Destiné aux journalistes et professionnels des média, l’espace presse propose des éléments rédactionnels (communiqués et dossiers de presse) et visuels (photos de films, portraits de cinéastes…) sur les programmations de la Cinémathèque. Ce type de matériel de presse est également disponible sur d’autres thèmes (restaurations, communication institutionnelle, etc.).
Pour obtenir les codes de cet espace professionnel : clarisse.rapp@lacinemathequedetoulouse.com
Fidèle à sa volonté de s’ouvrir à toutes les sensibilités musicales et cinématographiques, La Cinémathèque de Toulouse propose des ciné-concerts de styles très variés.
Au cœur de Toulouse le lieu de tous vos événements :


Conçu comme un espace de dialogue pédagogique et culturel, l’espace enseignants s’adresse aux professionnels de l’éducation.
Il leur permet de télécharger des documents, dont la brochure annuelle Activités éducatives et culturelles, et de remplir en ligne les demandes de projection dans le cadre de leur projet pédagogique.

Télécharger la brochure Activités éducatives et culturelles de la Cinémathèque de Toulouse.
Vous êtes enseignant, vous souhaitez intégrer le cinéma dans votre projet pédagogique et/ou suivre une formation. Remplissez le formulaire en ligne en cliquant sur le bouton ci-dessous pour connaître notre offre en la matière.

Plus qu’un ciné-concert, plus que du cinéma et de la musique, c’est une expérience que nous vous proposons. Quelque chose de l’expérience interdite. Aux limites de l’acceptable. Sur le fil du rasoir de l’éthique. Il ne s’agit plus de s’encanailler gentiment mais de prendre un train fantôme qui a tout du grand huit. Prévention contre les maladies vénériennes, interventions chirurgicales : tournés entre 1900 et 1928, ces films scientifiques sont présentés hors contextes. Les images peuvent choquer. Ce qui a choqué à l’époque, surtout dans le cas du docteur Doyen, c’est que ses films, destinés à être montrés dans des colloques médicaux, se soient retrouvés dans des baraques foraines ou des café-concerts. Le scandale fut retentissant, laissant de durables séquelles à la réputation du célèbre chirurgien déjà considéré comme le fils de Frankenstein. Un parfum de scandale dont il nous fallait nous embaumer. Pour la transgression. Pour ce rapport ambigu que le spectateur entretient avec le « vrai », surtout quand les images renvoient à son propre corps et posent les limites de l’imagination. Poussée par les basses électroacoustiques de nos chirurgiens du son, cette expérience visuelle prendra alors un tour organique. La salle devient bloc opératoire. Vous n’êtes plus des spectateurs / voyeurs venus assister à une projection sulfureuse. Vous êtes les cobayes de l’expérience. Elle restera gravée au scalpel dans les annales de la cinéphilie extrême.
Une maladie sociale : la syphilis. Comment elle peut disparaître
(Dr. Laurent Leredde, 1925, France, 40 min)
Les Opérations sur la cavité crânienne
(Dr. Doyen, autour de 1900, France, 18 min)
Séparation des sœurs siamoises Doodica et Radica
(Dr. Doyen, 1902, France, 5 min)
Opération chirurgicale (inconnu, 1905, France, 3 min)
accompagné par…
Frédéric Alstadt, Jean-Philippe Gross, Nicolas Esterle, Aymeric de Tapol
« Notre musique improvisée et électro-acoustique mêle les influences de l’extrême opposant le calme le plus méditatif au bruitisme le plus radical. Selon nous, la notion de laboratoire ne se réduit pas à la science mais s’étend aussi à la physique du sonore, l’instant où la vibration devient profondément corporelle, organique. Le son devient physique, floue la limite entre l’auditif et le sensible, la fréquence devient scalpel. »
Frédéric Alstadt
Mardi 15 Novembre 2011
à 21h00
Infos pratiques
Don Coscarelli. 2002. États-Unis. 92 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Bruce Campbell, Ossie Davis, Ella Joyce, Bob Ivy Extrême Cinéma 2011
Mystère du troisième âge. Elvis et JFK se la coulent douce à l’hospice. Elvis n’est pas mort. Il avait laissé sa place à un sosie. Kennedy n’est pas mort. Il est noir. Mais ce n’est pas le plus étrange. C’est même la vérité. Ce qui est étrange, c’est que les pensionnaires de la paisible maison de retraite meurent la nuit dans leur sommeil. Une étrange malédiction semble peser sur les lieux : une momie égyptienne rôde dans les couloirs endormis. Mais Elvis et JFK sont là… Ils sont beaux, ils sont vieux, ils se déplacent à l’aide d’un déambulateur et ils vont sauver l’Amérique.
