Jacques Bonneaud, portrait d’un affichiste

Dans l’histoire de l’affiche de cinéma en France, Jacques Bonneaud (1898-1971) occupe une place d’honneur. Cet artiste, dont le travail s’est inscrit dans tous les genres cinématographiques, a réalisé plus de 2000 affiches pour le cinéma au cours de sa carrière, de 1922 à 1957. Son activité prolifique coïncide avec l’âge d’or de la lithographie, procédé d’impression consistant en plusieurs passages de couleurs fixées sur un support en pierre. Bonneaud débute justement dans le métier en tant qu’imprimeur lithographe : il se forme au sein des Ateliers Faria, l’un des premiers ateliers d’affiches cinématographiques. Lorsqu’il se lance dans la création de ses propres affiches, ses compétences techniques de lithographe se traduisent par une grande maîtrise de la couleur. Portraitiste d’exception et maître dans la composition de l’image, Bonneaud réalise fréquemment ses œuvres à partir du simple scénario et d’un jeu de photos en noir et blanc. C’est surtout dans les grands formats (le standard 160×120 cm et le 160×240 cm en deux panneaux) que cet artiste trouve le terrain le plus favorable pour ses riches compositions.

De sa production considérable, la Cinémathèque de Toulouse présente ici quelques belles pièces issues de ses collections : aventure, cape et épée, guerre, romance et surtout polar. Regard des vedettes, magie des couleurs, richesse des décors… un panorama sur l’univers de Jacques Bonneaud.

17 mai | 6 août

Luis Buñuel : jusqu’à son dernier soupir

C’est par l’entremise de Robert Benayoun que Raymond Borde et Luis Buñuel firent connaissance. La Cinémathèque de Toulouse put de la sorte acquérir une copie de L’Âge d’or qui fut projetée à de multiples reprises dans les années 60 et 70, comme en attestent nos programmes aujourd’hui numérisés et accessibles en ligne. Autant le dire, les films de Buñuel ont toujours été au cœur de notre politique de programmation comme de notre identité.

De cette relation cinéphile – de cette amitié même entre Luis Buñuel et Raymond Borde – demeure aujourd’hui un très riche ensemble de photographies et d’affiches, dont celle très rare de Los Olvidados – rebaptisé en France Pitié pour eux – signée Pierre Delage et restaurée pour l’occasion. Pour commenter ces images (photographies de tournage, de plateau ou de promotion) qui témoignent de la récurrence des obsessions buñueliennes (le fétichisme, la mort, le religieux, la nourriture) mais aussi de ses préoccupations sociales, nous avons retenu quelques courts extraits de Mon dernier soupir, souvenirs écrits avec la complicité de Jean-Claude Carrière qui fut le scénariste des films français de la dernière période (du Journal d’une femme de chambre à Cet obscur objet du désir). De l’Espagne à la France, en passant par les États-Unis et le Mexique, ces images arrêtées viennent en retour éclairer quelques fragments des aventures cinématographiques, fantasmatiques, intellectuelles et politiques qui jalonnèrent la vie de Don Luis.

du 1er mars au 15 mai 2011

Mise à disposition d’expositions

Sur demande (au minimum 4 mois à l’avance). Convention avec le demandeur, tarification.


Toutes les demandes (consultation, reproduction, mise à disposition) doivent être adressées par écrit, de préférence par :
Mail : conservation@lacinematheque
detoulouse.com

Fax : 05 62 71 92 90

Les demandes par téléphone ne peuvent être prises en compte.