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    <body>h2. Premi&#232;re projection&#160;: salle Montaigne, 12 d&#233;cembre 1958. 

Depuis une poign&#233;e d&#8217;ann&#233;es quelques amis collectionneurs (Raymond Borde, Roger Icart, &#8230;) rassemblent au gr&#233; de leurs trouvailles des films en voie de disparition. Ils sont vite tent&#233;s de les faire partager avec les cin&#233;philes toulousains. Rappelons-nous qu&#8217;&#224; l&#8217;aube des ann&#233;es 60, les cin&#233;-clubs qui pr&#233;figurent les salles d&#8217;art et essai, sont en vogue. Dans ce paysage, la cin&#233;math&#232;que est un cin&#233;-club de films anciens. 

Le 12 d&#233;cembre 1958 Raymond Borde organise la premi&#232;re projection publique dans la salle Montaigne du Centre R&#233;gional de Documentation P&#233;dagogique (CRDP), rue Roquelaine.
4 s&#233;ances sont programm&#233;s chaque mois. C&#8217;est d&#233;j&#224; La cin&#233;math&#232;que&#160;; pas de statut, seulement un nom, qui rassemble quelques collectionneurs b&#233;n&#233;voles et acharn&#233;s.


h2. Premi&#232;re archive&#160;: le Vernet, 1972, un millier de films.

La Cin&#233;math&#232;que de Toulouse est enregistr&#233;e au Journal Officiel sous le statut d&#8217;association en 1964. Depuis 1958, on entrepose les films un peu partout, par exemple dans une maison de campagne &#224; Fonsegrives. Bient&#244;t, il faut lib&#233;rer l&#8217;espace pr&#234;t&#233;, nous sommes en 1972. Francis Grosso, fou de cin&#233;ma en g&#233;n&#233;ral et de la filmographie de Gaby Morlay en particulier, est un ami de la Cin&#233;math&#232;que. Il d&#233;cide de vendre &#224; l&#8217;association un bout de son terrain au Vernet pour un franc symbolique et d&#8217;y financer la construction d&#8217;un local de stockage. Pendant trois jours les b&#233;n&#233;voles transf&#232;rent un millier de films 35 mm. 

Au local principal vont successivement s&#8217;ajouter des constructions annexes, ce qui permettra pendant 20 ans de stocker correctement le fonds qui augmente de plus en plus vite.


h2. Premier &#233;change international&#160;: la FIAF, 1965.

En adh&#233;rant &#224; la F&#233;d&#233;ration internationale des archives du film en 1965, l&#8217;association toulousaine rejoint 40 cin&#233;math&#232;ques diss&#233;min&#233;es dans le monde (elles sont 150 aujourd&#8217;hui). Paradoxalement, les activit&#233;s et les liens internationaux sont permanents alors que la structure reste plut&#244;t confidentielle au plan local et national.

D&#232;s ces ann&#233;es 60 le Gosfimofond, l&#8217;Archive sovi&#233;tique, cherche &#224; &#233;tablir des passerelles avec l&#8217;Europe, la France en particulier. L&#8217;amiti&#233; et l&#8217;estime r&#233;ciproques des conservateurs toulousain et moscovite favorise les &#233;changes, les dons et les d&#233;p&#244;ts. La collection de films muets sovi&#233;tiques de La Cin&#233;math&#232;que de Toulouse est aujourd&#8217;hui l&#8217;un des fonds les plus importants du monde. C&#8217;est aussi gr&#226;ce au Gosfilmofond que Toulouse rassemble un ensemble tr&#232;s riche de films am&#233;ricains des ann&#233;es 30.

h2. Premier collectionneur&#160;: Raymond Borde, le fondateur.

Un jour de 1952 Raymond Borde d&#233;niche au march&#233; aux puces une copie de _Ring_, d&#8217;Hitchcock. La trouvaille est historique&#160;: elle va entra&#238;ner l&#8217;animateur de cin&#233;-club &#224; &#233;cumer les cirques et les exploitants forains ambulants de tout le midi de la France. Il leur ach&#232;te la bobine 5 francs pi&#232;ce, c&#8217;est mieux qu&#8217;un franc le kilo chez les casseurs. 
C&#8217;est donc lui, entour&#233; d&#8217;amis tout aussi fervents, qui va cr&#233;er La Cin&#233;math&#232;que de Toulouse. D&#232;s 1958, il organise la premi&#232;re projection publique. 

Pendant 40 ans, Raymond Borde se voue &#224; la diffusion et &#224; la conservation du patrimoine cin&#233;matographique. Il est membre du comit&#233; directeur de la F&#233;d&#233;ration internationale des archives du film de 1966 &#224; 1990. Critique de cin&#233;ma d&#232;s les ann&#233;es 1950, Raymond collabore &#224; la revue Positif, dont il est membre du comit&#233; de r&#233;daction de 1954 &#224; 1967. Il est aussi l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur le cin&#233;ma. Gr&#226;ce &#224; son engagement et &#224; sa d&#233;termination, il a port&#233; La Cin&#233;math&#232;que de Toulouse au deuxi&#232;me rang national apr&#232;s celle de Paris. Raymond Borde s&#8217;est &#233;teint le 20 septembre 2004 &#224; Toulouse.

h2. Premiers emplois cr&#233;&#233;s&#160;: la culture, 1981.

1981&#160;: l&#8217;&#201;tat donne une forte impulsion &#224; l&#8217;action culturelle, les activit&#233;s de la Cin&#233;math&#232;que changent d&#8217;&#233;chelle. &#192; la demande du CNC et du minist&#232;re de la Culture, Pierre Cadars est d&#233;tach&#233; par l&#8217;&#201;ducation Nationale pour prendre la direction de l&#8217;association. Dans la foul&#233;e trois emplois sont cr&#233;&#233;s&#160;: une secr&#233;taire, un technicien, un documentaliste. Du b&#233;n&#233;volat sans limites &#224; la professionnalisation de l&#8217;activit&#233; de l&#8217;archive, c&#8217;est une vraie mutation. 

Pendant ce temps les collections s&#8217;enrichissent &#224; un rythme exponentiel. D&#233;but 70&#160;: 1000 longs m&#233;trages 35 mm ; d&#233;but 80&#160;: 2000&#160;; en 2006&#160;: 10 000 et  aujourd&#8217;hui&#160;12000 films archiv&#233;s.

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h4. *La r&#233;daction* &#183; Janvier 2009.</body>
    <created-at type="datetime">2009-03-29T23:14:02Z</created-at>
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    <title>Points de rep&#232;res</title>
    <updated-at type="datetime">2009-05-17T11:24:18Z</updated-at>
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