Espace presse
Destiné aux journalistes et professionnels des média, l’espace presse propose des éléments rédactionnels (communiqués et dossiers de presse) et visuels (photos de films, portraits de cinéastes…) sur les programmations de la Cinémathèque. Ce type de matériel de presse est également disponible sur d’autres thèmes (restaurations, communication institutionnelle, etc.).
Pour obtenir les codes de cet espace professionnel : clarisse.rapp@lacinemathequedetoulouse.com
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Ciné-concerts / Diffusion
Fidèle à sa volonté de s’ouvrir à toutes les sensibilités musicales et
cinématographiques, La Cinémathèque de Toulouse propose des
ciné-concerts de styles très variés.
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Location d’espaces
Au cœur de Toulouse le lieu de tous vos événements :
- Séminaires
- Conférences de presse
- Soirées privatisées
- Événements d’entreprise
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Espace enseignants
Conçu comme un espace de dialogue pédagogique et culturel, l’espace enseignants s’adresse aux professionnels de l’éducation.
Il leur permet de télécharger des documents, dont la brochure annuelle Activités éducatives et culturelles, et de remplir en ligne les demandes de projection dans le cadre de leur projet pédagogique.
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Desmond et la créature du marais (Desmond och träskpatraskfällan)
2006. Suède. 68 min. Couleurs. 35 mm. Version française. Film d'animation.
La Cinémathèque Junior | Séances tout-petits (3-6 ans)
Desmond le cochon et ses amis de la Forêt en ont assez : l’abominable créature du marais leur rend la vie impossible. Enfin, si elle existe vraiment ? Mais qui d’autre aurait pu chiper les pommes de Desmond, la collection de rouge à ongles de Léna l’Elan, la guitare électrique de Willie le Putois ou encore les gants de boxe de Sébastien Lapin ? Non, vraiment, trop c’est trop ! Ensemble, ils décident de construire un piège…
dès 4 ans | suivi d’un goûter
Dimanche 09 Juin
à 16h00
Infos pratiques

Frankenstein Junior (Young Frankenstein)
Mel Brooks. 1974. États-Unis. 105 min. Noir & blanc. Numérique DCP. VOSTF. Avec Gene Wilder, Peter Boyle, Marty Feldman, Madeline Kahn, Kenneth Mars
La Cinémathèque Junior | Ciné-club (7-11 ans)
Une parodie délirante de Frankenstein et des films des studios Universal des années 1930 par le maître du genre. De retour au château familial malgré lui, épaulé par l’incroyable Igor et sa bosse baladeuse, le jeune docteur Frankenstiiine reprend les travaux de son illustre ancêtre. Mais la chose ne sera pas facile…
précédé d’une présentation et suivi d’une discussion et d’un goûter
Samedi 08 Juin
à 16h00
Infos pratiques

Le Train sifflera trois fois (High Noon)
Fred Zinnemann. 1952. États-Unis. 85 min. Noir & blanc. Numérique DCP. VOSTF. Avec Gary Cooper, Grace Kelly, Thomas Mitchell, Lloyd Bridges, Lon Chaney Jr., Lee Van Cleef
La séance du dimanche (7-77 ans)
Alors qu’il vient de se marier et qu’il s’apprête à rendre son étoile de shérif, Kane apprend qu’un homme qu’il a envoyé en prison il y a quelques années en est sorti et revient en ville par le train de midi pour se venger. Sa bande est déjà là, mais Kane décide de rester et cherche main forte auprès des habitants qui tous l’abandonnent… Le shérif apeuré, presque lâche. L’attente quasiment en temps réel. Un western métaphorique, anti-maccarthyste, allégorie de la chasse aux sorcières et de la lâcheté qui faisaient alors trembler Hollywood.
Dimanche 02 Juin
à 16h00
Infos pratiques

Diamants sur canapé (Breakfast at Tiffany’s)
Blake Edwards. 1961. États-Unis. 115 min. Couleurs. Numérique DCP. VOSTF. Avec Audrey Hepburn, George Peppard, Patricia Neal, Buddy Ebsen, Martin Balsam, Mickey Rooney
La séance du dimanche (7-77 ans)
Diamants sur canapé est de ces grandes comédies sentimentales hollywoodiennes qui ont oublié d’être idiotes. La vie n’est pas rose, Holly, mais pas de torrent de larmes ; ici les rivières sont réservées aux diamants – ou quand on pleure, c’est sous la pluie. On y voit aussi parfois scintiller le reflet d’un autre diamant pas encore taillé : la fameuse panthère rose, mâtinée d’une fumeuse party dont on reconnaît déjà l’éclat. Sinon, entre deux répliques acides, c’est la naissance de l’amour entre deux voisins, un écrivain gigolo (rien moins que le futur Hannibal Smith de L’Agence tous risques) et Darling Holly, chatoyante Audrey Hepburn, pretty woman en quête de milliardaire à épouser.
Dimanche 16 Juin
à 16h00
Infos pratiques

Maurice
James Ivory. 1987. Grande-Bretagne. 130 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF. Avec James Wilby, Hugh Grant, Rupert Graves
Le film du jeudi
Dans le prolongement de Chambre avec vue, James Ivory met sa mise en scène élégante au service de l’introspection de personnages étouffés par le poids d’une société oppressante. Où il est question d’assumer son homosexualité dans une société où elle est passible, au mieux, de prison. Début du siècle dernier à Cambridge, Maurice se découvre une forte attirance pour Clive, un aristocrate. Une attirance visiblement réciproque, mais qui doit rester inavouée, purement platonique, au risque de provoquer d’autres troubles que sexuels…
En collaboration avec l’association Arc-en-ciel, dans le cadre de l’exposition « Le cinéma contre l’homophobie » à l’Espace des diversités et de la laïcité de Toulouse du 1er au 22 juin 2013.
Jeudi 13 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Huit et demi (Otto e mezzo)
Federico Fellini. 1963. Italie. 130 min. Noir & blanc. Numérique DCP. VOSTF. Avec Marcello Mastroianni, Anouk Aimée, Sandra Milo, Claudia Cardinale, Barbara Steele
Le film du jeudi
Les angoisses et les délices de la création artistique vus par un cinéaste en panne d’inspiration. Est-il nécessaire d’en dire plus ? Peut-être rappeler le plaisir de Fellini à jouer avec le vrai et le faux, le réel et l’imaginaire qu’il imbrique sans cesse pour affirmer sa vérité. « Je suis un menteur, mais je suis sincère. » Qu’importe le vrai du faux, seule importe l’intention. Moins un faux vrai autoportrait du cinéaste en cinéaste qu’un film en forme de note d’intention. Le huitième et demi film de Fellini, comme une pose, un besoin de faire le tri des images de lui-même que lui renvoyaient ses films précédents. L’histoire d’un cinéaste en panne d’inspiration pour le film d’un cinéaste qui prenait une inspiration.
Jeudi 20 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Le Jour d’après (The Day After Tomorrow)
Roland Emmerich. 2004. États-Unis. 124 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF. Avec Dennis Quaid, Jake Gyllenhaal, Emmy Rossum
L'Odyssée de l'espace
Film catastrophe stratosphérique. C’était prévu, mais il est en avance : le grand cataclysme climatique. Et avec lui, c’est l’âge de glace qui s’abat de nouveau sur la Terre. Cette fois, même les Américains ne pourront rien pour sauver le monde. Il leur faudra sauver leur peau, sauver la famille.
Alors que New York est prise dans les glaces, un climatologue part à la rescousse de son fils resté prisonnier de la pomme givrée… Décors et effets spéciaux spectaculaires pour retrouvailles entre père et fils.
présenté par Pascale Ultré-Guérard, responsable du programme Terre, Environnement, Climat au CNES
Mercredi 05 Juin
à 20h30
Infos pratiques

Le Port de la drogue (Pickup on South Street) (sous réserve)
Samuel Fuller. 1953. États-Unis. 78 min. Noir & blanc. 35 mm. VF. Avec Richard Widmark, Jean Peters, Thelma Ritter
Le Cabinet de Curiosités
Un pickpocket, en refaisant des poches, intercepte par hasard un microfilm espion à destination de Moscou. La police lui demande son concours. Il n’aime pas la police. Mais il aime encore moins les communistes… Dans la version doublée en français, le microfilm devient de la drogue et les espions communistes des trafiquants. Explication : dans les années d’après-guerre, le PCF est très puissant et populaire. Beaucoup de Français sont communistes. Pour une bonne exploitation, on détourne le sens original du film, pour ne pas se priver du public communiste.
Mardi 11 Juin
à 19h15
Infos pratiques

