13 > 29 mars
La soirée d’ouverture décline des pratiques expérimentales qui fondent Traverse Vidéo. Elle débute en performance : [ECDYSIS], titre étrange mais scientifique qui désigne le moment de rejet lors de la mue des arthropodes – araignées, insectes, crustacés. Elle se poursuit avec le ciné-concert DECADE – Neverending Limbo. Là, la musique n’illustre pas le film, le film n’est pas un prétexte, mais leur croisement invente un Autre où se rencontrent passé et présent, ici et ailleurs, au travers des multiples portraits filmiques de Gene Tierney. Enfin, grâce à Love Game, poème d’amour qui tend son clavier à ceux qui voudraient croiser leurs mots écrits avec Sandrine Deumier, Traverse Vidéo lance des points de suspension vers les autres programmes du festival.
Au programme :
14h | Table ronde Les Liaisons avec l’expérimental
20h | [ECDYSIS] performance de Barbara Friedmann et Gilivanka Kedzior
21h | DECADE – Neverending Limbo ciné-concert par Laurent Fiévet, Olivier innocent et Jean-Pierre Pancrazi
22h15 | Love Game installation pour un soir de Sandrine Deumier
Table ronde, performance et installation en entrée libre.
mercredi 13 mars
Pour plus d’infos : www.traverse-video.org
15 > 24 mars
25es Rencontres de Toulouse
Ariège, Aveyron, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Tarn, Tarn-et-Garonne
Présenter un panorama des meilleurs films de l’année, partager la découverte de jeunes talents, et revisiter l’histoire du cinéma sous des angles thématiques sont les axes du festival Cinélatino qui, depuis 25 ans, se consacre à faire connaître les cinématographies latino-américaines en France et en Europe. Longs métrages de fiction, courts métrages, documentaires, cinéma d’auteur, cinéma social, films pour le jeune public et pour les scolaires : tous les cinémas sont à l’affiche pour tous les publics. En 2013, le festival fête ses 25 ans et dédie à cette occasion sa Muestra à la thématique « Cinéma et politique ».
Grâce à une programmation exigeante, à la présence de nombreux cinéastes et à l’enthousiasme des bénévoles, les valeurs de démocratisation de la culture et de solidarité font de ces rencontres « pas comme les autres » un savant mélange entre cinéphilie, fête et convivialité.
La programmation complète est accessible sur le site internet www.cinelatino.com.fr
Organisation : ARCALT
Renseignements : 05 61 32 98 83
11-13 grande Rue Saint-Nicolas
31300 Toulouse
Site web : www.cinelatino.com.fr
Email : arcalt31@wanadoo.fr
Cinélatino présente, en partenariat avec la Cinémathèque de Toulouse et Tangopostale, une séance spéciale consacrée au tango.
Ainsi chantait Carlos Gardel (Así cantaba Carlos Gardel)
Eduardo Morera
1935. Argentine. 35 min. Noir & blanc. 35 mm. VO.
Sous-titrage informatique en français.
Provenance copie : Cineteca di Bologna (Italie)
Ce programme de courts métrages, réalisés par Eduardo Morera à l’époque où le cinéma sonore faisait ses premiers pas, se consacre à celui qui fut la figure de proue du tango au début du XXe siècle : Carlos Gardel.
Ces films peuvent rétrospectivement être considérés comme des ancêtres des actuels « vidéoclips », précieux témoignages de cet artiste qui disparut tragiquement en 1935. Les chansons intégrées dans ce programme se révèlent être un parfait exemple de son répertoire. La restauration du film sur une copie neuve en 35 mm permet de redécouvrir ce document exceptionnel.
Deux ordures (Dos basuras)
Kurt Land
1958. Argentine. 71 min. Noir & blanc. 35 mm. VO.
Sous-titrage informatique en français.
Provenance copie : Fundación Cinemateca Argentina, Buenos Aires (Argentine)
Un ouvrier du réseau d’assainissement tombe amoureux d’une prostituée et l’invite à partager son lieu de vie. Elle retrouve peu à peu goût à la vie et entrevoit dès lors de nouveaux horizons plus radieux. Mais c’est sans compter sur l’arrivée d’une femme surgie du passé… Considéré à l’époque comme le « premier film néoréaliste du cinéma argentin », ce mélodrame marqua son époque avec un tournage en extérieur dans l’emblématique quartier populaire de La Boca. Astor Piazzolla lui-même apporte la touche personnelle de son génie musical en signant la musique originale de cette histoire d’amour contrariée.
dimanche 17 mars à 15h30
samedi 23 mars à 18h
25 > 29 mars
Les Semaines polonaises font partie du paysage culturel toulousain depuis 22 ans. Leurs éditions successives abordent des thématiques très variées réunissant plusieurs disciplines : littérature, musique, théâtre, arts plastiques et cinéma. Cette dimension transversale, associée à un repère culturel commun, éveille le désir de découvrir ou d’approfondir des domaines de la culture polonaise peu connus ou méconnus jusqu’alors. Ces rencontres autour des différents événements – conférences, expositions, concerts, spectacles théâtraux et cinématographiques – constituent une plateforme de débats entre spécialistes et amateurs de la culture, français et étrangers.
