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Histoire du cinéma en région | Introduction

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Les documents audiovisuels traitant de l'histoire de la région Midi Pyrénées forment un ensemble protéiforme que nous souhaitons désormais rendre accessible au public. La numérisation des films, des affiches et des photos se poursuivra dans les années à venir grâce à l'enrichissement des fonds par dons ou dépôts de cinéastes professionnels et amateurs. Pour l'essentiel, il s'agit à l'heure actuelle de films tournés en région à l'époque du Muet.

Universitaire, chercheuse au LERASS (Laboratoire de recherches de l'Université Paul Sabatier, Toulouse III), Claudette Peyrusse travaille sur le cinéma des suds en France, la littérature de la région toulousaine et leurs contextes. Elle présente ici les particularités de ce cinéma.

Le Groupe des Cinéastes Indépendants

Le Groupe des Cinéastes Indépendants, créé en 1963, milite jusqu’aux années 80. Certains membres tournent depuis 1952 ajoutant leurs œuvres au catalogue. Le GCI, c’est donc plus de trente ans de création d’une coopérative de cinéastes cinéphiles (au masculin), déliée de l’amateurisme et des règles corporatives.

Pionnier en France, il naît à Toulouse d’un outil accessible (la caméra 16 mm), de l’appétit de culture des classes moyennes. Les Indépendants aiment les arts et les pratiquent (Pierre Breinan, Jacques Manskine, Robert Gilbault-Pictor le dessin et la peinture, Pierre Marty le mime, Raimond Cazaux la poésie). Ils fréquentent les ciné-clubs, la Cinémathèque en gestation où leurs films sont d’abord projetés.

Les rôles sont plastiques, chaque auteur devenant technicien ou acteur, les œuvres variées. Raymond Borde, un des fondateurs resté sympathisant, salue dans Les Lettres françaises « le romantisme amer de l’école toulousaine », ses films burlesques et critiques. Certains tentent l’aventure professionnelle (Raymond Paulhiac), d’autres le dynamitage des genres ou penchent du côté patrimonial et régional (Charles Pornon, les frères Djian parfois ; Claude Costes signe des bandes ethnographiques). Ajoutons le militantisme d’après 68 y compris pour les nouveaux venus Louis Chevalier, Jules Celma, Maurice Rossignol.

L’arrivée de Daniel Viguier et du film expérimental à la fin des années 70 crée une tension entre film à scénario et underground. Faute d’une relève malgré les Rencontres du cinéma indépendant, ce cinéma d’essai s’étiole.

Les archives de P. Breinan, les films témoignent de sa vigueur singulière.

Claudette Peyrusse

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Affiche de manifestation,1978. Droits réservés La Cinémathèque de Toulouse. (cf. A222-10)
Affiche de manifestation,1982. Droits réservés La Cinémathèque de Toulouse. (cf. img.0014)
Affiche de manifestation,1965. Droits réservés La Cinémathèque de Toulouse. (cf. img.0019)