Le Continent des hommes-poissons (L’isola degli uomini pesce)
Sergio Martino. 1979. Italie. 99 min. Couleurs. 35 mm. VF. Avec Barbara Bach, Claudio Cassinelli, Richard Johnson, Beryl Cunningham, Joseph Cotten
Extrême CinémaThèque
Voilà un film frais comme le produit de la mer que l’on trouve sur les étals du marché. Joseph Cotten lui-même, acteur wellesien, y prend le frais dans le rôle d’un biologiste contraint de travailler pour un despote. À la barre du rafiot, Sergio Martino poursuit sa moisson d’exotisme après La Montagne du dieu cannibale où il se repaissait de l’appétissante Ursula Andress. Ici, l’auteur des Zizis baladeurs nous donne une variation de L’Île du Docteur Moreau, sauce italienne fauchée. Sauce bis, bien entendu. Fin XIXe, des naufragés échouent sur une île des Caraïbes dirigée par un certain Rakham. Une curieuse île peuplée par une race d’hommes-poissons…
Vendredi 14 Juin
à 21h15
Infos pratiques

Rencontre avec Gilles Jacob | Librairie Ombres Blanches
Festivals et événements
À l’occasion de la parution de son nouveau livre, Les Pas perdus (Flammarion, avril 2013), Gilles Jacob, critique, essayiste, réalisateur et président du Festival de Cannes, sera présent à la librairie Ombres Blanches le jeudi 6 juin à 18h pour une rencontre-signature et à la Cinémathèque de Toulouse, ce même jour à 21h, pour présenter Une journée particulière, film documentaire qu’il a lui-même réalisé.
Jeudi 06 Juin
à 18h00
Infos pratiques

Une journée particulière
Gilles Jacob. 2012. France. 53 min. Couleurs. Vidéo.
Festivals et événements
La vie du Festival de Cannes, ses coulisses et ses rêves, à travers la journée bien remplie de figurants particuliers : les cinéastes venus en 2007, pour le 60e anniversaire du festival, présenter Chacun son cinéma, suite de courts métrages de trois minutes dans laquelle une trentaine de metteurs en scène disait son amour des salles obscures.
Présenté par Gilles Jacob | En partenariat avec la librairie Ombres Blanches
Jeudi 06 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Les Mains d’Orlac (Orlacs Hände)
Robert Wiene. 1924. Allemagne. 70 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet. Intertitres allemands. Sous-titrage informatique en français. Copie restaurée par la Friedrich-Wilhelm-Murnau-Stiftung, Wiesbaden Avec Conrad Veidt, Fritz Kortner, Carmen Cartellieri, Alexandra Sorina
Les Ciné-concerts
Pianiste virtuose, Paul Orlac perd l’usage de ses mains à la suite d’un accident. Ça en serait fini de sa carrière si un chirurgien presque fou ne lui greffait d’autres mains. Celles d’un assassin exécuté le matin même. Mais dès lors, le doute l’étreint : est-il toujours maître de ses mains ?… La première adaptation du célèbre roman de Maurice Renard, qui en connut quelques-unes. Elle est le fait de Robert Wiene plus connu pour son manifeste expressionniste : Le Cabinet du Docteur Caligari, dans lequel officiait déjà l’hypnotisant Conrad Veidt. Un mythe.
Artisan et artiste sonore, Frédéric Alstadt explore la physicalité du son, l’instant où la vibration devient profondément corporelle, organique, palpable, jusqu’à la perte de repère. Depuis 1999, il dirige le label indépendant Ångstrom Records qui défriche et promeut les champs innovants de la musique, toutes barrières ouvertes, du hip hop au minimalisme, de l’improvisation au skweee… Après avoir passé ces trois dernières années à développer son studio de mastering, Ångstrom Mastering, il est à nouveau impliqué dans des projets créatifs et des collaborations artistiques avec entre autres Anne Fontenelle, Jean-Philippe Gross, Yannick Franck, Aymeric de Tapol, Phil Maggi et Kajsa Sandström.
accompagné par Frédéric Alstadt (platines et piano « préparés », dispositif électroacoustique) | ciné-concert tarif B
Vendredi 07 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Éric Lareine, le mica le plus pur
Alaric Perrolier. 2013. France. 53 min. Couleurs. Vidéo. Production Les Produits frais / Télé Toulouse - TLT, avec le concours de la Région Midi-Pyrénées et le Fond pour la création musicale - FCM
La production en Midi-Pyrénées
Éric Lareine est un rocker français charismatique et inclassable. Un trésor caché. Après quatorze ans de traverses et de silence discographique, le voilà qui revient porté par un nouveau groupe, tout feu tout flamme, un répertoire polymorphe, une jeunesse inentamée. Mais Éric n’a plus vingt ans et parfois le plus court chemin est bien long… Faut-il mieux brûler que s’éteindre ? Voici venir la joie, vibrer un art à haut-voltage ; le portrait d’un de nos chanteurs parmi les plus tourneboulants et superbes.
séance précédée d’un concert d’Éric Lareine
Jeudi 06 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Le Cirque (The Circus)
Charles Chaplin. 1928. États-Unis. 70 min. 35 mm. Noir & blanc. Muet sonorisé. Intertitres français. Avec Charles Chaplin, Al Ernest Garcia, Merna Kennedy
Cinéma en plein air
Accusé de vol, poursuivi par la police, Charlot fait une entrée aussi fracassante qu’intempestive sur la piste d’un cirque. Il y remporte un tel succès qu’il est aussitôt engagé comme clown… Arrogance, larmes et burlesque, ou quand un clown star rend hommage à la piste aux étoiles.
en partenariat avec le Ballet du Capitole
Samedi 29 Juin
à 20h00
Infos pratiques

Un Américain à Paris (An American in Paris)
Vincente Minnelli. 1951. États-Unis. 113 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF. Avec Gene Kelly, Leslie Caron, Georges Guétary, Oscar Levant
Cinéma en plein air
Quand deux jeunes artistes, l’un pianiste et l’autre peintre, vivent la bohème sous les toits de Paris dans l’attente de jours meilleurs… Mais Un Américain à Paris, c’est avant tout un incontournable fleuron de la comédie musicale. C’est surtout un ballet final d’anthologie : plus de quarante décors façon Lautrec, Utrillo ou Van Gogh dans lesquels les protagonistes, poussés par la musique de Gershwin et la chorégraphie de Gene Kelly, courent à perdre haleine durant vingt minutes.
à voir en famille…
Samedi 29 Juin
à 22h30
Infos pratiques

Le Cirque (The Circus)
Charles Chaplin. 1928. États-Unis. 70 min. 35 mm. Noir & blanc. Muet sonorisé. Intertitres français. Avec Charles Chaplin, Al Ernest Garcia, Merna Kennedy
Danse à la Cinémathèque
Cinéma en plein air
Accusé de vol, poursuivi par la police, Charlot fait une entrée aussi fracassante qu’intempestive sur la piste d’un cirque. Il y remporte un tel succès qu’il est aussitôt engagé comme clown… Arrogance, larmes et burlesque, ou quand un clown star rend hommage à la piste aux étoiles.
présenté par Kader Belarbi, directeur de la danse du Théâtre du Capitole
À l’occasion des représentations d’Oyster (27 > 30 juin 2013)
Ouverture du 9e Cinéma en plein air (28 juin > 3 août 2013)
En partenariat avec le Ballet du Capitole
Vendredi 28 Juin
à 22h30
Infos pratiques

L’Homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours
André S. Labarthe. 1990. France. 110 min. Couleurs. Vidéo. VOSTF. Avec Laszlo Szabo, Agnès Banfalvy
Orson Welles
André S. Labarthe rend hommage à Orson Welles au travers d’un docu-fiction dans lequel il lance un cinéaste hongrois à la recherche du mythe wellesien. Un film-enquête à la Welles justement, où mythe et vérité finissent par se confondre dans la seule réalité qui tienne : le cinéma, l’amour du cinéma. Une recherche de l’Orson perdu bâtie sur les interviews de personnes qui ont côtoyé la bête. On y croisera notamment le critique et cinéaste Peter Bogdanovich, le cinéaste Curtis Harrington, ou encore le producteur John Houseman.
Samedi 01 Juin
à 15h00
Infos pratiques

