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Archives ciné-concerts 09-10

Festival Zoom Arrière 2010

Dans le cadre du festival Zoom Arrière, de nombreux ciné-concerts sont organisés.

Plus de détails…

À noter :
Le Lys brisé (Broken Blossoms) /* En la basilique Saint-Sernin*

D.W. Griffith. 1919. États-Unis. 88 min. Noir & blanc. Vidéo. Intertitres anglais. Sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Lobster Films, Paris. Avec Lilian Gish, Richard Barthelmess, Donald Crisp

Modèle incontestable du mélodrame, Le Lys brisé nous raconte l’histoire d’une enfant maltraitée par un père boxeur mais aimée dans l’ombre par un jeune Chinois pacifiste. Quand le père la tue, il ne reste plus qu’à la venger. Tuer et se suicider. Une histoire de quat’sous suintant la désespérance, mais d’où émane l’émotion à l’état pur, passée au prisme d’une Lilian Gish qui nous fait ressentir, comme aucune autre actrice, cette étrange volupté, pitoyable, de la souffrance liée à l’amour. Un modèle, un classique.

Film accompagné à l’orgue par Jean-Baptiste Dupont – Tarifs ciné-concert exceptionnel – Billetterie en vente à la Cinémathèque de Toulouse dès le 1er/02

Ciné-goûter en mai...

Bébé et Bout de Zan de Louis Feuillade (1908-1914), France. Noir et blanc, muet, 45 min.

Bébé est un enfant terrible, débrouillard et malicieux. Les farces de cet affreux Jojo sont souvent fort drôles et enchanteront les petits et les grands. Son successeur, Bout de Zan, est lui aussi un sacré galopin.

Séance accompagnée au piano par Mathieu Regnault qui échangera avec les enfants après le film, suivie d’un goûter offert.

Dimanche 17 mai à 15 h 30. · À partir de 4 ans.

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Mathieu Regnault

Né le 8 mars 1983, il étudie le piano dès l’âge de 5 ans et obtient en 1999 le premier prix du Conservatoire National de Musique de Nancy. Cinéphile depuis son enfance, il se délecte des œuvres de John Williams, Hans Zimmer, Bernard Hermann. Mais c’est lors de sa rencontre avec le compositeur de musique de film Michael Kamen qu’il décide de devenir lui aussi compositeur pour le septième art. À partir de 2002, il collabore avec de jeunes réalisateurs de l’École Nationale Supérieure de Nancy puis des Arts Décoratifs de Paris et devient l’assistant de Jean-Marie Sénia. Depuis 2007 il collabore régulièrement avec La Cinémathèque de Toulouse et a récemment signé la bande originale du pilote de la série Verlaine du réalisateur californien Nick Lentz.
 
 
 

Ciné-concert au TNT - L'Argent de Marcel L'Herbier

Lorsque Marcel L’Herbier adapte en 1928 le roman d’Émile Zola, il ne s’imagine pas que, dès l’année suivante, les États-Unis seront secoués par une crise boursière si terrible que son onde de choc atteindra une Europe à peine remise de la Première guerre mondiale. Lui-même directement inspiré du Krach de l’Union Générale (une banque catholique française) survenu en 1881-1882, L’Argent de Zola s’attache à dépeindre les dérives d’un capitalisme boursier qui n’hésite pas à broyer les petits épargnants. Marcel L’Herbier fait preuve d’une audace formelle impressionnante. Tout au long du film, le cadre et les décors se font oppressants. Peu d’extérieurs et une perspective limitée dans le champ, relèvent d’un parti pris esthétique audacieux, surtout pour un film muet des années 1920. L’habileté du réalisateur va même jusqu’à faire de la caméra un témoin menaçant d’une situation au bord du non-retour. Cette dramatisation a aussi pour effet de traduire jusqu’au vertige l’état critique dans lequel s’est fourvoyé toute une société obsédée par le pouvoir de l’argent.

Film accompagné au piano par Jean-François ZYGEL

Lundi 18 janvier à 19h30 au Théâtre National de Toulouse plus d’informations ici

Zoom arrière : Ciné-concert exceptionnel dans l’ombre de Méliès en soirée d’ouverture

Découverte du monde de Méliès en dix films, accompagnés au piano par Mathieu Regnault.