Mercredi 16 Novembre 2011
à 16h30
Infos pratiques
Alain Jessua. 1973. France / Italie. 91 min. Couleurs. Avec Alain Delon, Annie Girardot, Michel Duchaussoy, Robert Hirsch Extrême Cinéma 2011
C’était les 70’s. On ne vouait pas encore un culte au corps refait, on le libérait. Tous à poil sur la plage et jetons-nous à l’eau, le cul à l’air et bon enfant. Passée cette scène de Delon et Girardot totalement nus dans les vagues, le traitement garde encore du choc des années 70. Pas celui du pétrole. Celui des décors. Celui de la fiction politique. Traitement de choc est un thriller politique. L’histoire d’une femme qui part en cure dans un centre de thalassothérapie où l’on vous vend de la jeunesse. Mais cette jeunesse a un prix. Celui des modestes employés étrangers du centre. Celui des mystérieuses expériences du machiavélique docteur Delon.
Mercredi 16 Novembre 2011
à 17h00
Infos pratiques
Lindsay Anderson. 1982. Grande-Bretagne. 116 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Malcom McDowell, Graham Crowden, Leonard Rossiter, Marsha Hunt Extrême Cinéma 2011
Comédie noire et délirante par l’auteur du révolté If. Le Britannia Hospital fête ses 500 ans. Et la vénérable institution attend pour l’occasion la visite de la Reine. Elle doit inaugurer le tout nouveau service du Docteur Millar qui, pour marquer le coup et les esprits, a décidé de greffer une tête. Mais le pays est en proie à des émeutes et les désordres sociaux gangrènent l’hôpital… Et c’est parti pour un jeu de massacre jouissif qui n’épargnera personne, de la famille royale aux journalistes en passant par le personnel hospitalier et les syndicalistes. Moins détonnant que If, dit-on, mais bien plus étonnant. De 1968 à 1981, le punk est passé par là et c’est d’un doigt en l’air que Lindsay Anderson nous fait l’honneur ; le petit doigt of course.
Mercredi 16 Novembre 2011
à 18h30
Infos pratiques
David Cronenberg. 1988. États-Unis. 116 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Jeremy Irons, Geneviève Bujold, Heidi von Palleske Extrême Cinéma 2011
Gynécologues et jumeaux, les frères Mantle partagent tout, leur clinique, leur appartement, les femmes. Mais quand ils tombent sur un spécimen mutant, une femme avec trois cols de l’utérus, la machine se détraque… Glacé comme le toucher d’un spéculum, Faux-semblants vous pénètre comme un virus. Cronenberg passe encore par l’organique pour parler des fêlures de l’esprit et invente pour l’occasion toute une série d’ustensiles gynécologiques barbares que Gilles de Rais n’aurait pas reniés. Vrai-sanglant.
Mercredi 16 Novembre 2011
à 18h45
Infos pratiques
Georges Franju. 1960. France / Italie. 88 min. Noir & blanc. 35 mm. Avec Pierre Brasseur, Édith Scob, Alida Valli, Juliette Mayniel, Claude Brasseur, François Guérin Extrême Cinéma 2011
Retranché dans le laboratoire de son château, quand il ne pratique pas des expériences sur des chiens encagés, un professeur enlève des jeunes filles et leur dérobe le visage pour en redonner un à sa fille… Le visage masqué d’Édith Scob et la poésie au bistouri de Franju. Le silence de miroirs passés au noir. Les chiens qui aboient à déchirer la nuit. Franju ressuscite la beauté inquiétante du cinéma muet et lui donne le son. Un bruit qui, longtemps, fut bien pire que des images, disait Serge Daney. Un chef-d’œuvre en CinémaScob.
Mercredi 16 Novembre 2011
à 20h30
Infos pratiques
Larry Cohen. 1974. États-Unis. 91 min. Couleurs. 35 mm. Version française. Avec John P. Ryan, Sharon Farrell, Andrew Duggan, Guy Stockwell Extrême Cinéma 2011
Les joies de la maternité. À la maternité, justement, Maman accouche pendant que Papa se ronge les sangs dans la salle d’attente. Bébé pousse. Bébé tape à la porte. Knocking on Hell’s Door. L’accouchement a été difficile mais Bébé est vivant. Et il a faim. Il a très faim et il a des dents. Bébé veut son bibi, égorge sages-femmes et obstétricien avant de se planquer à l’école. Mais heureusement les flics le prennent en chasse au fusil à pompe. Ce n’est pas à la maternelle qu’il faut traquer les futurs délinquants, c’est à l’échographie. Avortement, famille à la façade heureuse, société d’uniformisation, It’s Alive! sort les forceps. Un parfait objet subversif comme le cinéma d’horreur des années 70 savait en accoucher.