Malpertuis
Harry Kumel. 1972. Belgique. 110 min. Couleurs. 35 mm. Avec Orson Welles, Mathieu Carrière, Susan Hampshire, Michel Bouquet, Jean-Pierre Cassel
Orson Welles
Malpertuis, étrange demeure peuplée d’étranges personnages. Yann, jeune matelot fraîchement débarqué, y échoue malgré lui au bout d’une nuit d’alcool et de brume. Il y rencontrera son oncle, se mourant au milieu de son fabuleux bestiaire fait d’animaux empaillés et d’hommes et femmes séquestrés : des dieux antiques qui errent dans des couloirs sans fin. S’échapper. S’évader. Mais l’on n’échappe pas à Malpertuis et déjà un mystérieux sentiment s’empare de Yann… Fantastique, parabolique, mythologique, Orphée l’année dernière à Marienbad. La voix d’Orson Welles, dans le rôle de l’oncle, fait trembler Malpertuis. Plus anecdotiquement, on y croisera aussi une Sylvie Vartan aux airs de Marlene Dietrich embrassée par un jeune figurant qui était par ailleurs l’idole des jeunes.
Samedi 01 Juin
à 17h00
Infos pratiques

It’s All True - d’après un film inachevé d’Orson Welles (It’s All True: Based on an Unfinished Film by Orson Welles)
Richard Wilson, Myron Meisel, Bill Krohn. 1993. États-Unis. 85 min. Couleurs et noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Narrateur Jeanne Moreau
Orson Welles
Le Que Viva Mexico ! de Welles. En 1942, la RKO et le département d’État envoient Welles au Brésil tourner un film pour raffermir les liens entre l’Amérique du Nord et du Sud et empêcher le dictateur Vargas, proche des Nazis, de basculer du côté des puissances de l’Axe. Welles filme le carnaval de Rio et se prend de passion pour la samba. Il veut en retrouver les origines et filme aussi les favelas. Ce n’est pas du goût de Vargas, qui attendait une carte postale, ni du studio, qui a déjà chassé Welles du montage de La Splendeur des Amberson. La production est stoppée. Mais le cinéaste réussit quand même à tourner un épisode supplémentaire, Quatre hommes sur un radeau, à ce qui devait être It’s All True. La RKO confisque les rushes. Et on croit le matériel perdu, jusqu’à ce que Wilson, collaborateur de Welles, retrouve les bobines en 1985 et les monte. Aujourd’hui, It’s All True est un documentaire qui raconte en détail l’histoire de cette production, suivi du montage des images de Welles. Une aventure passionnante.
Samedi 01 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Citizen Kane
Orson Welles. 1940. États-Unis. 119 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Joseph Cotten, Everett Sloane, Ray Collins
Orson Welles
Toujours le chef-d’œuvre que l’on sait. L’art de filmer les plafonds pour mettre en perspective la trajectoire d’un magnat de la presse qui se conclut par un mot mystérieux : Rosebud. La presse de pouvoir et le pouvoir de la presse. Derrière Charles Foster Kane, William Randolph Hearst. Ce que l’on sait moins, c’est que l’empire médiatique de Hearst a tout fait pour détruire le film n°1 de la plupart des « top 10 des plus grands films de tous les temps de l’univers ». Le groupe Hearst fera campagne contre le film dans tous ses journaux et instiguera en coulisses les studios à brûler le négatif. Selon Welles, si on peut le voir aujourd’hui c’est grâce à un chapelet. Mais c’est une autre histoire ; une des dizaines qui courent sur ce film devenu le mythe du cinéma à lui tout seul.
Samedi 01 Juin
à 21h00
Infos pratiques

La Splendeur des Amberson (The Magnificent Ambersons)
Orson Welles. 1941-1942. États-Unis. 88 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Tim Holt, Joseph Cotten, Dolores Costello, Agnes Moorehead, Anne Baxter
Orson Welles
« Alors que Falstaff est une complainte sur la “Joyeuse Angleterre”, La Splendeur des Amberson se penche sur la perte de l’innocence et du sens des valeurs morales détruites par l’introduction de l’automobile. Bien que le film se montre critique envers la ploutocratie déchue, Orson Welles nous fait ressentir de l’affection et de la compassion pour des personnages fragiles tout en évoquant une certaine nostalgie pour l’un de ces paradis perdus qui hantent son œuvre », écrivait Peter Bogdanovich dans ses entretiens avec Welles, avant de rappeler que « François Truffaut a dit un jour que si Flaubert relisait Don Quichotte tous les ans, pourquoi ne verrait-on pas les Amberson le plus souvent possible ? »
Dimanche 02 Juin
à 18h00
Infos pratiques

La Splendeur des Amberson (The Magnificent Ambersons)
Orson Welles. 1941-1942. États-Unis. 88 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Tim Holt, Joseph Cotten, Dolores Costello, Agnes Moorehead, Anne Baxter
Orson Welles
« Alors que Falstaff est une complainte sur la “Joyeuse Angleterre”, La Splendeur des Amberson se penche sur la perte de l’innocence et du sens des valeurs morales détruites par l’introduction de l’automobile. Bien que le film se montre critique envers la ploutocratie déchue, Orson Welles nous fait ressentir de l’affection et de la compassion pour des personnages fragiles tout en évoquant une certaine nostalgie pour l’un de ces paradis perdus qui hantent son œuvre », écrivait Peter Bogdanovich dans ses entretiens avec Welles, avant de rappeler que « François Truffaut a dit un jour que si Flaubert relisait Don Quichotte tous les ans, pourquoi ne verrait-on pas les Amberson le plus souvent possible ? »
Mardi 04 Juin
à 21h00
Infos pratiques

It’s All True - d’après un film inachevé d’Orson Welles (It’s All True: Based on an Unfinished Film by Orson Welles)
Richard Wilson, Myron Meisel, Bill Krohn. 1993. États-Unis. 85 min. Couleurs et noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Narrateur Jeanne Moreau
Orson Welles
Le Que Viva Mexico ! de Welles. En 1942, la RKO et le département d’État envoient Welles au Brésil tourner un film pour raffermir les liens entre l’Amérique du Nord et du Sud et empêcher le dictateur Vargas, proche des Nazis, de basculer du côté des puissances de l’Axe. Welles filme le carnaval de Rio et se prend de passion pour la samba. Il veut en retrouver les origines et filme aussi les favelas. Ce n’est pas du goût de Vargas, qui attendait une carte postale, ni du studio, qui a déjà chassé Welles du montage de La Splendeur des Amberson. La production est stoppée. Mais le cinéaste réussit quand même à tourner un épisode supplémentaire, Quatre hommes sur un radeau, à ce qui devait être It’s All True. La RKO confisque les rushes. Et on croit le matériel perdu, jusqu’à ce que Wilson, collaborateur de Welles, retrouve les bobines en 1985 et les monte. Aujourd’hui, It’s All True est un documentaire qui raconte en détail l’histoire de cette production, suivi du montage des images de Welles. Une aventure passionnante.
Mardi 04 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Citizen Kane
Orson Welles. 1940. États-Unis. 119 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Joseph Cotten, Everett Sloane, Ray Collins
Orson Welles
Toujours le chef-d’œuvre que l’on sait. L’art de filmer les plafonds pour mettre en perspective la trajectoire d’un magnat de la presse qui se conclut par un mot mystérieux : Rosebud. La presse de pouvoir et le pouvoir de la presse. Derrière Charles Foster Kane, William Randolph Hearst. Ce que l’on sait moins, c’est que l’empire médiatique de Hearst a tout fait pour détruire le film n°1 de la plupart des « top 10 des plus grands films de tous les temps de l’univers ». Le groupe Hearst fera campagne contre le film dans tous ses journaux et instiguera en coulisses les studios à brûler le négatif. Selon Welles, si on peut le voir aujourd’hui c’est grâce à un chapelet. Mais c’est une autre histoire ; une des dizaines qui courent sur ce film devenu le mythe du cinéma à lui tout seul.
Mercredi 05 Juin
à 16h30
Infos pratiques

