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Rencontre de cinéma

Rencontre avec Jan Harlan

À l’occasion de la rétrospective Stanley Kubrick, la Cinémathèque de Toulouse reçoit Jan Harlan, producteur exécutif des films de Stanley Kubrick à partir de 1975 et auteur du documentaire Stanley Kubrick, une vie en images. Jan Harlan est aussi le beau-frère de Stanley Kubrick, dont il fut proche pendant plus de quarante ans. Lui-même réalisateur, il est chargé, depuis la mort du cinéaste, en 1999, de la mise en valeur de son œuvre.

Aviez-vous une idée de ce que vous alliez faire de l’héritage Kubrick ?
Pas du tout. J’ai été pris complètement par surprise lorsque mon fils m’a annoncé la mort du cinéaste, chez lui, près de Londres. Je me trouvais à Los Angeles. Les patrons de la Warner – Bob Daly et Terry Semel –, Nicole Kidman et Tom Cruise venaient de découvrir le montage final d’Eyes Wide Shut. Il restait à enregistrer une partie de la musique et à mixer le film. Je me suis retrouvé chargé, en accord avec les patrons de la Warner, de coordonner l’achèvement d’Eyes Wide Shut. Le plus important était de terminer le film selon les vœux de Kubrick, sans tenir compte des interférences extérieures.

Comment valoriser l’œuvre ?
D’abord, en classant les archives du réalisateur, qui sont entreposées à l’Université des arts, à Londres. Cet inventaire devrait bientôt être terminé. On peut déjà en prendre la mesure à travers deux livres de grand format, richement illustrés, publiés par Taschen : The Stanley Kubrick Archives (2005) et Stanley’s Kubrick Napoléon : The Greatest Movie Never Made (2009), qui raconte le fameux projet de film – jamais abouti – sur Napoléon. Nous avons encore un projet de livre avec Taschen, cette fois autour du film 2001, l’Odyssée de l’espace. […]

Que révèlent les archives ?
Qu’il est difficile de réaliser un bon film, je ne parle même pas d’un grand film, susceptible de rester dans les mémoires. Elles permettent de prendre la mesure de l’énorme travail, du soin, de la passion, mêlés à une certaine dose d’autocritique, nécessaires pour mener à bien une telle entreprise. L’excellent livre sur Napoléon donne une idée particulière de la préparation et des recherches de Kubrick. […]

Vous être l’auteur, en 2001, du documentaire Stanley Kubrick: A Life in Pictures. Auriez-vous pu le tourner de son vivant ?
Jamais de la vie. Je n’aurais pas eu le temps, ma collaboration avec Kubrick était trop prenante. Et puis il se serait opposé à une telle initiative. Il fallait attendre sa mort. La réalisation de ce documentaire a eu pour moi un effet thérapeutique. J’ai été très heureux de constater que toutes les personnes contactées ont répondu présent, notamment des metteurs en scène que Stanley admirait – Martin Scorsese, Steven Spielberg et Woody Allen. Ingmar Bergman est le seul à ne pas avoir pu participer.

Extrait d’une interview parue dans Le Monde du 22 mars 2011
Propos recueillis par Samuel Blumenfeld

Mercredi 3 juin à 19h

Conférence de Michel Ciment

Auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le cinéma mondial, dont un incontournable Kubrick (Calmann-Levy, 1999 ; réédité en 2011), critique internationalement reconnu, notamment par les réalisateurs eux-mêmes (Quentin Tarantino, les frères Coen, Francesco Rosi, Maurice Pialat), auteur de documentaires sur Elia Kazan, Billy Wilder et Joseph L. Mankiewicz, professeur émérite, Michel Ciment est l’un des rares journalistes à avoir pu échanger avec le réalisateur d’Orange mécanique. À l’occasion de la rétrospective Stanley Kubrick, il sera présent à la Cinémathèque de Toulouse pour une conférence ouverte à tous.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

> Mercredi 17 juin à 19h

Ne manquez pas également :