Mercredi 16 Novembre 2011
à 20h45
Infos pratiques
Bob Balaban. 1989. États-Unis. 81 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Randy Quaid, Mary Beth Hurt, Sandy Dennis, Bryan Madorsky Extrême Cinéma 2011
La famille Laemle vient d’emménager dans le quartier. Joli petit pavillon de banlieue, pelouse tondue comme il se doit. Au cordeau. On est dans l’Amérique idéale des années 50. Mais Michael, le fils Laemle d’une dizaine d’années, a un problème. Il en est sûr. Il n’y a pas de doute. Ses parents sont cannibales… Sorti à la fin des années 80 (pas en France où il n’a connu que la vidéo), Parents n’a pas trouvé son public et c’est bien dommage. Oscillant entre comédie noire et horreur pure, il faisait trop bâtard. Aujourd’hui, il fait office d’ovni et le public, devenu entre temps ovnivore, saura le trouver à son goût.
Mercredi 16 Novembre 2011
à 22h30
Infos pratiques
Jesus Franco. 1966. France / Espagne. 86 min. Noir & blanc. 35 mm. Version française. Avec Estella Blain, Howard Vernon, Mabel Karr Extrême Cinéma 2011
Pas de fantasme médical sans savant fou. Deux sexy assistantes vengent la mort du docteur Zimmer raillé par ses éminents collègues pour ses recherches sur la localisation du bien et du mal dans le cerveau. Érotisme et horreur, Sade et Stocker, du Franco d’avant la zoomite. Le plus célèbre des Jesus depuis celui de Nazareth s’amuse entre le sérieux du genre et la parodie, multipliant les clins d’œil à Lang et Franju. Et un drôle d’apôtre au scénario en la personne de Jean-Claude Carrière.
Mercredi 16 Novembre 2011
à 22h45
Infos pratiques
Jean-Pierre Putters signera son livre Ça l’affiche mal (Ed. Le Bord de L’eau, 2011), superbe ouvrage consacré aux affiches de film peintes du Ghana, une forme d’expression qui a déjà pris ses quartiers dans les galeries du monde entier. Rustiques, fantasmées, explosives, des affiches qui louvoient entre l’exploitation pure et le surréalisme. Il faut voir les Schwarzy, Van Damme et autres revisités par les artistes ghanéens. Un livre à se procurer de toute urgence.
Jeudi 17 Novembre 2011
à 18h00
Infos pratiques
Larry Cohen. 1990. États-Unis. 91 min. Couleurs. 35 mm. Version française. Avec Eric Roberts, Janine Turner, James Earl Jones Extrême Cinéma 2011
Elle est belle, elle traverse la rue. C’est la femme de mes rêves, se dit Josh en l’accostant. Et la voilà qui fait un malaise. Elle s’affale. Mais Josh n’a pas le temps de se demander si c’est lui qui lui fait cet effet-là que déjà une ambulance la prend en charge. Quand Josh fait les hôpitaux pour la retrouver, aucune trace d’elle… Cohen poursuit sa cartographie de l’horreur urbaine dans une pure série B menée à tombeau ouvert. En bonus des courses-poursuites et de l’humour noir de la chose, on appréciera le port de la « nuque longue » d’Eric Roberts et la moustache d’Eric Braeden (alias M. Amour, gloire et beauté) dans le rôle du docteur psychopathe obsédé par les diabétiques.
Jeudi 17 Novembre 2011
à 18h30
Infos pratiques
Stephan Oriach. 2001. France. 75 min. Couleurs. Vidéo. Version originale en français, tamoul, anglais sous-titrée en français. Avec Orlan, Connie Chung, Pierre Restany Extrême Cinéma 2011
Le bloc opératoire comme atelier d’artiste. Le corps comme dernier espace de liberté. Orlan a fait de sa chair le matériau de son travail. Les opérations-chirurgicales-performances se succèdent pour devenir ensuite des installations vidéos interactives. Un processus créatif fascinant de radicalité où le corps modifié et sa représentation au sein d’une culture obsédée par les apparences débouchent sur une nouvelle politique du corps. Celle de demain où il sera possible d’inscrire son esprit dans sa chair. On pense un peu à Dali, beaucoup à Lolo Ferrari et passionnément à David Cronenberg. Filmé par Stephan Oriach, Orlan, carnal art est la chronique des performances et des œuvres d’une artiste mutante, une prêtresse de la nouvelle chair qui a su intelligemment brouiller les cartes entre art et publicité.
