond du Wyoming, le cow-boy Cheyenne Harry et la fille du propriétaire Helen Clayton sont en passe de se fiancer, quand un maquignon venu inspecter le cheptel ravit la belle. N’écoutant que son cœur, Cheyenne Harry saute dans le premier train pour New York. Perdu dans la grosse pomme, l’homme de la frontière déclenchera une bataille homérique plus burlesque que westernienne… Un film retrouvé et restauré en 2002 par les Archives Françaises du Film. Un western muet de Ford qui restera célèbre pour sa chevauchée sur Broadway, au milieu des voitures.
Film accompagné au piano par Raphaël Howson
Mardi 09 Février
à 21h00
Infos pratiques

Paroles de bibs
Jocelyne Lemaire-Darnaud. 2001. France. 96 min. Couleurs. 35 mm.
La France en docs
Dans un livre publié fin 1998 chez Grasset, François Michelin mettait en avant sa conception humaniste du capitalisme quelques mois avant l’annonce d’une vague de licenciements sans précédent dans son entreprise. Ce film est le droit de réponse des ouvriers. Leurs réactions face à la conception d’un capitalisme humaniste, publiée à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, qui n’a rien à voir avec leur quotidien. Un film sur la parole. Celle des grands patrons qui diffère de leurs actes. Celle des ouvriers à qui on ne la donne jamais. Le commentaire contre l’habituel comment taire.
Mercredi 10 Février
à 16h30
Infos pratiques

Ce jour de printemps (One Day in Spring)
Cecília Rocha. 2006. États-Unis. 26 min. Couleurs. Vidéo.
La France en docs
11 mai 1944, dans le sud de la France, devant une opération allemande de grosse envergure, les hommes prennent le maquis. L’histoire personnelle de cinq d’entre eux.
Mercredi 10 Février
à 19h00
Infos pratiques
Suivi de…
Une poste à la Courneuve
Dominique Cabrera. 1994. France. 55 min. Couleurs. Vidéo.
Une caméra dans un bureau de poste. Pas de commentaire, pas d’interview. Une caméra qui sait se rendre invisible pour observer. Un bureau de poste : un point stratégique, de passage, de brassage, pour rendre une idée de la société. Usagers et fonctionnaires. Et au milieu, l’argent, très vite. Celui qui manque. Et la caméra ne sera plus seulement observatrice ; elle devient témoin, prise à témoin, qu’on l’interroge, lui fasse part de doléances, ou simplement lui raconte un bout de son histoire. Sans voyeurisme, un commentaire sans parole de la société et ses malaises quotidiens. C’était il y plus de dix ans. Aujourd’hui, on dirait c’est la crise.

Les Inconnus dans la maison
Henri Decoin. 1941. France. 90 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Raimu, Juliette Faber, Gabrielle Fontan, Jacques Baumer, Héléna Manson, Jean Tissier
Simenon au cinéma
Produit en 1941 par la Continental Films, société de production française financièrement dépendante de l’industrie cinématographique nazie, ce film connut un grand succès sous l’Occupation et, comme Le Corbeau, fut interdit à la Libération parce qu’il salissait l’image de la France. Mais si Le Corbeau s’est refait depuis un plumage, la cinématographie française a longtemps laissé ces inconnus confinés dans leur maison. C’est dire qu’il s’agit là d’une rareté avec un Raimu remarquable en avocat misanthrope et alcoolique qui prend la défense d’un ami de sa fille – coupable ou gendre idéal – accusé de meurtre et se lance dans un réquisitoire contre l’hypocrisie bourgeoise. Un film procès, un film ambigu où Raimu avocat fait écho à la révolution nationale de Pétain en même temps que le Raimu ivrogne fait tomber le masque de la bourgeoisie provinciale chère à Vichy.
Mercredi 10 Février
à 21h00
Infos pratiques

Les Eaux fortes
Paul Lacoste. 2010. France. Couleurs. 35 mm. Avec Laurent Collombert, Guillaume Destrem, Stéphanie Barutel, Jean-Pierre Rouane, Sarah Tapiero, Franck Delpech, Marie « Cros » Lacoste
La production en Midi-Pyrénées
L’eau passe juste en bas de la maison familiale. Elle vient longer le mur épais depuis des siècles sans qu’il n’y ait eu jusqu’à présent le moindre problème, hormis un peu d’humidité. Des générations, installées sur le balcon, l’ont vue gentiment couler avec ses reflets chatoyants et sa douce rumeur mélancolique. Mais voilà quelques jours qu’il pleut beaucoup, et que le niveau monte. Est-on prêt à l’intérieur à se battre ? Encore quelques centimètres et l’eau envahira tout : la vallée, la salle à manger, la cuisine. Les cœurs, les âmes, les consciences… Tous lâcheront. Sauf un.
Jeudi 11 Février
à 19h00
Infos pratiques

Meurtre dans un jardin anglais (The Draughtsman's Contract)
Peter Greenaway. 1982. Grande-Bretagne. 108 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Anthony Higgins, Janet Suzman, Anne-Louise Lambert
Faire parler la poudre sous le fard. Dans l’Angleterre de la fin du 17e siècle, un peintre se voit offrir un contrat juteux par une châtelaine quelque peu délaissée par son époux. Peindre son domaine sous différents points de vues en échange d’un accès libre et total à tous ses charmes. Douze pièces. Mais au fur et à mesure de l’aventure, les tableaux laissent présager d’un meurtre… Perruques, jabots et bas. Humour et élégance. Un jeu de l’esprit tout Greenaway. Raffiné, comme on dit d’un mets.
Jeudi 11 Février
à 21h00
Infos pratiques

Les Inconnus dans la maison
Henri Decoin. 1941. France. 90 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Raimu, Juliette Faber, Gabrielle Fontan, Jacques Baumer, Héléna Manson, Jean Tissier
Simenon au cinéma
Produit en 1941 par la Continental Films, société de production française financièrement dépendante de l’industrie cinématographique nazie, ce film connut un grand succès sous l’Occupation et, comme Le Corbeau, fut interdit à la Libération parce qu’il salissait l’image de la France. Mais si Le Corbeau s’est refait depuis un plumage, la cinématographie française a longtemps laissé ces inconnus confinés dans leur maison. C’est dire qu’il s’agit là d’une rareté avec un Raimu remarquable en avocat misanthrope et alcoolique qui prend la défense d’un ami de sa fille – coupable ou gendre idéal – accusé de meurtre et se lance dans un réquisitoire contre l’hypocrisie bourgeoise. Un film procès, un film ambigu où Raimu avocat fait écho à la révolution nationale de Pétain en même temps que le Raimu ivrogne fait tomber le masque de la bourgeoisie provinciale chère à Vichy.
Vendredi 12 Février
à 19h00
Infos pratiques

Faits divers (sous réserve)
Raymond Depardon. 1983. France. 108 min. Couleurs. 35 mm.
La France en docs
Sans mot dire, Depardon suit dans leur quotidien des policiers du commissariat du Ve arrondissement. C’était le début des années 80, on ne parlait pas encore de télé réalité. À la manière de la série Strip-Tease, Depardon s’efface derrière la caméra (sans chercher pour autant à la dissimuler) jusqu’à se fondre dans le paysage, et enregistre via les hommes en bleu des tranches de vie ordinaires confrontées à des faits divers routiniers pour la maréchaussée. Pas de sensationnalisme ici, ni course poursuite contre des trafiquants ni interventions du GIGN ; seulement Police Secours, plus assistante sociale que commissaire Moulin, et des quidams qui prêtent au réel des répliques surréalistes. Un film en prise directe avec l’humain. Terriblement humain.
Vendredi 12 Février
à 21h00
Infos pratiques

Jonathan Livingstone le goéland (Jonathan Livingstone Seagull)
Hall Bartlett. 1973. États-Unis. 104 min. Couleurs. 35 mm. Version française.
La Cinémathèque Junior
Il ne s’agit pas d’un film d’animation, mais bien d’un film tourné avec de vrais oiseaux. Pas La Marche de l’empereur, mais une vraie fiction. L’histoire d’un goéland pas comme les autres qui, comme un pionnier de l’aviation, a décidé de voler toujours plus haut, toujours plus vite. Seulement, voilà, la condition de goéland voudrait qu’il se contente de voleter au-dessus de l’eau pour se nourrir. Mais sa passion est trop forte et l’entraînera toujours plus haut, toujours plus vite. Toujours plus loin…
À partir de 8 ans
Samedi 13 Février
à 15h00
Infos pratiques

Délits flagrants
Raymond Depardon. 1994. France. 105 min. Couleurs. 35 mm.
La France en docs
Délits flagrants est la suite logique (Depardon préfère parler de complément, ce qui est plus juste) de Faits divers (voir page 9) : après le commissariat de police, le palais de justice, la confrontation avec le substitut du procureur qui suit l’arrestation et la garde à vue. Moment décisif pour la personne déférée. Il s’agit d’un entretien et à ce titre le dispositif mis en place (l’inculpé et le substitut dans un même plan fixe) met en lumière le langage, gestuelle et parole, en laissant toute sa place à « l’entre », ici un bureau dépouillé et administratif. Dix ans se sont écoulés depuis Faits divers. « L’entre » n’est plus un espace d’échange. Il est devenu un fossé. Barrière du langage. Petits délinquants au vocabulaire restreint, parole hésitante, souvent trahie, mots menottés. Et verbe sûr, technique, mécanique. La loi. On ne rit plus comme dans les films précédents où flics et voyous se comprenaient, utilisaient les mêmes mots. Ici, on a peur, et on se dit que l’insécurité c’est la loi. Alors on se demande, si la loi protège la société, qu’est-ce qui protège l’individu ?
Samedi 13 Février
à 17h00
Infos pratiques

10e Chambre : instants d'audience
Raymond Depardon. 2004. France. 105 min. Couleurs. 35 mm.
La France en docs
Dix ans après Délits flagrants (voir page 7), la poursuite du travail commencé avec Faits divers (voir page 9). Le tribunal. L’accusé et le juge. Le même fossé. Linguistique. Social. Et les mêmes interrogations sur la justice que dans Délits flagrants. Mais ici le dispositif a changé. « L’entre », ou plutôt, désormais, « le part et d’autre » est matérialisé. Dans la configuration de l’espace : la barre. Cinématographiquement : le champ / contrechamp. Le juge a revêtu sa robe. Il n’y a plus d’espace potentiel d’échange de paroles. Nous sommes au théâtre. Avec une certaine forme de mise en scène, avec des codes. Et chacun, accusé ou juge, y tient son rôle.
Samedi 13 Février
à 19h00
Infos pratiques

Dans la brume électrique
Bertrand Tavernier. 2009. France / États-Unis. 117 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Tommy Lee Jones, John Goodman, Peter Sarsgaard, Kelly Macdonald, Mary Steenburger
La Louisiane après Katrina. Les toits se sont envolés laissant ouvertes les fractures sociales. Les bayous s’en sont vus également tout remués, mettant à nu de vieux ossements enchaînés. C’est alors que de jeunes filles sont retrouvées assassinées cependant que le parrain local se lance dans la production d’un film hollywoodien. Et au milieu de tout ce remue-ménage, l’inspecteur Dave Robicheaux aux prises avec ses propres démons, fantômes du passé bientôt rejoints par une troupe de soldats confédérés…
Suivi d'une rencontre avec Bertrand Tavernier
Samedi 13 Février
à 20h00
Infos pratiques

Jonathan Livingstone le goéland (Jonathan Livingstone Seagull)
Hall Bartlett. 1973. États-Unis. 104 min. Couleurs. 35 mm. Version française.
La Cinémathèque Junior
Il ne s’agit pas d’un film d’animation, mais bien d’un film tourné avec de vrais oiseaux. Pas La Marche de l’empereur, mais une vraie fiction. L’histoire d’un goéland pas comme les autres qui, comme un pionnier de l’aviation, a décidé de voler toujours plus haut, toujours plus vite. Seulement, voilà, la condition de goéland voudrait qu’il se contente de voleter au-dessus de l’eau pour se nourrir. Mais sa passion est trop forte et l’entraînera toujours plus haut, toujours plus vite. Toujours plus loin…
À partir de 8 ans
Dimanche 14 Février
à 15h30
Infos pratiques

