
Le film du jeudi
Un grand film pour un grand écran, c’est le principe du film du jeudi,
deux fois par mois à La Cinémathèque de Toulouse.

1969. France / Italie. 143 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse, Jean-Pierre Cassel, Paul Crauchet
Le plus beau portrait de la Résistance, d’après le roman de Joseph Kessel, auquel le cinéaste ajoute ses propres souvenirs – c’est pendant la guerre, quand il rejoint la Résistance, qu’il prend le pseudonyme de Melville. Plongée dans un des réseaux qui font l’armée clandestine refusant l’Occupation et Vichy. Où les silences et la stylisation (cadre, photo, bande son) de Melville finissent par donner un effet de réel qui prend toujours aux tripes. Un pur film d’action, dans le sens où les personnages se définissent avant tout par leurs actes, où ce sont les actes qui commandent les émotions et non l’inverse.
jeudi 30 mai | 21h

1987. Grande-Bretagne. 130 min. Couleurs. 35 mm. VOSTF.
Avec James Wilby, Hugh Grant, Rupert Graves
Dans le prolongement de Chambre avec vue, James Ivory met sa mise en scène élégante au service de l’introspection de personnages étouffés par le poids d’une société oppressante. Où il est question d’assumer son homosexualité dans une société où elle est passible, au mieux, de prison. Début du siècle dernier à Cambridge, Maurice se découvre une forte attirance pour Clive, un aristocrate. Une attirance visiblement réciproque, mais qui doit rester inavouée, purement platonique, au risque de provoquer d’autres troubles que sexuels…
En collaboration avec l’association Arc-en-ciel, dans le cadre de l’exposition « Le cinéma contre l’homophobie » à l’Espace des diversités et de la laïcité de Toulouse du 1er au 22 juin 2013.
jeudi 13 juin | 21h

1963. Italie. 130 min. Noir & blanc. Numérique DCP. VOSTF.
Avec Marcello Mastroianni, Anouk Aimée, Sandra Milo, Claudia Cardinale, Barbara Steele
Les angoisses et les délices de la création artistique vus par un cinéaste en panne d’inspiration. Est-il nécessaire d’en dire plus ? Peut-être rappeler le plaisir de Fellini à jouer avec le vrai et le faux, le réel et l’imaginaire qu’il imbrique sans cesse pour affirmer sa vérité. « Je suis un menteur, mais je suis sincère. » Qu’importe le vrai du faux, seule importe l’intention. Moins un faux vrai autoportrait du cinéaste en cinéaste qu’un film en forme de note d’intention. Le huitième et demi film de Fellini, comme une pose, un besoin de faire le tri des images de lui-même que lui renvoyaient ses films précédents. L’histoire d’un cinéaste en panne d’inspiration pour le film d’un cinéaste qui prenait une inspiration.
jeudi 20 juin | 21h