> Mercredi 17 juin à 17h, librairie Ombres Blanches
Rencontre avec Michel Ciment autour de ses derniers ouvrages

> Mercredi 17 juin à 20h, Cinémathèque de Toulouse
Barry Lyndon de Stanley Kubrick, présenté par Michel Ciment (voir p. 13)

Venez les rencontrer | Juin 2015

Jan Harlan

producteur, réalisateur, proche de Stanley Kubrick | 3 juin à 19h

Mauro Bigonzetti

danseur, chorégraphe | 16 juin à 19h

Michel Ciment

écrivain, universitaire, critique de cinéma, journaliste et producteur de radio | 17 juin à 17h, 19h et 20h

Venez les rencontrer | Avril Mai 2015

Nicole Fernández Ferrer

déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir | 10 avril à 19h et 21h

Geneviève Houssay

chargée de mission cinéma et audiovisuel au MuCEM | 14 avril à 19h et 21h

Marie Vayssière

comédienne, metteur en scène | 15 avril à 19h et 21h

Martine Derain

artiste, cofondatrice des éditions Commune | 28 avril à 19h et 21h

Jean-François Neplaz

cinéaste, cofondateur de Film flamme | 28 avril à 19h et 21h

Jean-Louis Comolli

cinéaste | 29 avril à 18h et 21h

Arnaud Balvay

docteur en histoire, spécialiste de l’Amérique du Nord et des Amérindiens | 21 mai à 18h et 21h

Nicolas Cabos

professeur de cinéma, scénariste, auteur dramatique, metteur en scène | 21 mai à 18h et 21h

Pierre Lhomme | Festival Zoom Arrière 2015

Pierre Lhomme a signé la photographie de plus de soixante-dix films depuis 1954. Il a contribué au renouvellement des techniques de prises de vues avec les caméras légères et autonomes d’André Coutant et par là-même à l’émergence d’un « cinéma vérité ». Après des études aux États-Unis et un début de carrière de musicien dans les caves de Saint-Germain-des-Prés, il suit les cours de l’École nationale supérieure Louis-Lumière (promotion « cinéma »). Il débute en 1955 comme assistant-opérateur. Il est alors proche des cinéastes de la Nouvelle Vague, dont la manière de travailler lui convient parfaitement. Son travail de directeur de la photographie effectué auprès d’Alain Cavalier pour Le Combat dans l’île (1962) est remarqué. À partir de 1980, il collabore à plusieurs reprises avec James Ivory, notamment sur Quartet (1981), Maurice (1987), Jefferson à Paris (1995) et Le Miracle (2002). Il travaille également avec d’autres réalisateurs comme Jean-Pierre Melville (L’Armée des ombres, 1969), Robert Bresson (Quatre nuits d’un rêveur, 1971), Jean Eustache (La Maman et la Putain, 1973), Patrice Chéreau (La Chair de l’orchidée, 1975), Jean-Paul Rappeneau (La Vie de château, 1966 ; Tout feu tout flamme, 1982), Claude Miller (Mortelle randonnée, 1983), Bertrand Blier (Mon homme, 1993). Deux César de la meilleure photographie lui sont décernés, pour Camille Claudel de Bruno Nuytten (1988) et Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau (1990). Il est aussi membre fondateur et président d’honneur de l’AFC (Association française des directeurs de photographie cinématographique).

Événements en présence de Pierre Lhomme

> Vendredi 6 mars à 19h – Cinémathèque | Ouverture du festival
> Samedi 7 mars à 11h – Cinémathèque | La Chamade
> Samedi 7 mars à 18h – Cinémathèque | Leçon de cinéma
> Samedi 7 mars à 21h – Cinémathèque | Quatre nuits d’un rêveur
> Dimanche 8 mars à 11h – Cinémathèque | Mortelle randonnée
> Dimanche 8 mars à 17h30 – ABC | Le Sauvage
> Dimanche 8 mars à 20h30 – Cinémathèque | L’Armée des ombres