Les Fantômes du chapelier
Claude Chabrol. 1982. France. 120 min. Couleurs. 35 mm. Avec Michel Serrault, Charles Aznavour, Aurore Clément
Simenon au cinéma
Une petite ville de province rangée dans sa torpeur. Une série de meurtres vient la secouer. D’emblée, on connaît l’assassin. Et le suspens classique de se retourner comme un gant, pour traquer un autre mystère, celui des troublantes relations qui unissent cet assassin à un témoin qui à force de se taire finit par se faire complice. Un jeu du chat et de la souris. Entre folie et raison. Entre fascination et répulsion. Entre Michel Serrault et Charles Aznavour.
Dimanche 14 Février
à 17h30
Infos pratiques

Faits divers (sous réserve)
Raymond Depardon. 1983. France. 108 min. Couleurs. 35 mm.
La France en docs
Sans mot dire, Depardon suit dans leur quotidien des policiers du commissariat du Ve arrondissement. C’était le début des années 80, on ne parlait pas encore de télé réalité. À la manière de la série Strip-Tease, Depardon s’efface derrière la caméra (sans chercher pour autant à la dissimuler) jusqu’à se fondre dans le paysage, et enregistre via les hommes en bleu des tranches de vie ordinaires confrontées à des faits divers routiniers pour la maréchaussée. Pas de sensationnalisme ici, ni course poursuite contre des trafiquants ni interventions du GIGN ; seulement Police Secours, plus assistante sociale que commissaire Moulin, et des quidams qui prêtent au réel des répliques surréalistes. Un film en prise directe avec l’humain. Terriblement humain.
Mardi 16 Février
à 19h00
Infos pratiques

Délits flagrants
Raymond Depardon. 1994. France. 105 min. Couleurs. 35 mm.
La France en docs
Délits flagrants est la suite logique (Depardon préfère parler de complément, ce qui est plus juste) de Faits divers (voir page 9) : après le commissariat de police, le palais de justice, la confrontation avec le substitut du procureur qui suit l’arrestation et la garde à vue. Moment décisif pour la personne déférée. Il s’agit d’un entretien et à ce titre le dispositif mis en place (l’inculpé et le substitut dans un même plan fixe) met en lumière le langage, gestuelle et parole, en laissant toute sa place à « l’entre », ici un bureau dépouillé et administratif. Dix ans se sont écoulés depuis Faits divers. « L’entre » n’est plus un espace d’échange. Il est devenu un fossé. Barrière du langage. Petits délinquants au vocabulaire restreint, parole hésitante, souvent trahie, mots menottés. Et verbe sûr, technique, mécanique. La loi. On ne rit plus comme dans les films précédents où flics et voyous se comprenaient, utilisaient les mêmes mots. Ici, on a peur, et on se dit que l’insécurité c’est la loi. Alors on se demande, si la loi protège la société, qu’est-ce qui protège l’individu ?
Mardi 16 Février
à 21h00
Infos pratiques

Les Fantômes du chapelier
Claude Chabrol. 1982. France. 120 min. Couleurs. 35 mm. Avec Michel Serrault, Charles Aznavour, Aurore Clément
Simenon au cinéma
Une petite ville de province rangée dans sa torpeur. Une série de meurtres vient la secouer. D’emblée, on connaît l’assassin. Et le suspens classique de se retourner comme un gant, pour traquer un autre mystère, celui des troublantes relations qui unissent cet assassin à un témoin qui à force de se taire finit par se faire complice. Un jeu du chat et de la souris. Entre folie et raison. Entre fascination et répulsion. Entre Michel Serrault et Charles Aznavour.
Mardi 16 Février
à 21h15
Infos pratiques

Monsieur Hire
Patrice Leconte. 1989. France. 80 min. Couleurs. 35 mm. Avec Michel Blanc, Sandrine Bonnaire, Luc Thuiller, André Wilms
Simenon au cinéma
Dans son costume noir, Monsieur Hire est blafard comme une lune est engoncée dans sa nuit, comme Michel est blanc. Monsieur Hire n’a pas d’amis. Les gens ne l’aiment pas. Monsieur Hire n’aime pas les gens. Il aime la femme d’en face, dans sa fenêtre ; par la fenêtre. Dans la pénombre de sa chambre, il l’observe, muet comme une lune voit tout. Quand une gamine est retrouvée assassinée, c’est lui que l’on accuse. Trop inquiétant pour être honnête. Monsieur Hire sait. Il sait qui a tué. Il sait qu’il l’aime. Alors Monsieur Hire attend. Monsieur Hire attend de commencer à vivre.
Mercredi 17 Février
à 16h30
Infos pratiques

10e Chambre : instants d'audience
Raymond Depardon. 2004. France. 105 min. Couleurs. 35 mm.
La France en docs
Dix ans après Délits flagrants (voir page 7), la poursuite du travail commencé avec Faits divers (voir page 9). Le tribunal. L’accusé et le juge. Le même fossé. Linguistique. Social. Et les mêmes interrogations sur la justice que dans Délits flagrants. Mais ici le dispositif a changé. « L’entre », ou plutôt, désormais, « le part et d’autre » est matérialisé. Dans la configuration de l’espace : la barre. Cinématographiquement : le champ / contrechamp. Le juge a revêtu sa robe. Il n’y a plus d’espace potentiel d’échange de paroles. Nous sommes au théâtre. Avec une certaine forme de mise en scène, avec des codes. Et chacun, accusé ou juge, y tient son rôle.
Mercredi 17 Février
à 19h00
Infos pratiques

Burn After Reading / Au cinéma Le Cratère de Toulouse
Joel et Ethan Coen. 2008. États-Unis. 96 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec George Clooney, Frances McDormand, Brad Pitt, John Malkovich, Tilda Swinton
Festival Zoom Arrière
Un analyste de la CIA complètement grillé. Un marshall complètement obsédé par… la course à pied. Et un improbable couple de blaireaux travaillant dans une salle de sport. Quand les pros de la remise en forme tombent sur un CD top secret de l’espion et décident de le faire chanter… On connaît l’humour corrosif des frères Coen ; ce coup-ci ce sont les États-Unis qui en prennent directement plein leur grade au cours d’une parodie flambante de film d’espionnage. Les institutions, bien sûr, dans la traînée de ce que l’on pourrait appeler le syndrome post 9/11. Le cinéma surtout, si l’on y regarde de plus près et à plus long terme : les codes du cinéma hollywoodien et ses stars.
Mercredi 17 Février
à 20h45
Infos pratiques

Cécile est morte
Maurice Tourneur. 1943. France. 90 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Albert Préjean, Gabriello, Jean Brochard, Santa Relli
Simenon au cinéma
Cécile harcèle la PJ. Quelqu’un veut l’assassiner. Quelqu’un pénètre nuitamment dans sa chambre. Le commissariat a d’autres chats à fouetter que chasser les fantômes. Mais quand on la retrouve assassinée, c’est Maigret qui se retrouve avec une affaire sur les bras. Une affaire trouble pour un Maigret agité…
Mercredi 17 Février
à 21h00
Infos pratiques

Monsieur Hire
Patrice Leconte. 1989. France. 80 min. Couleurs. 35 mm. Avec Michel Blanc, Sandrine Bonnaire, Luc Thuiller, André Wilms
Simenon au cinéma
Dans son costume noir, Monsieur Hire est blafard comme une lune est engoncée dans sa nuit, comme Michel est blanc. Monsieur Hire n’a pas d’amis. Les gens ne l’aiment pas. Monsieur Hire n’aime pas les gens. Il aime la femme d’en face, dans sa fenêtre ; par la fenêtre. Dans la pénombre de sa chambre, il l’observe, muet comme une lune voit tout. Quand une gamine est retrouvée assassinée, c’est lui que l’on accuse. Trop inquiétant pour être honnête. Monsieur Hire sait. Il sait qui a tué. Il sait qu’il l’aime. Alors Monsieur Hire attend. Monsieur Hire attend de commencer à vivre.
Jeudi 18 Février
à 19h00
Infos pratiques

Le Dos au mur
Jean-Pierre Thorn. 1981. France. 105 min. Couleurs. Vidéo.
La France en docs
12 ans après mai 68. Deux ans après la rupture de l’Union de la gauche. Une grève comme tant d’autres. Les travailleurs de l’Alsthom Saint-Ouen parallèlement à ceux de Belfort, affrontent l’Alsthom-Atlantique, un des principaux groupes industriels français. De 1971 à 1978 Jean-Pierre Thorn avait bossé dans cette boîte comme O.S. avant de reprendre le cinéma professionnellement. Le Dos au mur, c’est six semaines de grève avec les travailleurs et pour Thorn, l’aboutissement d’une double expérience, ouvrière et cinématographique. Un témoignage de l’intérieur. Un témoignage pour un film essentiel. La fin des illusions. La fin des haricots a-t-on envie de dire. Ou comme dit un ouvrier : « y a les haricots mais y a pas le gigot », le même qui dira aussi « je ne tirerai pas le premier coup de fusil. Mais certainement le deuxième ». Qu’est-ce qu’on fait quand on est acculé, le dos au mur et qu’on ne tire pas le premier ? On courbe l’échine et on n’a même plus les haricots. Bienvenue aujourd’hui. C’était il y a presque trente ans. Une leçon.
Jeudi 18 Février
à 21h00
Infos pratiques

La Plainte de l’impératrice (Die Klage der Kaiserin)
Pina Bausch. 1989. Allemagne. 106 min. Couleurs. Vidéo. Version originale sous-titrée en français. Avec (comédiens et danseurs) : Mechthild Grossmann, Mariko Aoyama, Anne-Marie Benati, Bénédicte Billiet, Rolando Brenes Calvo.
Le film a été tourné par Pina Bausch avec l’ensemble du Tanz Theater de Wuppertal et des invités. « Un film sur les traces de sa propre histoire et de l’histoire des autres. Sur la nostalgie et la détresse. Sur le désir d’être aimé. Sur la beauté et la fidélité qui ne sont pas ce qu’elles devraient être. Un rêve d’amour. Tendresse. Proximité. Rêves de vie. Histoires interrompues. Images singulières » (Raimund Hoghe). Raimund Hoghe est allemand, il fut d’abord journaliste, puis dramaturge pour Pina Bausch pendant plus de 10 ans. Et ensuite, un jour, il a osé monter sur scène.
Film choisi et présenté par Françoise Courtiade
Vendredi 19 Février
à 19h00
Infos pratiques

À bientôt j'espère
Chris Marker, Mario Marret. 1968. France. 43 min. Noir & blanc. Vidéo.
La France en docs
1967, la grève de l’usine Rhodiaceta à Besançon. Une grève d’un nouveau genre, où il n’est plus seulement question de salaire ou de la crainte de perdre son emploi, mais des conditions de travail et du droit à la culture pour tous. Invités par le CCPPO (Centre Culturel Populaire de Palente Les Orchamps), Chris Marker et son équipe viennent filmer les ouvriers et leurs revendications révolutionnaires. Mais quand ils leur présentent le film, c’est le pugilat verbal. Les ouvriers ne s’y reconnaissent pas et rejettent le film : « Je pense que le réalisateur est un incapable…(…) et je pense plutôt, et je le dis crûment aussi, qu’il y a simplement une exploitation des travailleurs de Rhodia par des gens qui, paraît-il, luttent contre le capitalisme ». Cela donnera l’idée aux cinéastes de donner du matériel audiovisuel aux ouvriers. Cela donnera le Groupe Medvedkine, groupe d’ouvriers cinéastes, fer de lance du cinéma militant.
Suivi de La Charnière, bande son de 16 minutes, enregistrement de l’échange entre les cinéastes et les ouvriers lors de la présentation du film et de Classe de lutte (1969, 37 min.), premier film du Groupe Medvedkine de Besançon.
Vendredi 19 Février
à 21h00
Infos pratiques

Fabuleuses fabulettes
Heikki Prepula, Fabrice Luong-Vija, Cécilia Marreiros Marum, Jan Locher, Thomas Hinke. 2006. France. 40 min. Couleurs. 35 mm.
La Cinémathèque Junior
Cinq petits films d’animation pour les tout petits. Au programme : des animaux complètement zinzins dont une vache qui se déguise en éléphant. La rencontre d’un petit garçon et de deux hérissons. L’aventure de trois boucs confrontés à une bien étrange créature. Trois oisillons tombés du nid et bien décidés à gazouiller coûte que coûte. Et des animaux toujours aussi zinzins, dont les rêves se télescopent…
À partir de 2 ans
Samedi 20 Février
à 15h00
Infos pratiques

