
Colloque
14 h : Visions du Passé (prog 6)
Contre la volonté des pères, Evgueni Ivanov-Barkov
Cinq Fiancées, A. Soloviev
16 h : La Commissaire (prog 19), Aleksander Askoldov
18 h : Combattre l’antisémitisme (prog 7)
Procès Beylis, images d’archives Pathé
Véra Tcheberiak, N. Brechko-Brechklovski
Retenez leurs visages, Ivan Mutanov
Accompagnés au piano par Raphaël Howson et présenté par Valérie Pozner
20 h : Soirée Mixoels : cinéma et théâtre (prog 4)
Documents sur le Gosset et Mikhoëls
Un Bonheur juif, Alexandre Granovsky
9 h : ouverture
David Kessler (Radio France) et Natacha Laurent (La Cinémathèque de Toulouse/Université de Toulouse-le Mirail)
Président de séance : David Kessler
9 h 30 : présentation générale, Valérie Pozner (CNRS, ARIAS, Paris) et Vladimir Dmitriev (Gosfilmofond, Moscou)
10 h : Le cinéma des années 1910
10 h : Éric Le Roy (AFF), La Vie des Juifs en Palestine : la redécouverte et la restauration du film
10 h 30 : In Memoriam Rachit Jangirov (Fondation pour l’étude de l’émigration russe, Moscou), Les films « juifs » et leur rôle dans l’évolution des genres du cinéma russe des années 1910, présenté par Valérie Pozner
11 h : pause
11 h 15 : Figures juives du cinéma de fiction des années 20 et 30
11 h 15 : Oleg Budnitski (Institut d’histoire russe de l’Académie des sciences de Russie, Moscou), La création du mythe d’Odessa ou comment Moïse Vinnitski devint Bénia Krik
11 h 45 : Sasha Senderovich (Université de Harvard et Université hébraïque de Jérusalem), Nathan Bekker et la question du retour dans la culture soviétique juive
12 h 15-12 h 45 : discussion
12 h 45 : déjeuner
Président de séance : Colette Zytnicki, Université de Toulouse-Le Mirail, Framespa-Diasporas
14 h 30 : Les usages du cinéma documentaire
14 h 30 : Éric Aunoble (EHESS, Paris), La « commune juive », du cauchemar social au rêve cinématographique (1927-1939) ?
15 h : Alexandre Ivanov (Université européenne de Saint-Pétersbourg), La participation de l’OZET dans la production du film documentaire Birobidjan (1937)
15 h 30 : pause
16 h : Natacha Laurent, De la fiction au documentaire : l’itinéraire de Mikhail Romm, cinéaste soviétique et/ou cinéaste juif
16 h 30 : discussion
18 h : La Famille Oppenheim (prog 14), Grigori Rochal, présenté par Oksana Bulgakowa
20 h : Horizon (prog 9), Lev Kuléchov
22 h : Le Retour de Nathan Becker (prog 8), Boris Shpsis, Rashel Milman, accompagné au piano par Karol Beffa
Président de séance : Pierre Laborie, EHESS, Paris
9 h 30 : Valérie Pozner, Le cinéma contre l’antisémitisme : l’exemple de la campagne de la fin des années 20
10 h : Claire Le Foll (EHESS/CNRS, Paris), Le cinéma dans la presse yiddish de Biélorussie dans les années 1920
10 h 30 : pause
11 h 00 : Oksana Bulgakowa (Université Gutenberg de Mainz, Allemagne), La représentation des Juifs dans le cinéma allemand, américain et soviétique des années 30
11 h 30 : Olga Gershenson (Université du Massachusetts, Etats-Unis), Représenter l’Holocauste : Les Insoumis (1945), Tailleur pour dames (1990), Papa (2004)
12 h-12 h 30 : discussion
12h30 : déjeuner
Président de séance : Chantal Bordes-Benayoun, CNRS, LISST-Centre d’anthropologie sociale, Toulouse
14 h 30 : Les thèmes juifs dans le cinéma soviétique tardif
14 h 30 : Ilia Kukulin (Nouveau Panorama littéraire, Moscou), Renégat, émigré, juif : la transformation du langage artistique du cinéma soviétique dans le film de Gleb Panfilov Théma (1979)
15 h : Maria Maiofis (Nouveau panorama littéraire, Moscou), Les animaux métaphysiques : projections socioculturelles de l’image du Juif dans les films d’animation pour enfants de la fin de la période soviétique
15 h 30 : pause
16 h-17 h : table ronde
Kinojudaica : quelles perspectives pour l’histoire du cinéma, l’histoire de la culture juive, l’histoire de l’Union soviétique ?
