Menu_fleche_noir

Rencontre de cinéma

L’invité : Im Sang-soo

Dans le cadre de sa programmation « Made in Korea », la Cinémathèque de Toulouse recevra le cinéaste Im Sang-soo pour un métier de cinéma exceptionnel.

Né en 1962 à Séoul, fils d’un critique de cinéma, après avoir assisté Im Kwon-taek dans le début des années 90, Im Sang-soo passe complètement derrière la caméra pour devenir un des chefs de file de ce que l’on a appelé la nouvelle vague coréenne. Il explore à travers son cinéma autant les mœurs coréennes (Girls’ Night Out, Une femme coréenne, The Housemaid_) que l’histoire de son pays (_The President’s Last Bang, Le Vieux Jardin).

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Mercredi 12 janvier à 19h30

La rencontre sera suivie à 21h de la projection de The Housemaid, présenté par Im Sang-soo.

Rencontre avec Sylvestre Maurice, astrophysicien

En s’appuyant sur quelques films de la programmation « Rencontres du 3e type », Sylvestre Maurice, docteur en astrophysique et astronome au Centre d’Étude Spatiale des Rayonnements (CESR), fera dialoguer science et cinéma pour nous introduire à l’exobiologie, qui étudie la diffusion de la vie dans l’Univers et, par extension, la recherche de la vie extraterrestre.

suivie d’un débat avec le public

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Samedi 11 décembre à 19h30

· · · · · ·


E.T.
Steven Spielberg
1982. États-Unis. 115 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Henry Thomas, Dee Wallace, Peter Coyotte, Drew Barrymore
Laissé sur Terre pour une mission d’exploration, E.T. ne parvient pas à regagner à temps le vaisseau qui doit le ramener chez lui. Seul, perdu et affolé, il rencontre un enfant qui le cache dans sa maison. L’occasion pour lui d’approfondir sa connaissance de la vie terrienne. Mais déjà sa maison lui manque et il veut téléphoner…

Samedi 11 décembre à 21h* | Dimanche 12 décembre à 17h30

*séance présentée par Sylvestre Maurice, astrophysicien

Rencontre avec Igor Minaiev, cinéaste

suivie d’un débat avec le public


Après des débuts très remarqués sous la Perestroïka, qu’il a parfaitement incarnée avec deux films tournés à Odessa, Igor Minaiev rejoint la France où il vit et travaille désormais. Il a tourné depuis L’Inondation avec Isabelle Huppert, produit par Daniel Toscan du Plantier, ou encore Loin de Sunset Boulevard, comédie dramatique inspirée des parcours d’Alexandrov et Eisenstein, pour évoquer le Hollywood rouge de Staline.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Mercredi 17 novembre à 19h30

· · · · · ·

Loin de Sunset Boulevard (Daleko ot Sunset Bulvara)
Igor Minaiev
2008. Russie / France. 135 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Sergueï Tsiss, Youlia Svejakova
Années 80. Alors que leur datcha est encerclée de journalistes, un vieux couple, un cinéaste et sa femme, stars de l’époque stalinienne, prend peur et se met à détruire les traces de son glorieux passé. L’occasion d’un flashback au temps de l’Hollywood rouge. Il faisait des comédies musicales à succès. Elle était sa vedette. Il l’avait épousée après que les autorités avaient découvert son homosexualité et que son amant, cinéaste comme lui, avait mystérieusement trouvé la mort…

Séance présentée par Igor Minaiev

Mercredi 17 novembre à 21h

Rencontre avec John Boorman, cinéaste

Rencontre organisée dans le cadre de la rétrospective qui lui est consacrée du 16 septembre au 27 octobre.

Samedi 16 octobre à 19h30 | Entrée libre dans la limite des places disponibles | suivie d’un débat avec le public

· · · · · ·

Excalibur
John Boorman
1981. États-Unis. 130 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français.
Avec Nigel Terry, Helen Mirren, Nicholas Clay, Nicol Williamson, Paul Geoffrey, Katrine Boorman, Robert Addie
On se souviendra des chevauchées puissantes portées par les sons de Carmina Burana comme de celle aéroportée des walkyries d’_*Apocalypse Now*_. John Boorman, cinéaste qui aime à explorer les genres cinématographiques, se lançait à travers le cycle arthurien, dans la reconstitution historique. Loin de Lancelot du Lac de Bresson ou de Perceval le Gallois de Rohmer, son Excalibur exhale un souffle épique à grand renfort de sons et lumières, à grands coups de bruits et de fureurs ; de même qu’il prend ses distances avec Les Chevaliers de la table ronde de Thorpe en soufflant sur Camelot une brume crépusculaire. C’est bien la légende que filme Boorman, plus que l’histoire. Esthétique et violemment lyrique, porté par un Merlin enchanteur, son film exerce l’emprise propre au mythe.

Samedi 16 octobre à 21h | Séance en présence du réalisateur

Rencontre avec Jackie Raynal, cinéaste

Jackie Raynal est un phénomène. Un être extraordinaire. De par son parcours incroyable. De par sa manière d’en parler. Originaire de Montpellier, elle se partage entre Paris et New York. Monteuse de la Nouvelle Vague (elle est la chef monteuse de Rohmer jusqu’à la fin des années 70), elle s’empare de la caméra et rejoint activement le groupe Zanzibar (cinéma d’avant-garde français de la fin des années 60), aux côtés notamment de Philippe Garrel. Cinéaste, elle travaille à la distribution de Duras, Godard ou Rivette aux États-Unis et assure la programmation du Carnegie-Hall et du Bleeker Street, deux salles mythiques de New York ; quand elle ne collabore pas avec l’Anthology Film Archive de Mekas. Rangée dans la catégorie cinéaste underground voire expérimentale, elle fait des documentaires… Insaisissable Jackie Raynal.
La Cinémathèque de Toulouse a fait l’acquisition en 2009 et 2010 de l’ensemble de la collection de films de Jackie Raynal qui comprend une partie des films qu’elle a réalisés et produits ainsi que des classiques du cinéma.

Mardi 14 septembre à 19h30 | Entrée libre dans la limite des places disponibles | suivie d’un débat avec le public

· · · · · ·

Merce Cunningham
Jackie Raynal, Étienne Becker, Patrice Wyers
1962. États-Unis. 27 min. Noir & blanc. 16 mm. Version originale sous-titrée en français.
Le chorégraphe Merce Cunningham au travail, entouré du musicien John Cage et du peintre-décorateur Robert Rauschenberg. Dans un vaste hangar, les danseurs s’entraînent et inventent.

Suivi de

Hôtel New York
Jackie Raynal
1984. États-Unis. 62 min. Couleurs. 16 mm. Version originale non sous-titrée.
Avec Jackie Raynal, Sid Geffen, Gary Indiana
« Un jour à New York, je poste mon linge dans une petite blanchisserie chinoise. Puis je l’oublie quelques semaines. Lorsque j’y retourne, il n’y a plus de blanchisserie, le bâtiment avait été démoli ! L’idée de mes draps disparus à jamais avec la blanchisserie m’a hantée. Cette expérience a été le point de départ du scénario de Hôtel New York. J’ai voulu écrire et réaliser ce film pour montrer que là-bas tout est transitoire. Les choses bougent et sont immédiatement remplacées, bien plus qu’en Europe. L’histoire est née de ma propre expérience et de mes impressions en tant qu‘étrangère. C’est une comédie dramatique. » Jackie Raynal

Mardi 14 septembre à 21h | En présence de la réalisatrice