Festival Zoom Arrière
Plongée en musique dans l’univers burlesque de Charley Bowers, créateur du héros Bricolo, avec la projection de deux courts métrages issus des collections de la Cinémathèque de Toulouse
et accompagnés à l’accordéon par Grégory Daltin : Pour épater les poules (Egged on) et Un original locataire (A Wild Roomer) tournés en 1926.
Collaboration avec la MJC Empalot – Depuis 2009, la Cinémathèque de Toulouse et la MJC développent pour les jeunes un projet commun d’initiation à la découverte du cinéma.
Séance en collaboration avec la MJC Empalot
Samedi 20 Février
à 15h00
Infos pratiques

À bientôt j'espère
Chris Marker, Mario Marret. 1968. France. 43 min. Noir & blanc. Vidéo.
La France en docs
1967, la grève de l’usine Rhodiaceta à Besançon. Une grève d’un nouveau genre, où il n’est plus seulement question de salaire ou de la crainte de perdre son emploi, mais des conditions de travail et du droit à la culture pour tous. Invités par le CCPPO (Centre Culturel Populaire de Palente Les Orchamps), Chris Marker et son équipe viennent filmer les ouvriers et leurs revendications révolutionnaires. Mais quand ils leur présentent le film, c’est le pugilat verbal. Les ouvriers ne s’y reconnaissent pas et rejettent le film : « Je pense que le réalisateur est un incapable…(…) et je pense plutôt, et je le dis crûment aussi, qu’il y a simplement une exploitation des travailleurs de Rhodia par des gens qui, paraît-il, luttent contre le capitalisme ». Cela donnera l’idée aux cinéastes de donner du matériel audiovisuel aux ouvriers. Cela donnera le Groupe Medvedkine, groupe d’ouvriers cinéastes, fer de lance du cinéma militant.
Suivi de La Charnière, bande son de 16 minutes, enregistrement de l’échange entre les cinéastes et les ouvriers lors de la présentation du film et de Classe de lutte (1969, 37 min.), premier film du Groupe Medvedkine de Besançon.
Samedi 20 Février
à 17h00
Infos pratiques

Cécile est morte
Maurice Tourneur. 1943. France. 90 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Albert Préjean, Gabriello, Jean Brochard, Santa Relli
Simenon au cinéma
Cécile harcèle la PJ. Quelqu’un veut l’assassiner. Quelqu’un pénètre nuitamment dans sa chambre. Le commissariat a d’autres chats à fouetter que chasser les fantômes. Mais quand on la retrouve assassinée, c’est Maigret qui se retrouve avec une affaire sur les bras. Une affaire trouble pour un Maigret agité…
Samedi 20 Février
à 19h00
Infos pratiques

Monsieur La Souris
Georges Lacombe. 1942. France. 106 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Raimu, Paul Amiot, René Bergeron, Marie Carlot
Simenon au cinéma
Monsieur La Souris est un clochard. Le clochard jovial, le clochard sympathique qui traîne devant l’entrée d’un cabaret, ouvrant les portières aux clients. Un Raimu plein de verve. Et puis un soir, c’est à un cadavre qu’il ouvre la porte. Surprise. Le temps d’aller avertir quelqu’un et la voiture est repartie. Surprise. Reste un portefeuille plein de biffetons. La Souris se dit qu’en le remettant à la police, il pourra sûrement récupérer la monnaie dans un an et un jour. Cela ferait un sacré pourboire. C’est en réalité le début d’une aventure qui manquera de le laisser timbré.
Samedi 20 Février
à 21h00
Infos pratiques

Fabuleuses fabulettes
Heikki Prepula, Fabrice Luong-Vija, Cécilia Marreiros Marum, Jan Locher, Thomas Hinke. 2006. France. 40 min. Couleurs. 35 mm.
La Cinémathèque Junior
Cinq petits films d’animation pour les tout petits. Au programme : des animaux complètement zinzins dont une vache qui se déguise en éléphant. La rencontre d’un petit garçon et de deux hérissons. L’aventure de trois boucs confrontés à une bien étrange créature. Trois oisillons tombés du nid et bien décidés à gazouiller coûte que coûte. Et des animaux toujours aussi zinzins, dont les rêves se télescopent…
À partir de 2 ans
Dimanche 21 Février
à 15h30
Infos pratiques

L'Homme de Londres (A Londoni férfi)
Béla Tarr. 2007. Hongrie. 139 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Miroslav Krobot, Tilda Swinton, Agi Szirtes, Janos Derzsi
Simenon au cinéma
Du haut de son poste d’aiguilleur sur le port de Dieppe, un homme est témoin d’un meurtre. Il a tout vu, l’altercation, la noyade, la valise que le meurtrier n’a pas pu récupérer. Il la récupère, lui, et elle est pleine de billets de banque… Mais du roman noir de Simenon, Béla Tarr s’éloigne dès le départ. Noir, charbonneux, est son film, mais c’est un poème visuel qu’il en tire plutôt qu’une intrigue policière à dérouler. Paradoxalement, le cinéma esthétique et taiseux du Hongrois sied aux atmosphères de l’écrivain français.
Dimanche 21 Février
à 17h30
Infos pratiques

Monsieur La Souris
Georges Lacombe. 1942. France. 106 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Raimu, Paul Amiot, René Bergeron, Marie Carlot
Simenon au cinéma
Monsieur La Souris est un clochard. Le clochard jovial, le clochard sympathique qui traîne devant l’entrée d’un cabaret, ouvrant les portières aux clients. Un Raimu plein de verve. Et puis un soir, c’est à un cadavre qu’il ouvre la porte. Surprise. Le temps d’aller avertir quelqu’un et la voiture est repartie. Surprise. Reste un portefeuille plein de biffetons. La Souris se dit qu’en le remettant à la police, il pourra sûrement récupérer la monnaie dans un an et un jour. Cela ferait un sacré pourboire. C’est en réalité le début d’une aventure qui manquera de le laisser timbré.
Mardi 23 Février
à 19h00
Infos pratiques

Le Sang à la tête
Gilles Grangier. 1956. France. 83 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Jean Gabin, Renée Faure, Paul Frankeur, Monique Mélinand
Simenon au cinéma
Ayant commencé comme débardeur, François Cardinaud, en trente ans, a su monter tous les barreaux de l’échelle sociale et est devenu aujourd’hui un des hommes les plus importants de La Rochelle, à la fois craint et respecté, dans un rôle taillé sur mesure pour Gabin. Mais quand sa femme disparaît sans laisser d’adresse, haine et jalousie se déchaînent à son encontre. Sauver les apparences et mener l’enquête en même temps, de front. Elle serait partie avec une petite frappe…
Mardi 23 Février
à 21h00
Infos pratiques

Le Sang à la tête
Gilles Grangier. 1956. France. 83 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Jean Gabin, Renée Faure, Paul Frankeur, Monique Mélinand
Simenon au cinéma
Ayant commencé comme débardeur, François Cardinaud, en trente ans, a su monter tous les barreaux de l’échelle sociale et est devenu aujourd’hui un des hommes les plus importants de La Rochelle, à la fois craint et respecté, dans un rôle taillé sur mesure pour Gabin. Mais quand sa femme disparaît sans laisser d’adresse, haine et jalousie se déchaînent à son encontre. Sauver les apparences et mener l’enquête en même temps, de front. Elle serait partie avec une petite frappe…
Mercredi 24 Février
à 16h30
Infos pratiques

L'Homme de Londres (A Londoni férfi)
Béla Tarr. 2007. Hongrie. 139 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Miroslav Krobot, Tilda Swinton, Agi Szirtes, Janos Derzsi
Simenon au cinéma
Du haut de son poste d’aiguilleur sur le port de Dieppe, un homme est témoin d’un meurtre. Il a tout vu, l’altercation, la noyade, la valise que le meurtrier n’a pas pu récupérer. Il la récupère, lui, et elle est pleine de billets de banque… Mais du roman noir de Simenon, Béla Tarr s’éloigne dès le départ. Noir, charbonneux, est son film, mais c’est un poème visuel qu’il en tire plutôt qu’une intrigue policière à dérouler. Paradoxalement, le cinéma esthétique et taiseux du Hongrois sied aux atmosphères de l’écrivain français.
Mercredi 24 Février
à 19h00
Infos pratiques

Le Fruit défendu
Henri Verneuil. 1952. France. 99 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Fernandel, Françoise Arnoul, Sylvie, Raymond Pellegrin
Simenon au cinéma
Drame de l’amour. Quand le désir fait son office de destruction. Fernandel prit entre les feux de la passion et de l’amour. Brave docteur, veuf et marié en seconde noce, il vit une vie paisible à Arles, sans histoire, quand il rencontre la jeune Françoise Arnoul dont la sensualité enflamma toute une génération. Pas plus que les cinéphiles il ne résiste à son charme. Il en fait sa secrétaire, en fait, sa maîtresse. Sa femme, dévouée et aimante, bien sûr s’en rend compte. Sa jeune maîtresse, passionnée, se lasse et veut partir. Suivre ou poursuivre ? Désirer ou aimer ? Fernandel devra choisir, malgré lui, malgré elles.
Mercredi 24 Février
à 21h15
Infos pratiques

Le Voyageur de la Toussaint
Louis Daquin. 1942. France. 102 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Jean Desailly, Assia Noris, Gabrielle Dorziat, Jules Berry, Serge Reggiani
Simenon au cinéma
Histoire de famille, héritage, pouvoir et privilèges, au pays des notables de province. Un jeune homme débarque à La Rochelle. C’est le 1er novembre. Il vient d’hériter de la fortune de son oncle, personnage très influent de la ville. Et la ville, justement, n’est pas prête à l’accueillir à bras ouverts. À peine arrivé, le syndicat -groupuscule de personnes de pouvoir qui se partagent la ville – lui fait sentir son hostilité. Le syndicat veut récupérer certains papiers dans le coffre de l’oncle. Un oncle d’ailleurs, qui ne serait pas mort de sa belle mort…
Jeudi 25 Février
à 19h00
Infos pratiques

Apocalypse Now Redux
Francis Ford Coppola. 1979. États-Unis. 147 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Martin Sheen, Marlon Brando, Robert Duvall
« Tout grand film est un documentaire sur son propre tournage » aimait à dire François Truffaut. Apocalypse Now porte en lui les affres de la création et la folie qui a plané sur son tournage. Après le succès planétaire du Parrain, Coppola hypothéqua tous ses biens pour mener à bien son projet. L’odyssée du capitaine Willard au cœur des ténèbres, pour éliminer un colonel qui a cessé de suivre les ordres de ses supérieurs, auto promu dieu barbare de la jungle vietnamienne, est aussi l’odyssée de Coppola dans son rêve fou de créer une expérience cinématographique qui transmette l’horreur, la folie, l’absurdité de la guerre du Vietnam et partager le dilemme moral qu’elle a posé.
Jeudi 25 Février
à 21h00
Infos pratiques

L’Horloger de Saint-Paul
Bertrand Tavernier. 1973. France. 105 min. Couleurs. 35 mm. Avec Philippe Noiret, Jean Rochefort, Jacques Denis, Julien Bertheau, Yves Alfonso, Sylvain Rougerie, Christine Pascal
Simenon au cinéma
Comme un horloger se penche sur les rouages d’une montre arrêtée pour en comprendre la panne, L’Horloger de Saint-Paul se penche sur la mécanique complexe des rapports humains ; ici, celle d’un père qui essaie de comprendre les raisons qui ont amené son fils à commettre un crime. Un père qui se rend compte qu’il ne connaissait pas son fils et qui doit expliquer son acte. Un père qui, loin de le condamner, loin de le défendre aveuglément par et pour des raisons de filiation, se retrouvera et le retrouvera dans ses idées. Parce que le crime est politique. Tuer un salaud. Violence contre violence. Contre le pouvoir. Contre l’ordre. Un révolté s’éveille là où sommeillait un père. Un film qui passe de l’étude de caractère au pamphlet antisocial.
Vendredi 26 Février
à 19h00
Infos pratiques

Le Voyageur de la Toussaint
Louis Daquin. 1942. France. 102 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Jean Desailly, Assia Noris, Gabrielle Dorziat, Jules Berry, Serge Reggiani
Simenon au cinéma
Histoire de famille, héritage, pouvoir et privilèges, au pays des notables de province. Un jeune homme débarque à La Rochelle. C’est le 1er novembre. Il vient d’hériter de la fortune de son oncle, personnage très influent de la ville. Et la ville, justement, n’est pas prête à l’accueillir à bras ouverts. À peine arrivé, le syndicat -groupuscule de personnes de pouvoir qui se partagent la ville – lui fait sentir son hostilité. Le syndicat veut récupérer certains papiers dans le coffre de l’oncle. Un oncle d’ailleurs, qui ne serait pas mort de sa belle mort…
Vendredi 26 Février
à 21h00
Infos pratiques

Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (Who Framed Roger Rabbit ?)
Robert Zemeckis. 1988. États-Unis. 96 min. Couleurs. 35 mm. Version française.
La Cinémathèque Junior
Énorme succès pour ce film qui mêle avec un humour dévastateur prises de vue réelles et images animées. Complètement dingue. Complètement toonie. À Toon-town, à la fin des années 40, le lapin vedette, Roger Rabbit, se voit accusé d’avoir assassiné un humain : l’amant de sa femme, fatale à décrocher une mâchoire de loup. Un détective privé qui croit à son innocence va l’aider à démasquer le véritable coupable. Mais ce n’est pas gagné…
À partir de 8 ans.
Samedi 27 Février
à 15h00
Infos pratiques

Le Fruit défendu
Henri Verneuil. 1952. France. 99 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Fernandel, Françoise Arnoul, Sylvie, Raymond Pellegrin
Simenon au cinéma
Drame de l’amour. Quand le désir fait son office de destruction. Fernandel prit entre les feux de la passion et de l’amour. Brave docteur, veuf et marié en seconde noce, il vit une vie paisible à Arles, sans histoire, quand il rencontre la jeune Françoise Arnoul dont la sensualité enflamma toute une génération. Pas plus que les cinéphiles il ne résiste à son charme. Il en fait sa secrétaire, en fait, sa maîtresse. Sa femme, dévouée et aimante, bien sûr s’en rend compte. Sa jeune maîtresse, passionnée, se lasse et veut partir. Suivre ou poursuivre ? Désirer ou aimer ? Fernandel devra choisir, malgré lui, malgré elles.
Samedi 27 Février
à 17h00
Infos pratiques

La Tête d'un homme
Julien Duvivier. 1932. France. 100 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Harry Baur, Gina Manès, Valery Inkijinoff
Simenon au cinéma
Ça commence au café. Un noceur sans le sous, crie bien haut qu’il paierait cher pour qu’on assassine une tante, riche, dont il hériterait. Et la nuit l’envahit. Tout est brume, tout est gris. Un billet lui arrive, glisse jusqu’à lui. Quelqu’un est prêt à relever le défi. Et la tante d’être assassinée. L’enquête est vite bouclée. C’est un simple d’esprit qui a fait le coup. Mais Maigret n’y croit pas. Trop facile le coup du simple d’esprit. Pour que Maigret enquête, l’affaire se doit d’être plus retorse. Elle le sera.
Samedi 27 Février
à 19h00
Infos pratiques

L’Horloger de Saint-Paul
Bertrand Tavernier. 1973. France. 105 min. Couleurs. 35 mm. Avec Philippe Noiret, Jean Rochefort, Jacques Denis, Julien Bertheau, Yves Alfonso, Sylvain Rougerie, Christine Pascal
Simenon au cinéma
Comme un horloger se penche sur les rouages d’une montre arrêtée pour en comprendre la panne, L’Horloger de Saint-Paul se penche sur la mécanique complexe des rapports humains ; ici, celle d’un père qui essaie de comprendre les raisons qui ont amené son fils à commettre un crime. Un père qui se rend compte qu’il ne connaissait pas son fils et qui doit expliquer son acte. Un père qui, loin de le condamner, loin de le défendre aveuglément par et pour des raisons de filiation, se retrouvera et le retrouvera dans ses idées. Parce que le crime est politique. Tuer un salaud. Violence contre violence. Contre le pouvoir. Contre l’ordre. Un révolté s’éveille là où sommeillait un père. Un film qui passe de l’étude de caractère au pamphlet antisocial.
Samedi 27 Février
à 21h00
Infos pratiques

Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (Who Framed Roger Rabbit ?)
Robert Zemeckis. 1988. États-Unis. 96 min. Couleurs. 35 mm. Version française.
La Cinémathèque Junior
Énorme succès pour ce film qui mêle avec un humour dévastateur prises de vue réelles et images animées. Complètement dingue. Complètement toonie. À Toon-town, à la fin des années 40, le lapin vedette, Roger Rabbit, se voit accusé d’avoir assassiné un humain : l’amant de sa femme, fatale à décrocher une mâchoire de loup. Un détective privé qui croit à son innocence va l’aider à démasquer le véritable coupable. Mais ce n’est pas gagné…
À partir de 8 ans.
Dimanche 28 Février
à 15h30
Infos pratiques

La Tête d'un homme
Julien Duvivier. 1932. France. 100 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Harry Baur, Gina Manès, Valery Inkijinoff
Simenon au cinéma
Ça commence au café. Un noceur sans le sous, crie bien haut qu’il paierait cher pour qu’on assassine une tante, riche, dont il hériterait. Et la nuit l’envahit. Tout est brume, tout est gris. Un billet lui arrive, glisse jusqu’à lui. Quelqu’un est prêt à relever le défi. Et la tante d’être assassinée. L’enquête est vite bouclée. C’est un simple d’esprit qui a fait le coup. Mais Maigret n’y croit pas. Trop facile le coup du simple d’esprit. Pour que Maigret enquête, l’affaire se doit d’être plus retorse. Elle le sera.
Dimanche 28 Février
à 17h30
Infos pratiques

Le Ring (The Ring) - À la Fabrique culturelle de l’Université Toulouse 2 - le Mirail
Alfred Hitchcock 1927. Grande-Bretagne. 97 min. Noir & blanc. Vidéo. Version originale non sous-titrée. Avec Carl Brissono, Lillian Hall-Davies, Ian Hunter
Festival Zoom Arrière
Film emblématique pour la Cinémathèque de Toulouse puisqu’il est supposé être le premier de la collection qu’allait réunir à partir de 1952 Raymond Borde et qui compte aujourd’hui plus de 35 000 copies. Un film d’Hitchcock sans suspense. Fourmillant de trouvailles visuelles et symboliques, une comédie dramatique qui oppose deux boxeurs amoureux de la même femme. Boxe et adultère, un boxeur de foire devra affronter l’amant de sa femme. Ou, le ring, l’arène de combat, signifie aussi en anglais l’anneau, l’alliance.
Film accompagné au piano par Raphaël Howson
Lundi 01 Mars
à 13h00
Infos pratiques

Ben-Hur (Ben-Hur, A Tale of the Christ) / Ciné-concert d’ouverture
Fred Niblo. 1924. États-Unis. 151 min. Teinté. 35 mm. Muet.. Intertitres anglais. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Photoplay productions, Londres. Avec Ramon Novarro, Francis X. Bushman, May McAvoy, Betty Bronson
Festival Zoom Arrière
Aux temps où Jérusalem était romaine. Alors qu’un couple part pour Bethléem mettre au monde un enfant, les mésaventures de Ben-Hur que les circonstances opposent à son ami d’enfance, Messala, devenu un important officier romain… La bataille navale et la course de chars. Une bataille navale gigantesque, comme on n’en verra pas jusqu’à Trafalgar. Une course de chars époustouflante, comme on n’en verra pas jusqu’au remake de 1959 réalisé par Robert Wise (avec Charlton Heston), assistant réalisateur sur celui-ci. Bref un film mythique, l’un des plus célèbres du muet. Un blockbuster de l’époque. Quant à la star, Ramon Navarro, ce sera son plus grand succès. Le film qui en fit une star et l’incontournable rival de Rudolf Valentino au box office du sex appeal.
Film accompagné au piano par Patrick Burgan
Mardi 02 Mars
à 21h00
Infos pratiques

Hero (Ying Xiong) / à l'ABC
Yimou Zhang. 2003. Chine. 98 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Universal Pictures, Paris. Avec Jet Li, Tony Leung Chiu-Wai, Maggie Cheung
Festival Zoom Arrière
Le Roi Qin est tout puissant. Le Roi Qin en veut plus. Il veut dominer les sept autres royaumes. Le Roi Qin veut le pouvoir absolu. Mais on a lancé après lui trois redoutables tueurs, Lame brisée, Flocon de neige et Ciel étoilé. Le Roi Qin ne craint qu’eux. Quand un guerrier sans nom se présente au palais, trois épées à la main. Il aurait tué les trois tueurs. Voici son récit. Virevoltant de bonds en rebondissements.
Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Mardi 02 Mars
à 21h00
Infos pratiques

Amour et devoir (Lian’ai yu yiwu) / Programmation Chine
Bu Wancang. 1931. Chine. 152 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet. Intertitres anglais. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Chinese Taipei Film Archive, Taipei Avec Ruan Lingyu, Jin Yan, Chen Yanyan
Festival Zoom Arrière
Une copie de ce mélodrame, rangé dans la case « films perdus » pendant près d’une cinquantaine d’années, fut retrouvée dans les années 1990 en Uruguay. Un des plus fameux films chinois des années 1930. Le premier de la série des plus grands films de Ruan Lingyu, immense star du cinéma chinois muet suicidée à tout juste vingt-cinq ans. À ses côtés, Jin Yan, que l’on surnomma « le dieu de l’écran ». Et l’histoire, tirée d’un best-seller polonais, celle d’une femme mariée qui décide de quitter son mari et de fuir avec l’homme qu’elle aime vraiment. Une histoire d’amour romantique. Mais aussi la confrontation de la culture occidentale avec celle de la Chine traditionnelle.
Film accompagné au piano par Mathieu Regnault
Mercredi 03 Mars
à 14h00
Infos pratiques

Le Signe de Zorro (The Mark of Zorro)
Fred Niblo 1920. États-Unis. 90 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet. Intertitres anglais. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Museum of Modern Art, New York avec le soutien financier de The Celeste Bartos preservation Fund and The Film Foundation. Avec Douglas Fairbanks, Marguerite de la Motte, Noah Beery
Festival Zoom Arrière
Un jeune homme riche et célibataire qui n’a rien d’un héros mais qui mène dans l’ombre une activité de justicier masqué, un majordome dévoué, une cape noire et une cave secrète ; non ce n’est pas l’homme chauve-souris mais le renard rusé, fine âme de boute-en-train. De bonds en rebonds, Douglas Fairbanks adoube le cinéma et impose sa marque du bout de l’épée. Celle de l’acteur athlétique, acrobatique. Retour aux origines ou cure de jouvence, telle une arrivée de train lumineuse, bienvenue à un spectacle où il est difficile de rester sur sa chaise.
Film accompagné au piano par Karol Beffa
Mercredi 03 Mars
à 17h00
Infos pratiques

Sérial apéros / Le Secret d’Alta Rocca / Épisode 1 : Le Secret d’Alta Rocca
Festival Zoom Arrière
Des conspirateurs venant de la mer, un latino richissime, un milliardaire un peu crédule auxquels vous ajoutez un zeste de jeunes filles en fleurs et une goutte de jeunes premiers un peu largués ainsi qu’une invention scientifique aussi lumineuse que mystérieuse : vous mélangez le tout dans un shaker… et vous nappez votre breuvage d’une coulée de bon détective ! ça y est vous avez votre serial apéro !!!
Ouverture : Épisode 1 : Le Secret d’Alta Rocca – Présentation du travail de ré-écriture de l’atelier, suivie de la projection de l’épisode avec ses intertitres originels – Durée : 66 min.
Séance accompagnée musicalement à l’accordéon par Grégory Daltin
Mercredi 03 Mars
à 18h15
Infos pratiques

Le Bal
Wilhelm Thiele. 1931. France. 75 min. Noir & blanc. 16 mm. Provenance copie : Archives françaises du film du CNC avec l’autorisation de TF1 International. Avec André Lefaur, Germaine Dermoz, Danielle Darrieux
Festival Zoom Arrière
Un film adapté d’une nouvelle d’Irène Nemirovsky et tourné en deux versions – française et allemande – comme c’était souvent le cas à l’époque. Ici, la version française avec la toute jeune Danielle Darrieux (qui endosse son premier rôle encore adolescente) de cette satire mordante de la petite bourgeoisie. Une histoire de nouveaux riches. Quand une famille modeste fait un gros héritage. Les sirènes de la vie mondaine sonnent à la porte. On veut faire partie du monde. Et pour cela il faut donner un bal, ouvrir la grande valse des invitations sans oublier ni offusquer personne… C’était sans compter Danielle Darrieux.
Séance en présence de Denise Epstein
Mercredi 03 Mars
à 19h00
Infos pratiques

