Le mélodrame à l’affiche

3 décembre 2013
> 2 février 2014

Hall de la Cinémathèque

L’amour, la mort, le bonheur, la détresse, la trahison, la perte, les retrouvailles, l’éloignement, la consolation, tels sont les thèmes de prédilection du mélodrame. Ce genre, qui rencontra toujours beaucoup de succès tant en littérature, qu’au théâtre ou au cinéma, s’attache à mettre en scène le pathétique. Jusqu’à tirer les larmes du spectateur, comme le rappelle littéralement le mot anglais « tearjerker ».

Le mélodrame a besoin, pour créer des personnages sensibles et vivants et pour construire un récit crédible, d’un certain nombre de scènes, et parfois de beaucoup de mots. Comment imaginer qu’une seule image fixe – l’affiche – puisse représenter ce qui est le ressort même du mélodrame, à savoir la confrontation entre des personnages, des sentiments, des situations opposées ? C’est bien cette interrogation qui structure la première exposition de l’année 2014 et qui ouvre ainsi, aux côtés de la programmation consacrée au mélodrame, le 50e anniversaire de la Cinémathèque de Toulouse.

Les affichistes ont imaginé différentes solutions pour relever ce défi et provoquer, chez le spectateur, une réaction émotionnelle immédiate. Le titre même du film est souvent un allié précieux : Le Temps d’aimer et de mourir évoque la confrontation entre l’amour et la mort, Autant en emporte le vent ou Quinze jours ailleurs l’éloignement, Les Ailes de l’espérance l’espoir, Lettre d’une inconnue ou Capitaine Mystère la déstabilisation d’une situation initiale par l’apparition d’un personnage étranger. Mais la composition même de l’image peut suggérer une opposition de sentiments ou de situations : un couple au premier plan et une scène de guerre au second ; un homme et une femme amoureusement enlacés, mais dans les regards desquels se lit la détresse – il suffit parfois d’un visage qui se détourne, et l’éloignement est déjà là… Les affiches rassemblées pour cette exposition se rapportent pour l’essentiel aux années 1940 et 1950, période essentielle du mélodrame, et sont bien sûr une invitation à revoir ce genre : préparez vos mouchoirs !

Une exposition conçue à partir des collections
de la Cinémathèque de Toulouse

En pleine nature

8 octobre > 1er décembre

Hall de la Cinémathèque

Prolonger la thématique du mois d’octobre à travers une sélection de photographies et d’affiches issues des collections de la Cinémathèque de Toulouse, tel est le propos de l’exposition « En pleine nature ». Comment rendre compte, à travers un ensemble d’images fixes, de la façon dont le cinéma a représenté la nature ? Deux approches structurent cette exposition : l’une est plastique, l’autre thématique.

La dimension plastique, qui est souvent au service d’une représentation magnifiée de la nature, est un défi pour le cinéma : qu’il s’agisse de restituer une couleur dominante, de rendre sensible la texture d’un élément, d’un minéral, d’un végétal, ou d’organiser la présence de l’homme dans un paysage, la caméra propose au spectateur une interprétation. Choisir le jaune du désert, le blanc de la neige, le bleu de l’eau ou de l’air, le rouge du feu, le vert de la jungle, donner à voir le sable, la pierre, la mer, ou un feuillage luxuriant, constituent en effet des étapes décisives de la gestation d’un film.

Quant à la dimension thématique, force est de constater que la représentation de la nature au cinéma est incroyablement diverse. Simple décor ou personnage à part entière, la nature peut n’être qu’un détail contrariant pour le personnage mais devenir un élément essentiel d’une scène d’ouverture, telle la mouche d’Il était une fois dans l’Ouest. Quant aux dinosaures de Jurassic Park, c’est bien leur confrontation avec les hommes qui constitue le ressort dramaturgique du film. Si le personnage principal peut être livré à la nature, et opérer, au moins symboliquement, un retour à un état originel – c’est le cas, par exemple, de Tarzan – il lui arrive aussi d’être en position de l’apprivoiser, comme Sigourney Weaver dans Gorilles dans la brume. La nature peut être louée ou détestée (Indiana Jones fait les deux), être représentée comme dangereuse ou protectrice, apparaître comme dominée et/ou détruite par l’homme, incarner le paradis ou l’apocalypse. Elle a inspiré au cinéma des scènes spectaculaires, voire époustouflantes, qui peuvent être aussi pour le spectateur l’occasion d’une introspection. Insaisissable nature…

Une exposition conçue à partir des collections de la Cinémathèque de Toulouse

Mise à disposition d’expositions

Sur demande (au minimum 4 mois à l’avance). Convention avec le demandeur, tarification.


Toutes les demandes (consultation, reproduction, mise à disposition) doivent être adressées par écrit, de préférence par :
Mail : conservation@lacinematheque
detoulouse.com

Fax : 05 62 71 92 90

Les demandes par téléphone ne peuvent être prises en compte.