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Extrême CinémaThèque

Extrême CinémaThèque

Cinéma d’exploitation, série B, comédie, horreur, érotique, fantastique… tous les mois, un film « Extrême Cinéma » en attendant le festival. C’est l’Extrême CinémaThèque.

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Looker / Vidéo-crime (Looker)

Michael Crichton
1981. États-Unis. 93 min. Couleurs. 35 mm. VF.
Avec Albert Finney, James Coburn, Susan Dey
Bien avant de devenir une valeur boursière très cotée sur le marché hollywoodien, Michael Crichton observait avec lucidité les dérèglements sociologiques de la machine américaine. Après les dérapages du monde hospitalier dans Morts suspectes et le Disneyworld cauchemardesque de Mondwest, l’écrivain-cinéaste ajuste sa nouvelle cible : la télévision. Looker, thriller sophistiqué pas si futuriste que ça, explore les arcanes de la pub. Une envolée visionnaire où des magnats cyniques fabriquent des filles de pubs, nouvelles Ève des médias, à des fins d’endoctrinement de masse. Édifiant et beaucoup plus fin qu’il n’y paraît.

> Vendredi 13 juin à 21h15 (salle 2)

Yor, le chasseur du futur (Il mondo di Yor)

Antonio Margheriti (as Anthony M. Dawson)
1983. Italie / Turquie. 88 min. Couleurs. 35 mm. VF.
Avec Reb Brown, Corinne Cléry, Luciano Pigozzi, Carole André
Back to the futur des années 1980. Quand Rahan, le fils des âges farouches, découvre que son père n’est autre que Dark Vador ou l’Empereur. Enfin, à peu près. Et peu importe après tout. Nous sommes dans l’âge d’or du déclin du cinéma bis transalpin et tout ce qu’il vous faut savoir, c’est que vous y trouverez un guerrier Cro-Magnon venu d’une autre planète aux prises avec des dinosaures et des Stormtroopers sortis d’un « tout à deux euros ». Un régal. Yor, blonde crinière au vent, n’a peur de rien. Et surtout pas du futur. Il peut passer d’un ptérodactyle, dont il se sert comme d’une aile delta, aux commandes d’un vaisseau spatial… La chasse est ouverte, ou tirée. C’est selon.

> Vendredi 16 mai à 21h15 (salle 2)

Suède, enfer et paradis (Svezia, inferno e paradiso) | Luigi Scattini

1968. Italie. 90 min. Couleurs. 35 mm. Couleurs. VF.
Mondo movie. Après l’Afrique et avant l’Asie, les cinéastes Mondo déboulèrent dans les pays scandinaves à la recherche du sensationnel. Suède, enfer et paradis se propose donc d’étudier les comportements socio-sexuels de la très libérée Suède de la fin des années soixante, au travers de saynètes aussi absurdes que non-sensiques. Sérieux comme un pape, Jean Topart, sociétaire de la Comédie Française, y débite un commentaire moralisateur à s’en décrocher la mâchoire de rire et Piero Umiliani y compose un thème musical immortalisé depuis ses reprises dans le « Muppet Show », « Benny Hill » et « Téléfoot ». Involontairement drôle et volontairement rétrograde, la vaticannerie de Luigi Scattini attend désormais son passage à la postérité. Le moins que l’on puisse dire c’est que le cinéaste italien laissera son empreinte dans l’histoire du cinéma mais pas forcément pour les mêmes raisons qu’Orson Welles.

Film interdit aux moins de 18 ans à sa sortie

à l’occasion de l’exposition « Du cinéma plein les yeux. Affiches de façade peintes par André Azaïs » présentée du 1er février au 27 avril 2014 à l’Espace EDF Bazacle (voir p. 24)

vendredi 14 mars à 21h15 (salle 2)