Le Facteur sonne toujours deux fois (The Postman Always Rings Twice) / À l'ABC
Tay Garnett. 1946. États-Unis. 113 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Théâtre du Temple, Paris. Avec Lana Turner, John Garfield, Cecil Kellaway
Festival Zoom Arrière
Une petite station service perdue au fin fond des États-Unis et un écriteau « Man wanted ». Un patron fort sympathique, mais trop vieux pour sa jeune et trop belle épouse. Et l’homme voulu qui arrive. L’amour fatal, d’emblée : le coup de foudre. S’enfuir et s’aimer. La fatalité de l’amour, qui suit : le coup de tonnerre. Se débarrasser du mari. Un film noir pour une femme fatale toute vêtue de blanc, des pieds à la tête. Époustouflante Lana Turner, celle que l’on appelait la « sweater girl » en raison de ses pulls trop petits, le sex symbol de la MGM, devait dire « jouer une mauvaise femme permet au public d’apprécier le jeu de l’actrice qui l’interprète ». Que l’on en juge ; jamais femme n’a été aussi menaçante, seulement armée de rouge à lèvres.
Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Mercredi 03 Mars
à 19h00
Infos pratiques

Full Moon in New York (Ren Zai Niu yue) (sous réserve)
Stanley Kwan. 1990. Hong-Kong / États-Unis. 88 min. Couleurs. Vidéo. Version originale sous-titrée en anglais. Avec Maggie Cheung, Sylvia Chang, I-Chen Ko
Festival Zoom Arrière
Première récompense reçue par Maggie Cheung pour une interprétation. Une histoire d’exil. L’histoire de trois chinoises exilées qui se rencontrent à New York. La difficulté de l’exil et la solitude de vivre dans une mégalopole. Elles sont trois. Trois Chinoises. Mais l’une vient de Chine populaire, l’autre de Taiwan et la dernière de Hong-Kong. Trois Chinoises mais trois langues, trois cultures. Trois Chinoises comme étrangères les unes aux autres. Le rapprochement des ces trois Chines sur une terre d’exil…
Mercredi 03 Mars
à 19h15
Infos pratiques

La Reine Christine (Queen Christina)
Rouben Mamoulian. 1933. États-Unis. 100 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Cinematek, Bruxelles. Avec Greta Garbo, John Gilbert
Festival Zoom Arrière
Fuyant un mariage politique, la Reine de Suède tombe dans les bras d’un ambassadeur, mais… Quand Garbo joue les reines. Vive la Divine. La star par excellence qui devait mettre un terme à sa carrière prématurément pour toujours laisser d’elle une image intacte, et soustraire aux années ce visage qui fit tant rêver. Curieusement, quelques années plus tard, elle convoita le rôle de Dorian Gray dans le film de Lewin. Signe d’une vie amoureuse tumultueuse, contrastant avec son statut d’inaccessible à l’écran, et qui fit jaser en son temps, à commencer par les frasques avec son compagnon d’alors : le grand séducteur du muet, John Gilbert, avec lequel elle enflamme ce film mais qui, lui, ne passa pas l’épreuve du parlant.
Mercredi 03 Mars
à 20h30
Infos pratiques

Nuits d’ivresse printanière (Chun feng chen zui de ye wan) / À l'ABC
Lou Ye. 2009. Chine / HongKong / France. 116 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Le Pacte, Paris. Avec Hao Quin, Sicheng Chan, Wu Wei
Festival Zoom Arrière
Nankin, de nos jours, au printemps. La femme de Wang Ping le soupçonne d’infidélité. Elle engage Luo Haitao pour l’espionner et découvre ainsi l’amour que son mari porte à un homme, Jiang Cheng. C’est avec lui que Luo Haitao et Li Jing, sa petite amie, se jettent alors à corps perdu dans une folle équipée amoureuse. C’est pour tous trois le début de nuits d’ivresse suffocantes, qui égarent l’esprit et exaltent les sens. Un sulfureux voyage aux confins de la jalousie et de l’obsession amoureuse.
en présence de Lou Ye (sous réserve) - Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Mercredi 03 Mars
à 20h30
Infos pratiques

Un collier de perles (Yi chuan zhenzhu)
Li Zeyuan. 1925. Chine. 110 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet. Intertitres anglais. Provenance copie : China Film Archive, Beijing. Avec Lei Xiadian, Liu Hanjun, Lin Jixiang
Festival Zoom Arrière
D’après La Parure de Maupassant, un film réalisé par la Chang-cheng, une compagnie créée par des intellectuels chinois des États-Unis en réaction à la représentation humiliante des Chinois dans le cinéma hollywoodien. Pour se rendre au bal d’une amie bien plus riche qu’elle, la femme d’un petit employé emprunte un collier précieux. Mais elle se le fait dérober, et son mari de détourner de fortes sommes de son entreprise pour rembourser…
Film accompagné au piano par Karol Beffa
Mercredi 03 Mars
à 22h30
Infos pratiques

La Cigale des sables (Diao Chan)
Bu Wancang. 1938. Chine. 94 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : China Film Archive, Beijing. Avec Gu Lanjun, Jin Shan, Gu Eryi
Festival Zoom Arrière
Très gros budget, premier blockbuster venu de l’Est, un film épique, le portrait de Diao Chan, une des quatre beautés de la Chine antique, personnage de l’Histoire des trois royaumes (roman inspiré de faits réels d’environ 200 ap. JC). L’histoire donc de la belle Diao Chan, poussée par son père adoptif, ministre à la cour de l’empereur, à intriguer pour monter l’un contre l’autre le premier ministre et son plus redoutable général… Un film qui devait marquer le renouveau du cinéma de Shanghai après l’invasion japonaise. Un film qui devait permettre à Shanghai de rayonner hors de ses frontières. Un film qui rivalisa avec les productions hollywoodiennes sur le territoire chinois, mais aussi américain puisqu’il fut diffusé dans les chinatowns notamment de New York et San Fransisco.
Jeudi 04 Mars
à 18h00
Infos pratiques

Sérial apéros / Le Secret d’Alta Rocca / Épisode 2, 3 et 4
Festival Zoom Arrière
Des conspirateurs venant de la mer, un latino richissime, un milliardaire un peu crédule auxquels vous ajoutez un zeste de jeunes filles en fleurs et une goutte de jeunes premiers un peu largués ainsi qu’une invention scientifique aussi lumineuse que mystérieuse : vous mélangez le tout dans un shaker… et vous nappez votre breuvage d’une coulée de bon détective ! ça y est vous avez votre serial apéro !!!
Épisode 2 : Octave Bernac, durée : 22 min.
Épisode 3 : L’Homme à l’anneau de fer, durée : 23 min.
Épisode 4 : La Rencontre, durée ; 24 min.
Séance accompagnée musicalement à l’accordéon par Grégory Daltin
Jeudi 04 Mars
à 18h15
Infos pratiques

Clean / À l'ABC
Olivier Assayas. 2004. France / Canada / Grande-Bretagne. 110 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : ARP Sélection, Paris. Avec Maggie Cheung, Nick Nolte, Béatrice Dalle, Jeanne Balibar
Festival Zoom Arrière
Rock-movie. Le chemin de croix d’une rockeuse accro à l’héro qui cherche à récupérer son fils après la mort par overdose de son compagnon et un séjour en taule… Magnifique Maggie Cheung dans un rôle de femme cabossée par la vie, écartelée entre ses pulsions rock’n roll et son instinct de mère.
Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Jeudi 04 Mars
à 19h00
Infos pratiques

L’Éventreur / Les Cheveux d’or (The Lodger : A Story of the London Fog) / Séances spéciales / Avant-premières
Alfred Hitchcock. 1926. Grande-Bretagne. 90 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet. Intertitres français. Provenance copie : Carlotta Films, Paris. Avec Ivor Novello, Marie Ault, Arthur Chesney
Festival Zoom Arrière
Dans le fog nocturne de Londres, un assassin traque les jeunes femmes blondes. Le quartier est en émoi. Sur le qui-vive. Dans la pension de Mme Jackson ces meurtres sont justement le sujet de conversation de la soirée. Quand la lumière s’éteint. Quand on frappe à la porte… Un nouveau locataire. Étrange. Étranger. Silencieux, donc inquiétant. Il fait retirer les tableaux de sa chambre, des tableaux représentant des jeunes femmes blondes. Il s’absente régulièrement la nuit, le visage enfoui dans son écharpe. Il reluque de trop près les boucles de la fille de Mme Jackson, trop blonde pour ne pas faire une victime potentielle de l’étrangleur…
Film accompagné au piano par Raphaël Howson
Jeudi 04 Mars
à 20h00
Infos pratiques

L’Opéra de quat’sous / À l'ABC
Georg Wilhelm Pabst. 1930. Allemagne / France. 114 min. Noir & blanc. 35 mm. Version française. Provenance copie : Tamasa distribution, Paris. Avec Albert Préjean, Florelle, Margo Lion, Gaston Modot
Festival Zoom Arrière
Londres, la guerre entre Mackie, prince de la pègre, et Peachum, roi des mendiants, après que Mackie a épousé en douce sa fille. Brecht, Kurt Weil, Pabst, pour un des plus grands premiers films parlants. Satirique, ironique, cynique. Quand la pègre, la police et la finance s’associent pour exploiter le monde. Le film fut tourné simultanément en deux versions, selon la pratique en cours à l’époque, par deux équipes d’acteurs, en français et en allemand. Deux versions originales, l’une en allemand, l’autre en français. Les vedettes qu’étaient Préjean, Modot et Florelle en firent un succès en France. C’est cette version, moins vue désormais que la version allemande, que nous vous présentons.
Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Jeudi 04 Mars
à 21h00
Infos pratiques

L’Aube (Tianming)
Sun Yu. 1933. Chine. 104 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet. Intertitres chinois. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : China Film Archive, Beijing Avec Gao Zhanfei, Han Langen, Li Lili
Festival Zoom Arrière
Un film du grand cinéaste chinois, Sun Yu, avec Li Lili, son actrice fétiche et star du cinéma des années 30. Le modèle de la gentille paysanne et de la femme forte. On la retrouvera dans Center Stage. Mais tout de suite, la voici dans le rôle qui allait marquer sa carrière. Celui d’une jeune fille obligée de quitter sa campagne à la mort de son père, pour Shanghai la grande, Shanghai l’espoir, Shanghai la décadente, Shanghai la vénéneuse…
Film accompagné au piano par Karol Beffa
Jeudi 04 Mars
à 22h00
Infos pratiques

Loulou (Erdgeist)
Leopold Jessner. 1922. Allemagne. 50 min. Noir & blanc. 35 mm. Intertitres danois. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Nederlands Filmmuseum, Amsterdam Avec Asta Nielsen, Albert Bassermann, Rudolf Forster
Festival Zoom Arrière
L’histoire de Loulou, sept ans avant celle de Louise Brooks. L’histoire de l’incroyable Loulou, femme enfant fatale, femme à laquelle aucun homme ne pouvait résister comme elle ne pouvait résister à conquérir les hommes. Jusqu’à se perdre. La première Loulou donc. Le cadre est celui du Kammerspiel, qui donnera l’expressionnisme dans lequel Pabst enveloppera sa version. Asta Nielsen est au top de sa gloire et porte déjà la coupe qui rendra célèbre Louise Brooks. Elle retrouvera Pabst sur La Rue sans joie, dont elle sera la vedette, mais qu’elle se fera voler par une certaine Greta Garbo.
Film accompagné au piano par Michel Lehmann
Vendredi 05 Mars
à 18h00
Infos pratiques
Précédé de…
L’Abîme (Afgrunden)
Urban Gad. 1910. Danemark. 37 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet. Intertitres danois. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Det Danske Filminstitutet, Copenhague Avec Asta Nielsen, Robert Dinesen, Poul Reumert
L’histoire d’une femme qui plante son fiancé pour partir avec un saltimbanque. Avec lui ils montent un numéro de danse. Un numéro très érotique qui fera d’Asta Nielsen le premier véritable sex symbol du cinéma et la première grande star européenne. Mais déjà son amant regarde ailleurs et la jalousie la guette…
Film accompagné au piano par Michel Lehmann

La Divine (Shen nü)
Wu Yonggang. 1934. Chine. 80 min. Noir & blanc. Vidéo. Muet sonorisé. Intertitres sous-titrés en français. Provenance copie : ZZ Productions, Paris. Avec Ruan Lingyu, Zhang Zhizhi, Li Keng
Festival Zoom Arrière
Un pur mélo comme on ne sait plus en faire. L’histoire d’une pauvre jeune femme qui se prostitue pour élever son enfant. L’enfer auquel on ne peut échapper, l’ostracisme dont souffre son enfant, montré du doigt par tous à l’école quand on apprend comment sa mère paye ses études. La survie toujours. Et le sort qui s’acharne. Un des rôles les plus marquants de Ruan Lingyu, peut-être le plus célèbre. Magnifique, il faut la voir passer de la pute à la maman, porter la robe et tenir la cigarette apprêtée comme une star du trottoir et se pencher le plus maternellement du monde sur le berceau de son enfant, ou plus tard par dessus son épaule, pendant qu’innocent il fait ses devoirs.
Vendredi 05 Mars
à 18h15
Infos pratiques

