Studios Universal : les monstres attaquent !

12 février > 31 mars

Hall de la Cinémathèque

Il y a bien Dr. Jekyll du côté de la MGM, King Kong agrippé aux murs de la RKO, mais dans la famille des monstres, demandez Universal ! À poils, à écailles, aux dents longues, avec cicatrices, palmés ou même invisibles, ils sont tous là ! Pour frissonner, mais bien sûr pour rire aussi. Les plus célèbres sont apparus la première fois en 1931, couchés tous deux : Frankenstein sur sa table d’opération, Dracula dans son cercueil. Relevées, leurs silhouettes vont hanter pendant plus de quarante ans les salles de cinéma, sous le label du studio. Elles vont être aussi la source d’une richesse iconographique variée bien qu’homogène : car si le monstre s’affiche le plus souvent à l’affût, menaçant, coursant des proies féminines, son corps est gauche, ses bras ballants, sa démarche incertaine. Est-il, peut-on se demander alors, en manque d’affection ou à la recherche d’une collation ? Le monstre est un être équivoque : aussi agressif qu’impuissant à s’exprimer, il repousse autant qu’il souffre.
Au fil de ses différentes déclinaisons cinématographiques, Universal lui prêtera des fiancées, des fils et des cousins plus ou moins lointains : loup-garou, créature du lac noir, insectes géants… Une grande famille donc, dont la Cinémathèque de Toulouse vous invite, au travers d’affiches et de photographies originales, à feuilleter l’album. Vous y croiserez Boris Karloff, Bela Lugosi et Lon Chaney qui terrorisèrent les premiers spectateurs, mais aussi Christopher Lee et Peter Cushing qui, eux, finiront par apporter un second degré. Second degré qui sera par la suite immortalisé par les studios de la Hammer Films, qui en feront leur marque de fabrique. Les monstres jamais ne meurent.

Une exposition conçue à partir des collections de la Cinémathèque de Toulouse

du mardi au samedi | 14h – 22h30
le dimanche | 15h30 – 19h30

Atmosphère, atmosphère…

Le cinéma dans les salles françaises des années 1930 jusqu’à l’Occupation

Hall de la Cinémathèque

Curieux destin que celui des affiches de cinéma : conçues au départ pour accompagner la sortie d’un film, elles ont vocation à n’être qu’un simple support de promotion, éphémère par définition, et dont le temps est celui de l’exploitation du titre en question. Mais dès lors qu’elles sont conservées et constituent une véritable collection, les affiches peuvent raconter une histoire : celle de la société au sein de laquelle et pour laquelle elles ont été produites ; celle du cinéma, de son évolution, de ses genres et de ses icônes ; et celle, bien sûr, de l’affiche, de ses formes et de ses techniques.
En proposant de retrouver des films que l’on pouvait voir dans les salles françaises durant les années 1930 et pendant l’Occupation, cette exposition d’affiches est une invitation à se plonger dans « l’atmosphère » de cette période. Partagée entre l’espoir d’un futur où la guerre n’aura plus sa place et où la crise aura été surmontée, et l’inquiétude d’un nouveau conflit mondial en gestation, les spectateurs se passionnent pour des genres qui leur permettent d’oublier le quotidien, comme le film musical et le film policier. Le premier, lié à la généralisation du sonore et inspiré des modèles hollywoodiens, gagne l’industrie française et allemande. Le second donne souvent lieu à des affiches qui mettent en avant, couleurs éclatantes et usage de la diagonale à l’appui, l’action et qui privilégient la confrontation.
Avec l’avènement du parlant, le rôle des acteurs dans la promotion des films devient essentiel, et leur portrait occupe souvent une place centrale dans la composition de l’affiche. Le traitement de Fernandel, star populaire par excellence, est à ce titre emblématique. Mais l’omniprésence des portraits de stars n’empêche pas les affiches d’évoluer vers plus de créativité et d’originalité, comme en témoignent notamment les illustrations de Jean-Adrien Mercier.

« Atmosphère, Atmosphère » se décline selon deux formats : l’exposition complète, et originale, rassemble près de 80 pièces et sera accessible sur le site internet de la Cinémathèque de Toulouse à partir de janvier 2013. La seconde, présentée au 69 rue du Taur, est une sélection de 16 affiches issues de cet ensemble.

8 janvier > 10 février

Mise à disposition d’expositions

Sur demande (au minimum 4 mois à l’avance). Convention avec le demandeur, tarification.


Toutes les demandes (consultation, reproduction, mise à disposition) doivent être adressées par écrit, de préférence par :
Mail : conservation@lacinematheque
detoulouse.com

Fax : 05 62 71 92 90

Les demandes par téléphone ne peuvent être prises en compte.