L’Homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours
André S. Labarthe. 1990. France. 110 min. Couleurs. Vidéo. VOSTF. Avec Laszlo Szabo, Agnès Banfalvy
Orson Welles
André S. Labarthe rend hommage à Orson Welles au travers d’un docu-fiction dans lequel il lance un cinéaste hongrois à la recherche du mythe wellesien. Un film-enquête à la Welles justement, où mythe et vérité finissent par se confondre dans la seule réalité qui tienne : le cinéma, l’amour du cinéma. Une recherche de l’Orson perdu bâtie sur les interviews de personnes qui ont côtoyé la bête. On y croisera notamment le critique et cinéaste Peter Bogdanovich, le cinéaste Curtis Harrington, ou encore le producteur John Houseman.
Mercredi 05 Juin
à 18h30
Infos pratiques

Citizen Kane
Orson Welles. 1940. États-Unis. 119 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Joseph Cotten, Everett Sloane, Ray Collins
Orson Welles
Toujours le chef-d’œuvre que l’on sait. L’art de filmer les plafonds pour mettre en perspective la trajectoire d’un magnat de la presse qui se conclut par un mot mystérieux : Rosebud. La presse de pouvoir et le pouvoir de la presse. Derrière Charles Foster Kane, William Randolph Hearst. Ce que l’on sait moins, c’est que l’empire médiatique de Hearst a tout fait pour détruire le film n°1 de la plupart des « top 10 des plus grands films de tous les temps de l’univers ». Le groupe Hearst fera campagne contre le film dans tous ses journaux et instiguera en coulisses les studios à brûler le négatif. Selon Welles, si on peut le voir aujourd’hui c’est grâce à un chapelet. Mais c’est une autre histoire ; une des dizaines qui courent sur ce film devenu le mythe du cinéma à lui tout seul.
Vendredi 07 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Malpertuis
Harry Kumel. 1972. Belgique. 110 min. Couleurs. 35 mm. Avec Orson Welles, Mathieu Carrière, Susan Hampshire, Michel Bouquet, Jean-Pierre Cassel
Orson Welles
Malpertuis, étrange demeure peuplée d’étranges personnages. Yann, jeune matelot fraîchement débarqué, y échoue malgré lui au bout d’une nuit d’alcool et de brume. Il y rencontrera son oncle, se mourant au milieu de son fabuleux bestiaire fait d’animaux empaillés et d’hommes et femmes séquestrés : des dieux antiques qui errent dans des couloirs sans fin. S’échapper. S’évader. Mais l’on n’échappe pas à Malpertuis et déjà un mystérieux sentiment s’empare de Yann… Fantastique, parabolique, mythologique, Orphée l’année dernière à Marienbad. La voix d’Orson Welles, dans le rôle de l’oncle, fait trembler Malpertuis. Plus anecdotiquement, on y croisera aussi une Sylvie Vartan aux airs de Marlene Dietrich embrassée par un jeune figurant qui était par ailleurs l’idole des jeunes.
Samedi 08 Juin
à 19h00
Infos pratiques

La Dame de Shanghai (The Lady from Shanghai)
Orson Welles. 1948. États-Unis. 87 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Rita Hayworth
Orson Welles
C’est l’histoire d’un marin qui se fait mener en bateau par une beauté. Une femme fatale, un mari jaloux, et une voix off qui sait dès le début que ça finira mal. Le film noir dans toute sa splendeur. Le polar à contre-pied. Un polar shakespearien. Deux scènes de légende : celles de l’aquarium et du palais des glaces. Deux noms de légende : Welles et Hayworth, le génie et la bombe anatomique. Le couple mythique était en train de se séparer. Hollywood aussi voulait divorcer de Welles. Il partit sur un coup d’éclat. En tuant le mythe pour révéler la femme. Ou, cheveux coupés et teints en blond platine, sa dame de Shanghai tue Gilda pour donner le jour à Rita. On ne lui pardonna pas. C’était pourtant un beau geste d’amour, le plus beau cadeau de rupture que l’on puisse imaginer. Rita ne sut pas vieillir avec. Fatale beauté.
Samedi 08 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Le Procès (The Trial)
Orson Welles. 1963. France. 120 min. Noir & blanc. Numérique DCP. VOSTF. Avec Anthony Perkins, Jeanne Moreau, Elsa Martinelli, Romy Schneider, Orson Welles
Orson Welles
Le Procès de Kafka interprété par Orson Welles. Celui qu’il considérait comme son meilleur film. Un matin, K est réveillé par la police, littéralement sorti du lit et arrêté. On l’accuse. Il ne sait pas de quoi. Mais doit préparer sa défense… Un cauchemar visuel. L’individu et le pouvoir à travers l’utilisation du décor. Des décors puisés, faute d’argent (ils devaient être construits en studio à Zagreb), dans la gare d’Orsay. « J’y ai découvert le monde de Kafka, disait Welles. Les bureaux de l’avocat, les locaux des tribunaux, les corridors, une sorte de modernisme à la Jules Verne, qui me semblait totalement dans l’esprit de Kafka… Ce qui lui donne tant de force, ce n’est pas que cela soit si spacieux et si photogénique, c’est la nostalgie de l’endroit. La nostalgie qui s’accumule dans une gare, où les gens attendent… Je sais que cela fait horriblement mystique, mais c’est un lieu hanté. Et le film parle de gens qui attendent, qui attendent et qui attendent encore qu’on leur remplisse des papiers… »
Dimanche 09 Juin
à 18h00
Infos pratiques

Le Procès (The Trial)
Orson Welles. 1963. France. 120 min. Noir & blanc. Numérique DCP. VOSTF. Avec Anthony Perkins, Jeanne Moreau, Elsa Martinelli, Romy Schneider, Orson Welles
Orson Welles
Le Procès de Kafka interprété par Orson Welles. Celui qu’il considérait comme son meilleur film. Un matin, K est réveillé par la police, littéralement sorti du lit et arrêté. On l’accuse. Il ne sait pas de quoi. Mais doit préparer sa défense… Un cauchemar visuel. L’individu et le pouvoir à travers l’utilisation du décor. Des décors puisés, faute d’argent (ils devaient être construits en studio à Zagreb), dans la gare d’Orsay. « J’y ai découvert le monde de Kafka, disait Welles. Les bureaux de l’avocat, les locaux des tribunaux, les corridors, une sorte de modernisme à la Jules Verne, qui me semblait totalement dans l’esprit de Kafka… Ce qui lui donne tant de force, ce n’est pas que cela soit si spacieux et si photogénique, c’est la nostalgie de l’endroit. La nostalgie qui s’accumule dans une gare, où les gens attendent… Je sais que cela fait horriblement mystique, mais c’est un lieu hanté. Et le film parle de gens qui attendent, qui attendent et qui attendent encore qu’on leur remplisse des papiers… »
Mardi 11 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Macbeth
Orson Welles. 1947. États-Unis. 107 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Jeanette Nolan, Edgar Barrier, Roddy MacDowall
Orson Welles
Poussé par la prophétie de trois sorcières et par l’ambition de son épouse, Macbeth se fait régicide et, une fois couronné, tyran. Mais ses crimes le hantent et il finira par voir se réaliser la dernière prédiction des sorcières : il mourra quand la forêt se mettra en marche… Tourné en vingt-trois jours sans argent, Macbeth ne souffre pas de son manque de moyens. Ses décors en carton-pâte, que Welles a noyés dans une brume cache-misère, lui donnent un aspect irréel et intemporel qui déborde la tragédie pour embrasser le mythe, comme gagné par les légendes arthuriennes. « Le Macbeth d’Orson Welles, écrivait Jean Cocteau, est d’une force sauvage et désinvolte. »
Mardi 11 Juin
à 21h15
Infos pratiques

Une histoire immortelle (The Immortal Story)
Orson Welles. 1966. France. 58 min. Couleurs. 35 mm. VF. Avec Orson Welles, Jeanne Moreau, Roger Coggio, Norman Eshley, Fernando Rey
Orson Welles
Produit par l’ORTF, pour la télévision française, le premier film de Welles en couleurs. Histoire de manipulation. De la volonté de recréer le réel, à moins que ce ne soit de recréer la légende. De la volonté de rendre réelle la légende. Et de son échec. Clay, un riche marchand, raconte à son secrétaire l’histoire ancienne d’un jeune marin qu’un vieillard a payé pour qu’il couche avec sa jeune épouse afin d’avoir un héritier. C’est une vieille légende de marin, lui dit le secrétaire. Clay décide alors de la réaliser, de la mettre en scène, et se met en quête d’une jeune fille, Virginie, et d’un jeune marin, Paul, pour en faire ses marionnettes. Mais l’argent seul ne suffit pas à la création…
présenté par Willy Kurant et précédé à 19h30 d’une rencontre
Mercredi 12 Juin
à 21h00
Infos pratiques

