L’exposition virtuelle « du cinéma plein les yeux » est en ligne

« Du cinéma plein les yeux », un seul titre pour trois événements : un ouvrage, édité par la Cinémathèque de Toulouse et les Nouvelles Éditions Loubatières ; une exposition physique, qui s’est tenue à l’Espace EDF Bazacle du 1er février au 27 avril 2014 ; et une exposition virtuelle, qui vient tout juste d’être mise en ligne. Autant d’invitations à admirer un fonds conservé par la Cinémathèque de Toulouse et aujourd’hui unique en France : 184 affiches de façade peintes à la main, en un seul exemplaire, dans les années 1960 et 1970 par le peintre toulousain André Azaïs (1918-1989). Toutes conçues pour l’une des plus anciennes salles de cinéma du centre-ville, Le Royal, elles sont très colorées et de dimension exceptionnelle – 2 mètres de haut et 5 mètres de large en moyenne. C’est en 1977, lors de la fermeture définitive du Royal, que son directeur fait don de cet ensemble à Raymond Borde, fondateur en 1964 de la Cinémathèque de Toulouse.

Ephémères par définition, spectaculaires par nécessité, ces affiches sont le témoignage d’une pratique populaire du cinéma, tant du point de vue de son histoire que de celle de sa promotion. Elles sont bien entendu le reflet de ce que le public de l’hexagone pouvait alors voir dans les salles : films français et étrangers (Peau d’âne de Jacques Demy comme 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick), grandes stars internationales (Jean-Paul Belmondo, John Wayne, Paul Newman, Julie Andrews, Catherine Deneuve…), genres cinématographiques variés (films d’aventure, comédies, films policiers, westerns, films érotiques…). Elles sont aussi un hommage aux salles de cinéma et à cet art de la rue, désormais disparu.

L’exposition qui s’est tenue à l’Espace EDF Bazacle proposait une sélection de 24 affiches, dans une ambiance de rue avec ses pavés, réverbères, recoins, kiosques et impasses. L’exposition en ligne, accessible depuis le site internet de la Cinémathèque de Toulouse, permet maintenant à un large public d’admirer l’intégralité du fonds, de comprendre le travail d’André Azaïs et de renouer avec cette dimension populaire du cinéma à laquelle la Cinémathèque de Toulouse reste attachée.

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50 ans, 50 films

22 avril > 1er juin 2014
Hall de la Cinémathèque

Et s’il ne devait en rester qu’un, lequel faudrait-il retenir ? 50 ans de cinémathèque, 50 films, et une exposition qui pourrait se regarder comme un jeu de piste : un film par année pour suivre, depuis 1964, les titres qui ont marqué l’histoire du cinéma et ont donc accompagné la Cinémathèque de Toulouse depuis sa création. Mais comment choisir un film pour incarner une année entière de cinéma ?

Cette exposition laisse la parole aux spectateurs en retenant, pour chaque année, le titre qui a recueilli le plus grand nombre d’entrées sur le marché français. Ce critère économique, qui a le mérite de l’objectivité, rappelle que le cinéma reste, depuis ses origines, un commerce. Il permet aussi de dessiner une histoire populaire du cinéma beaucoup plus diverse que celle que l’on pourrait imaginer a priori. Certes, on ne sera pas étonné de trouver, sur les 50 titres, plus de 20 comédies. Mais la répartition entre les autres genres – films d’animation, drames, aventures, westerns… – est finalement assez équilibrée. Et si certains titres sont attendus dans cette liste du box-office (La Grande Vadrouille, La Boum, Basic Instinct, Titanic, Bienvenue chez les Ch’tis ou Skyfall), d’autres tels Orange mécanique sont surprenants et brouillent les frontières classiquement admises entre film populaire et film d’auteur. Enfin, cette exposition permet de vérifier que les deux cinématographies qui dominent le marché hexagonal sont les cinématographies française et américaine, et que la présence de celle-ci au box-office ne fait que se renforcer depuis une vingtaine d’années.

Grâce au fonds de matériel publicitaire particulièrement riche que conserve aujourd’hui la Cinémathèque de Toulouse, chacun de ces 50 films sera représenté par un document promotionnel, tels que les pressbooks ou les couvertures de magazines. L’occasion de mettre à l’honneur ces objets souvent délaissés, et qui racontent pourtant une histoire passionnante : celle de la relation entre les films et leur public.

Une exposition conçue à partir des collections de la Cinémathèque de Toulouse

Mise à disposition d’expositions

Sur demande (au minimum 4 mois à l’avance). Convention avec le demandeur, tarification.


Toutes les demandes (consultation, reproduction, mise à disposition) doivent être adressées par écrit, de préférence par :
Mail : conservation@lacinematheque
detoulouse.com

Fax : 05 62 71 92 90

Les demandes par téléphone ne peuvent être prises en compte.