Avec Jean-Paul Depretto (Université de Toulouse-Le Mirail), Dimitri Vezyroglou (Université de Paris 1), Isy Morgensztern (réalisateur et producteur)
17 h : conclusion générale, Natacha Laurent
18 h : Les héros de la pègre (prog 5)
Sonia la main d’or, Iouri Ioureski
Bénia Krik, Vladimir Vilner
20 h 15 : Mélodrame juif
vu de l’intérieur / vu de l’extérieur (prog 2) Où est la vérité / Tragédie d’une étudiante, Alexandre Arkatov
22 h : Changer sa destinée (prog 3)
Scènes de la vie juive et Léon Drey, Evguéni Bauer
22 h 15 : Au revoir les garçons (prog 17), Michail Kalik
17 h 45 : Le Rêve (prog 15), Michail Romm
Bien qu’il ne soit jusqu’à présent connu du grand public que par quelques films célèbres, comme Un Bonheur juif (Granovski, 1925) ou Les Chercheurs de bonheur (Korch-Sabline, 1936), l’importance du cinéma juif de Russie et d’Union Soviétique dans la production de ces pays ne peut être sous-estimée.

Ce colloque tend à replacer cette production dans une perspective historique et éclairer les divers aspects de sa diffusion et de sa réception.
Évoqué de manière frontale ou allusive, parfois anecdotique, souvent ambivalente, à travers la situation des juifs en URSS ou à l’étranger (dans l’Allemagne du IIIe Reich notamment), sous forme de documentaires ou de fictions, ce thème concerne plus d’une centaine de longs et courts métrages, produits dans les studios de Russie, d’Ukraine (VUFKU) et de Biélorussie (Belgoskino, implanté à Leningrad avant la Seconde Guerre mondiale), aujourd’hui conservés au Gosfilmofond (Moscou).
Une sélection de trente-et-un titres, pour la plupart inédits, sera présentée à la Cinémathèque.
Oleg Budnitski (Moscou), Natacha Laurent (Toulouse), Valérie Pozner (Moscou-Paris)
- Éric Aunoble, Docteur à l’EHESS à Paris ;
- Oleg Budnitski, Directeur de recherche à l’Institut d’histoire russe de l’Académie des Sciences de Russie, Directeur du Centre International de Recherche sur l’Histoire des Juifs de Russie et d’Europe de l’Est ;
- Oksana Boulgakowa, Professeure d’histoire et esthétique du cinéma à l’université Gutenberg de Mainz (Allemagne), spécialiste d’histoire de la culture visuelle russe et soviétique ;
- Claire Le Foll, Chercheuse sur les transferts culturels et relations entre groupes nationaux en Biélorussie et Ukraine entre 1905 et 1941 ;
- Olga Gershenson, Professeure assistante au département des Études juives et du Proche-Orient à l’Université du Massachusetts (Etats-Unis) ;
- Alexandre Ivanov, Chercheur rattaché au département « Petersburg Judaica » de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg ;
- Ilia Kukulin, Docteure en histoire de la littérature, responsable de la rubrique « Pratiques » de la revue moscovite Nouveau panorama littéraire ;
- Natacha Laurent, Déléguée générale de la Cinémathèque de Toulouse, maître de conférences en histoire du cinéma à l’UFR d’histoire de Toulouse – Le Mirail depuis 1998, spécialiste de l’histoire du cinéma russe et soviétique ;
- Éric Leroy, Chef du service Accès, valorisation et enrichissement des collections des Archives Françaises du Film (CNC) ;
- Maria Maiofis, Responsable de la rubrique historique de la revue moscovite Nouveau panorama littéraire ;
- Valérie Pozner, Chercheuse au CNRS, spécialiste de l’histoire du cinéma russe et soviétique ;
- Sacha Senderichov, Doctorant au département d’Études slaves de l’Université de Harvard, rattaché à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Le cinéma a connu une rupture technique et esthétique majeure lors du passage du Muet au Parlant. Comment les grandes cinématographies nationales non-américaines (France, Allemagne, URSS, Chine) ont-elles vécu, dans leur relation au modèle hollywoodien, cette révolution ?