Comment j’ai tué mon père / À l'ABC
Anne Fontaine. 2001. France / Espagne. 98 min. Couleurs. 35 mm. Provenance copie : La Cinémathèque de Toulouse Avec Michel Bouquet, Charles Berling, Natacha Régnier, Stéphane Guillon, Amira Casar
Festival Zoom Arrière
Jean-Luc est brillant, Jean-Luc est mondain. Jean-Luc est médecin. Une petite vie bien rangée, une bonne situation, une bonne épouse, un frère souffre-douleur, une maîtresse et un enfant illégitime… Jean-Luc est quelqu’un, un notable. Et ce soir c’est sa fête. Il est un peu stressé, mais heureux. Quand débarque son père, Maurice, parti sans jamais donner de nouvelles. Son père, cet étranger. Ce père dont il ne supporte plus le regard…
Séance présentée par Anne Fontaine et Jacques Fieschi / Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Vendredi 05 Mars
à 19h00
Infos pratiques

Center Stage (Yuen Ling-yuk)
Stanley Kwan. 1992. Hong-Kong. 118 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Tamasa distribution, Paris. Avec Maggie Cheung, Han Chin, Carina Lau, Tony Leung Ka Fai
Festival Zoom Arrière
L’histoire de Ruan Lingyu, star du cinéma chinois des années 20 qui s’est suicidée à l’âge de 25 ans. Courte carrière mais légendaire ; on la comparait à la grande Garbo. Kwan réalise un film hybride qui alterne entre fiction, biopic et documentaire avec images d’archives et interviews. Un film étrange puisque Maggie Cheung joue autant son propre rôle qu’elle interprète Ruan Lingyu ou rejoue des scènes interprétées par cette dernière. Et au final, c’est comme à une comparaison, à un mimétisme ou une véritable (ré)incarnation que l’on assiste. Envoûtant.
Séance présentée par Maggie Cheung
Vendredi 05 Mars
à 20h00
Infos pratiques

La Dame de Shanghai (The Lady from Shanghai) / à l'ABC
Orson Welles. 1948. États-Unis. 87 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Collectionneur privé. Avec Orson Welles, Rita Hayworth
Festival Zoom Arrière
C’est l’histoire d’un marin qui se fait mener en bateau par une beauté. Une femme fatale, un mari jaloux, et une voix off qui sait dès le début que ça finira mal. Le film noir dans toute sa splendeur. Le polar à contre-pied. Un polar shakespearien. Deux scènes de légende : celles de l’aquarium et du palais des glaces. Deux noms de légende : Welles et Hayworth, le génie et la bombe anatomique. Le couple mythique était en train de se séparer. Hollywood aussi voulait divorcer de Welles. Il partit sur un coup d’éclat. En tuant le mythe pour révéler la femme. Ou, cheveux coupés et teints en blond platine, sa dame de Shanghai tue Gilda pour donner le jour à Rita. On ne lui pardonna pas. C’était pourtant un beau geste d’amour, le plus beau cadeau de rupture que l’on puisse imaginer. Rita ne sut pas vieillir avec. Fatale beauté.
Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Vendredi 05 Mars
à 21h00
Infos pratiques

Femmes nouvelles (Xin nüxing)
Cai Chusheng. 1935. Chine. 114 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet. Intertitres chinois sous-titrés en anglais. Provenance copie : China Film Archive, Beijing. Avec Ruan Lingyu, Zheng Junli, Wang Naidong
Festival Zoom Arrière
Mélodrame dans la lignée de La Divine. Les mésaventures d’une jeune intellectuelle, abandonnée par son mari après la naissance de leur fille. Le harcèlement qu’elle subit du proviseur de l’école où elle a trouvé un emploi. L’envie d’écrire et le coup de foudre pour un éditeur. La maladie de sa fille et la prostitution pour la sauver. Le déshonneur et le suicide. Inspiré du récent suicide d’une actrice, rétrospectivement il annonçait celui, à venir (quelques mois plus tard), de Ruan Lingyu, acculée par la calomnie et aujourd’hui, éternellement divine.
Séance présentée par Maggie Cheung / Film accompagné au piano par Michel Lehmann
Vendredi 05 Mars
à 22h30
Infos pratiques

Une séance avec la Cinémathèque Robert Lynen
Festival Zoom Arrière
La Cinémathèque scolaire de la Ville de Paris sera l’invitée d’honneur de Zoom Arrière Junior. Emmanuelle Devos qui en est la responsable viendra présenter un programme de courts métrages issus de ses collections sur la thématique des oiseaux et reviendra sur les missions d’une cinémathèque pas comme les autres…
Au programme : Le Maître du ciel de Ludmila Zeman et Eugen Spaleny (Canada, 1993), Le Porte-plume de Marie-Christine Perrodin (France, 1988), Jeannot et les oiseaux de Jerzi Has (Pologne, 1952) et Paradis d’Ishu Patel (Canada, 1984).
Durée du programme : 51 min.
Pour tous, à partir de 9 ans
Samedi 06 Mars
à 14h00
Infos pratiques

Une mer de talents (Yihai fengguang)
Zhu Shilin, He Mengfu, Situ Huimin. 1938. Chine. 106 min. 35 mm. Noir & blanc. Version originale. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : China Film Archive, Beijing. Avec Li Zhuozhuo, Chen Yanyan, Li Lili
Festival Zoom Arrière
Trois stars, trois réalisateurs, trois styles pour un film à sketches dans le monde du spectacle chinois des années 30. L’un se déroule dans le milieu du cinéma, l’autre au théâtre et le dernier au cœur d’une troupe de danse. L’occasion de découvrir une autre star chinoise, Li Zhuozhuo et de retrouver Li Lili (voir L’Aube), la petite paysanne populaire, dans un registre différent. Comme de retrouver Chen Yanyan qui jouait déjà dans Amour et devoir aux côtés de Ruan Lingyu.
Samedi 06 Mars
à 14h15
Infos pratiques

Nettoyage à sec
Anne Fontaine. 1996. France. 97 min. Couleurs. 35 mm. Provenance copie : La Cinémathèque de Toulouse. Avec Miou-Miou, Charles Berling, Stanislas Merhar, Mathilde Seigner
Festival Zoom Arrière
Quand un gentil couple qui tient un pressing, un soir de virée en boîte, rencontre deux danseurs qui vont les entraîner au bout de la nuit. Ils sont frère et soeur. Ils se revoient. La sœur s’en va. Reste le frère. Le couple lui fait une place au pressing. Il va se faire une place dans le couple…
Séance présentée par Anne Fontaine
Samedi 06 Mars
à 16h00
Infos pratiques

Emmanuelle Castellan - Exposition En arrière-fond / À Ombres Blanches
Festival Zoom Arrière
Rencontre avec l’artiste à la librairie Ombres Blanches le samedi 6 mars à 16h
Samedi 06 Mars
à 16h00
Infos pratiques

Larmes de joie (Risate di gioia) / Bologne / Cineteca di Bologna
Mario Monicelli. 1962. Italie. 106 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Cineteca di Bologna. Avec Toto, Anna Magnani, Ben Gazzara
Festival Zoom Arrière
L’intrigue de Larmes de joie, Monicelli l’a racontée ainsi : « Anna Magnani jouait le rôle d’une figurante de cinéma qui voulait vivre un beau réveillon du jour de l’an. Invitée à une fête, elle s’apercevait du peu de considération qu’on lui accordait et finissait avec une autre loque de Cinecittà, interprétée par Totò ». Le film suit, dans la carrière du réalisateur, le grand succès de La Grande guerre. Monicelli dut résister aux pressions du producteur Dino De Laurentiis, qui aurait voulu qu’il réalise un autre film de guerre, et se rabattit sur un projet à première vue plus « petit ». « J’aimais, poursuit Monicelli, l’idée de ce personnage errant toute une nuit, mais aussi l’idée de travailler avec Anna Magnani. J’aimais aussi l’idée que le film eût une unité aristotélicienne, puisque l’action se déroulait en temps réel. Nous devions entièrement le tourner de nuit .» Larmes de joie n’a pas eu beaucoup de succès à sa sortie, mais quand on le revoit aujourd’hui, il apparaît comme l’une des œuvres les plus acerbes, les plus amères et les plus personnelles de la comédie à l’italienne. La Cinémathèque de Bologne a restauré le film à partir des négatifs originaux, en collaboration avec la société de production Titanus.
www.cinetecadibologna.it
Présenté par Andrea Meneghelli
Samedi 06 Mars
à 18h00
Infos pratiques

Augustin, roi du kung-fu / à l'UGC
Anne Fontaine. 1998. France. 89 min. Couleurs. 35 mm. Avec Jean-Chrétien Sibertin-Blanc, Maggie Cheung, Darry Cowl, Bernard Campan. Provenance de la copie : La Cinémathèque de Toulouse avec l’autorisation de Pathé distribution
Festival Zoom Arrière
Augustin est fan de kung-fu. Il veut devenir maître. Augustin apprend le kung-fu en écoutant des bandes-son qu’il a enregistrées au cinéma. Mais ça ne marche pas vraiment. Alors Augustin décide de s’installer dans le chinatown de Paris. Là il prend des cours d’art martiaux, il apprend le chinois, il mange chinois. Il tombe surtout sur une Maggie Cheung piquante…
Séance présentée par Maggie Cheung, Anne Fontaine et Jacques Fieschi / Retrait des places dès le 3 mars à l’UGC
Samedi 06 Mars
à 18h00
Infos pratiques

Sérial apéros / Le Secret d’Alta Rocca / Épisode 5, 6 et 7
Festival Zoom Arrière
Des conspirateurs venant de la mer, un latino richissime, un milliardaire un peu crédule auxquels vous ajoutez un zeste de jeunes filles en fleurs et une goutte de jeunes premiers un peu largués ainsi qu’une invention scientifique aussi lumineuse que mystérieuse : vous mélangez le tout dans un shaker… et vous nappez votre breuvage d’une coulée de bon détective ! ça y est vous avez votre serial apéro !!!
Épisode 5 : La Boutique de la Rue des Picpus, durée : 31 min.
Épisode 6 : Le Magazine révélateur, durée : 24 min.
Épisode 7 : La Méprise rouge, durée : 22 min.
Séance accompagnée musicalement à l’accordéon par Grégory Daltin
Samedi 06 Mars
à 18h15
Infos pratiques

Eve (All about Eve) / à l'ABC
Joseph L. Mankiewicz. 1950. États-Unis. 138 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Théâtre du Temple, Paris. Avec Bette Davis, Anne Baxter, George Sanders, Marilyn Monroe
Festival Zoom Arrière
Il y a Les Ensorcelés pour le cinéma, à travers la figure du producteur. Pour les acteurs, à travers le théâtre, il y a Eve. Un joyau tout aussi excitant, sombre et lucide que le film de Minnelli. Le génial portrait d’un milieu que l’on ne peut s’empêcher de fantasmer et qui ne peut s’empêcher de nous faire rêver. Du talent, de la morgue, du culot…Qu’est-ce que c’est que d’être star ? Une grande actrice (Bette Davis), une actrice célébrée mais vieillissante, ou une jeune arriviste (Anne Baxter) prête à tout pour prendre sa place ? Eve reçoit une récompense. Discours. Flashbacks. On se souvient de son ascension…
Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Samedi 06 Mars
à 19h00
Infos pratiques

Entre ses mains
Anne Fontaine. 2005. France / Belgique. 90 min. Couleurs. 35 mm. Provenance copie : La Cinémathèque de Toulouse avec l’autorisation de Pathé distribution. Avec Benoît Poelvoorde, Isabelle Carré, Jonathan Zaccaï
Festival Zoom Arrière
C’est l’histoire d’amour banale. Elle travaille dans les assurances. Il est vétérinaire. Ils seront amenés à se rencontrer suite à un dégât des eaux. Il paraît un peu étrange, déroutant. Elle est déroutée, séduite. L’histoire d’amour banale. Sauf qu’un tueur de femmes sévit dans le quartier. Il rôde. Il poignarde. Mais ce ne peut pas être lui. Elle en est persuadée. Non ce ne peut pas être lui…
Samedi 06 Mars
à 19h45
Infos pratiques

