Le ciné-concert | Le Cameraman

Le Cameraman / L’Opérateur (The Cameraman)
Edward Sedgwick
1928. États-Unis. 70 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet. Intertitres en français.
Avec Buster Keaton, Marceline Day
« Une bouleversante symphonie de l’homme seul et de la grande ville. Un film à réaction, qui aurait dû être dédié, non à des opérateurs d’actualités anonymes, mais à la triple et glorieuse mémoire de Louis Lumière, Dziga Vertov et Roland de Ronceveaux. La dernière des grandes chansons de geste de l’art muet et le premier authentique chef-d’oeuvre du cinéma-vérité », écrivait Claude Beylie. Par amour, Luke Shannon s’achète une caméra et s’engage au service des actualités de la MGM. Bien sûr tout va de catastrophes en gags pour l’homme qui ne rit jamais. Mais ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace…

Vendredi 17 septembre à 20h | Tout public

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Compagnie Arniphone

Violoncelle, gongs, frame drum : Flóra Kapitány ; Piano, tuba, accordéon, caisse claire, hang, tambour indien : Bertrand Mahé ; Cloches, sistres, tambourins, wood blocks, claves, maracas : le public

Flóra Kapitány et Bertrand Mahé proposent une musique originale mêlant écriture et improvisation, dans un souci permanent de dialogue avec l’image. Le public est quant à lui convié à « sonoriser » en direct certains passages, à l’aide de petits instruments qui lui sont proposés à l’entrée.

Flóra Kapitány, d’origine hongroise, se produit aussi bien en musique classique qu’en musique traditionnelle, particulièrement celtique et hongroise.

Bertrand Mahé multiplie les expériences musicales : jazz, quartet tzigane, country music, lecture-concerts, spectacles mime-musique, théâtre musical…

Séance présentée dans le cadre de la saison de ciné-concerts
de la Cinémathèque de Toulouse.

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Plein tarif : 12 euros – Tarif réduit : 10 euros – Jeune (- 18 ans) : 3 euros.
Autres tarifs dans le cadre de l’abonnement.

Retour sur le western muet

1903, naissance du premier western. La conquête de l’Ouest américain vient à peine de prendre fin. Pour savourer avec un peu d’avance la rétrospective John Ford de juin, la Cinémathèque vous invite à découvrir quelques jalons de ce qui allait devenir le genre majeur du cinéma américain.

The Great Train Robbery
Edwin S. Porter
1903. États-Unis. 11 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet.
Provenance copie : The Museum of Modern Art, New York avec le soutien de The Film Foundation and National Endowment for the Arts
Avec A. C. Abadie, Justus D. Bames
Considéré comme le premier western de l’histoire du cinéma, l’attaque d’un train par une bande de hors-la-loi. On fait sauter le coffre, on dévalise les passagers et on prend la fuite tandis que l’alarme est donnée. Face caméra un bandit met en joue le spectateur – la légende veut que le public se jetait alors au sol.

Preserved by The Museum of Modern Art with support from The Film Foundation and The National Endowment for the Arts.

Révélation (The Narrow Trail)
William S. Hart, Lambert Hillyer
1917. États-Unis. 68 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet.
Avec William S. Hart, Sylvia Breamer
Un hors-la-loi, William S. Hart, et sa bande attaquent comme il se doit une diligence. Une de ces brillantes attaques que sait nous donner le cinéma. Et à l’intérieur, une charmante innocente à faire craquer le brigand, à le remettre dans le droit chemin… Enfin peut-être n’est-elle pas si innocente que cela… Bagarres, amour, fuite et l’idée que l’Ouest sauvage, avec ses bandits, reste plus civilisé que la ville.

Accompagnés au piano par Mathieu Regnault

Mardi 27 avril à 21h

Retour sur le western muet

Trois sublimes canailles (Three Bad Men)
John Ford
1926. États-Unis. 105 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet.
Avec George O’Brien, Olive Borden, J. Farrell MacDonald
Sublime épopée de la conquête de l’Ouest. Ils sont partis, des milliers, des colons. Ils sont en route pour le Dakota où des terres seront distribuées. File de chariots avant la ruée, le galop frontal. Familles, vieillards, jeunes couples… Et dans le lot trois mauvais garçons, des voleurs. Enfin, pas vraiment des voleurs mais des gars qui ont l’habitude de trouver des chevaux que personne n’a perdus. Trois canailles au grand cœur. Trois sublimes canailles qui vont prendre sous leur aile une jeune fille après la mort de son père…

Accompagné à l’accordéon par Grégory Daltin

En préambule à la rétrospective John Ford qui aura lieu en juin

Mardi 25 mai à 21h

Festival Zoom Arrière 2010

Dans le cadre du festival Zoom Arrière, de nombreux ciné-concerts sont organisés.

