De la couleur au noir & blanc

En contrepoint à la thématique de cette édition de Zoom Arrière, consacrée à la couleur, la Cinémathèque de Toulouse propose de découvrir le graphisme en noir et blanc dans l’affiche de cinéma.

Jusqu’aux années 1950, alors que les films sont pour la plupart en noir et blanc, l’affiche ne se prive pas d’exploiter une large palette de couleurs. C’est l’époque, en France, de la lithographie et du dessin, réalisés souvent par de grands noms de l’illustration.

À partir des années 1960, l’offset et la photographie sont de plus en plus utilisés. Si la promotion des films continue essentiellement à se faire en couleur, le choix du noir et blanc, contraste maximal, permet parfois la réalisation d’affiches au fort impact visuel. Des compositions modernes et stylisées apparaissent ainsi dans le panorama de l’affiche de cinéma, y compris pour assurer la promotion de films en couleurs. Un détail en couleur surgit parfois de l’ensemble, conférant à l’affiche une forte puissance dramatique, telle la rose de Barry Lyndon.

Dans les affiches les plus récentes, le recours au noir et blanc se fait surtout dans le genre du thriller : le contraste entre noir et blanc est facilement employé ici dans son sens symbolique de l’opposition bien/mal.

Ce style plus épuré et minimaliste rapproche certaines affiches françaises des compositions très graphiques qui caractérisent l’affiche de cinéma dans d’autres pays, comme à Cuba : ici l’utilisation exclusive de la sérigraphie, et donc des aplats de couleurs, se prête tout naturellement à des compositions jouant sur la juxtaposition très contrastée du noir et blanc, où même le dégradé de gris est banni. Des affichistes comme René Azcuy ou Niko ont privilégié ce choix dichromatique, au sein d’une école graphique nationale connue pour ses couleurs éclatantes.

En Allemagne, le distributeur Neue Filmkunst Walter Kirchner a, dès les années 1950, poussé le développement d’un nouveau langage visuel dans ses affiches. Le recours à des illustrateurs et designers comme Hans Hillmann ou Isolde Baumgart, a permis de réinventer dans ce pays l’affiche de cinéma par des compositions très stylisées et souvent en noir et blanc.

Les affiches présentées sont issues des collections de la Cinémathèque de Toulouse.

3 mars – 5 avril 2015
Hall de la Cinémathèque

Tourneur, père et fils

6 janvier – 1er mars 2015

À eux deux, Maurice et Jacques Tourneur totalisent près de 170 réalisations et couvrent un demi-siècle de l’histoire du cinéma. Si le premier marqua le Hollywood des années 1920 par une rigueur artistique légendaire dont l’intransigeance ne résista pas au pouvoir de l’industrie cinématographique, le second sut profiter du système des studios tout en préservant son esprit créatif jusqu’ à devenir la référence des films fantastiques des années 1940. « Nous ne devons point porter à l’écran la réalité littérale, mais créer des effets qui suscitent des réactions émotionnelles ou intellectuelles… Il s’agit d’atteindre une vérité essentielle plus significative que la seule vérité des apparences. » Cette déclaration de Maurice Tourneur au magazine américain Motion Picture en septembre 1918 pourrait résumer ce qui rapproche le plus deux filmographies singulières.
À l’occasion de la rétrospective « Tourneur, père et fils » (voir pp. 16-35), la Cinémathèque de Toulouse présente une sélection de documents promotionnels issus de ses collections et retraçant les parcours de ces deux grands réalisateurs. Affiches originales, pressbooks et photographies : un retour en images sur les plus célèbres représentants de la French touch à Hollywood.

Hall de la Cinémathèque
Du mardi au samedi 14h – 22h30
Dimanche 15h30 – 19h30

Mise à disposition d’expositions

Sur demande (au minimum 4 mois à l’avance). Convention avec le demandeur, tarification.


Toutes les demandes (consultation, reproduction, mise à disposition) doivent être adressées par écrit, de préférence par :
Mail : conservation@lacinematheque
detoulouse.com

Fax : 05 62 71 92 90

Les demandes par téléphone ne peuvent être prises en compte.