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Le film du jeudi

Caravaggio

Derek Jarman
1985. Grande-Bretagne. 99 min. Couleurs. 35 mm. Version originale. Sous-titrage informatique en français.
Avec Nigel Terry, Sean Bean, Tilda Swinton, Garry Cooper, Nigel Davenport
Agonisant, Michelangelo Merisi da Caravaggio passe sa vie en revue… La peinture, Rome, la violence, l’homosexualité, Ranuccio et Lena dont il partage la passion amoureuse… Derek Jarman l’esthète filme le Caravage comme un tableau du Caravage. Il donne du peintre et de l’Italie de la fin du XVIe siècle une série de tableaux vivants sculptés au clair-obscur. Mais il prête également aux personnages une langue shakespearienne aux accents cockney et truffe son récit d’abondants anachronismes qui font de son film davantage qu’un biopic ; une réflexion sur la création, intemporelle.

En écho à l’exposition « Corps et Ombres. Le Caravagisme européen » présentée au Musée des Augustins du 23 juin au 14 octobre 2012

jeudi 20 septembre à 21h

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L’Année dernière à Marienbad

Alain Resnais
1961. France / Italie. 93 min. Noir & blanc. 35 mm.
Avec Delphine Seyrig, Giorgio Albertazzi, Sacha Pitoeff
Vertige du nouveau cinéma français des années 60. Dans un hôtel luxueux et ses jardins, un homme et une femme se croisent et se recroisent… s’entrecroisent. Ils se sont rencontrés l’an dernier, ici même à Marienbad. Ils s’étaient donné rendez-vous cette année pour partir ensemble. Mais la femme ne se souvient pas, ou feint de ne pas se souvenir…

jeudi 21 juin à 21h15

 

L’Apiculteur (O Melissokomos)

Theo Angelopoulos
1986. Grèce / France. 120 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Marcello Mastroianni, Nadia Mourouzi, Serge Reggiani, Jenny Roussea
L’Apiculteur fait songer au Cri d’Antonioni, c’est un film de l’intériorité, écrivait Michel Ciment. Un road movie, un voyage entrepris par un Mastroianni grisonnant et las, habité par la mélancolie brumeuse de ceux qui meurent de trop de vide. L’apiculteur part vers la mort. La sienne. Il est serein. Parce qu’il est temps. Parce qu’il est l’heure. Et très loin des clichés touristiques habituels, la Grèce, enneigée et parsemée de stations services sinistres, accompagne, méditative, les derniers pas de ce vivant mort qui ne fait que passer.

jeudi 7 juin à 21h15

Vol au-dessus d’un nid de coucou (One Flew Over the Cuckoo’s Nest)

Milos Forman
1975. États-Unis. 134 min. Couleurs. 35 mm. Version française.
Avec Jack Nicholson, Louise Fletcher, William Refield, Will Sampson
Un prisonnier de droit commun est transféré dans un hôpital psychiatrique où il s’oppose à l’autoritarisme de l’infirmière en chef. Trublion, il sème la zizanie chez les zinzins levant un vent de folie qui a pour souffle liberté. Un désir de liberté que les autorités médicales tenteront de lui faire passer à coup d’électrochocs, avant de le lobotomiser. Mais sa présence aura débloqué quelques esprits. Finalement, moins un film sur la folie telle que Fuller a pu la toucher avec Shock Corridor, qu’un film contre l’aliénation.

Film interdit aux moins de 12 ans.

jeudi 31 mai à 21h

Lola, une femme allemande (Lola)

Rainer Werner Fassbinder
1981. RFA. 113 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Barbara Sukowa, Armin Mueller-Stahl, Mario Adorf, Matthias Fuchs
Fassbinder a le don du mélodrame politique. Il manie également l’ironie comme une guillotine à cigare. Gare à ne pas y passer le doigt. Sur le fil du grotesque à la George Grosz, un tableau de l’Allemagne d’après-guerre, un portrait de femme, un bordel. 1957, province allemande : reconstruction et spéculation. Quand l’ordre du jour joue du désordre de la nuit. Un entrepreneur cynique mène la barque et la danse, patron qu’il est aussi d’une maison close. Le gouvernement envoie un nouveau directeur des travaux publics pour réguler la corruption ambiante. Mais au boxon, Lola pousse la chanson et du cœur de l’intègre pourrait bien avoir raison…

jeudi 10 mai à 21h