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Le film du jeudi

Indiscrétions (The Philadelphia Story)

George Cukor
1940. États-Unis. 112 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF.
Avec Cary Grant, Katharine Hepburn, James Stewart
On y joue de la flûte à champagne tout en esquivant les feuilles de choux. Et à défaut de mariage on y fait allègrement la noce. Surnommée Miss Pommery 1926 à cause de son penchant pour ledit pétillant millésimé, Tracy Lord doit se remarier. Son ex-mari, quant à lui, ne l’entend pas de cette oreille et est bien décidé à empêcher ces noces. Ça tombe bien, le reporter d’un journal à scandales viendra lui prêter main forte… Cary Grant, Katharine Hepburn et James Stewart au top. Un sommet du genre. Jamais comédie du remariage n’a été aussi enivrante. Bref, une des plus belles gueules de bois du cinéma américain.

jeudi 22 novembre à 21h

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El / Tourments

Luis Buñuel
1952. Mexique. 89 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF.
Avec Arturo de Córdova, Delia Garcès, Aurora Walker
Francisco, un riche propriétaire terrien égocentrique, tombe passionnément amoureux d’une femme, Gloria, dont il a aperçu les pieds lors d’un office religieux. Il parvient à l’arracher à son fiancé et l’épouse. De là, entraîné par les remous de la jalousie, Francisco dérive irrésistiblement vers la paranoïa. Suspicion, crise de démence, accès de sadisme et pulsions meurtrières composeront cette étude quasi clinique d’un cas pathologique, dans laquelle on retrouve le bréviaire des obsessions buñueliennes (fétichisme, érotisme, satire des institutions). C’est aussi l’adaptation, trente ans après sa première parution, d’un roman féministe qui sonne encore comme un cri.

présenté par Jean-François Bourdic, éditeur aux Fondeurs de briques, qui a publié le roman de Mercedes Pinto, El

jeudi 8 novembre à 21h

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Casque d’or

Jacques Becker
1952. France. 96 min. Noir & blanc. Numérique DCP.
Avec Simone Signoret, Serge Reggiani, Claude Dauphin,
Raymond Bussières, Gaston Modot, Loleh Bellon, Paul Azaïs
Dans les faubourgs du Paris 1900, l’amour d’un ouvrier pour une prostituée le conduira au meurtre de son souteneur. La guinguette, les filles de joie, les valeurs ouvrières, celles du milieu. La moustache de Reggiani, la chevelure de Signoret. Casque d’or ne se présente plus. « Casque d’or, c’est d’emblée, sans effort, par une vocation naturelle de l’auteur, la grandeur tragique et la grande tradition romanesque française. Tout – l’épaisseur dramatique, la transfiguration des acteurs, le réalisme historique, la transcendance de l’anecdote, la prodigieuse vertu esthétique des images – tout y concourt à l’établissement d’un des chefs-d’œuvre du cinéma français d’après-guerre. Casque d’or, la couronne d’un grand cinéaste ». (Jacques Doniol Valcroze)

jeudi 11 octobre à 21h

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Touche pas à la femme blanche ! (Non toccare la donna bianca)

Marco Ferreri
1974. Italie / France. 108 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Catherine Deneuve, Philippe Noiret, Alain Cuny, Serge Reggiani
Pour montrer à la belle Mademoiselle de Boismonfrais de quel bois il se chauffe, Custer veut mater les Indiens. Mais Taureau assis ne veut pas se coucher… Dans une parodie de western, Marco Ferreri recrée la bataille de Little Big Horn dans le « trou » des Halles, en plein Paris, alors en chantier. Anachronisme saisissant qui oscille entre document d’une transformation urbanistique et décor spectaculaire de fiction. Mais l’anachronisme s’arrête là puisque, sous couvert de western, c’est bien une satire des États-Unis et de leur politique impérialiste d’alors que développe l’impétueux Ferreri, tout en référence à Nixon et au Vietnam.

jeudi 18 octobre à 21h15

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Caravaggio

Derek Jarman
1985. Grande-Bretagne. 99 min. Couleurs. 35 mm. Version originale. Sous-titrage informatique en français.
Avec Nigel Terry, Sean Bean, Tilda Swinton, Garry Cooper, Nigel Davenport
Agonisant, Michelangelo Merisi da Caravaggio passe sa vie en revue… La peinture, Rome, la violence, l’homosexualité, Ranuccio et Lena dont il partage la passion amoureuse… Derek Jarman l’esthète filme le Caravage comme un tableau du Caravage. Il donne du peintre et de l’Italie de la fin du XVIe siècle une série de tableaux vivants sculptés au clair-obscur. Mais il prête également aux personnages une langue shakespearienne aux accents cockney et truffe son récit d’abondants anachronismes qui font de son film davantage qu’un biopic ; une réflexion sur la création, intemporelle.

En écho à l’exposition « Corps et Ombres. Le Caravagisme européen » présentée au Musée des Augustins du 23 juin au 14 octobre 2012

jeudi 20 septembre à 21h

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