La Cinémathèque de Toulouse
La lettre d’information de la Cinémathèque de Toulouse | Mai 2009

Pouvions-nous y résister ? Sûrement pas !

50 ans après la révélation de Truffaut et de ses Quatre cents coups au Festival de Cannes, qui allaient marquer le début officiel de la Nouvelle Vague, La Cinémathèque de Toulouse vous invite à redécouvrir ce moment essentiel de l’histoire du cinéma. Comme ces deux héroïnes du film de Jacques Rozier Adieu Philippine que nous avons choisies pour notre affiche, la Nouvelle Vague est partie à la conquête du monde, avec l’énergie, la fraîcheur et l’insouciance de la jeunesse.

Nouvelle génération, nouvelles thématiques, nouvelle façon de faire du cinéma, ce phénomène qui a trouvé en France son nom et son expression la plus achevée a sans aucun doute bouleversé le 7e Art bien au-delà des frontières hexagonales. Mais nous avons choisi de nous concentrer, durant ce mois de mai, sur la production française avant d’explorer, à l’automne prochain, les nouvelles vagues étrangères.

Ce serait mentir que d’affirmer que cette programmation a été simple à construire. Elle nous a au contraire posé beaucoup de questions. Car si certains titres tels Le Beau Serge ou À bout de souffle devaient, de toute évidence, faire partie de la sélection, d’autres films ont été plus difficiles à appréhender, tels ceux de Jean-Pierre Mocky, de Louis Malle ou d’Alain Cavalier. Où s’arrête donc la Nouvelle Vague ? Faut-il se contenter d’une borne chronologique ou croiser esthétique, histoire et économie pour comprendre ce phénomène si particulier ? Notre sélection, qui n’est bien entendu pas exhaustive, donne sans nul doute une certaine définition de ce moment si particulier de l’histoire de notre cinéma.

Natacha Laurent

Second programme de courts métrages

en partenariat avec la revue Bref

Au programme :

André Malraux (1957) de Keigel, Ballon vole (1960) de Jean Dasque, On vous parle (1960) de Cayrol et Durand, Le sabotier du Val de Loire (1957) de Demy, Pourvu qu’on ait l’ivresse (1957) de Pollet.

Séance présentée par Jacques Kermabon, rédacteur en chef de Bref.

« Fêtant en 2009 ses vingt ans, le magazine Bref sait combien l’histoire du court métrage demeure incertaine. À La quantité d’œuvres unanimement reconnues est inversement proportionnelle à celle des films produits. La remarque vaut pour aujourd’hui comme pour hier. À côté des titres que l’histoire du cinéma a retenus, signés pour la plupart par des cinéastes qui furent consacrés ensuite avec des longs métrages, nombre de courts métrages ont sombré dans l’oubli malgré l’intérêt qu’ils ont suscité en leur temps.


Confronter des classiques et quelques œuvres délaissées constitue l’enjeu de ce programme. Tous ont été réalisés au cœur d’une période communément appelée « l’âge d’or du court métrage ». À peu près au même moment où les jeunes Turcs de la Nouvelle Vague fourbissaient leurs arguments contre une certaine tendance du cinéma français, des professionnels s’unissaient pour décrire le court métrage comme le sang nouveau du cinéma. Porter le regard sur cette production, offre ainsi un angle particulier pour mettre en perspective la production de la Nouvelle Vague. » Jacques Kermabon, mai 2009.


Jeudi 7 mai à 21 h.

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Le bonus, le film et le DVD :

autour de Luc Moullet

Le bonus : la présence du réalisateur.

Le film : Le Prestige de la mort de Luc Moullet (2007), France. 75 min, couleurs, 35 mm. Avec Luc Moullet, Antonietta Pizzorno, Claire Bouanich.

Critique aux Cahiers du cinéma dans les grandes années, auteur d’une Politique des acteurs absolument nécessaire et surtout, dernier véritable contrebandier de la pelloche avec Vecchiali, Luc Moullet est un organe vital du cinéma et pour qui aime le cinéma. Drôle, absurde, tranchant, franc-tireur. Indescriptible.

Moullet ne trouve pas de fonds pour produire son prochain projet. Il fait des repérages dans les Alpes. Quand il tombe sur un cadavre. Il échange les identités. Il se dit qu’en se faisant passer pour mort il aura enfin droit à la reconnaissance qu’il mérite. De là, peut-être qu’il deviendra riche et pourra ainsi financer son projet. Autant profiter de la reconnaissance post mortem tant qu’on est encore bien vivant. Seulement voilà, Godard vient de mourir…

Le dvd : le formidable coffret édité par Blaq out, qui a déjà plus d’un an. Mais le cinéma de Moullet est toujours d’actualité.

Mardi 12 mai à 21 h.

Le réalisateur fait aussi l’actualité au centre Pompidou à Paris, jusqu’au 30 mai :

« Luc Moullet, le comique en contrebande du 17 avril au 30 mai 2009 au Centre Pompidou ».

Site du Centre Georges Pompidou

Vient aussi de paraître : Moullet en shorts, aux éditions Chalet Pointu, 10 courts métrages très drôles (sauf un), par le plus inclassable des réalisateurs de la nouvelle vague.

Site de Chalet Films

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Ciné-concert avec un goûter

Bébé et Bout de Zan de Louis Feuillade (1908-1914), France, noir et blanc, muet, 45 min.

Bébé est un enfant terrible, débrouillard et malicieux. Les farces de cet affreux Jojo sont souvent fort drôles et enchanteront les petits et les grands. Son successeur, Bout de Zan, est lui aussi un sacré galopin.

Séance accompagnée au piano par Mathieu Regnault qui échangera avec les enfants après le film, suivie d’un goûter offert.

Dimanche 17 mai à 15 h 30 | À partir de 4 ans.

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Cinéastes d’un autre regard

La deuxième édition de la programmation « Étrangers d’ici » s’est déroulée les 24, 25 et 26 avril 2009. Comme lors de la précédente édition, cette programmation a permis au public de découvrir des films diversifiés sur le thème de l’immigration en France et la représentation des étrangers au cinéma, des films sélectionnés à partir des découvertes effectuées dans les collections de la Cinémathèque de Toulouse tout au long de l’année. Ce travail de recherche entamé il y a deux ans grâce au soutien de l’ACSE (Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’Égalité des Chances) est mis en valeur, le temps d’un week-end, avec la présentation de documents rares. L’intervention de professionnels du cinéma (dans la présentation et la discussion autour des films et lors d’une rencontre « Le Métier de cinéma ») et l’organisation d’une table ronde sont essentiels pour entamer des réflexions sur le rôle du cinéma dans l’histoire des représentations et, plus largement, mettre en exergue la richesse culturelle de la France, issue des différentes vagues migratoires dans son histoire.

Cette année, La Cinémathèque de Toulouse a proposé au public l’ensemble de l’œuvre de Rabah Ameur-Zaïmeche. La projection de ses trois longs métrages a eu lieu en présence de Stratis Vouyoucas, spécialiste de l’œuvre du cinéaste et de Abel Jafri, acteur dans les deux derniers films du cinéaste.

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En 2010, Zoom arrière se déroulera du 10 au 21 mars.

Images : Adieu Philippine de Jacques Rozier, À bout de souffle de Jean-Luc Godard, André Malraux de Keigel (CAPAC), Le Prestige de la mort de Luc Moullet, Table ronde « Étrangers d’ici » (photo Vincent Lacotte).

La Cinémathèque de Toulouse
69 rue du Taur – 31000 Toulouse – 05 62 30 30 10
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