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Coup de cœur (One from the Heart) - Francis Ford Coppola

1982. États-Unis. 110 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Frederic Forrest, Teri Garr, Raul Julia, Nastassia Kinski
« Rappeler que Coup de cœur est une extraordinaire tentative de comédie musicale, un véritable pari dansé, coup de dés mallarméen dans une jungle de sentiments jaune citron et de néons furtifs. Cet invraisemblable pré-Moulin-Rouge (avec la sublime Kinski à la place de la professionnelle Kidman) fonctionne comme un véritable trou noir dans l’œuvre et la vie de Coppola », écrivait Skorecki. Coppola, lui, disait que c’était un film de Disney dans un monde adulte. Las Vegas, deux amants se séparent pour vivre chacun de leur côté de nouvelles aventures…

Film choisi par Jean Hector

Vendredi 11 décembre à 19h

 
 

Les Ailes du désir (Der Himmel über Berlin) - Wim Wenders

1987. RFA. 126 min. Noir & blanc / Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Bruno Ganz, Solveig Dommartin, Otto Sander, Peter Falk
Les Ailes du désir. En 1987 Wim Wenders réalisait un film dont le titre était une promesse. Étrange, poétique, avec ses plans inoubliables baignés dans les lumières magnifiques qu’avait créées Henri Alekan, on savait alors qu’il nous faudrait revoir plusieurs fois ce film comme on relit certains romans essentiels. Le parti pris d’adopter le point de vue de deux anges gardiens impalpables, invisibles relève du génie. Damiel et Cassiel approchent au plus près les humains, dans un parcours aléatoire, ils écoutent les monologues intérieurs d’un enfant qui boude, des voyageurs dans le métro, d’un écrivain oublié… la vie est dure mais elle vaut la peine de renoncer à l’immortalité, de prendre des risques comme le fait Marion la jeune trapéziste dont Damiel tombe amoureux. Les anges errent au-dessus de Berlin, dans Berlin, ce sont alors les paysages qui parlent du passé et de l’avenir, les ruines côtoient les chantiers de construction, le tournage d’un film renvoie au souvenir de la guerre, tandis que les anges traversent le mur de Berlin bien présent. C’était en 1987, seulement deux ans plus tard, le 9 novembre, le mur est tombé.
Monique Pélissié

Séance organisée en partenariat avec le Goethe Institut Toulouse, en présence de Monsieur le Consul honoraire d’Allemagne et proposée à l’occasion du 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin

Mardi 10 novembre à 18h30

Pages cachées (Tikhie stranitsy) - Alexandre Sokurov

1993. Russie / Allemagne. 77 min. Noir & blanc / Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Alexandre Tsjerednik, Sergei Barkovsky, Yelizaveta Korolyova, Galina Nikulina, Olga Onishchenko
« De fragments, tirés de Gorki, Pouchkine, Dostoïevski, Alexandre Sokourov a composé une œuvre sophistiquée. Perdu, face à des images crépusculaires d’un monde délabré, le spectateur avance à tâtons, scrute puis s’habitue à l’eau croupie, aux murmures, aux pas hésitants d’un corps sorti des bas fonds. Que cherche-t-il ? Un homme, une femme ? Personne ne sait, c’est au spectateur de recoller ces fragments d’histoire et de recomposer la vie trouble du personnage central. Comme le titre l’indique, Pages cachées est une histoire occultée qui hante les tribulations du héros comme un secret qu’il partage en silence avec le spectateur-voyeur. Dostoïevski est là et Genêt n’est pas loin. »

Guy-Claude Rochemont, co-fondateur de la Cinémathèque de Toulouse

Vendredi 16 octobre à 19h

Danton - Andrzej Wajda

1982. Pologne / France. 136 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Gérard Depardieu, Wojciech Pzoniak, Patrice Chéreau,
Roger Planchon
Avec son film Danton, Andrzej Wajda, à l’œuvre éclectique, s’intéresse aux remous de la Révolution française, et met en scène la confrontation entre deux géants, Georges Danton, magistralement interprété par Gérard Depardieu, et Maximilien Robespierre, incarné par le non moins remarquable Wojciech Pszoniak. Nous sommes au printemps 1794. Danton quitte sa retraite d’Arcis-sur-Aube, première scène du film, et retourne à Paris afin, espère-t-il, de mettre fin à la Terreur. Mais il se heurte alors à l’opposition de Robespierre, qui entend rester le maître du Comité de Salut Public. S’engage alors une confrontation entre deux conceptions de la Révolution, mais également entre deux visions de la vie. Si Wajda se plonge ainsi dans l’histoire française, c’est également pour nous parler de la Pologne de Jaruzelski, et de la confrontation entre ce dernier et Lech Walesa.

Christophe Delpoux, professeur d’Histoire, Lycée Saint Sernin, Toulouse

Vendredi 18 septembre à 18h30

L’Avant garde française

Entr’acte
René Clair
1924. France. 22 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet
Avec Jean Borlin, Man Ray, Marcel Duchamp
Avant-garde ! Le mot est lâché. On veut tout lui faire dire mais son alphabet reste mystère. Ici, celui d’une ballerine barbue au magicien sorti de son cercueil pour faire disparaître tout le monde en passant par le corbillard tiré par un chameau.

suivi de

L’Inhumaine
Marcel L’Herbier
1923. France. 109 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet.
Avec Georgette Leblanc, Marcelle Pradot, Philippe Hériat, Jacques Catelain, Léonid Walter
Décor cubiste pour dépasser l’imagination. Le film où l’on entend la lumière. Une cantatrice de renommée internationale aime à palabrer entourée de ses courtisans. Chacun rêve de la posséder mais, elle, s’amuse à les asservir. Viva les divas. Lors d’une de ces réunions, un jeune ingénieur, piqué au vif par le mépris de l’inaccessible chanteuse, se suicide…

Films accompagnés au piano par Michel Lehmann

Michel Lehmann
Maître de conférence à l’Université Toulouse le Mirail, Michel Lehmann a d’abord entamé une carrière de concertiste et de chef d’orchestre international. Ancien directeur musical de l’opéra de Dijon, il est actuellement directeur du département de Musique de l’Université de Toulouse 2.
Séance présentée par Laurent Véray, président de l’Association Française de Recherche en Histoire du Cinéma, historien du cinéma et adhérent de la Cinémathèque. Il est le directeur du volume Marcel L’Herbier, l’art du cinéma, Paris, AFRHC, 2008.

Mardi 9 juin à 21h