Colloque
 
Présentation
 

Matrix, une
nouvelle donne ?

 
Pourquoi
ce colloque ?
 
L'hybridation
des images
 
Intervenants
Espen Aarseth
David Jay Bolter
Peter Chung
Rafik Djoumi
Gonzalo Frasca
Jean-Michel Frodon
Xavier Kawa Topor
Gilles Methel
Angela N’Dalianis
Margaret Robertson
Thomas Sotinel
 
Programme
 
Inscription
Hybridation des images : émergence d’un nouveau cinéma ?

Intervenants du colloque

Margaret Robertson
Rédactrice à Edge Magazine, référence mondiale du magazine du jeu vidéo (articles de fond, analyses, etc.). Elle parlera de l’hybridation cinéma – jeu vidéo.
Voir son curiculum vitae (en anglais)

"Les films sont des films et les jeux sont des jeux: un dogme passé ou un simple état des lieux?"
Les jeux deviennent de plus en plus dépendants des films. Des licences de valeur telles que Le Seigneur des anneaux ou Matrix garantissent de fortes ventes en dépit de la qualité du jeu lui-même. De par leur légitimité en tant que loisir d'adultes, les films sont de plus en plus utilisés pour masquer la nature inhérente à ce medium, que beaucoup d'éditeurs de jeux – et de joueurs bien embarrassés – considèrent comme un passe-temps puéril. Ceci entraîne deux gros problèmes. Premièrement, suivre l'exemple des films est très mauvais pour les jeux. Les soi-disant séquences cinématiques dans les jeux entraînent de fortes dépenses et des surcoûts de production et la plupart de cette "inspiration" narrative découlant des films ne convient en aucun cas à un médium interactif. D'autre part, la plupart des jeux le font très mal. En ne comprenant pas les limites des concepts cinématographiques qu'ils empruntent à tout va, tels que la camera, les jeux affaiblissent en retour l'expérience unique que eux seuls peuvent offrir.

"Films are films and games are games." A tenet of the past or a statement of fact?
Games are becoming ever more dependent on films. Valuable licenses like The Lord of the Rings and The Matrix guarantee high sales regardless of the quality of the game itself. Films, as a 'legitimate' adult pastime, are used more and more to disguise what many game publishers - and many self-conscious gamers - see as the inherently childish nature of the medium. This leads to two very damaging problems. The first is that following film's lead is very bad for games; so-called cinematic sequences in games lead to expensive and bloated production cycles, and much of the narrative inspiration taken from film is entirely unsuited to an interactive medium. The second is that most games do it very badly. By failing to understand the limits of the concepts which games have lifted wholesale from film - such as 'the camera' - games are weakening the distinctive experience that only they can offer.

© La Cinémathèque de Toulouse 2003