Une vingtaine de chercheurs et de professionnels des archives se pencheront sur ces questions passionnantes.
Responsables scientifiques du colloque :
Christophe Gauthier (La Cinémathèque de Toulouse, IHTP-CNRS), Anne Kerlan (Institut d’Histoire du Temps Présent-CNRS), Dimitri Vezyroglou (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Projection
19h - Le Bal, Wilhelm Thiele, 1931, à la Cinémathèque de Toulouse
Projection
21h - L’Opéra de quat’sous, Georg Wilhelm Pabst, 1931, à l’ABC
Projection
20h15 - La Crise est finie, Robert Siodmak, 1934, à la Cinémathèque de Toulouse
Projection
19h - Quatorze Juillet, René Clair, 1932, à l’ABC
Projections
19h - Le Bonheur, Marcel L’Herbier, 1935, à l’ABC
22h15 - Kuhle Wampe, Slatan Dudow, 1932, à la Cinémathèque de Toulouse
Matinée : Ouverture
Modératrice : Raphaëlle Moine (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)
9h30 - accueil par Serge Regourd, vice-président de la Cinémathèque de Toulouse, et Natacha Laurent, déléguée générale de la Cinémathèque de Toulouse
9h45 - introduction, par Raphaëlle Moine
10h15 / 10h30 - pause
10h30 - Alain Carou (BnF), Laurent Véray (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) et Dimitri Vezyroglou (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : La Fin du Monde (1929-1930) : Abel Gance et la quête du film universel
11h45 / 12h15 - débat
Après-midi : Transitions industrielles et techniques
Modérateur : Martin Barnier (Université Lumière Lyon 2)
14h30 - Christophe Falin (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3) : Les réponses techniques à la transition du muet au parlant dans le cinéma chinois
15h - Valérie Pozner (ARIAS-CNRS) : La référence hollywoodienne en URSS entre 1927 et 1932
15h30 / 15h45 - pause
15h45 - Matthias Steinle (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3) : No Man’s Land (1931), un film pacifiste combatif au croisement des cultures
16h15 / 16h45 - débat
Projections
18h - La Fin du monde, Abel Gance, 1930, à la Cinémathèque de Toulouse
Présenté par Alain Carou, Laurent Veray et Dimitri Vezyroglou
18h15 - Les Joyeux garçons, Grigori Aleksandrov, 1934, à la Cinémathèque de Toulouse
Présenté par Natacha Laurent
20h15 - Paris-béguin, Augusto Genina, 1931, à la Cinémathèque de Toulouse
Matinée : Représentations nationales
Modératrice : Isabelle Lacoue-Labarthe (IEP Toulouse)
9h - Béatrice de Pastre (Archives françaises du film-CNC) : « Les Américains sont battus » : Salammbô de Pierre Marodon, vers un modèle de cinéma européen ?
9h30 - Anne Kerlan (IHTP-CNRS) : Le « mouvement de renaissance du cinéma chinois » : stratégie commerciale ou véritable révolution culturelle ?
10h / 10h15 - pause
10h15 - Christophe Gauthier (La Cinémathèque de Toulouse, IHTP-CNRS) : La formule introuvable : le film national dans les premières années du Parlant
10h45 - Valentin Stimpfl (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Loin d’Hollywood, loin de la nation : Kuhle Wampe, modèle pour un cinéma « brechtien » ?
11h15 / 11h45 - débat
Après-midi : Genres et stars
Modérateur : Christian Delage (Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis)
14h30 - Natacha Laurent (La Cinémathèque de Toulouse, Université de Toulouse 2 – le Mirail) : Rire au pays des Bolchéviks : la comédie, un genre soviétique ?