La Dame de Shanghai (The Lady from Shanghai)
Orson Welles. 1948. États-Unis. 87 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Rita Hayworth
Orson Welles
C’est l’histoire d’un marin qui se fait mener en bateau par une beauté. Une femme fatale, un mari jaloux, et une voix off qui sait dès le début que ça finira mal. Le film noir dans toute sa splendeur. Le polar à contre-pied. Un polar shakespearien. Deux scènes de légende : celles de l’aquarium et du palais des glaces. Deux noms de légende : Welles et Hayworth, le génie et la bombe anatomique. Le couple mythique était en train de se séparer. Hollywood aussi voulait divorcer de Welles. Il partit sur un coup d’éclat. En tuant le mythe pour révéler la femme. Ou, cheveux coupés et teints en blond platine, sa dame de Shanghai tue Gilda pour donner le jour à Rita. On ne lui pardonna pas. C’était pourtant un beau geste d’amour, le plus beau cadeau de rupture que l’on puisse imaginer. Rita ne sut pas vieillir avec. Fatale beauté.
Mercredi 12 Juin
à 16h30
Infos pratiques

Le Criminel (The Stranger)
Orson Welles. 1945. États-Unis. 95 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Loretta Young, Edward G. Robinson
Orson Welles
Dans une petite ville du Connecticut, à la fin de la guerre, alors que l’on fête le mariage de la fille d’un juge avec un professeur venu d’Europe, un agent du F.B.I. débarque à la recherche d’un criminel nazi… Ou, après les chefs-d’œuvre que sont Citizen Kane et La Splendeur des Amberson, Orson Welles montre comment faire d’une série B un bon film. Ça lui servira pour la suite, puisqu’il ne retrouvera jamais le confort de ses débuts. Moyens de sa démesure ou pas, il voulait prouver qu’il pouvait aussi être simplement réalisateur.
Mercredi 12 Juin
à 19h30
Infos pratiques

Macbeth
Orson Welles. 1947. États-Unis. 107 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Jeanette Nolan, Edgar Barrier, Roddy MacDowall
Orson Welles
Poussé par la prophétie de trois sorcières et par l’ambition de son épouse, Macbeth se fait régicide et, une fois couronné, tyran. Mais ses crimes le hantent et il finira par voir se réaliser la dernière prédiction des sorcières : il mourra quand la forêt se mettra en marche… Tourné en vingt-trois jours sans argent, Macbeth ne souffre pas de son manque de moyens. Ses décors en carton-pâte, que Welles a noyés dans une brume cache-misère, lui donnent un aspect irréel et intemporel qui déborde la tragédie pour embrasser le mythe, comme gagné par les légendes arthuriennes. « Le Macbeth d’Orson Welles, écrivait Jean Cocteau, est d’une force sauvage et désinvolte. »
Jeudi 13 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Le Génie du mal (Compulsion)
Richard Fleischer. 1958. États-Unis. 103 min. Noir & blanc. 35 mm. VO. Sous-titrage informatique en français. Avec Orson Welles, Diane Varsi, Dean Stockwell, Bradford Dillman
Orson Welles
Film de procès. D’après une célèbre affaire criminelle américaine, l’affaire Leopold et Loeb, en 1924. Deux jeunes gens ont été arrêtés pour l’enlèvement et le meurtre d’un enfant. Leur mobile : l’acte gratuit, le crime parfait, la preuve de leur supériorité. Confondus. La chaise électrique les attend. C’est là qu’intervient leur avocat, conscient de leur culpabilité, mais hostile à la peine de mort… Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes pour Welles, qui joue bien entendu le rôle de l’avocat. La plaidoirie du film est celle de Clarence Darrow, l’avocat du procès de 1924. Elle s’étend sur deux bobines, enregistrée en une seule prise, sans coupure (mais découpée au montage). Welles avouait avoir eu recours à un téléprompteur.
Vendredi 14 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Falstaff (Chimes at Midnight)
Orson Welles. 1964-65. Espagne / Suisse. 115 min. Noir & blanc. 35 mm. VO. Sous-titrage informatique en français. Copie restaurée par la Filmoteca Española, Madrid. Avec Orson Welles, Keith Baxter, John Gielgud, Jeanne Moreau, Fernando Rey
Orson Welles
Bouffon magnifique, Falstaff est un personnage récurrent de Shakespeare. On le croise dans Richard III, Henri IV, Les Joyeuses Commères de Windsor et Henri V. Orson Welles mélange ces quatre pièces, garde les répliques de Shakespeare, qu’il ré-agence, et se réapproprie à la fois le dramaturge et son personnage qu’il définissait comme « le grand homme bon de la littérature mondiale ». « J’imagine que ce sera le film en gros plan de ma vie », disait-il encore. L’histoire d’un bouffon plein d’esprit, compagnon de débauche d’un prince qui le reniera une fois sur le trône. L’histoire d’un poète qui verra ses rêves brisés par les puissants.
précédé de
Las verciones de Campanadas a medianoche
de Orson Welles
Luciano Berriatúa
2012. Espagne. 17 min. Noir & blanc. 35 mm. VO.
Sous-titrage informatique en français.
L’historien et cinéaste Luciano Berriatúa revient sur la restauration de Falstaff qu’il a menée pour la Filmoteca Española.
Vendredi 14 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Le Procès (The Trial)
Orson Welles. 1963. France. 120 min. Noir & blanc. Numérique DCP. VOSTF. Avec Anthony Perkins, Jeanne Moreau, Elsa Martinelli, Romy Schneider, Orson Welles
Orson Welles
Le Procès de Kafka interprété par Orson Welles. Celui qu’il considérait comme son meilleur film. Un matin, K est réveillé par la police, littéralement sorti du lit et arrêté. On l’accuse. Il ne sait pas de quoi. Mais doit préparer sa défense… Un cauchemar visuel. L’individu et le pouvoir à travers l’utilisation du décor. Des décors puisés, faute d’argent (ils devaient être construits en studio à Zagreb), dans la gare d’Orsay. « J’y ai découvert le monde de Kafka, disait Welles. Les bureaux de l’avocat, les locaux des tribunaux, les corridors, une sorte de modernisme à la Jules Verne, qui me semblait totalement dans l’esprit de Kafka… Ce qui lui donne tant de force, ce n’est pas que cela soit si spacieux et si photogénique, c’est la nostalgie de l’endroit. La nostalgie qui s’accumule dans une gare, où les gens attendent… Je sais que cela fait horriblement mystique, mais c’est un lieu hanté. Et le film parle de gens qui attendent, qui attendent et qui attendent encore qu’on leur remplisse des papiers… »
Samedi 15 Juin
à 17h00
Infos pratiques

Jane Eyre
Robert Stevenson. 1944. États-Unis. 105 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Joan Fontaine, Margaret O’Brien, John Sutton, Elizabeth Taylor
Orson Welles
Jane Eyre, jeune orpheline, entre au service de l’énigmatique Edward Rochester comme gouvernante. L’homme aussi riche que sombre ne tarde pas à remarquer la jeune fille, elle-même sensible au trouble qui émane de lui. Un trouble qui cache forcément un secret… Orson Welles joue au jeune premier. Il est surtout le producteur exécutif du film, non crédité. « Oh, j’ai inventé certaines prises de vues…, confiait-il à Peter Bogdanovich. Cela fait partie du travail de producteur. Et j’ai collaboré, mais je ne me suis pas mis derrière la caméra pour la mise en scène. J’en ai sûrement fait beaucoup plus qu’un producteur habituel, mais cela ne dérangeait pas Stevenson. Et je ne voudrais pas lui retirer le mérite qui lui revient entièrement. »
Samedi 15 Juin
à 15h00
Infos pratiques