Plus de détails…

À noter :
Le Lys brisé (Broken Blossoms) /* En la basilique Saint-Sernin*

D.W. Griffith. 1919. États-Unis. 88 min. Noir & blanc. Vidéo. Intertitres anglais. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Lobster Films, Paris. Avec Lilian Gish, Richard Barthelmess, Donald Crisp

Modèle incontestable du mélodrame, Le Lys brisé nous raconte l’histoire d’une enfant maltraitée par un père boxeur mais aimée dans l’ombre par un jeune Chinois pacifiste. Quand le père la tue, il ne reste plus qu’à la venger. Tuer et se suicider. Une histoire de quat’sous suintant la désespérance, mais d’où émane l’émotion à l’état pur, passée au prisme d’une Lilian Gish qui nous fait ressentir, comme aucune autre actrice, cette étrange volupté, pitoyable, de la souffrance liée à l’amour. Un modèle, un classique.

Film accompagné à l’orgue par Jean-Baptiste Dupont – Tarifs ciné-concert exceptionnel – Billetterie en vente à la Cinémathèque de Toulouse dès le 1er/02

Retour sur le western muet | À l'assaut du boulevard (Bucking Broadway)

John Ford
1917. États-Unis. 52 min. Noir & blanc / teinté. 35 mm. Muet.
Avec Harry Carey, Molly Malone
Dans un ranch perdu au fin fond du Wyoming, le cow-boy Cheyenne Harry et la fille du propriétaire Helen Clayton sont en passe de se fiancer, quand un maquignon venu inspecter le cheptel ravit la belle. N’écoutant que son cœur, Cheyenne Harry saute dans le premier train pour New York. Perdu dans la grosse pomme, l’homme de la frontière déclenchera une bataille homérique plus burlesque que westernienne… Un film retrouvé et restauré en 2002 par les Archives Françaises du Film. Un western muet de Ford qui restera célèbre pour sa chevauchée sur Broadway, au milieu des voitures.

Film accompagné au piano par Raphaël Howson

Mardi 9 février à 21h

Ciné-goûter en mai...

Bébé et Bout de Zan de Louis Feuillade (1908-1914), France. Noir et blanc, muet, 45 min.

Bébé est un enfant terrible, débrouillard et malicieux. Les farces de cet affreux Jojo sont souvent fort drôles et enchanteront les petits et les grands. Son successeur, Bout de Zan, est lui aussi un sacré galopin.

Séance accompagnée au piano par Mathieu Regnault qui échangera avec les enfants après le film, suivie d’un goûter offert.

Dimanche 17 mai à 15 h 30. · À partir de 4 ans.

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Mathieu Regnault

Né le 8 mars 1983, il étudie le piano dès l’âge de 5 ans et obtient en 1999 le premier prix du Conservatoire National de Musique de Nancy. Cinéphile depuis son enfance, il se délecte des œuvres de John Williams, Hans Zimmer, Bernard Hermann. Mais c’est lors de sa rencontre avec le compositeur de musique de film Michael Kamen qu’il décide de devenir lui aussi compositeur pour le septième art. À partir de 2002, il collabore avec de jeunes réalisateurs de l’École Nationale Supérieure de Nancy puis des Arts Décoratifs de Paris et devient l’assistant de Jean-Marie Sénia. Depuis 2007 il collabore régulièrement avec La Cinémathèque de Toulouse et a récemment signé la bande originale du pilote de la série Verlaine du réalisateur californien Nick Lentz.
 
 
 

Ciné-concert au TNT - L'Argent de Marcel L'Herbier

Lorsque Marcel L’Herbier adapte en 1928 le roman d’Émile Zola, il ne s’imagine pas que, dès l’année suivante, les États-Unis seront secoués par une crise boursière si terrible que son onde de choc atteindra une Europe à peine remise de la Première guerre mondiale. Lui-même directement inspiré du Krach de l’Union Générale (une banque catholique française) survenu en 1881-1882, L’Argent de Zola s’attache à dépeindre les dérives d’un capitalisme boursier qui n’hésite pas à broyer les petits épargnants. Marcel L’Herbier fait preuve d’une audace formelle impressionnante. Tout au long du film, le cadre et les décors se font oppressants. Peu d’extérieurs et une perspective limitée dans le champ, relèvent d’un parti pris esthétique audacieux, surtout pour un film muet des années 1920. L’habileté du réalisateur va même jusqu’à faire de la caméra un témoin menaçant d’une situation au bord du non-retour. Cette dramatisation a aussi pour effet de traduire jusqu’au vertige l’état critique dans lequel s’est fourvoyé toute une société obsédée par le pouvoir de l’argent.

Film accompagné au piano par Jean-François ZYGEL

Lundi 18 janvier à 19h30 au Théâtre National de Toulouse plus d’informations ici

 
 

Zoom arrière : Ciné-concert exceptionnel dans l’ombre de Méliès en soirée d’ouverture

Découverte du monde de Méliès en dix films, accompagnés au piano par Mathieu Regnault.