Jeudi 17 Novembre 2011
à 18h45
Infos pratiques
Douglas Buck, Buddy Giovinazzo, David Gregory, Karim Hussain, Jeremy Kasten, Tom Savini, Richard Stanley. 2011. États-Unis / France / Canada. 114 min. Couleurs. Vidéo. Version originale sous-titrée en français. Avec Catriona MacColl, Udo Kier, Virginia Newcomb, Shane Woodward Extrême Cinéma 2011
Le projet le plus attendu de cette fin d’année. Certains n’y croyaient plus, mais il est bien là. En chair et en os, a-t-on envie de dire. The Theatre Bizarre. Pour ceux qui seraient passés à côté de l’affaire, sachez qu’il s’agit d’un film à sketchs, une anthologie qui rassemble quelques-uns des plus grands talents du cinéma d’horreur, réunis ici autour du théâtre et du grand guignol. C’est aussi une co-production internationale : Severin Film / Metaluna. Film à sketchs et co-prod internationale : les glorieuses années 60 / 70 sont de retour sur les écrans. Welcome.
Mandragore
Fabrice Blin
2010. France. 17 min. Couleurs. Vidéo.
Avec Agathe De La Boulaye, Bruno Slagmulder
Marie vit seule avec son enfant dans une vieille ferme isolée en pleine campagne. Elle recueille David, un homme en fuite, blessé et amnésique. Marie nourrit et soigne David dont l’état de santé s’améliore miraculeusement en quelques jours. Une relation naît entres les deux inconnus…
Séance présentée par Richard Stanley (réalisateur), Scarlett Amaris (scénariste), Catriona MacColl (actrice), Fabrice Lambot (producteur) et Jean-Pierre Putters (producteur).
Jeudi 17 Novembre 2011
à 20h30
Infos pratiques
Rolf de Heer. 1998. Australie. 102 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Heather Rose, Joey Kennedy, John Brumpton, Rena Owen Extrême Cinéma 2011
Une tétraplégique et sa garde-malade qui la maltraite. Ce qui les rapproche et les sépare : le handicap. La rivalité entre ces deux femmes pour un homme. Le désir. « Que faire lorsqu’un homme fait irruption dans votre vie, et que votre garde-malade, la salope, vous le pique parce qu’elle n’est pas un putain de légume ? Vous essayez de le lui reprendre, bien sûr » lâche Julia. Dance Me to My Song est écrit et interprété par une tétraplégique, Heather Rose, prisonnière d’un fauteuil roulant avec pour seul moyen d’expression un synthétiseur vocal. C’est un film dur qui filme de front le désir, comme un film de guerre, jusqu’à la nudité du corps handicapé. Un fantasme de Buñuel filmé avec la méchanceté misogyne d’Aldrich.
Jeudi 17 Novembre 2011
à 20h45
Infos pratiques
Tsurisaki Kiyotaka. 2001. Japon / Colombie. 91 min. Couleurs. Vidéo. Version originale sous-titrée en anglais. Avec Froilan Orozco Extrême Cinéma 2011
Orozco el embalsamador est un documentaire sur un ex-flic colombien devenu embaumeur. Un portrait réalisé par Tsurisaki Kiyotaka, photographe et vidéaste de la chair morte. Orozco vit dans un quartier chaud de Bogota et a préparé autour de 50 000 cadavres au cours de sa vie. Kiyotaka l’a filmé au travail. Il y a le choc des corps éventrés et des entrailles à nu dans son film. Il y a le choc de la violence sociale. L’artisan contre les marchands d’une chaîne de fast death qui choisit ses morts. L’embaumement à la carte, selon les moyens du défunt ou de sa famille. Il y a aussi de la poésie, une poésie rude, dans les mouvements d’Orozco et les corps à corps laborieux qui le lient aux morts. Orozco el embalsamador est un film choc, mais bien plus encore, c’est un film triste. Un film qui nous rappelle la matérialité du corps. Et le portrait d’un Charon touchant, lui-même mortel.