15h - Li Yuanyuan (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Le mélodrame chinois durant la période républicaine : l’exemple de Bu Wancang
15h30 / 15h45 - pause
15h45 - Myriam Juan (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Les voix du succès, ou comment le parlant a sauvé le vedettariat français
16h15 / 16h45 - débat
16h45 / 17h - Synthèse et conclusion du colloque
Projection
20h15 - No Man’s Land, Victor Trivas, 1931, à la Cinémathèque de Toulouse
Projection
16h15 - Carmen, Jacques Feyder, 1925, à la Cinémathèque de Toulouse
Entrée libre dans la limite des places disponibles
LES PROJECTIONS
Comment les stars se sont-elles façonnées loin d’Hollywood ? Comment le modèle hollywoodien a-t-il influencé les cinématographies françaises, allemandes, russes et chinoises ou au contraire comment se sont-elles construites contre ce modèle ? Une programmation de films rares, voire jamais montrés en France, pour accompagner le colloque « Loin d’Hollywood ? Cinématographies nationales et modèle hollywoodien, 1925-1935 ».
Liste des films programmés :
Le Bal de Wilhelm Thiele (1931)
Le Bonheur de Marcel L’Herbier (1935)
Carmen de Jacques Feyder (1925)
La Crise est finie de Robert Siodmak (1934)
La Fin du monde d’Abel Gance (1930)
Les Joyeux garçons de Grigori Aleksandrov (1934)
Kuhle Wampe de Slatan Dudow (1932)
No Man’s Land de Victor Trivas (1931)
L’Opéra de quat’sous de Georg Wilhelm Pabst (1931)
Paris-béguin d’Augusto Genina (1931)
Quatorze Juillet de René Clair (1932)
Intervenants :
Martin Barnier : professeur à l’Université Lumière Lyon 2
Alain Carou : responsable de la section conservation au département de l’Audiovisuel de la Bibliothèque nationale
de France
Christian Delage : maître de conférences à l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
Christophe Falin : docteur de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
Christophe Gauthier : conservateur de la Cinémathèque de Toulouse, chercheur associé à l’Institut d’Histoire du Temps Présent (CNRS)
Myriam Juan : allocataire-monitrice à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Anne Kerlan : chargée de recherche à l’Institut d’Histoire du Temps Présent (CNRS)
Isabelle Lacoue-Labarthe : maître de conférences à l’Institut d’Études Politiques de Toulouse
Natacha Laurent : déléguée générale de la Cinémathèque de Toulouse, maître de conférences à l’Université
de Toulouse 2 – le Mirail
Raphaëlle Moine : professeure à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
Béatrice de Pastre : directrice des collections aux Archives françaises du film (CNC)
Valérie Pozner : chargée de recherche à l’Atelier de recherche sur l’intermédialité et les arts du spectacle (CNRS)
Serge Regourd : vice-président de la Cinémathèque de Toulouse, professeur à l’Université Toulouse 1 Capitole
Matthias Steinle : maître de conférences à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
Valentin Stimpfl : étudiant en Master 2 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Laurent Veray : maître de conférences à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Dimitri Vezyroglou : maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Li Yuanyuan : doctorante à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Le colloque international consacré à l’image des Juifs dans le cinéma de Russie et d’Union Soviétique organisé par La Cinémathèque de Toulouse vient de se terminer. Il aura permis de fructueux débats et des projections aussi rares qu’inédites, dont certaines tout droit sorties des archives du KGB.
Il faut à ce titre remercier Vladimir Dmitriev, directeur du Gosfilmofond de Moscou, ainsi que Natalia Kalantarova, directrice du RGAKFD, l’archive du film documentaire de Krasnogorsk, tous deux présents tout au long du colloque.

Le catalogue édité à l’occasion de Kinojudaica regroupe des monographies de tous les films présentés, des articles de presse d’époque et une importante iconographie. Il est en vente dans toutes les librairies mais également à La Cinémathèque de Toulouse et au Mémorial de la Shoah à Paris.
Les actes du colloque seront disponibles à partir de la fin 2009. Ils restitueront l’ensemble des débats. D’ici là, pour revivre le colloque, branchez vous sur les Sentiers de la création, la webradio de franceculture.com. L’ensemble des débats y sera retransmis vers la fin du mois de mars 2009.