Le Troisième Homme (The Third Man)
Carol Reed. 1949. Grande-Bretagne. 104 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Joseph Cotten, Orson Welles, Alida Valli
Orson Welles
Succès indémodable comme une cithare éternellement lancinante. Vienne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, partagée en zones occupées par des Alliés en froid. Un écrivain américain enquête sur un ami disparu. Trafic en clair-obscur entre zone US et zone soviétique. Guerre froide. Est / Ouest. Et puis l’apparition. Sur un pas, éclairé comme un trépas, comme la vie et la mort est une question de pas. Suspendu. Pas vivant. Pas mort. Mort-vivant. Vivant-mort. Frontière verticale, du haut vers le bas, de la grande roue, aérienne, cynique comme un coucou suisse, aux égouts, canaux telluriques, couloirs en fuite où croupissent les eaux usées du Styx.
Samedi 15 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Une histoire immortelle (The Immortal Story)
Orson Welles. 1966. France. 58 min. Couleurs. 35 mm. VF. Avec Orson Welles, Jeanne Moreau, Roger Coggio, Norman Eshley, Fernando Rey
Orson Welles
Produit par l’ORTF, pour la télévision française, le premier film de Welles en couleurs. Histoire de manipulation. De la volonté de recréer le réel, à moins que ce ne soit de recréer la légende. De la volonté de rendre réelle la légende. Et de son échec. Clay, un riche marchand, raconte à son secrétaire l’histoire ancienne d’un jeune marin qu’un vieillard a payé pour qu’il couche avec sa jeune épouse afin d’avoir un héritier. C’est une vieille légende de marin, lui dit le secrétaire. Clay décide alors de la réaliser, de la mettre en scène, et se met en quête d’une jeune fille, Virginie, et d’un jeune marin, Paul, pour en faire ses marionnettes. Mais l’argent seul ne suffit pas à la création…
Samedi 15 Juin
à 19h15
Infos pratiques

Othello
Orson Welles. 1949-1952. Maroc / États-Unis. 95 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Micheál Mac Liammóir, Suzanne Cloutier, Robert Coote
Orson Welles
Othello, général victorieux, gagné par les doutes insinués par l’infâme Iago à propos de la fidélité de Desdémone, sa jeune épouse… De nouveau Welles et Shakespeare. De nouveau Welles recrée Shakespeare. Othello, Macbeth, si loin si proche. À Macbeth, son tournage en une vingtaine de jours, ses décors en carton-pâte et ses plans-séquences, Othello oppose un tournage étalé sur près de quatre ans, en décors naturels et en plans courts. Encore une fois les contraintes financières influencent la forme. Et encore une fois la forme semble s’imposer d’elle-même, au-delà des contraintes financières. Il aura pourtant fallu à Welles jouer dans trois films, dont Le Troisième Homme, pour financer et achever celui-ci.
Dimanche 16 Juin
à 18h00
Infos pratiques

Jane Eyre
Robert Stevenson. 1944. États-Unis. 105 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Joan Fontaine, Margaret O’Brien, John Sutton, Elizabeth Taylor
Orson Welles
Jane Eyre, jeune orpheline, entre au service de l’énigmatique Edward Rochester comme gouvernante. L’homme aussi riche que sombre ne tarde pas à remarquer la jeune fille, elle-même sensible au trouble qui émane de lui. Un trouble qui cache forcément un secret… Orson Welles joue au jeune premier. Il est surtout le producteur exécutif du film, non crédité. « Oh, j’ai inventé certaines prises de vues…, confiait-il à Peter Bogdanovich. Cela fait partie du travail de producteur. Et j’ai collaboré, mais je ne me suis pas mis derrière la caméra pour la mise en scène. J’en ai sûrement fait beaucoup plus qu’un producteur habituel, mais cela ne dérangeait pas Stevenson. Et je ne voudrais pas lui retirer le mérite qui lui revient entièrement. »
Mardi 18 Juin
à 19h00
Infos pratiques

La Soif du mal (Touch of Evil)
Orson Welles. 1958. États-Unis. 111 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Charlton Heston, Janet Leigh, Akim Tamiroff, Marlene Dietrich, Ray Collins, Joseph Cotten, Zsa Zsa Gabor
Orson Welles
Au diable le mémo de 58 pages. Un mythe. Un polar noir, qui brille au septième art comme l’étoile polaire détermine les points cardinaux, pour passer la frontière en plan-séquence grammairien. Pour descendre en contre-plongée dans les tréfonds d’une zone frontalière où justement les frontières ne sont jamais fixes. Melting-pot du part et d’autre. Il est gras, sale, lourd, Orson mal léché, se gave de sucreries pour étancher sa soif et nous guide au pays du mal avec la lucidité de ceux qui manquent de sobriété. Parce qu’il n’y a pas de bien sans mal.
Mardi 18 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Raretés, inédits et inachevés wellesiens | Programme 2 - « Œuvres inachevées »
Orson Welles
De tous les cinéastes majeurs, Orson Welles est certainement celui qui a cumulé le plus grand nombre de projets inachevés, ce qui a contribué à faire grandir le mythe autour de sa personne. Cela a commencé en 1942 avec son projet maudit intitulé It’s All True quand Welles dut aller au Brésil pour renforcer les liens entre l’Amérique du Nord et du Sud. Et cela a pris fin avec King Lear, un film pour lequel il a seulement tourné une vidéo dans laquelle il explique à son producteur à quoi devrait ressembler son adaptation de Shakespeare.
Un de ses projets les plus légendaires est The Deep, un thriller adapté du roman de Charles Williams, filmé sur la côte dalmatienne en Croatie. « J’espère que ce ne sera pas un film d’art et d’essai. J’espère que ce sera le genre de film que j’aimerais voir comme spectateur. Il me semble qu’il est grand temps de prouver que je peux rapporter de l’argent. » (Orson Welles)
Ce programme comprend des scènes et extraits de Don Quichote,
The Deep, The Other Side of The Wind et The Dreamers.
Extraits de The Deep
1967-69. 17 min. Écrit et réalisé par Orson Welles.
Photographie : Willy Kurant et Ivica Rajkovic
Avec Oja Kodar, Michael Bryant, Laurence Harvey, Orson Welles,
Jeanne Moreau
The Dreamers
1980-82. 25 min. Réalisé par Orson Welles.
Écrit par Orson Welles et Oja Kodar
Photographie : Gary Graver
Avec Oja Kodar, Orson Welles
présenté par Stefan Droessler, directeur du Filmmuseum München
Mercredi 19 Juin
à 21h00
Infos pratiques

La Soif du mal (Touch of Evil)
Orson Welles. 1958. États-Unis. 111 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Charlton Heston, Janet Leigh, Akim Tamiroff, Marlene Dietrich, Ray Collins, Joseph Cotten, Zsa Zsa Gabor
Orson Welles
Au diable le mémo de 58 pages. Un mythe. Un polar noir, qui brille au septième art comme l’étoile polaire détermine les points cardinaux, pour passer la frontière en plan-séquence grammairien. Pour descendre en contre-plongée dans les tréfonds d’une zone frontalière où justement les frontières ne sont jamais fixes. Melting-pot du part et d’autre. Il est gras, sale, lourd, Orson mal léché, se gave de sucreries pour étancher sa soif et nous guide au pays du mal avec la lucidité de ceux qui manquent de sobriété. Parce qu’il n’y a pas de bien sans mal.
Mercredi 19 Juin
à 16h30
Infos pratiques