Laura
Otto Preminger. 1944. États-Unis. 88 min. Noir & blanc. Version originale. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Cooper Films, Barcelone. Avec Gene Tierney, Dana Andrews, Clifton Webb, Vincent Price
Festival Zoom Arrière
Laura est morte. Assassiné d’un coup de chevrotines à bout portant. « Je n’oublierai jamais ce week end. Je n’oublierai jamais le week end où elle est morte », commente alors Lydecker, célèbre éditorialiste new-yorkais et Pygmalion de la jeune femme. Elle devait se marier, épouser un playboy. McPherson, un flic bourru, mène l’enquête. Mais fasciné par un portrait de la victime, il finit surtout par en tomber amoureux… Un classique du film noir et un nom à jamais associé à Gene Tierney, que la redoutable beauté devait faire star à l’écran et causer le drame de sa vie.
Samedi 06 Mars
à 20h00
Infos pratiques

Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? (What Ever Happened to Baby Jane ?) / À l'ABC
Robert Aldrich. 1962. États-Unis. 132 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Flash Pictures, Paris. Avec Bette Davis, Joan Crawford, Victor Buono, Marjorie Bennett
Festival Zoom Arrière
Ce qui lui est arrivé, on vous laisse le découvrir. Elle était jeune, elle était une vedette. Elle est aujourd’hui prisonnière de sa soeur. Deux sœurs, deux monstres sacrés : Bette Davis et Joan Crawford, qui se détestaient cordialement. Et la cruauté du cinéma dans tous ses états. Ou comment, avec deux stars vieillissantes et haineuses, réussir un des plus beaux films sur la folie causée par le star-system hollywoodien. Comme si Shirley Temple assassinait sa sœur, maquillée en clown blanc décrépi, en mime Marceau totalement schizophrène. Bette Davis et Joan Crawford terrifiantes, Robert Aldrich ou la méchanceté faite cinéaste. Un grand film malade, comme dirait Truffaut.
Film interdit à sa sortie aux moins de 12 ans. Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Samedi 06 Mars
à 21h30
Infos pratiques

Le Chant de minuit (Yeban gesheng)
Maxu Weibang. 1937. Chine. 130 min. Noir blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : China Film Archive, Beijing. Avec Jin Shan, Hu Ping, Shi Chao
Festival Zoom Arrière
Avis aux amateurs du genre et aux curieux de toute espèce. Inspiré du Fantôme de l’opéra et de Frankenstein, voici un film d’épouvante chinois des années 30. Un film d’épouvante inspiré de la Universal, mais à la chinoise. Un film de fantômes chinois. Un film d’épouvante et musical. Cela commence comme il se doit par une nuit d’orage. Une troupe de comédiens trouve refuge dans un vieux théâtre abandonné. Un théâtre hanté par le fantôme d’un célèbre chanteur d’opéra…
Samedi 06 Mars
à 21h45
Infos pratiques

Le Port de l’angoisse (To Have and Have Not)
Howard Hawks. 1945. États-Unis. 100 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Ciné Classic, Paris avec l’autorisation de Hollywood Classics, Londres. Avec Lauren Bacall, Humphrey Bogart, Walter Brennan
Festival Zoom Arrière
En Martinique durant la Seconde Guerre mondiale, le capitaine d’un bateau de plaisance refuse de prendre parti entre Vichy et résistants… Mais « Le Port de l’angoisse n’est pas un film d’aventures. C’est une déclaration d’amour fou. C’est vingt-quatre déclarations d’amour fou à la seconde. C’est le plus sublime des films d’amour. C’est Lauren Bacall et c’est Humphrey Bogart. C’est l’hypnose mutuelle. C’est quelque chose de rare, d’unique, de fabuleux », ainsi que s’emballait Jean-Loup Passek. C’est sur ce tournage qu’ils sont tombés amoureux. Cela transpire à chaque scène qu’ils jouent ensemble. C’est de ce film que vient la célèbre réplique de Bacall, « si tu as besoin de moi, tu n’auras qu’à me siffler ». Et c’est également de ce film qu’elle tient son surnom « The Look ».
Samedi 06 Mars
à 22h00
Infos pratiques

Spectacle de lanterne magique
Festival Zoom Arrière
Imaginez un spectacle de lanterne magique tel que l’on pouvait en voir à la fin du 19e siècle, une attraction foraine d’époque : une magicienne de la lumière, un bonimenteur qui commente et agrémente la projection et un musicien jouant des ritournelles vous font revivre les grandes heures de la lanterne magique grâce à la projection de plaques de verre originales peintes sur verre…
Un parcours de découverte et un parcours jeunesse, réalisés à partir des plaques de verre numérisées par la Cinémathèque de Toulouse, sont disponibles sur notre site Internet : http://www.lacinemathequedetoulouse.com/introlanternes
Dimanche 7 mars à 15h30
Pour tous, à partir de 5 ans
Dimanche 07 Mars
à 15h30
Infos pratiques

L’Éventail de la jeune dame (Shao nainai de shanzi)
Li Pingqian. 1939. Chine. 98 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : China Film Archive, Beijing. Avec Yuan Meiyun, Lu Luming, Mei Xi
Festival Zoom Arrière
D’après L’Éventail de Lady Windermere (Lady Windermere’s Fan). Inspiré de Lubitsch davantage que d’Oscar Wilde. Histoire de jalousie mère/fille. Le jour du mariage de sa fille, Yuan Dayou se meurt en révélant à son gendre que la mère de la femme qu’il vient d’épouser les avait quittés des années plus tôt et était devenue une femme de mauvaise réputation très réputée…
Dimanche 07 Mars
à 15h45
Infos pratiques

Le Métier de cinéma / Rencontre avec Christophe Danchaud, make-up artist
Festival Zoom Arrière
Danseur puis chorégraphe, Christophe Danchaud nourrit une véritable passion pour le spectacle sous toutes ses formes. C’est le maquilleur Jacques Clemente, conscient de sa sensibilité artistique, qui lui propose en 1994 de devenir son assistant sur le film Prêt-à-porter de Robert Altman. Christophe Danchaud comprend immédiatement qu’il a trouvé ici une nouvelle manière d’exprimer sa créativité : utiliser le maquillage pour raconter une histoire, révéler des émotions, transformer un visage. Se mouvant dans les univers de la mode, de la publicité et du cinéma, il collabore avec les plus grands photographes et maquille les plus grandes actrices.
Suivie d’un débat avec le public - Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Dimanche 07 Mars
à 17h00
Infos pratiques

In the Mood for Love
Wong Kar-Wai. 2000. Hong-Kong. 98 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Océan Films Distribution, Paris. Avec Maggie Cheung, Tony Leung, Rebecca Pan, Lai Chen
Festival Zoom Arrière
L’histoire de deux voisins, un homme et une femme, qui se rendent compte que leurs conjoints respectifs les trompent ensemble, et qui se rapprochent, jusqu’à tomber imperceptiblement amoureux. Sans consommer. Une histoire de frustration amoureuse assumée. Se chercher, se frôler, s’exciter, se rétracter. Idéaliser le désir en n’y succombant pas. In the Mood for Love, c’est surtout l’harmonie cinématographique de la forme et du fond. Cinéma du préliminaire. Préliminaire du cinéma. Leitmotiv musical type crooner, séquences répétées et répétitives, mouvements : ralentis, arrêtés – ellipse – et repris ; comme autant de caresses retenues.
Séance présentée par Maggie Cheung
Dimanche 07 Mars
à 18h30
Infos pratiques

Désir (Desire) / À l'ABC
Frank Borzage. 1936. États-Unis. 96 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Théâtre du Temple, Paris. Avec Marlène Dietrich, Gary Cooper
Festival Zoom Arrière
Quand un ingénieur rencontre une sublime créature. Il est sur la route des vacances. Elle est en fuite. Ils s’apprêtent à passer la frontière espagnole. Mais voilà que craignant d’être repérée à la douane, elle glisse quelque chose dans son veston. Maintenant, il lui faudra le récupérer. La main au collet ou la bague au doigt ? Marlène Dietrich, libre et indépendante pour la première fois qu’elle tourne en Amérique, découvre fraîcheur et spontanéité que les contingences esthétiques de Sternberg lui refusaient jusqu’alors. Après Morocco, elle forme à nouveau avec Gary Cooper un couple magnifique ; elle en séduisante voleuse qui feint l’amour, et lui tout en bonté et naïveté, croyant à la sincérité de ses sentiments.
Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Dimanche 07 Mars
à 19h00
Infos pratiques

Le Récit dans le pavillon de l’ouest (Xi xiang ji)
Zhang Shichuan. 1940. Chine. 95 min. Noir & blanc . 35 mm. Version originale. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : China Film Archive, Beijing. Avec Zhou Xuan, Bai Yun, Murong Wan’er
Festival Zoom Arrière
Zhou Xuan (Les Anges du boulevard), Bai Yun, deux grandes stars des années 40, dans deux des grands rôles du répertoire du théâtre chanté chinois. Dans un monastère où s’est retiré un jeune homme pour préparer des examens, arrive accompagnée de sa mère en plein veuvage, une jeune fille dont il tombe amoureux. Quand le chef d’une bande de brigands qui convoite la même fille décide de faire le siège du monastère et de le détruire si elle ne lui est pas donnée… Un thème datant du XIVe siècle et qui a donné une multitude d’opéras ou de films. Ici, en costumes, une version entre l’opéra et la chanson populaire.
Dimanche 07 Mars
à 21h00
Infos pratiques

Les Anges du boulevard (Malu tianshi) / À l'ABC
Yuan Muzhi. 1937. Chine. 92 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : CQFD, Tourcoing. Avec Zhao Dan, Wei Heling, Zhou Xuan, Zhao Huishen, Chen Yiting, Liu Jinyu
Festival Zoom Arrière
Les bas-fonds de Shanghai dans les années 1930. L’histoire d’amour d’un trompettiste et d’une jeune chanteuse de cabaret. Il veut l’arracher avec sa sœur prostituée aux griffes de la pègre. Mais… La fuite désespérée de l’amour et le tragique qui lui fait un croche patte. Pourtant cela commencera dans la légèreté et même la chanson (les paroles s’affichant sur l’écran comme pour en faire le premier karaoké de l’histoire). Et puis le drame s’affirme, se fait de plus en plus social, pour suggérer que le néoréalisme n’a rien inventé. « Un film écrit et joué d’après la vie », aimait à dire Zhao Dan. Le cinéma de Shanghai est alors à son apogée.
Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Dimanche 07 Mars
à 21h00
Infos pratiques

Le Général della Rovere (Il generale della Rovere) / Turin / Museo Nazionale del Cinema di Torino
Roberto Rossellini. 1959. Italie / France. 132 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Museo Nazionale del Cinema di Torino. Avec Vittorio De Sica, Hannes Messemer, Sandra Milo
Festival Zoom Arrière
Lion d’or à la 20e Mostra de Venise, ex-æquo avec La Grande guerre de Mario Monicelli.
Incarcéré pour marché noir dans l’Italie occupée par les nazis, Emanuele Bardone accepte de coopérer avec l’occupant, en se faisant passer pour le Général della Rovere auprès des détenus membres de la Résistance. Mais, au contact de ces derniers, il se rachète jusqu’à préférer l’exécution à la trahison.
La restauration a été réalisée en 2006 par Minerve Raro Video et la Cinémathèque Nationale en collaboration avec le Musée National du Cinéma de Turin et les Archives Historiques des Arts Contemporains de la Biennale de Venise. La copie, restaurée à partir du négatif original, correspond à la version distribuée à l’époque dans les salles (132 min). La restauration a été présentée en avant-première à la 63e Mostra de Venise.
www.museocinema.it
Présenté par Claudia Gianetto, responsable de la restauration des films au Museo Nazionale del Cinema di Torino
Lundi 08 Mars
à 18h00
Infos pratiques

Sérial apéros / Le Secret d’Alta Rocca / Épisode 8, 9 et 10
Festival Zoom Arrière
Des conspirateurs venant de la mer, un latino richissime, un milliardaire un peu crédule auxquels vous ajoutez un zeste de jeunes filles en fleurs et une goutte de jeunes premiers un peu largués ainsi qu’une invention scientifique aussi lumineuse que mystérieuse : vous mélangez le tout dans un shaker… et vous nappez votre breuvage d’une coulée de bon détective ! ça y est vous avez votre serial apéro !!!
Épisode 8 : L’Hydravion mystérieux, durée : 21 min.
Épisode 9 : Détresse, durée : 20 min.
Épisode 10 : Une levée d’écrou imprévue, durée : 21 min.
Séance accompagnée musicalement à l’accordéon par Grégory Daltin
Lundi 08 Mars
à 18h15
Infos pratiques