Le cinéma a connu une rupture technique et esthétique majeure lors du passage du Muet au Parlant. Comment les grandes cinématographies nationales non-américaines (France, Allemagne, URSS, Chine) ont-elles vécu, dans leur relation au modèle hollywoodien, cette révolution ?
Une vingtaine de chercheurs et de professionnels des archives se pencheront sur ces questions passionnantes.
Journée d’études consacrée à la guerre d’Algérie au cinéma – 15 mars 2012
Bien qu’officiellement close depuis cinquante ans, la Guerre d’Algérie n’a cessé de traverser nos sociétés, des deux côtés de la Méditerranée. Mais si l’on connaît mieux désormais les films de fiction qui, des années de guerre à nos jours, évoquent cette période brûlante de notre histoire, c’est bien moins le cas des images parfois interdites, parfois réservées à un contexte de diffusion bien particulier, qui font l’objet de cette journée d’études. Films de propagande commandés par l’Etat, films amateurs réalisés par des appelés du contingent ou de simples civils, films militants enfin, réduits à la clandestinité et parfois menacés de disparition en raison de la prohibition qui les frappe depuis un demi-siècle, tous ont en commun d’avoir été voués à une forme d’oubli, alors qu’ils participent pleinement d’une histoire qui ne saurait s’écrire en leur absence.
Pour parler de ces films rares (certains d’entre eux n’ont quasiment jamais été montrés), et en complément de la programmation autour de la Guerre d’Algérie que propose la Cinémathèque de Toulouse, nous avons choisi de croiser les regards d’historiens (Jean-Pierre Bertin-Maghit, Sébastien Denis, Tangui Perron, Malika Rahal) et de réalisateurs (Cécile Decugis, Daniel Goldenberg, René Vautier) ayant parfois risqué leur liberté en montrant des images qui ne s’accommodaient pas des récits officiels.
A l’occasion de cette journée d’études, un hommage tout particulier sera rendu au grand documentariste Yann Le Masson, co-réalisateur de J’ai huit ans, sur les enfants algériens réfugiés en Tunisie pendant la guerre, et dont les films et le matériel de travail ont été dernièrement déposés à la Cinémathèque de Toulouse.

Si l’expression « peplum » – pour désigner un genre cinématographique – fut inventée au début des années 60 par quelques cinéphiles passionnés, les scènes inspirées de l’Antiquité (biblique, pharaonique, égyptienne, grecque, romaine, etc.) sont en revanche présentes dès les origines du cinéma. C’est à ces représentations de l’Antiquité que sera consacré le colloque de Zoom Arrière 2011, où l’on croisera les points de vue des historiens du cinéma et celui des historiens de l’Antiquité, autour d’un genre certes impur, mais si riche qu’il traversa le XXe siècle et qu’il fut tour à tour investi d’enjeux techniques, esthétiques et politiques à nul autre pareil.
Cette plasticité du genre n’explique-t-elle pas en partie sa modernité ? Le paradoxe (une modernité inscrite dans la représentation de l’antique) n’est qu’apparent. En effet, on ne considèrera pas seulement l’articulation des représentations des mondes anciens et des circonstances dans lesquelles ces films sont produits (propagande politique explicite ou regards que l’Antiquité permet sur le monde contemporain), mais aussi les formes renouvelées du genre depuis les années 2000 et son adaptation aux techniques qui accompagnent les formes les plus populaires du cinéma
d’aujourd’hui.
24-25 février 2011 | entrée libre
En collaboration avec l’Université de Toulouse II-Le Mirail
contacts
Christophe Gauthier | Natacha Laurent | Pascal Payen
lieu
Les travaux se dérouleront à la Cinémathèque de Toulouse
69 rue du Taur – 31000 Toulouse | Renseignements : 05 62 30 30 10 | Accueil
Le magazine L’Histoire, partenaire du 5e festival Zoom Arrière, propose un Hors-série consacré à “Rome au temps de Néron”, disponible sur le site de L’Histoire www.histoire.presse.fr, rubrique boutique.