Relations

Dessins de Mathieu Bourrillon

10 septembre > 6 octobre
Hall de la Cinémathèque

Mon rapport à la photographie est basé sur la rencontre de hasard. Au gré des ouvrages, des magazines et des journaux, une image m’arrête, me parle et de ce dialogue émergent des possibilités. Dans sa réalisation, le dessin doit s’approprier l’image photographique, la digérer pour décoller de la simple prouesse technique du « reproduire » et proposer autre chose : une nouvelle histoire où s’équilibrent la trace – les vestiges du point de départ – et l’évidence et la force d’une nouvelle figure autonome.

Le Centre de conservation et de recherche de la Cinémathèque de Toulouse à Balma possède une collection de photographies d’exploitation et de tournage très riche. J’ai eu l’opportunité de m’y perdre et de chercher, de provoquer la rencontre fortuite avec des images qui enclencheraient le dialogue parmi une sélection de films qui m’ont marqué. La rencontre n’a pas toujours eu lieu là où je l’attendais et, au contraire, certaines images se sont imposées avec évidence.

L’exposition s’appelle « Relations » au double sens du terme : à la fois relater et relier. Si le film déroule une narration en mouvement qui emporte le spectateur, l’image fixe en articule une autre, plus sourde, qui nécessite une participation active du « regardeur ». S’approprier l’image fait partie d’un processus plus large qui consiste à s’approprier le récit pour tenter d’en suggérer un autre. Il ne s’agit pas d’illustrer, même si le lien avec le film persiste, mais de proposer un dessin qui s’éloigne vers d’autres territoires. Construire une série sur une même image permet cet éloignement par étapes successives. Comme un caillou jeté dans l’eau crée des cercles concentriques : éloignons-nous de l’épicentre.

Mathieu Bourrillon

Vernissage le vendredi 13 septembre à 19h30 en présence de l’artiste

Vérités et mensonges : Orson Welles en scène

4 juin > 3 août | Hall de la Cinémathèque

Maître de l’illusion et véritable incarnation du cinéma, Orson Welles se découvrit très tôt une passion pour le théâtre, le jeu, et l’art de la métamorphose. Passionné par le dessin, la magie, le spectacle, il interpréta des dizaines de personnages sur scène et à l’écran, passant du magnifique Roméo shakespearien du début de sa carrière théâtrale à l’imposant, voire repoussant, commissaire Quilan dans La Soif du mal. Retrouver la diversité et l’extraordinaire richesse des rôles qu’il incarna tout au long de sa vie, telle est l’intention de cette exposition, constituée d’affiches et de photographies issues des collections de la Cinémathèque.

Dans une première partie, Orson Welles est acteur pour les films des autres. Qu’il ait l’un des principaux rôles ou qu’il interprète un personnage mineur, qu’il s’agisse de films américains ou européens, il crève l’écran par sa capacité à être, à chaque fois, un autre. Postiches, maquillage, costumes, attitudes, expression, tous les outils lui permettent de tromper le spectateur, ou plus exactement de faire en sorte que l’illusion fonctionne. Et même si sa participation est, de fait, marginale, les affiches lui accordent une place importante et l’utilisent comme faire-valoir.

La deuxième partie de l’exposition est consacrée à Orson Welles acteur de ses propres films, puisqu’on le retrouve en effet dans pratiquement toute son œuvre cinématographique, et là encore dans des rôles incroyablement différents, et toujours aussi méconnaissable. Qui êtes-vous, Mr. Welles ?

Une exposition conçue à partir des collections de la Cinémathèque de Toulouse

Mise à disposition d’expositions

Sur demande (au minimum 4 mois à l’avance). Convention avec le demandeur, tarification.


Toutes les demandes (consultation, reproduction, mise à disposition) doivent être adressées par écrit, de préférence par :
Mail : conservation@lacinematheque
detoulouse.com

Fax : 05 62 71 92 90

Les demandes par téléphone ne peuvent être prises en compte.