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Rencontres du 3e type

Pour terminer l’année, nous vous invitons à un voyage que seul le cinéma peut proposer à un large public : à moins en effet d’être astrophysicien ou astronome, il n’est pas possible d’aller à leur rencontre. Mais le 7e Art a cette force unique de pouvoir nous arracher à la gravité terrestre et d’imaginer les diverses formes que pourrait prendre la vie en dehors de notre chère planète. Être humanoïde ou créature monstrueuse, ennemi ancestral ou avenir de l’humanité, l’extraterrestre inspire le cinéma depuis ses origines. Il était donc tout naturel que nous choisissions de nous associer à la Cité de l’Espace qui présente actuellement une belle exposition sur cette thématique.

Laisser l’imaginaire cinématographique nous emmener à la découverte des extraterrestres, c’est bien entendu accepter de se poser des questions essentielles, qui nous renvoient à la modestie de l’être humain et au vertige infini de l’univers. Et c’est aussi partager un ensemble de représentations collectives qui, de l’inévitable Star Wars au classique Alien en passant par Rencontres du 3e type ou L’Homme qui venait d’ailleurs, ont nourri nos interrogations, nos aspirations et parfois nos peurs. Le dernier « Métier de cinéma » de l’année 2010 sera donc l’occasion de confronter créatures imaginaires et connaissances scientifiques : quel regard les savants portent-ils sur cet univers cinématographique ? Y aurait-il une part de réalité dans ces films qui nous offrent des voyages interstellaires inespérés ? Venez à la rencontre de Sylvestre Maurice, astrophysicien, qui partagera avec le public, le 11 décembre prochain, son savoir et sa passion pour le légendaire E.T. Alors, prêts au départ ?

Natacha Laurent

Festival Extrême Cinéma | Inferno

Les premières morsures de l’hiver signent désormais le retour d’Extrême Cinéma, avec son cortège d’ombres, de fureur, de sang et de frissons… Pas comme les autres, explorant les limites de ce que le cinéma peut montrer, se moquant des normes établies, ce festival reste toujours l’enfant terrible de la Cinémathèque de Toulouse : étrange, bizarre, décalé, imprévisible, passant de l’insupportable à la distance salvatrice, Extrême Cinéma reste plus que jamais un espace de liberté et de découverte. Depuis maintenant douze ans, il investit régulièrement l’univers de nos peurs, de toutes nos peurs, des grandes comme des petites, des nobles comme de celles que l’on préfèrerait ignorer. Et nous montre, toujours l’air de rien, que le cinéma permet d’appréhender, voire d’apprivoiser, cette part de l’ombre qui nous habite.

Extrême Cinéma revient cette année dans la formule que nous avions inaugurée l’hiver dernier : plus resserré dans le temps et plus dynamique, avec de nombreux invités et un événement tous les soirs, le festival ouvre cette année les portes de l’Enfer. Et cet Inferno prend la forme d’une créature étonnante, qui mêle forme humaine, tentacules marines et attributs classiques du vampire. Réalisé par Morgan Pansier, talentueux graphiste fraîchement diplômé de l’École des Beaux-Arts de Toulouse, le dessin qui incarne la douzième édition d’Extrême Cinéma montre, une fois de plus, la force du patrimoine quand il inspire la création contemporaine. Et c’est lui qui vous invite à traverser le Styx…

Natacha Laurent

St-Pétersbourg Moscou en 22 films

Participer à l’ année croisée France-Russie est, pour la Cinémathèque de Toulouse, une évidence. Les collections, l’histoire et le rayonnement international de notre institution doivent en effet beaucoup à la Russie, et en particulier au Gosfilmofond, les archives nationales du cinéma de Russie. Alors même que la Cinémathèque de Toulouse venait, en 1965, de rejoindre la Fédération Internationale des Archives du Film (FIAF), notre fondateur, Raymond Borde, faisait une rencontre décisive avec Viktor Privato, alors directeur du Gosfilmofond. Les deux hommes partageaient la même passion du cinéma, et très vite une collaboration durable, fondée sur l’amitié et la confiance, se mit en place. Depuis les années soixante, cette relation exceptionnelle n’a fait que se renforcer et a donné lieu à des échanges, des programmations, des restaurations communes.