L’édition 2013 propose une rencontre des lettres et des arts autour du réalisme socialiste, devenu une doctrine esthétique officielle en vigueur en URSS à partir de 1934, étendue après 1945 aux pays soumis à son hégémonie politique, dont la Pologne.
Aujourd’hui, presque un quart de siècle après la chute du communisme et après la libération de la censure imposée par le régime totalitaire, il est possible de poser un regard distancié et critique sur cette période durant laquelle tant les artistes que les institutions culturelles – musées, théâtres, cinémas – étaient soumis à la surveillance du Parti.
Comme ce contrôle s’étendait sur l’ensemble de la création artistique, le programme de l’édition 2013 comprendra, en plus des journées d’études dont l’objectif consistera à analyser le concept du réalisme socialiste, l’illustration du phénomène par différents modes d’expression artistique : peinture, sculpture, littérature, musique, film documentaire et de fiction, mais aussi architecture, affiches et couvertures de magazines.
Le cinéma, en tant qu’art populaire et instrument favori de propagande, a sans doute subi l’influence la plus drastique de cette prise en main du système. Pour autant, le canon du « socrealizm » qui s’est immiscé dans les œuvres des cinéastes polonais les plus remarquables, tels qu’Aleksander Ford, Andrzej Munk, Jerzy Kawalerowicz, Andrzej Wajda et Krzysztof Kieslowski, n’ont pas réussi à altérer la valeur artistique de leurs films.
Programme de courts métrages
réalisés par Andrzej Munk
Kierunek – Nowa Huta (Direction – Nowa Huta), 1951, 13’
Pami?tniki ch?opów (Mémoires des paysans), 1952, 13’
Kolejarskie s?owo (Parole de cheminot), 1953, 22’
Niedzielny poranek (Un dimanche matin), 1955, 19’
Spacerek Staromiejski (Promenade à la Vieille Ville), 1958, 18’
Polska Kronika filmowa n°52
(La Chronique cinématographique polonaise n°52), 1959, 17’
réalisé par Wojciech Wiszniewski
O cz?owieku, który wykona? normy 552%
(Une histoire d’un homme qui a rempli 552% du quota), 1973, 25’
mardi 26 mars à 15h30 (salle 2)
Tribulations d’une amoureuse sous Staline (Rewers)
Borys Lankosz
2009. Pologne. 99 min. Noir & blanc. 35 mm. VOSTF.
Avec Agatha Buzek, Krystyna Janda, Anna Polony, Marcin Dorocinski
À Varsovie, au début des années 50, trois générations de femmes partagent un petit appartement. La mère, la fille et la grand-mère. La fille a trente ans et il serait temps qu’elle trouve mari. Mère et grand-mère organisent des défilés d’hommes à la maison. Mais rien ne se passe. Jusqu’au jour où la fille rencontre un beau jeune homme, trop beau pour être honnête…
mardi 26 mars à 21h
mercredi 27 mars à 19h
17 > 20 avril
Sur les 248 000 km qui découpent géographiquement et structurent politiquement la surface de la Terre, la frontière constitue un territoire qui « jamais… n’a été autant négocié, délimité, démarqué, caractérisé, équipé et patrouillé » (Foucher). Les écrans du monde en signalent quotidiennement les conflits, réduisant le plus souvent la frontière à sa définition première : ligne de front.
Depuis ses origines, le cinéma déplie ces lignes frontalières. Du western elles furent une ligne d’horizon construisant une représentation, évidemment subjective, de l’Histoire : celle des États-Unis. Mais avec la décolonisation et après la chute du Mur, de nouveaux états, de nouvelles matières et de nouveaux dispositifs de frontière ont vu le jour sur nos écrans.
C’est sous le signe d’une double matrice – esthétique et politique – que se place le colloque international « Filmer les frontières ». Son projet est de questionner ce vers quoi le mouvement du monde entraîne les sociétés et les hommes.
Direction scientifique : Corinne Maury et Philippe Ragel
Colloque organisé par le laboratoire LARA du 17 au 20 avril 2013 à l’Université de Toulouse II-Le Mirail
De l’autre côté
Chantal Akerman
2002. Belgique. 102 min. Couleurs. 35 mm.
Le Mexique. La frontière. De l’autre côté : les États-Unis. Passer ou/et trépasser. Rencontre avec des hommes qui veulent échapper au sort, et que le sort chasse. On n’arrête pas un homme qui a faim, mais comment le filme-t-on, s’interroge la cinéaste. « Il s’agit d’éviter tout système binaire comme : voilà le Mexique, avec ses pauvres, et voilà l’Amérique, leur Eldorado, voilà le Mexique avec une vieille culture qui a aussi sa cruauté, sa corruption, mais qui est dans la vie, et voilà l’Amérique où rode la mort, l’acculturation, et ce qui est primitivement moderne. Tout cela existe pourtant (mais c’est bien plus compliqué que ça), et il faut l’oublier quand on y va. Il faut le savoir et pourtant l’oublier pour le faire exister. » (Chantal Akerman)
présenté par Claire Atherton, monteuse, et suivi d’un débat
vendredi 19 avril à 21h