Jeudi 17 Novembre 2011
à 22h45
Infos pratiques
John Parker. 1955. États-Unis. 56 min. Noir & blanc. 35 mm. Sans dialogue. Avec Adrienne Barrett, Bruno VeSota, Ben Roseman Extrême Cinéma 2011
Un film dément. Fantasme de celluloïd, halluciné et exquis comme un cadavre. Une sorte de triangle des Bermudes du cinéma où se seraient télescopés les éléments les plus improbables. Une légende, plus qu’un film culte. Entre les décors reconnaissables de La Soif du mal avant le tournage de celui-ci, la présence d’un troublant sosie de Welles, et toutes les vies qu’a connues cette légendaire bande, le tout livré par Stéphane Bourgoin, on baigne déjà dans le mystère. Mais attendez de voir la chose. Un cauchemar éveillé et surréaliste dans lequel on suit une femme dans une errance nocturne, sexuelle et sanguinaire…
Jeudi 17 Novembre 2011
à 23h00
Infos pratiques
Jaume Balagueró. 2006. Espagne. 101 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Calista Flockhart, Richard Roxburgh, Elena Anaya, Gemma Jones Extrême Cinéma 2011
Ally McBeal en a marre d’être une pauvre avocate new-yorkaise empêtrée dans sa crise de la trentaine. Alors elle prête son visage de petite fille prématurément âgée à un film de fantôme espagnol. Elle est infirmière au service pédiatrie d’un vieil hôpital qui cache quelques secrets. D’abord, il pleut tout le temps. Après, les enfants sont victimes d’inexplicables fractures. Ensuite, le deuxième étage est condamné, fermé depuis des lustres. Enfin, le bruit court que l’hôpital est hanté par une certaine Mechanic Girl. Et que ça a à voir avec le deuxième étage… Fragile ne vous dit peut-être rien ; le film n’est pas sorti en salle. Le nom de Jaume Balagueró en revanche vous parle davantage : Rec. Mettez Silent Hill sur pause, c’est dans Fragile que ça se passe. Fragile fait peur. Fragile fait pleurer.
Vendredi 18 Novembre 2011
à 18h30
Infos pratiques
L’Ordre
Jean-Daniel Pollet
1973. France. 44 min. Couleurs. 35 mm.
Spinalonga. Une île au large de la Crête. 800 mètres de long pour 400 de large. Sur cette île, jusqu’en 1957, jusqu’à ce que la médecine sache les soigner, la Grèce a parqué, caché, ses lépreux. En mode commando, Jean-Daniel Pollet (L’Acrobate, L’Amour c’est gai, l’amour c’est triste) et le sociologue Maurice Born sont partis à la rencontre de ces embastillés malgré eux. Une rencontre d’une puissance rare où à travers la parole de Raimondakis qui a passé 36 ans sur l’île, se pose la question du regard. La monstruosité du regard de ceux qui ne voulaient pas voir. L’humanité d’un regard sur ceux qu’on ne voulait pas voir.
L’Hôpital du crime (L’ospedale del delitto)
Luigi Comencini
1950. Italie. 11 min. Noir & blanc. 35 mm.
Documentaire tourné dans l’asile judiciaire d’Aversa situé dans la région de Naples, L’Hôpital du crime témoigne de méthodes soit-disant progressistes basées sur la violence et sur la ségrégation. À l’arrivée, un produit de commande d’où pointe l’ironie de Comencini magnifiée par la photo de Mario Bava.
Un délire hallucinatoire
Éric Duvivier
1961. France. 25 min. Couleurs. 16 mm.
Un Monsieur Toutlemonde, un rond de cuir comme les autres. Mais lui est malade, persécuté et halluciné. C’est d’abord sa radio qui lui parle puis ce sont des affiches de pub dans la rue qui s’en prennent à lui. Exacerbation progressive des troubles jusqu’à l’incident médico-légal et l’agression. Un film scientifique avant tout destiné aux élèves, mais aux accents lynchiens.
Vendredi 18 Novembre 2011
à 18h45
Infos pratiques
Il ne vous aura pas échappé que Jean Rollin est mort en décembre dernier. Ses deux venues à Extrême Cinéma, en 2002 et 2009, nous ont laissé le souvenir d’un homme passionnant et passionné. Sa famille, en déposant à la Cinémathèque un important fonds de films, affiches et photos, nous permet de continuer l’histoire. Clin d’œil.
Liberta, agent spatial anti-mythe
Jean-Noël Delamarre
1970. France. 17 min. Couleurs. 35 mm.
Avec les voix de Philippe Gasté, Dominique Erlanger, Adrien Forge
À partir de milliers de photos d’affiches en toile peinte (S-F, peplum, aventures, épouvante, sexy…), les affiches qui ornaient autrefois les frontons des salles de ciné, Jean-Noël Delamarre et Philippe Gras ont écrit et réalisé un remarquable voyage à travers les mythes du cinéma populaire. Drôle, amusé, presque situationniste. Liberta, superbe agent spatiale, est envoyée sur Terre par les Dieux pour y remettre bon ordre. Hélas…
Si la Mère Supérieure se coiffe d’un entonnoir…
Daniel Gouyette
2011. France. 52 min. Couleurs. Vidéo
Un portrait peu conventionnel du réalisateur Jean Rollin autour de la sortie de La Fiancée de Dracula. De collages en confessions intimes, il évoque ici, parmi d’autres, les aléas d’une vie de réalisateur, et nous fait découvrir un univers entre poésie surréaliste et tableaux impudiques.