Raretés, inédits et inachevés wellesiens | Programme 1 - « Votre serviteur »
Orson Welles
L’un des rôles préférés d’Orson Welles était celui de narrateur, qu’il soit à l’image ou en voix off. La télévision lui permettait de donner autant d’importance aux mots qu’aux images. « À la télévision, on peut dire dix fois plus en dix fois moins de temps qu’au cinéma, parce qu’on ne s’adresse qu’à deux ou trois personnes. Et, par-dessus tout, on s’adresse à l’oreille. À la télévision, pour la première fois, le cinéma prend une vraie valeur, trouve sa fonction réelle, du fait qu’il parle. Car le plus important est ce que l’on dit et non pas ce que l’on montre. » (Orson Welles)
Dans les films qu’il a réalisés pour la télévision, Welles en tant que présentateur s’immisce parfois dans l’action, ou reste simple narrateur face à la caméra. Dans Orson Welles’ London, nous voyons Welles interpréter plusieurs personnages : un musicien, Winston Churchill, un policier, un fleuriste, un Chinois, quatre membres d’un club, un châtelain et, bien sûr, le présentateur. « Je suis marié à New York, je suis amoureux de Paris, mais je ne peux résister à Londres. Je retourne à Londres encore et toujours, tel un homme venant affectueusement retrouver une ancienne maîtresse ».
Orson Welles’ Sketch Book
1955. 15 min. Écrit et réalisé par Orson Welles.
Photographie : Edward Lloyd
Avec Orson Welles
Orson Welles’ London
1968-71. 29 min. Écrit et réalisé par Orson Welles.
Photographie : Giorgio Tonti, Ivica Rajkovic, Tomislav Pinter
et Gary Graver
Avec Orson Welles, Charles Gray, Jonathan Lynn, Tim Brooke-Taylor,
Oja Kodar, Graeme Garden
présenté par Stefan Droessler, directeur du Filmmuseum München
Mercredi 19 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Raretés, inédits et inachevés wellesiens | Programme 3 - « Tout est magie »
Orson Welles
Orson Welles a été toute sa vie obsédé par la magie et le théâtre : toujours prêt à jouer en costume, que ce soit sur scène, à la télévision ou au cinéma. Son premier film, The Hearts of Age, court métrage de 1934, est déjà très ambitieux : « Nous avons tous vu les films de Cocteau ou de Buñuel ou de tout autre réalisateur surréaliste ». (Orson Welles)
Orson Welles’ Shylock montre les différentes approches de Welles pour monter Le Marchand de Venise de Shakespeare. Dans un autre essai inachevé, The Magic Show, Welles utilise à la fois les trucs et les histoires des grands maîtres magiciens. « Pour moi, la magie commence et se termine avec la silhouette du magicien qui demande au public de croire, pour un instant, que la femme flotte dans les airs. En d’autres termes, qui lui demande d’avoir huit ans ». (Orson Welles)
La magie fut la grande passion de Welles. Il joua dans plusieurs spectacles à Hollywood et Las Vegas avec, entre autres, Rita Hayworth, Marlene Dietrich, Senta Berger et Angie Dickinson.
Orson Welles’ Shylock
1938-1973. 30 min. Écrit et réalisé par Orson Welles.
Photographie : Giorgio Tonti, Ivica Rajkovic, Tomislav Pinter, Gary Graver
Avec Orson Welles, Charles Gray, Irina Maleva, Dorian Bond, Bill Crownshaw, Mauro Bonani
Orson Welles’ Magic Show
1976-1985. 27 min. Écrit et réalisé par Orson Welles.
Photographie : Gary Graver, Tim Suhrstedt
Avec Orson Welles, Angie Dickinson, Gary Graver, Roger Hill
présenté par Stefan Droessler, directeur du Filmmuseum München
Jeudi 20 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Othello
Orson Welles. 1949-1952. Maroc / États-Unis. 95 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Micheál Mac Liammóir, Suzanne Cloutier, Robert Coote
Orson Welles
Othello, général victorieux, gagné par les doutes insinués par l’infâme Iago à propos de la fidélité de Desdémone, sa jeune épouse… De nouveau Welles et Shakespeare. De nouveau Welles recrée Shakespeare. Othello, Macbeth, si loin si proche. À Macbeth, son tournage en une vingtaine de jours, ses décors en carton-pâte et ses plans-séquences, Othello oppose un tournage étalé sur près de quatre ans, en décors naturels et en plans courts. Encore une fois les contraintes financières influencent la forme. Et encore une fois la forme semble s’imposer d’elle-même, au-delà des contraintes financières. Il aura pourtant fallu à Welles jouer dans trois films, dont Le Troisième Homme, pour financer et achever celui-ci.
Vendredi 21 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Le Troisième Homme (The Third Man)
Carol Reed. 1949. Grande-Bretagne. 104 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Joseph Cotten, Orson Welles, Alida Valli
Orson Welles
Succès indémodable comme une cithare éternellement lancinante. Vienne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, partagée en zones occupées par des Alliés en froid. Un écrivain américain enquête sur un ami disparu. Trafic en clair-obscur entre zone US et zone soviétique. Guerre froide. Est / Ouest. Et puis l’apparition. Sur un pas, éclairé comme un trépas, comme la vie et la mort est une question de pas. Suspendu. Pas vivant. Pas mort. Mort-vivant. Vivant-mort. Frontière verticale, du haut vers le bas, de la grande roue, aérienne, cynique comme un coucou suisse, aux égouts, canaux telluriques, couloirs en fuite où croupissent les eaux usées du Styx.
Vendredi 21 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Le Criminel (The Stranger)
Orson Welles. 1945. États-Unis. 95 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Loretta Young, Edward G. Robinson
Orson Welles
Dans une petite ville du Connecticut, à la fin de la guerre, alors que l’on fête le mariage de la fille d’un juge avec un professeur venu d’Europe, un agent du F.B.I. débarque à la recherche d’un criminel nazi… Ou, après les chefs-d’œuvre que sont Citizen Kane et La Splendeur des Amberson, Orson Welles montre comment faire d’une série B un bon film. Ça lui servira pour la suite, puisqu’il ne retrouvera jamais le confort de ses débuts. Moyens de sa démesure ou pas, il voulait prouver qu’il pouvait aussi être simplement réalisateur.
Samedi 22 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Moby Dick
John Huston. 1956. États-Unis. 115 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF. Avec Gregory Peck, Richard Basehart, Leo Genn, Orson Welles
Orson Welles
Moby Dick, c’est partir en mer chasser la baleine et pêcher Dieu. Un film d’aventure. Le terrible face à face du claudiquant capitaine Achab et de la baleine blanche. Un film métaphysique, le jeu obsessionnel avec la mort, la terreur des ennemis que l’on s’invente… Moby Dick, c’est aussi une photographie-gravure ; un Technicolor délavé par le sel de l’eau de mer. C’est surtout Orson Welles, pasteur, qui, depuis sa chaire en forme de proue de navire, rappelle l’épisode de Jonas dans le ventre de la baleine…
Samedi 22 Juin
à 17h00
Infos pratiques

Douze et un (12 + 1)
Nicolas Gessner. 1970. France. 100 min. Couleurs. 35 mm. VF. Avec Vittorio Gassman, Sharon Tate, Orson Welles, Vittorio De Sica, Mylène Demongeot
Orson Welles
Chaise au trésor. Petit coiffeur new-yorkais d’origine italienne, Mario vient d’hériter. Pas de quoi se réjouir. Il ne s’agit que de douze chaises qu’il s’empresse de vendre. Quand il apprend que dans l’une d’entre elles est cachée une véritable fortune. Vite les retrouver. Trop tard. Commence alors une véritable chasse au trésor à travers le monde… Une comédie construite sur la base de numéros d’acteurs. Des monstres sacrés qui s’en donnent à cœur joie : Vittorio Gassman, Vittorio De Sica et bien sûr Orson Welles qui s’amuse à livrer une parodie de lui-même.
Samedi 22 Juin
à 15h00
Infos pratiques

La Soif du mal (Touch of Evil)
Orson Welles. 1958. États-Unis. 111 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Charlton Heston, Janet Leigh, Akim Tamiroff, Marlene Dietrich, Ray Collins, Joseph Cotten, Zsa Zsa Gabor
Orson Welles
Au diable le mémo de 58 pages. Un mythe. Un polar noir, qui brille au septième art comme l’étoile polaire détermine les points cardinaux, pour passer la frontière en plan-séquence grammairien. Pour descendre en contre-plongée dans les tréfonds d’une zone frontalière où justement les frontières ne sont jamais fixes. Melting-pot du part et d’autre. Il est gras, sale, lourd, Orson mal léché, se gave de sucreries pour étancher sa soif et nous guide au pays du mal avec la lucidité de ceux qui manquent de sobriété. Parce qu’il n’y a pas de bien sans mal.
Samedi 22 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Moby Dick
John Huston. 1956. États-Unis. 115 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF. Avec Gregory Peck, Richard Basehart, Leo Genn, Orson Welles
Orson Welles
Moby Dick, c’est partir en mer chasser la baleine et pêcher Dieu. Un film d’aventure. Le terrible face à face du claudiquant capitaine Achab et de la baleine blanche. Un film métaphysique, le jeu obsessionnel avec la mort, la terreur des ennemis que l’on s’invente… Moby Dick, c’est aussi une photographie-gravure ; un Technicolor délavé par le sel de l’eau de mer. C’est surtout Orson Welles, pasteur, qui, depuis sa chaire en forme de proue de navire, rappelle l’épisode de Jonas dans le ventre de la baleine…
Dimanche 23 Juin
à 16h00
Infos pratiques