Irma Vep / À l'ABC
Olivier Assayas. 1996. France. 108 min. Couleurs. 35 mm. Provenance copie : La Cinémathèque de Toulouse. Avec Maggie Cheung, Jean-Pierre Léaud, Nathalie Richard, Lou Castel, Antoine Basler, Nathalie Boutefeu, Bulle Ogier
Festival Zoom Arrière
Quand le cinéma regarde le cinéma se faire avec la passion du cinéphile. Ou l’histoire du tournage mouvementé d’un remake des Vampires (serial de 1915) de Louis Feuillade avec Maggie Cheung, star du cinéma de Hong-Kong, toute gainée de latex, pour reprendre le rôle mythique de Musidora, première vamp du cinéma français. Le merveilleux, le fantastique, l’érotisme, l’apparition d’un mythe.
Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Lundi 08 Mars
à 19h00
Infos pratiques

La Crise est finie
Robert Siodmak. 1934. France. 74 min. Noir & blanc. 35 mm. Provenance copie : Archives françaises du Film du CNC, Bois d’Arcy avec l’autorisation de Roissy Films. Avec Albert Préjean, Danielle Darrieux, Suzanne Dehelly, Marcel Carpentier
Festival Zoom Arrière
Une troupe de théâtre à la peine trouve un vieux théâtre délabré et, coûte que coûte, parvient à monter une revue. Ce sera « La Crise est finie »… Il y eut, il y a quelque temps, un Faubourg quelque chose. Un film rétro. Un film sur le music-hall et les années 30. En voici l’original, d’époque. Une opérette sur la crise de 29. Et d’autant plus surprenante qu’elle est d’un des princes du film noir hollywoodien, Robert Siodmak (Les Mains qui tuent, Les Tueurs, Pour toi j’ai tué, La Proie…).
Lundi 08 Mars
à 20h15
Infos pratiques

Raskolnikov / Amsterdam / Filmmuseum Amsterdam
Robert Wiene. 1923. Allemagne. 150 min. Teinté. 35 mm. Muet. Intertitres allemands. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : eye Film Instituut Nederland, Amsterdam. Avec Gregori Chmara, Pawel Pawloff, Michael Tarschanow
Festival Zoom Arrière
C’est l’histoire de Raskolnikov, le Dostoïevski, celui du Crime et châtiment. Signé Robert Wiene qui avait donné ses lettres de noblesses à l’expressionnisme avec Le Cabinet du docteur Caligari, on culminera ici au sommet du « caligarisme », notamment à travers la séquence du cauchemar paranoïaque qui restera une des plus fameuses du cinéma. À retenir également, le nom du décorateur, Andrei Adrejew, que l’on retrouvera pour les décors de L’Opéra de quat’sous et Loulou.
www.eyefilm.nl
Film accompagné au piano par Michel Lehmann et présenté par Marleen Labijt
Lundi 08 Mars
à 20h30
Infos pratiques

La Comtesse aux pieds nus (The Barefoot Contessa) / À l'ABC
Joseph L. Mankiewicz. 1954. États-Unis. 124 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Théâtre du Temple, Paris. Avec Ava Gardner, Humphrey Bogart
Festival Zoom Arrière
À ses obsèques, remontant à la surface, le passé de la Contessa, danseuse de cabaret devenue vedette à Hollywood… Une enquête à la Citizen Kane. « Une des expériences les plus merveilleuses de ma vie professionnelle, en particulier la scène où je devais danser une espèce de flamenco, vêtue d’un pull moulant et d’une jupe en satin ordinaire, aguichant mon cavalier, l’attirant plus près de moi, me dérobant à son étreinte, me servant de mon corps pour le tourner en ridicule », écrivait Ava Gardner dans ses mémoires. « La carrière d’une star commence quand elle ne peut pas entrer dans son soutien-gorge et finit quand elle ne peut plus entrer dans sa jupe », disait Welles.
Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Lundi 08 Mars
à 21h00
Infos pratiques

Salomé (Salome)
Charles Bryant. 1923. États-Unis. 61 min. Noir & blanc / teinté. 35 mm. Muet. Intertitres anglais. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : George Eastman House, Rochester. Avec Alla Nazimova, Mitchell Lewis
Festival Zoom Arrière
Salomé, Hérode, le prophète. La danse de Salomé pour Hérode contre la tête du prophète. Ses lèvres glacées embrasser. L’étrange film d’art sorti du Hollywood des années 20. La grande Nazimova, archétype du Hollywood mythologique, celui du faste, des palais et des réceptions, est à la danse et à la production. Elle y passe et y laisse sa fortune personnelle. Le film est un échec dont elle ne se remettra jamais. Aujourd’hui il fait figure d’icône. Costumes hallucinants, géants et plumes, orchestre de nains, esclaves nus si ce n’est une feuille de vigne d’argent… Icône du paganisme.
La création d’un accompagnement musical pour un film muet relève de la relation intime qui s’instaure entre le compositeur et le film et l’on n’entend jamais deux compositeurs faire la même musique pour le même film.
Face à Salomé, Michel Lehmann a imaginé que l’on pouvait écrire deux partitions différentes selon la sensibilité que l’on voudrait porter au film – et plutôt que de choisir, nous présentons ces deux versions musicales.
Version 1 à 18h et version 2 à 22h.
Film accompagné par Michel Lehmann - Suivi d’un débat avec le musicien
Mardi 09 Mars
à 18h00
Infos pratiques

Sérial apéros / Le Secret d’Alta Rocca / Épisode 11 et 12
Festival Zoom Arrière
Des conspirateurs venant de la mer, un latino richissime, un milliardaire un peu crédule auxquels vous ajoutez un zeste de jeunes filles en fleurs et une goutte de jeunes premiers un peu largués ainsi qu’une invention scientifique aussi lumineuse que mystérieuse : vous mélangez le tout dans un shaker… et vous nappez votre breuvage d’une coulée de bon détective ! ça y est vous avez votre serial apéro !!!
Épisode 11 : Le Camion disparu, durée : 31 min.
Épisode 12 : La Cave à noyades, durée : 21 min.
Séance accompagnée musicalement à l’accordéon par Grégory Daltin
Mardi 09 Mars
à 18h15
Infos pratiques

Quatorze juillet / À l'ABC
René Clair. 1933. France. 97 min. Noir & blanc. 35 mm. Provenance copie : Tamasa distribution, Paris. Avec Annabella, Georges Rigaud, Raymond Cordy, Pola Illery
Festival Zoom Arrière
Un soir de 14 juillet. Des titis, de la gouaille et du bal musette. À travers les amours d’un chauffeur de taxi et d’une fleuriste, un hommage au Paris du début des années 30, ses faubourgs et son petit peuple. Son Annabella : elle-même née un 14 juillet, épouse de Tyrone Power, berbère de La Bandera que l’on croisera également dans Hôtel du nord, laissez vous séduire par la séductrice française.
Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Mardi 09 Mars
à 19h00
Infos pratiques

Rojo y negro / Madrid / Filmoteca española
Carlos Arévalo. 1942. Espagne. 80 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Filmoteca española. Avec Conchita Montenegro, Ismael Merlo, Rafaela Satorrés
Festival Zoom Arrière
Espagne pendant la guerre civile. Les rapports déchirés d’un couple. Il est membre d’une milice communiste. Elle est phalangiste… Rojo y negro est de ces films voués à l’oubli, longtemps oublié, cru et souhaité perdu. Un film malmené par l’histoire parce que trop ou pas assez fasciste. Il s’agit d’un film de propagande phalangiste censuré par le régime même qui l’a produit deux semaines après sa sortie ; officiellement parce que trop conciliant, mais plus probablement à cause de Raza, le film de Franco sorti au même moment et qui devait servir de maître-étalon au cinéma franquiste.
www.mcu.es
Mardi 09 Mars
à 20h00
Infos pratiques

Le Lys brisé (Broken Blossoms) / En la basilique Saint-Sernin
D.W. Griffith. 1919. États-Unis. 88 min. Noir & blanc. Vidéo. Intertitres anglais. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Lobster Films, Paris. Avec Lilian Gish, Richard Barthelmess, Donald Crisp
Festival Zoom Arrière
Modèle incontestable du mélodrame, Le Lys brisé nous raconte l’histoire d’une enfant maltraitée par un père boxeur mais aimée dans l’ombre par un jeune Chinois pacifiste. Quand le père la tue, il ne reste plus qu’à la venger. Tuer et se suicider. Une histoire de quat’sous suintant la désespérance, mais d’où émane l’émotion à l’état pur, passée au prisme d’une Lilian Gish qui nous fait ressentir, comme aucune autre actrice, cette étrange volupté, pitoyable, de la souffrance liée à l’amour. Un modèle, un classique.
Film accompagné à l’orgue par Jean-Baptiste Dupont - Tarifs ciné-concert exceptionnel - Billetterie en vente à la Cinémathèque de Toulouse dès le 1er/02
Mardi 09 Mars
à 20h30
Infos pratiques

Le Facteur sonne toujours deux fois (The Postman Always Rings Twice) / À l'ABC
Tay Garnett. 1946. États-Unis. 113 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Provenance copie : Théâtre du Temple, Paris. Avec Lana Turner, John Garfield, Cecil Kellaway
Festival Zoom Arrière
Une petite station service perdue au fin fond des États-Unis et un écriteau « Man wanted ». Un patron fort sympathique, mais trop vieux pour sa jeune et trop belle épouse. Et l’homme voulu qui arrive. L’amour fatal, d’emblée : le coup de foudre. S’enfuir et s’aimer. La fatalité de l’amour, qui suit : le coup de tonnerre. Se débarrasser du mari. Un film noir pour une femme fatale toute vêtue de blanc, des pieds à la tête. Époustouflante Lana Turner, celle que l’on appelait la « sweater girl » en raison de ses pulls trop petits, le sex symbol de la MGM, devait dire « jouer une mauvaise femme permet au public d’apprécier le jeu de l’actrice qui l’interprète ». Que l’on en juge ; jamais femme n’a été aussi menaçante, seulement armée de rouge à lèvres.
Réservation des places à l’ABC sept jours à l’avance.
Mardi 09 Mars
à 21h00
Infos pratiques

Salomé (Salome)
Charles Bryant. 1923. États-Unis. 61 min. Noir & blanc / teinté. 35 mm. Muet. Intertitres anglais. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : George Eastman House, Rochester. Avec Alla Nazimova, Mitchell Lewis
Festival Zoom Arrière
Salomé, Hérode, le prophète. La danse de Salomé pour Hérode contre la tête du prophète. Ses lèvres glacées embrasser. L’étrange film d’art sorti du Hollywood des années 20. La grande Nazimova, archétype du Hollywood mythologique, celui du faste, des palais et des réceptions, est à la danse et à la production. Elle y passe et y laisse sa fortune personnelle. Le film est un échec dont elle ne se remettra jamais. Aujourd’hui il fait figure d’icône. Costumes hallucinants, géants et plumes, orchestre de nains, esclaves nus si ce n’est une feuille de vigne d’argent… Icône du paganisme.
La création d’un accompagnement musical pour un film muet relève de la relation intime qui s’instaure entre le compositeur et le film et l’on n’entend jamais deux compositeurs faire la même musique pour le même film.
Face à Salomé, Michel Lehmann a imaginé que l’on pouvait écrire deux partitions différentes selon la sensibilité que l’on voudrait porter au film – et plutôt que de choisir, nous présentons ces deux versions musicales.
Version 1 à 18h et version 2 à 22h.
Film accompagné au piano par Michel Lehmann - Suivi d’un débat avec le musicien
Mardi 09 Mars
à 22h00
Infos pratiques
Suivi de…
Rapsodia satanica
Nino Oxilia. 1915. Italie. 45 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet. Intertitres italiens. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Ripley’s Films, Rome. Avec Lyda Borelli, Andrea Habay, Ugo Bazzini
Seule et désespérée, une vieille dame accepte du diable de recouvrer ses vingt ans… Faust au féminin. L’autre diva, la Borelli. Et le « borellismo », comme on disait alors, qui en découla. Une diva, au même titre que Francesca Bertini, première femme fatale italienne, à la carrière courte mais intense – elle tourna treize films en cinq ans, de 1913 à 1918.
Film accompagné au piano par Michel Lehmann