Séance présentée par Philippe d’Aram (musicien), Daniel Gouyette (réalisateur) et la famille Rollin.
Vendredi 18 Novembre 2011
à 20h30
Infos pratiques
Lodge Kerrigan. 1993. États-Unis. 79 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Peter Greene, Alice Levitt, Megan Owen Extrême Cinéma 2011
Peter est schizo. Peter est à l’hosto. Il s’enfuit, il veut retrouver sa fille. Il s’enfouit, on se perd avec lui. Peter prend l’auto, nous embarque dans un rode-movie. Son autoradio lui parle, des fillettes disparaissent. Peter se sent traqué et se mutile. Ça le gratte. Alors il se rase de près… Au-delà de ces deux scènes d’automutilation saisissantes, ce premier film de Lodge Kerrigan, qui s’est fait depuis un nom dans le cinéma indépendant américain, perturbe le regard dans sa structure même. Non pas parce que le film est lui-même schizophrène. Mais parce qu’il est clinique.
Film interdit à sa sortie aux moins de 16 ans.
Vendredi 18 Novembre 2011
à 20h45
Infos pratiques
Le Frisson des vampires
Jean Rollin
1970. France. 90 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Sandra Julien, Jean-Marie Durand, Jacques Robiolles, Michel Delahaye
Un couple fraîchement marié passe au château saluer des cousins. Mais la vie de château n’est plus ce qu’elle était… Le must du film de vampires en pattes d’eph, disait quelqu’un quelque part. Oui, on est en 1970. C’est le troisième long métrage de Jean Rollin et sa grammaire est déjà en place. Pendules et vampire féminin, filles en mousseline transparente et embardées surréalistes au bout du chemin de ronde. L’idée ici est que les fameux cousins sont des chasseurs de vampires qui ont été vampirisés, des prédateurs/proies devenus prédateurs. Ils sont incarnés par deux merveilleux marginaux du cinéma français : Jacques Robiolles, poète de la pelloche et stakhanoviste du second rôle, et Michel Delahaye, ex-critique des Cahiers du cinéma, trop dandy à l’époque maoiste de la revue, et critique plus récemment de l’ex-revue La Lettre du cinéma.
précédé de
Clovis Trouille
Alain Joguet
1971. France. 12 min. Couleurs. 35 mm
Avec Clovis Trouille
Courte évocation de la vie et l’œuvre de Clovis Trouille, dont les toiles sont une influence majeure dans l’œuvre de Jean Rollin. Il y raille le surréaliste en chef André Breton, évoque la mort de son enfant, son amour de la peinture et célèbre l’érotisme avec malice.
Séance présentée par Philippe d’Aram, Daniel Gouyette et la famille Rollin.
Vendredi 18 Novembre 2011
à 22h30
Infos pratiques
Ernst Hofbauer. 1970. RFA. 95 min. Couleurs. 35 mm. Avec Monika Dahlberg, Christine Schuberth, Brigitte Harer Extrême Cinéma 2011
Nudie allemand (de l’Ouest) par le spécialiste de la sexploitation d’Outre-Rhin. Prenant la forme d’un reportage, une fausse enquête sur la sexualité des jeunes filles allemandes des années 70 à travers leur rendez-vous chez le gynécologue. Un film hautement scientifique qui n’est pas, mais alors absolument pas, un prétexte pour parler de sexe et montrer des filles dénudées. On y ira bien sûr pour la musique et surtout pas pour les jeunes femmes à couettes blondes, courtes jupes plissées et chaussettes jusqu’aux genoux.
Vendredi 18 Novembre 2011
à 22h45
Infos pratiques
James Whale. 1935. États-Unis. 71 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Colin Clive, Boris Karloff, Ernest Thesiger, Elsa Lanchester Extrême Cinéma 2011
Frankenstein croyait en avoir fini avec ses démons, fini le savant fou, mais se voit contraint par le machiavélique Dr. Pretorius de créer un pendant féminin au monstre… Le chef-d’œuvre inaltérable de James Whale. Plus marquant et touchant encore que le premier opus. Beau et noir. Des monstres et des hommes. De l’humaine monstruosité. La créature s’humanise, elle parle. Sa fiancée crie. Un cri d’effroi qui résonne encore dans toute l’histoire du cinéma. Un cri et une foudre dans la chevelure.