Méliès le cinémagicien… Alors que les frères Lumière enregistrent le réel, ce prestidigitateur, véritable homme de spectacle, invente la fiction et explore toutes les ressources de cette toute jeune invention que l’on nomme le cinématographe. Méliès détourne le cinéma de la fonction première qu’on lui a assignée et l’ouvre à tous les possibles, à commencer bien sûr par l’impossible. Producteur, réalisateur, scénariste, acteur, mais surtout alchimiste hors pair, il invente le trucage, ces effets que l’on appelle aujourd’hui spéciaux, et fait du cinéma le grand vecteur de l’imaginaire. Très fécond – on lui doit près de 500 films – il touche à peu près à tout : féeries, diableries, aventures à la Jules Verne, actualités reconstituées…

Le Mélomane (1903), Les Trésors de Satan (1902), Voyage à travers l’impossible (1904), La Pyramide de Triboulet (1899), L’Artiste et le mannequin (1900), Le Chaudron infernal (1903), Éruption volcanique à la Martinique (1902), À la conquête du pôle (1911), L’Auberge du bon repos (1903) et Le Magicien (1898).

Copies en 35 mm. Provenance : Lobster, Archives française du film, la Cinémathèque française, Filmoteca de Catalunya. Films accompagnés au piano par Mathieu Regnault.

suivi de

C’était bien du coulis de tomate de Pierrick Sorin, avec intervention musicale live de Diane Nicolle (piano).

Ce court-métrage raconte un drôle de voyage dans le temps à dos d’éléphant… L’auteur, comme à son habitude, interprète tous les rôles et ironise sur la notion même de spectacle.
« Lorsque j’étais enfant, j’adorais les grosses farces. De plus, je continue à penser que la magie du cinéma existait déjà dans les films muets. Mais c’est plus le style de ces films qui est important à mes yeux, la caméra fixe, les gags visuels, les images saccadées et fragiles… » Pierrick Sorin.

Film de 24 minutes. Production Royal de Luxe 2005.

Mardi 3 mars à 21 h · Plein tarif : 5 €, tarif réduit : 4 €.

Pierrick Sorin investit le TNT pour une exposition-parcours exceptionnelle du 6 au 13 mars. Installations vidéo, films, théâtres optiques, créations interactives.

Retour sur Victor Sjöström | Terje vigen

Victor Sjöström
1916. Suède. 56 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet. Intertitres suédois.
Sous-titrage informatique en français.
Avec Victor Sjöström, Berliot Husberg, August Falck
Début 19e, Terje vit de la mer. Marin accompli, il est sur le plancher des vaches un mari et un père comblé. Quand éclate une guerre avec l’Angleterre. Blocus maritime, famine. Pour nourrir sa famille, Terje prend la mer, se faufile entre les lignes anglaises et trouve du ravitaillement. Mais sur le retour il se fait intercepter et prend cinq ans de prison. Quand il retourne chez lui, on ne le reconnaît pas, sa famille est morte, on le prend pour un fou. Alors il erre, la chevelure en bataille comme une mer de tourmente, le regard perdu dans les creux d’une tempête sous son crâne. Le regard happé par ce bateau en difficulté, au large. Ce bateau qu’il ira secourir. Ce bateau à bord duquel il retrouvera le capitaine anglais qui l’avait mis aux arrêts. Vengeance ! Vengeance ?

Film accompagné au piano par Mathieu Regnault

Mardi 26 janvier à 21h

Ciné-concert unique en la basilique Saint-Sernin

Le Monde perdu accompagné à l’orgue de Saint Sernin par Wolfgang Seifen, c’est une expérience unique que le public va vivre le 10 mars grâce au partenariat de La Cinémathèque de Toulouse avec Toulouse les Orgues.
La séance sera présentée par Aurélien Férenczi, rédacteur en chef cinéma de Télérama. Le festival international Toulouse les Orgues confirme chaque année son exigence d’excellence en proposant des rendez-vous musicaux qui marient la musique à d’autres disciplines. Il s’associe en 2009 pour la première fois à Zoom arrière.

Le Monde perdu (The Lost World) d’Harry O. Hoyt (1925), États-Unis. 110 min, noir et blanc, vidéo, muet, intertitres anglais, sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Lobster Films, Paris.

Avec Wallace Beery, Bessie Love, Arthur Hott, Bull Montana

Une expédition zoologique découvre en Amérique du Sud un monde perdu où vivent des animaux préhistoriques. Le professeur Challender et ses collègues aventuriers parviennent à capturer un brontosaure et le ramènent à Londres. Faut-il voir Le Monde perdu comme une lointaine ébauche de King Kong ? Assurément oui. D’autant plus que c’est Willis O’Brien, ici responsable des effets spéciaux, qui animera le singe géant le plus célèbre de l’histoire du cinéma. Si Le Monde perdu rencontre un succès populaire sans précédent pour l’époque c’est grâce à la qualité de ses trucages. Animés selon le procédé de l’image par image, tyrannosaure, brontosaure, ptérodactyle émerveillent à tel point qu’ils occultent le reste de l’histoire et le travail non négligeable de Harry Hoyt, réalisateur officiel de l’entreprise.

Mardi 10 mars à 20 h 30 en la Basilique Saint Sernin · À partir de 9 ans · Places ouvertes à la vente et à la réservation mi-février.

Tarifs exceptionnels :
Plein tarif : 15 €, tarif réduit : 10 €, tarif jeune : 3 €. Carte CinéFolie et Pass festival Zoom arrière : gratuit (dans la limite des places disponibles, il est prudent de réserver).