50 ans, 50 films

22 avril > 1er juin 2014
Hall de la Cinémathèque

Et s’il ne devait en rester qu’un, lequel faudrait-il retenir ? 50 ans de cinémathèque, 50 films, et une exposition qui pourrait se regarder comme un jeu de piste : un film par année pour suivre, depuis 1964, les titres qui ont marqué l’histoire du cinéma et ont donc accompagné la Cinémathèque de Toulouse depuis sa création. Mais comment choisir un film pour incarner une année entière de cinéma ?

Cette exposition laisse la parole aux spectateurs en retenant, pour chaque année, le titre qui a recueilli le plus grand nombre d’entrées sur le marché français. Ce critère économique, qui a le mérite de l’objectivité, rappelle que le cinéma reste, depuis ses origines, un commerce. Il permet aussi de dessiner une histoire populaire du cinéma beaucoup plus diverse que celle que l’on pourrait imaginer a priori. Certes, on ne sera pas étonné de trouver, sur les 50 titres, plus de 20 comédies. Mais la répartition entre les autres genres – films d’animation, drames, aventures, westerns… – est finalement assez équilibrée. Et si certains titres sont attendus dans cette liste du box-office (La Grande Vadrouille, La Boum, Basic Instinct, Titanic, Bienvenue chez les Ch’tis ou Skyfall), d’autres tels Orange mécanique sont surprenants et brouillent les frontières classiquement admises entre film populaire et film d’auteur. Enfin, cette exposition permet de vérifier que les deux cinématographies qui dominent le marché hexagonal sont les cinématographies française et américaine, et que la présence de celle-ci au box-office ne fait que se renforcer depuis une vingtaine d’années.

Grâce au fonds de matériel publicitaire particulièrement riche que conserve aujourd’hui la Cinémathèque de Toulouse, chacun de ces 50 films sera représenté par un document promotionnel, tels que les pressbooks ou les couvertures de magazines. L’occasion de mettre à l’honneur ces objets souvent délaissés, et qui racontent pourtant une histoire passionnante : celle de la relation entre les films et leur public.

Une exposition conçue à partir des collections de la Cinémathèque de Toulouse

Lumière sur les salles de cinéma toulousaines

4 février > 30 mars 2014 | Hall de la Cinémathèque

1906 : au 41 rue d’Alsace-Lorraine, la première salle de cinéma toulousaine, le Cinéma Alsace, ouvre ses portes. Alors même qu’il n’est encore considéré que comme un divertissement populaire et une attraction foraine, le cinéma entre, dès le début du XXe siècle, dans ce long processus de reconnaissance qui va faire de lui un art à part entière. Et l’apparition des premières salles, construites spécifiquement pour ce nouveau spectacle, est l’un des éléments essentiels de cette légitimation artistique. Toulouse n’est pas en reste et se dote rapidement, dès les années 1910, de plusieurs salles qui montrent que cette ville, et ses habitants, aiment particulièrement le cinéma.

Nombreuses, magnifiques, diverses, ces salles racontent une page importante de l’histoire de la vie culturelle toulousaine. Et leur découverte est un prolongement indispensable de l’exposition « Du cinéma plein les yeux. Affiches de façade peintes par André Azaïs » qui est présentée actuellement à l’Espace EDF Bazacle. Leur architecture, leur nombre, leur organisation dans la ville, leur programmation témoignent de la vitalité de ce secteur d’activités à Toulouse. Photos et documents divers (programmes, publicités, permis de construire) permettent ainsi de suivre l’évolution des principales salles, et notamment de celles du centre-ville : le Gaumont-Palace, le Trianon, le Plaza ou le Royal affichaient de belles jauges — jusqu’à 1 800 fauteuils pour le Paramount (devenu ensuite le Plaza) — et des architectures intérieures somptueuses. Beaucoup ont disparu, et les autres ont connu des transformations radicales, passant du statut de « mono-écran » à celui de complexe abritant plusieurs salles. Reste aujourd’hui la même passion du cinéma, héritée de cette cinéphilie populaire qui caractérise Toulouse et qui fut déterminante dans la création de la Cinémathèque de Toulouse en 1964.

Une exposition conçue à partir des collections
de la Cinémathèque de Toulouse et en partenariat
avec les Archives municipales de Toulouse

Mise à disposition d’expositions

Sur demande (au minimum 4 mois à l’avance). Convention avec le demandeur, tarification.


Toutes les demandes (consultation, reproduction, mise à disposition) doivent être adressées par écrit, de préférence par :
Mail : conservation@lacinematheque
detoulouse.com

Fax : 05 62 71 92 90

Les demandes par téléphone ne peuvent être prises en compte.