Du cinéma autrement. 50 ans de cinémathèque à Toulouse

Fondée le 12 février 1964 par Raymond Borde et une équipe de cinéphiles, la Cinémathèque de Toulouse a célébré, tout au long de l’année 2014, ses 50 ans. Pour clôturer cette année anniversaire, elle propose, depuis le 20 novembre 2014 et jusqu’au 15 mars 2015 à la Médiathèque José Cabanis, en partenariat avec la Bibliothèque de Toulouse, une exposition originale qui met à l’honneur ce qui fonde son identité même : sa collection. Loin d’être une simple sélection des plus belles pièces, cette exposition est une invitation, à travers dix modules, à découvrir l’histoire de cette collection unique de cinéma, la façon dont celle-ci s’est élaborée, les rencontres qui ont permis son enrichissement et, bien entendu, les objets qui la constituent. Elle permet ainsi de saisir toute la spécificité de la Cinémathèque de Toulouse, née d’une initiative locale, et devenue, grâce à la volonté de son fondateur et de ses successeurs, et avec le soutien de ses tutelles, une institution au rayonnement national et international.

*Visite guidée accessible aux sourds et malentendants le 1er mars 2015 *

20 novembre 2014 – 15 mars 2015
Médiathèque José Cabanis

De la couleur au noir & blanc

En contrepoint à la thématique de cette édition de Zoom Arrière, consacrée à la couleur, la Cinémathèque de Toulouse propose de découvrir le graphisme en noir et blanc dans l’affiche de cinéma.

Jusqu’aux années 1950, alors que les films sont pour la plupart en noir et blanc, l’affiche ne se prive pas d’exploiter une large palette de couleurs. C’est l’époque, en France, de la lithographie et du dessin, réalisés souvent par de grands noms de l’illustration.

À partir des années 1960, l’offset et la photographie sont de plus en plus utilisés. Si la promotion des films continue essentiellement à se faire en couleur, le choix du noir et blanc, contraste maximal, permet parfois la réalisation d’affiches au fort impact visuel. Des compositions modernes et stylisées apparaissent ainsi dans le panorama de l’affiche de cinéma, y compris pour assurer la promotion de films en couleurs. Un détail en couleur surgit parfois de l’ensemble, conférant à l’affiche une forte puissance dramatique, telle la rose de Barry Lyndon.

Dans les affiches les plus récentes, le recours au noir et blanc se fait surtout dans le genre du thriller : le contraste entre noir et blanc est facilement employé ici dans son sens symbolique de l’opposition bien/mal.

Ce style plus épuré et minimaliste rapproche certaines affiches françaises des compositions très graphiques qui caractérisent l’affiche de cinéma dans d’autres pays, comme à Cuba : ici l’utilisation exclusive de la sérigraphie, et donc des aplats de couleurs, se prête tout naturellement à des compositions jouant sur la juxtaposition très contrastée du noir et blanc, où même le dégradé de gris est banni. Des affichistes comme René Azcuy ou Niko ont privilégié ce choix dichromatique, au sein d’une école graphique nationale connue pour ses couleurs éclatantes.

En Allemagne, le distributeur Neue Filmkunst Walter Kirchner a, dès les années 1950, poussé le développement d’un nouveau langage visuel dans ses affiches. Le recours à des illustrateurs et designers comme Hans Hillmann ou Isolde Baumgart, a permis de réinventer dans ce pays l’affiche de cinéma par des compositions très stylisées et souvent en noir et blanc.

Les affiches présentées sont issues des collections de la Cinémathèque de Toulouse.

3 mars – 5 avril 2015
Hall de la Cinémathèque

Mise à disposition d’expositions

Sur demande (au minimum 4 mois à l’avance). Convention avec le demandeur, tarification.


Toutes les demandes (consultation, reproduction, mise à disposition) doivent être adressées par écrit, de préférence par :
Mail : conservation@lacinematheque
detoulouse.com

Fax : 05 62 71 92 90

Les demandes par téléphone ne peuvent être prises en compte.