Samedi 19 Novembre 2011
à 15h00
Infos pratiques
Frederick Wiseman. 1970. États-Unis. 84 min. Noir & blanc. Vidéo. Version originale sous-titrée en français. Extrême Cinéma 2011
Frederick Wiseman filme le quotidien des urgences du Metropolitan Hospital de New-York. Wiseman ausculte l’hôpital. Salles d’attente, auscultations, blocs opératoires. Comme à son habitude, il part du lieu. Il l’observe, il l’infiltre. Il part du lieu pour dresser un état des lieux. Pas celui de l’hôpital, mais à travers lui, la société américaine. Le Metropolitan Hospital est un hôpital public, donc gratuit, donc confronté à la misère sociale, physique et morale.
Samedi 19 Novembre 2011
à 15h15
Infos pratiques
Yasuzo Masumura. 1966. Japon. 90 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Ayako Wakao, Shinsuke Ashida, Yusuke Kawasu Extrême Cinéma 2011
Film d’une force rare, cet Ange rouge raconte la vie d’un hôpital de campagne durant la guerre sino-japonaise. Masumura y pose un regard neuf et implacable, s’attardant longuement sur les scènes d’amputations. Et si les dents de scies cessent enfin leurs crissements, c’est pour s’attacher à une jeune infirmière, amoureuse d’un médecin morphinomane et impuissant ; quand elle ne soulage pas sexuellement les soldats mutilés. Une œuvre désespérément olfactive qui dégage des pores de l’écran une odeur de sueur érotique mêlée aux cicatrices chaudement cautérisées des membres amputés.
Samedi 19 Novembre 2011
à 17h00
Infos pratiques
Nando Cicero. 1976. Italie. 105 min. Couleurs. 35 mm. Version française. Avec Edwige Fenech, Alvaro Vitali, Alfredo Pea Extrême Cinéma 2011
Le fantasme de toute une génération. Edwige Fenech. Elle aura été flic, prof, bidasse, toubib… La quintessence de tous les fantasmes institutionnels masculins. Du père de famille à l’ado des premiers émois sexuels. Tout est dans le titre avec les films d’Edwige. Ici, elle est toubib et sous sa blouse ondule toute la comédie érotique italienne, populaire et nanardeuse. Et comme elle est au régiment, ajoutez du comique troupier lourd comme une rango. Mais peu importe. Peu importe l’histoire, peu importe le reste.
Samedi 19 Novembre 2011
à 17h15
Infos pratiques
Hitoshi Matsumoto. 2009. Japon. 93 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Hitoshi Matsumoto, David Quintero, Luis Accinelli, LilianTapia Extrême Cinéma 2011
Tranche de vie d’une matinée ordinaire dans le désert mexicain : les enfants partent pour l’école tandis que le pater familias, le catcheur masqué « Escargot Man », prend son café. Pendant ce temps, un personnage japonais en pyjama se réveille dans une pièce fermée, vide, au sol et aux murs blancs et lisses. Cependant, un examen minutieux révèle une protubérance vaguement phallique sur une paroi… Partant de situations simples, Symbol déploie un univers poétique, drôle et farfelu qui vous happe et ne vous lâche plus. Hitoshi Matsumuto, célèbre comique télé en son pays, livre ici une œuvre d’une grande singularité, son deuxième film, véritable antidote au prêt-à-penser cinématographique. (texte extrait du catalogue du festival Hallucinations Collectives de Lyon)
Samedi 19 Novembre 2011
à 19h00
Infos pratiques
Richard Brooks. 1950. États-Unis. 96 min. Noir & blanc. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Avec Cary Grant, Paula Raymond, José Ferrer Extrême Cinéma 2011
Alors qu’il est en voyage en Amérique du Sud avec sa femme, l’éminent docteur Ferguson est emmené de force au cabinet du chef de l’État et prié de l’examiner. Diagnostic : celui-ci souffre d’une tumeur au cerveau et si on ne l’opère pas très vite, il meurt. Cas de conscience : c’est un dictateur. Mais le chirurgien ne se pose pas longtemps la question ; dictateur ou pas, il ne peut pas laisser un homme mourir. C’est alors que sa femme est kidnappée par les révolutionnaires. Si le dictateur sort vivant de l’intervention, elle meurt… Le premier film de Richard Brooks, ancien journaliste passé scénariste avant de devenir le cinéaste hollywoodien des sujets troubles (La Chatte sur un toit brûlant, Les Professionnels, Graine de violence). On reconnaîtra ici, sans trop de difficulté, le couple Perón et on appréciera les latin lovers des années 20 (Ramon Novarro, Gilbert Roland) dans leur contre-emploi.
Samedi 19 Novembre 2011
à 19h15
Infos pratiques
Quatre longs métrages, des courts, des bandes-annonces. Du café et des croissants au petit matin. Et ça commence à 22h. Tapantes, les 22h. Après c’est trop tard, la clinique ne consulte plus.
