En pleine nature

8 octobre > 1er décembre

Hall de la Cinémathèque

Prolonger la thématique du mois d’octobre à travers une sélection de photographies et d’affiches issues des collections de la Cinémathèque de Toulouse, tel est le propos de l’exposition « En pleine nature ». Comment rendre compte, à travers un ensemble d’images fixes, de la façon dont le cinéma a représenté la nature ? Deux approches structurent cette exposition : l’une est plastique, l’autre thématique.

La dimension plastique, qui est souvent au service d’une représentation magnifiée de la nature, est un défi pour le cinéma : qu’il s’agisse de restituer une couleur dominante, de rendre sensible la texture d’un élément, d’un minéral, d’un végétal, ou d’organiser la présence de l’homme dans un paysage, la caméra propose au spectateur une interprétation. Choisir le jaune du désert, le blanc de la neige, le bleu de l’eau ou de l’air, le rouge du feu, le vert de la jungle, donner à voir le sable, la pierre, la mer, ou un feuillage luxuriant, constituent en effet des étapes décisives de la gestation d’un film.

Quant à la dimension thématique, force est de constater que la représentation de la nature au cinéma est incroyablement diverse. Simple décor ou personnage à part entière, la nature peut n’être qu’un détail contrariant pour le personnage mais devenir un élément essentiel d’une scène d’ouverture, telle la mouche d’Il était une fois dans l’Ouest. Quant aux dinosaures de Jurassic Park, c’est bien leur confrontation avec les hommes qui constitue le ressort dramaturgique du film. Si le personnage principal peut être livré à la nature, et opérer, au moins symboliquement, un retour à un état originel – c’est le cas, par exemple, de Tarzan – il lui arrive aussi d’être en position de l’apprivoiser, comme Sigourney Weaver dans Gorilles dans la brume. La nature peut être louée ou détestée (Indiana Jones fait les deux), être représentée comme dangereuse ou protectrice, apparaître comme dominée et/ou détruite par l’homme, incarner le paradis ou l’apocalypse. Elle a inspiré au cinéma des scènes spectaculaires, voire époustouflantes, qui peuvent être aussi pour le spectateur l’occasion d’une introspection. Insaisissable nature…

Une exposition conçue à partir des collections de la Cinémathèque de Toulouse

Relations

Dessins de Mathieu Bourrillon

10 septembre > 6 octobre
Hall de la Cinémathèque

Mon rapport à la photographie est basé sur la rencontre de hasard. Au gré des ouvrages, des magazines et des journaux, une image m’arrête, me parle et de ce dialogue émergent des possibilités. Dans sa réalisation, le dessin doit s’approprier l’image photographique, la digérer pour décoller de la simple prouesse technique du « reproduire » et proposer autre chose : une nouvelle histoire où s’équilibrent la trace – les vestiges du point de départ – et l’évidence et la force d’une nouvelle figure autonome.

Le Centre de conservation et de recherche de la Cinémathèque de Toulouse à Balma possède une collection de photographies d’exploitation et de tournage très riche. J’ai eu l’opportunité de m’y perdre et de chercher, de provoquer la rencontre fortuite avec des images qui enclencheraient le dialogue parmi une sélection de films qui m’ont marqué. La rencontre n’a pas toujours eu lieu là où je l’attendais et, au contraire, certaines images se sont imposées avec évidence.

L’exposition s’appelle « Relations » au double sens du terme : à la fois relater et relier. Si le film déroule une narration en mouvement qui emporte le spectateur, l’image fixe en articule une autre, plus sourde, qui nécessite une participation active du « regardeur ». S’approprier l’image fait partie d’un processus plus large qui consiste à s’approprier le récit pour tenter d’en suggérer un autre. Il ne s’agit pas d’illustrer, même si le lien avec le film persiste, mais de proposer un dessin qui s’éloigne vers d’autres territoires. Construire une série sur une même image permet cet éloignement par étapes successives. Comme un caillou jeté dans l’eau crée des cercles concentriques : éloignons-nous de l’épicentre.

Mathieu Bourrillon

Vernissage le vendredi 13 septembre à 19h30 en présence de l’artiste

Mise à disposition d’expositions

Sur demande (au minimum 4 mois à l’avance). Convention avec le demandeur, tarification.


Toutes les demandes (consultation, reproduction, mise à disposition) doivent être adressées par écrit, de préférence par :
Mail : conservation@lacinematheque
detoulouse.com

Fax : 05 62 71 92 90

Les demandes par téléphone ne peuvent être prises en compte.