« Les Feux du Perthus », journal illustré de la Retirada par Alvaro De Orriols

Janvier 1939, en pleine crise politique, économique et sociale, l’Europe est balayée par un vent de révolte. Les grandes idéologies s’affrontent et les vieilles démocraties sont à l’agonie face au totalitarisme triomphant.

En Espagne, la République vit ses dernières heures ; la Guerre Civile touche à sa fin. Aidées par les armées allemandes et italiennes, les troupes nationalistes rebelles du Général Franco battent définitivement l’Armée Républicaine Espagnole sur le front de l’Est, et se dirigent vers Barcelone.

Un demi-million de civils et militaires, craignant la répression du nouveau régime totalitaire, fuient la Catalogne via les Pyrénées pour rejoindre la France. Cet exode, aussi massif qu’inattendu, se révèle être un véritable chemin de croix pour ces milliers de gens.

Parmi eux, un écrivain célèbre, Alvaro de Orriols, tente de sauver sa famille de ce naufrage collectif. Tout au long de son périple, de Barcelone jusqu’à Bayonne, l’écrivain nous fait découvrir les faits d’un des plus grands évènements de l’Histoire d’Espagne, « La Retirada », et nous fait partager les sentiments, l’angoisse et les émotions de tous les fugitifs.

Didier Damestoy

Du 1er septembre au 31 octobre

Photographies : Les Feux du Perthus © avec l’aimable autorisation de M. Didier Damestoy

Que Viva John Ford !

Exposer John Ford, c’est bien entendu exposer le western. À cet égard, la sur-représentation du genre – de La Chevauchée fantastique aux Cheyennes pour les films sonores – dans les collections iconographiques de la Cinémathèque témoigne de la manière dont Ford l’incarne à lui seul. Assez classiquement, les affiches y privilégient le mouvement, voire une double action – l’une au premier plan, l’autre au second – et bien souvent la vedette masculine, le plus souvent John Wayne, ce double du cinéaste, qui fut aussi L’Homme tranquille ou le Michael Donovan de La Taverne de l’Irlandais.

Mais au-delà du cas irlandais qui traverse toute son œuvre, l’iconographie fordienne est avant tout américaine. À cette aune, le western apparaît moins comme un genre – ce qu’il est pourtant incontestablement – que comme emblème d’une « américanité » attestée par tant de photographies. Peut-être faut-il donc détourner le regard, l’éloigner du cinéma, et regarder ces clichés et ces affiches moins comme des supports promotionnels des films que comme des images emblématiques d’un pays dont les films seraient à la fois la chronique et la légende.

Au final, le grand sujet de John Ford, tel qu’il transparaît dans les collections iconographiques de la Cinémathèque de Toulouse, ce sont les États-Unis d’Amérique, des misères de la Grande Dépression à la gloire du Second conflit mondial, de l’enthousiasme des pionniers (dont Henry Fonda incarne deux figures dans Sur la piste des Mohawks et Vers sa destinée) aux zones sombres de la conquête de l’Ouest (Fort Apache, La Prisonnière du désert, Les Cheyennes). Dans cette richesse et cette diversité réside la grandeur de John Ford, l’homme-cinéma.

du 1er juin au 7 août 2010

Mise à disposition d’expositions

Sur demande (au minimum 4 mois à l’avance). Convention avec le demandeur, tarification.


Toutes les demandes (consultation, reproduction, mise à disposition) doivent être adressées par écrit, de préférence par :
Mail : conservation@lacinematheque
detoulouse.com

Fax : 05 62 71 92 90

Les demandes par téléphone ne peuvent être prises en compte.