Il était une fois le diable
Bernard Launois
1985. France. 72 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Véronique Renaud, Marcel Portier, Catherine Day
Un monstre déguisé en SS a la fâcheuse habitude de trucider les campeurs. Mais il va tomber sur un os, en l’occurrence plutôt une momie qui cherche son chemin en Normandie… Le reste se passe de commentaires, la bande est toute aussi psychotronique que son synopsis. Après Lâchez les chiennes et Touch’ pas à mon biniou, après le porno et la comédie, Bernard Launois s’attaquait au gore. On a inventé le cinéma en France, comme il le rappelait si bien. Il n’y a désormais plus aucun doute.
Clonk
Bertrand Lenclos
2010. France. 17 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Jackie Berroyer, Fred Tousch
Quand un réalisateur tourmenté entraîne son équipe sur une île déserte…
Soudain les monstres (The Food of the Gods)
Bert I. Gordon
1976. États-Unis. 88 min. Couleurs. 35 mm. Version française.
Avec Marjoe Gortner, Pamela Franklin, Ida Lupino
Une petite île semi-déserte où se reposer tranquillement. Sauf que, les animaux s’en prennent inexplicablement aux hommes. Poulets, rats… Sauf que : ces animaux sont géants… Mais là n’est pas le plus étrange. Non, la question est : mais qu’est-ce qu’Ida Lupino est allée faire dans ce merdier ? Une nouvelle énigme du septième art. Gordon quant à lui poursuivait son exploration du gigantisme cinématographique. Entre poules géantes et vers géants, on goûtera la fable écolo. Les générations futures apprécieront.
Calibre 9
Jean-Christian Tassy
2011. France. 80 min. couleurs. Vidéo.
Avec Laurent Collombert, Philippe Burel, Philippe Bussière, Christophe Lafargue, Nathalie Hauwelle
Dans une ville française gangrenée par la corruption, Yann, un urbaniste magouilleur, se retrouve en possession d’un Calibre 9 possédé par l’âme de Sarah, une ex-prostituée. Ensemble, ils remettront un peu d’ordre dans cette ville en affrontant l’homme à la tête du pacte de corruption, le maire lui-même.
En présence du réalisateur
Evil Dead
Sam Raimi
1981. États-Unis. 85 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Bruce Campbell, Ellen Sandweiss, Betsy Baker, Richard De Manincor, Theresa Tilly
Une cabane au fond des bois. Cinq amis. Un week-end paisible. Un magnétophone et une incantation… Le film culte de Sam Raimi. Son premier, il avait vingt ans. La chose en a bientôt trente maintenant et toujours pas une ride. Humour et gore. On en rigore engore. À gorege déployée.
Film interdit à sa sortie aux moins de 12 ans.
Aftermath
Nacho Cerda
1994. Espagne. 30 min. Couleurs. 35 mm. Sans dialogue.
Avec Xevi Collellmir, Jordi Tarrida, Angel Tarris, Pep Tosan
Une morgue. Le corps d’une femme tuée dans un accident. Un médecin nécrophile pour s’occuper d’elle…
Dolorosa
Christophe Debacq
2009. France. 17 min. Couleurs. Vidéo.
Avec Clémence Verniau, Sonia Zonenberg, Olivier Scarbonchi
Une femme recluse dans une cellule. Une main gantée lui délivre chaque jour son repas et vient la visiter dans son sommeil. Elle est pourtant son dernier lien avec le monde des vivants et les démons du passé.
Miashm
Sylvain Potel, David Uystpruyst
2010. France. 4 min. Couleurs. Vidéo.
Dans une civilisation déchue, un être blessé marche. S’arrêter, c’est s’ensevelir.
The Operation
Jacob Pander
1995. États-Unis. 13 min. Couleurs. Vidéo.
Avec Marne Lucas, Otto Wrek
Coït filmé par une caméra thermique.
Samedi 19 Novembre 2011
à 22h00
Infos pratiques
Notre histoire  ı  Visite guidée  ı  Partenaires  ı  Infos pratiques  ı  Lettre d'information  ı  RSS
Contacts  ı  Espace presse  ı  Mentions légales
– Événements et rencontres
La production en Midi-Pyrénées
– Saison de ciné-concerts
– Festivals
– Collections
– Accueil
– Collections conservées à la Cinémathèque
– Enrichissements des collections
Collecte consacrée à l'immigration en France
– Le centre de conservation
et de recherche
La restauration à la Cinémathèque
– Expositions
– Bibliothèque
– Cinéfolie
– Vidéos
– Collections numérisées
– Accueil
– Projet cinéma français des années 20
– Boutique



