Méliès le cinémagicien… Alors que les frères Lumière enregistrent le réel, ce prestidigitateur, véritable homme de spectacle, invente la fiction et explore toutes les ressources de cette toute jeune invention que l’on nomme le cinématographe. Méliès détourne le cinéma de la fonction première qu’on lui a assignée et l’ouvre à tous les possibles, à commencer bien sûr par l’impossible. Producteur, réalisateur, scénariste, acteur, mais surtout alchimiste hors pair, il invente le trucage, ces effets que l’on appelle aujourd’hui spéciaux, et fait du cinéma le grand vecteur de l’imaginaire. Très fécond – on lui doit près de 500 films – il touche à peu près à tout : féeries, diableries, aventures à la Jules Verne, actualités reconstituées…

Le Mélomane (1903), Les Trésors de Satan (1902), Voyage à travers l’impossible (1904), La Pyramide de Triboulet (1899), L’Artiste et le mannequin (1900), Le Chaudron infernal (1903), Éruption volcanique à la Martinique (1902), À la conquête du pôle (1911), L’Auberge du bon repos (1903) et Le Magicien (1898).

Copies en 35 mm. Provenance : Lobster, Archives française du film, la Cinémathèque française, Filmoteca de Catalunya. Films accompagnés au piano par Mathieu Regnault.

suivi de

C’était bien du coulis de tomate de Pierrick Sorin, avec intervention musicale live de Diane Nicolle (piano).

Ce court-métrage raconte un drôle de voyage dans le temps à dos d’éléphant… L’auteur, comme à son habitude, interprète tous les rôles et ironise sur la notion même de spectacle.
« Lorsque j’étais enfant, j’adorais les grosses farces. De plus, je continue à penser que la magie du cinéma existait déjà dans les films muets. Mais c’est plus le style de ces films qui est important à mes yeux, la caméra fixe, les gags visuels, les images saccadées et fragiles… » Pierrick Sorin.

Film de 24 minutes. Production Royal de Luxe 2005.

Mardi 3 mars à 21 h · Plein tarif : 5 €, tarif réduit : 4 €.

Pierrick Sorin investit le TNT pour une exposition-parcours exceptionnelle du 6 au 13 mars. Installations vidéo, films, théâtres optiques, créations interactives.

Ciné-concert unique en la basilique Saint-Sernin

Le Monde perdu accompagné à l’orgue de Saint Sernin par Wolfgang Seifen, c’est une expérience unique que le public va vivre le 10 mars grâce au partenariat de La Cinémathèque de Toulouse avec Toulouse les Orgues.
La séance sera présentée par Aurélien Férenczi, rédacteur en chef cinéma de Télérama. Le festival international Toulouse les Orgues confirme chaque année son exigence d’excellence en proposant des rendez-vous musicaux qui marient la musique à d’autres disciplines. Il s’associe en 2009 pour la première fois à Zoom arrière.

Le Monde perdu (The Lost World) d’Harry O. Hoyt (1925), États-Unis. 110 min, noir et blanc, vidéo, muet, intertitres anglais, sous-titrage informatique en français. Provenance copie : Lobster Films, Paris.

Avec Wallace Beery, Bessie Love, Arthur Hott, Bull Montana

Une expédition zoologique découvre en Amérique du Sud un monde perdu où vivent des animaux préhistoriques. Le professeur Challender et ses collègues aventuriers parviennent à capturer un brontosaure et le ramènent à Londres. Faut-il voir Le Monde perdu comme une lointaine ébauche de King Kong ? Assurément oui. D’autant plus que c’est Willis O’Brien, ici responsable des effets spéciaux, qui animera le singe géant le plus célèbre de l’histoire du cinéma. Si Le Monde perdu rencontre un succès populaire sans précédent pour l’époque c’est grâce à la qualité de ses trucages. Animés selon le procédé de l’image par image, tyrannosaure, brontosaure, ptérodactyle émerveillent à tel point qu’ils occultent le reste de l’histoire et le travail non négligeable de Harry Hoyt, réalisateur officiel de l’entreprise.

Mardi 10 mars à 20 h 30 en la Basilique Saint Sernin · À partir de 9 ans · Places ouvertes à la vente et à la réservation mi-février.

Tarifs exceptionnels :
Plein tarif : 15 €, tarif réduit : 10 €, tarif jeune : 3 €. Carte CinéFolie et Pass festival Zoom arrière : gratuit (dans la limite des places disponibles, il est prudent de réserver).