Durant l’été dernier, la Cinémathèque de Toulouse a été invitée à présenter, dans le cinéma le plus ancien de Moscou, un programme de films russes et français emblématiques de cette histoire partagée, et qui ont été plébiscités par le public moscovite. C’est maintenant au tour de Toulouse de mettre à l’honneur le cinéma russe en proposant une programmation intégralement consacrée aux deux capitales, Moscou et Saint-Pétersbourg. L’occasion de revoir de grands classiques mais aussi de découvrir des chefs-d’œuvre méconnus et d’aller à la rencontre de la jeune génération du 7e Art russe. Avec le cinéaste Igor Minaiev, que nous aurons le plaisir de recevoir le 17 novembre, nous vous invitons à mettre le cap à l’Est !

Natacha Laurent

John Boorman

Nous en avions rêvé. Il sera là. Et lorsque nous lui avons demandé quel film il souhaiterait présenter, sa réponse est tombée, immédiate, laconique : Excalibur. Rassembler la presque totalité des films de John Boorman et avoir l’honneur de le recevoir, c’est l’assurance, pour le public, d’une rencontre inoubliable avec un univers unique. Un univers habité par une proximité exceptionnelle avec la nature, et dans lequel les éléments, et notamment l’eau, sont structurants. L’œuvre de Boorman est tout entière traversée par un souffle qui, à chaque film, nous plonge dans des situations qui remettent en cause l’essentiel et nous conduisent donc à nous interroger sur nos limites. Qu’il s’agisse du Point de non retour, de Délivrance ou de Rangoon par exemple, c’est toujours à un voyage stupéfiant que nous sommes confrontés et au cours duquel les êtres et le monde subissent de profondes transformations. Son sens exceptionnel du visuel, qui place le regard au centre de la plupart de ses films, comme dans Leo the Last, sert un imaginaire dans lequel les mythes sont en permanence revisités à travers, le plus souvent, une réinvention des principaux genres du cinéma.

Cette programmation sera ouverte le 21 septembre par l’un de ceux qui connaissent le mieux John Boorman et son univers : Michel Ciment, directeur de la publication de Positif et voix familière de l’émission « le Masque et la Plume ». Cette rencontre sera sans doute l’une des meilleures façons de se préparer à recevoir John Boorman, qui sera à la Cinémathèque de Toulouse le 16 octobre pour un « Métier de cinéma » exceptionnel : l’occasion de découvrir, en direct, l’un des cinéastes les plus originaux d’aujourd’hui. Vous avez dit tellurique ?

Natacha Laurent

Zoom arrière

Ouverture plus forte vers l’extérieur

Pour sa troisième édition, Zoom arrière reste fidèle à son identité – partager le patrimoine cinématographique avec un large public – mais fait le pari, cette année, d’une ouverture plus forte vers l’extérieur. Avec la volonté d’un double mouvement : aller à la rencontre de publics différents pour faire rayonner le cinéma dans sa profondeur historique et enrichir, en retour, notre propre regard sur le patrimoine.

Zoom arrière se déroulera ainsi dans plusieurs quartiers et lieux de Toulouse, de la Haute-Garonne et de Midi-Pyrénées. Une partie de la programmation sera reprise à Paris, Grenoble, Nice et Perpignan, et trouvera même un écho lors du prochain festival de Bologne au début de l’été 2009. Plusieurs cinémathèques européennes viendront montrer leurs dernières restaurations, tandis que le public jeune se verra proposer de nouveaux outils pour se familiariser avec le patrimoine cinématographique. Le cinéma s’est toujours moqué des frontières, quelles qu’elles soient, et c’est bien cette dimension essentielle du 7e Art que la Cinémathèque de Toulouse choisit de mettre à l’honneur durant Zoom arrière.

Natacha Laurent · Mars 2009.