Dossier secret / Mr. Arkadin (Mr. Arkadin / Confidential Report)
Orson Welles. 1954-55. Espagne / Suisse / France. 99 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Paola Mori, Robert Arden, Akim Tamiroff, Michael Redgrave, Peter van Eyck
Orson Welles
« À chaque fois qu’on programme un film d’Orson Welles, on a tendance à crier au génie, ce qui est parfois exagéré. Pour ce Dossier secret, connu également sous le titre de Mr. Arkadin, l’exclamation d’admiration est tout à fait justifiée. Rarement le réalisateur de Citizen Kane n’a été aussi fauché et pourtant jamais il n’a approché d’aussi près l’essence même du cinéma : quand une histoire complexe – un inquiétant milliardaire aux origines mal connues (Welles lui-même évidemment) charge un intrigant qui traîne autour de sa fille d’enquêter sur son passé – est traitée au pas de charge. Avec un sens de l’ellipse, du déséquilibre qui n’a pas d’égal. Quand les notations baroques se multiplient, quand le rythme s’affole. Quand le film noir baigne dans une atmosphère goyesque. Quand Welles est en un mot à la hauteur de sa réputation. » Édouard Waintrop
Dimanche 23 Juin
à 18h00
Infos pratiques

Douze et un (12 + 1)
Nicolas Gessner. 1970. France. 100 min. Couleurs. 35 mm. VF. Avec Vittorio Gassman, Sharon Tate, Orson Welles, Vittorio De Sica, Mylène Demongeot
Orson Welles
Chaise au trésor. Petit coiffeur new-yorkais d’origine italienne, Mario vient d’hériter. Pas de quoi se réjouir. Il ne s’agit que de douze chaises qu’il s’empresse de vendre. Quand il apprend que dans l’une d’entre elles est cachée une véritable fortune. Vite les retrouver. Trop tard. Commence alors une véritable chasse au trésor à travers le monde… Une comédie construite sur la base de numéros d’acteurs. Des monstres sacrés qui s’en donnent à cœur joie : Vittorio Gassman, Vittorio De Sica et bien sûr Orson Welles qui s’amuse à livrer une parodie de lui-même.
Mardi 25 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Vérités et mensonges (F for Fake)
Orson Welles. 1973. France / Iran / Allemagne. 85 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Elmyr de Hory, Oja Kodar, François Reichenbach, Joseph Cotten
Orson Welles
Vrai faux docu sur l’art et ses célèbres faussaires. « L’art est un mensonge, disait Picasso, un mensonge qui nous fait comprendre la vérité ». À partir d’Elmyr de Hory, un des plus grands faussaires de tous les temps, de Clifford Irving et de sa biographie d’Howard Hughes sans jamais l’avoir rencontré, et de l’incroyable histoire d’Oja Kodar avec Picasso, Orson Welles nous dit la vérité… Pendant une heure… Un film absolument essentiel, tant pour l’œuvre de Welles que pour le cinéma. À partir d’un reportage de François Reichenbach, Welles joue les prestidigitateurs et nous donne un cours magistral sur l’illusion, c’est-à-dire une leçon de cinéma.
Mardi 25 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Le Criminel (The Stranger)
Orson Welles. 1945. États-Unis. 95 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Loretta Young, Edward G. Robinson
Orson Welles
Dans une petite ville du Connecticut, à la fin de la guerre, alors que l’on fête le mariage de la fille d’un juge avec un professeur venu d’Europe, un agent du F.B.I. débarque à la recherche d’un criminel nazi… Ou, après les chefs-d’œuvre que sont Citizen Kane et La Splendeur des Amberson, Orson Welles montre comment faire d’une série B un bon film. Ça lui servira pour la suite, puisqu’il ne retrouvera jamais le confort de ses débuts. Moyens de sa démesure ou pas, il voulait prouver qu’il pouvait aussi être simplement réalisateur.
Mercredi 26 Juin
à 19h00
Infos pratiques

Vérités et mensonges (F for Fake)
Orson Welles. 1973. France / Iran / Allemagne. 85 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Elmyr de Hory, Oja Kodar, François Reichenbach, Joseph Cotten
Orson Welles
Vrai faux docu sur l’art et ses célèbres faussaires. « L’art est un mensonge, disait Picasso, un mensonge qui nous fait comprendre la vérité ». À partir d’Elmyr de Hory, un des plus grands faussaires de tous les temps, de Clifford Irving et de sa biographie d’Howard Hughes sans jamais l’avoir rencontré, et de l’incroyable histoire d’Oja Kodar avec Picasso, Orson Welles nous dit la vérité… Pendant une heure… Un film absolument essentiel, tant pour l’œuvre de Welles que pour le cinéma. À partir d’un reportage de François Reichenbach, Welles joue les prestidigitateurs et nous donne un cours magistral sur l’illusion, c’est-à-dire une leçon de cinéma.
Mercredi 26 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Dossier secret / Mr. Arkadin (Mr. Arkadin / Confidential Report)
Orson Welles. 1954-55. Espagne / Suisse / France. 99 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Paola Mori, Robert Arden, Akim Tamiroff, Michael Redgrave, Peter van Eyck
Orson Welles
« À chaque fois qu’on programme un film d’Orson Welles, on a tendance à crier au génie, ce qui est parfois exagéré. Pour ce Dossier secret, connu également sous le titre de Mr. Arkadin, l’exclamation d’admiration est tout à fait justifiée. Rarement le réalisateur de Citizen Kane n’a été aussi fauché et pourtant jamais il n’a approché d’aussi près l’essence même du cinéma : quand une histoire complexe – un inquiétant milliardaire aux origines mal connues (Welles lui-même évidemment) charge un intrigant qui traîne autour de sa fille d’enquêter sur son passé – est traitée au pas de charge. Avec un sens de l’ellipse, du déséquilibre qui n’a pas d’égal. Quand les notations baroques se multiplient, quand le rythme s’affole. Quand le film noir baigne dans une atmosphère goyesque. Quand Welles est en un mot à la hauteur de sa réputation. » Édouard Waintrop
Mercredi 26 Juin
à 16h30
Infos pratiques

Dossier secret / Mr. Arkadin (Mr. Arkadin / Confidential Report)
Orson Welles. 1954-55. Espagne / Suisse / France. 99 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Paola Mori, Robert Arden, Akim Tamiroff, Michael Redgrave, Peter van Eyck
Orson Welles
« À chaque fois qu’on programme un film d’Orson Welles, on a tendance à crier au génie, ce qui est parfois exagéré. Pour ce Dossier secret, connu également sous le titre de Mr. Arkadin, l’exclamation d’admiration est tout à fait justifiée. Rarement le réalisateur de Citizen Kane n’a été aussi fauché et pourtant jamais il n’a approché d’aussi près l’essence même du cinéma : quand une histoire complexe – un inquiétant milliardaire aux origines mal connues (Welles lui-même évidemment) charge un intrigant qui traîne autour de sa fille d’enquêter sur son passé – est traitée au pas de charge. Avec un sens de l’ellipse, du déséquilibre qui n’a pas d’égal. Quand les notations baroques se multiplient, quand le rythme s’affole. Quand le film noir baigne dans une atmosphère goyesque. Quand Welles est en un mot à la hauteur de sa réputation. » Édouard Waintrop
Jeudi 27 Juin
à 21h00
Infos pratiques

Vérités et mensonges (F for Fake)
Orson Welles. 1973. France / Iran / Allemagne. 85 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF. Avec Orson Welles, Elmyr de Hory, Oja Kodar, François Reichenbach, Joseph Cotten
Orson Welles
Vrai faux docu sur l’art et ses célèbres faussaires. « L’art est un mensonge, disait Picasso, un mensonge qui nous fait comprendre la vérité ». À partir d’Elmyr de Hory, un des plus grands faussaires de tous les temps, de Clifford Irving et de sa biographie d’Howard Hughes sans jamais l’avoir rencontré, et de l’incroyable histoire d’Oja Kodar avec Picasso, Orson Welles nous dit la vérité… Pendant une heure… Un film absolument essentiel, tant pour l’œuvre de Welles que pour le cinéma. À partir d’un reportage de François Reichenbach, Welles joue les prestidigitateurs et nous donne un cours magistral sur l’illusion, c’est-à-dire une leçon de cinéma.
Jeudi 27 Juin
à 19h00
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