

Ciné-concerts
de Charles J. Hunt. 1927. États-Unis. 76 min. Noir & blanc. Muet. Avec Johnnie Walker, Mickey Bennett, Henry Sedley
Une rareté des archives de la Cinémathèque de Toulouse. Johnny, le perceur de coffre, veut tenter un coup qui permettra à son jeune acolyte de sortir rapidement de la misère. Mais ce petit frère est renversé par une voiture et se retrouve sous la protection de la riche femme que Johnny voulait dévaliser…
+ 2 accompagnements au choix : Grégory Daltin (accordéon) ou Mathieu Regnault (piano)
À partir de 6 ans
de Yakov Protazanov. 1924. URSS. 103 min. Noir & blanc. Muet. Intertitres russes. Sous-titrage informatique en français. Avec Igor Ilinski, Youlia Solntseva, Nicolas Tsereteli, Vera Orlova
« Anta… Adeli… Outa ». Retenez bien ces mots historiques, ce n’est pas du russe mais du martien, le premier message reçu de Mars au cinéma. Aelita est le tout premier film de science-fiction soviétique. Il raconte l’histoire onirique d’un ingénieur qui quitte le pays des soviets pour la planète rouge où il rencontrera la décadente Aelita, souveraine de Mars… Tourné dans le but de concurrencer les productions étrangères, il s’agit d’un blockbuster soviétique dont les costumes et les décors, dignes d’un Monsieur Spock décadent revu et corrigé par Rodchenko, continuent de hanter le cosmos du septième art.
+ Stéréopop Orchestra
Extraits vidéo 1
Extraits vidéo 2
Extraits vidéo 3
de Lev Koulechov. 1924. URSS. 95 min. Noir & blanc. Muet. Intertitres russes. Sous-titrage informatique en français. Avec Porfiri Podobed, Boris Barnet, Alexandra Kholkhlova, Vsevolod Poudovkine
Burlesque bolchevique. Mr. West, riche Américain, débarque à Moscou des a priori plein les valises envers l’ogre rouge. Aussi, dans ses bagages, amène-t-il un cowboy pour assurer sa sécurité. Mais le voilà qui s’égare et tombe entre les mains d’une bande décidée à jouer les méchants communistes…
+ Trio issu du collectif « GyÖrg ProjeKt » :
Armelle Cordonnier (flûtes), Clélia Bobichon (clarinettes), Agnès Demeulenaere (hautbois et cor anglais)
Créé en 2006, le GyÖrg PrOjekt est le fruit d’une rencontre entre six musiciens, désireux d’allier la musique à d’autres pratiques artistiques. Enseignants en conservatoire, ils se passionnent pour la transmission de la musique de notre temps. Naît dès lors l’envie de faire découvrir à un plus large public le répertoire contemporain. Captivés par l’univers musical de György Ligeti, ils décident de lui rendre hommage en se réappropriant certaines de ses œuvres. La « rencontre » avec ce compositeur constitue ainsi le facteur déclenchant et inspirant de ce projet.
de Alexandre Medvedkine. 1934. URSS. 95 min. Noir & blanc. Muet. Intertitres russes. Sous-titrage informatique en français. Avec Petr Zinoviev, Elena Egorova
Un film hors norme, hors du commun. Du burlesque soviétique par l’inventeur des ciné-trains. Un Charlot bolchevique, ou le meilleur exemple d’un comique socialiste qui commence où s’arrête justement le comique de Chaplin. L’histoire d’un paysan à la recherche du bonheur. Un drôle de cheval à pois, une grange sur pattes de koulaks, du grotesque, de la révolution… et si le bonheur était dans le kolkhoze…
+ Grégory Daltin (accordéon), Raphaël Howson (piano), Joris Vidal (tuba)
de Robert Wiene. 1919. Allemagne. 78 min. Noir & blanc. Intertitres allemands. Sous-titrage informatique en français. Avec Werner Krauss, Conrad Veidt, Lil Dagover, Friedrich Feher
Venez. Venez donc assister à une date incontournable du cinéma. La grand messe hypnotique du Dr Caligari et son cabinet de l’étrange, décors obliques, lignes brisés, personnages peints, désaxés. Venez assister au réveil de Cesare le somnambule, qui vous livrera la bonne aventure ou en pâture au destin. Venez et jamais plus comme avant, vous ne verrez. Une histoire de fous pour les fous que nous sommes tous. Laissez-vous tenter. Laissez-vous tenter par l’aventure. Il y a des fantômes… ils rôdent autour de nous… partout…
+ Baptiste de Chabaneix et Daniel Dumoulin (batteries)
Musicien, batteur, pianiste, accompagnateur, compositeur et arrangeur, Baptiste De Chabaneix participe à de nombreux projets. Il est à l’origine du Trio Couleurs Primaires, qui propose un répertoire de création et improvise à partir de parties écrites donnant lieu à de multiples variations de thèmes et de structures.
Directeur de l’École de batterie Dante Agostini de Toulouse, Daniel Dumoulin est l’auteur de deux ouvrages, Entretiens avec André Ceccarelli et Portraits en batterie (Éditions Séguier). Il a également écrit et composé le spectacle « Ali Baba et les 40 batteurs ».
de Herbert G. Ponting (1914). Grande-Bretagne. 72 min. Noir & blanc. Muet. Intertitres français.
L’expédition Terra Nova menée par Robert Falcon Scott – atteindre les premiers le Pôle Sud –, par son issue dramatique, est restée l’une des plus célèbres explorations polaires. Elle fut menée entre 1910 et 1913 et s’acheva par la mort de cinq explorateurs, dont Scott, éclipsant l’exploit de Roald Amundsen et ses compagnons qui les avaient précédés de quelques semaines dans cette course au pôle et à la gloire. Scott avait apporté une caméra avec lui. On retrouva la pellicule près des corps gelés. Ce sont ces images qui composent cet éternel silence.
+ éOle
Pour ce ciné-concert, éOle a choisi d’aborder la forme de l’improvisation musicale – comme pour faire écho à l’expédition polaire de Scott où seul le départ était connu… – et de la mixité instrumentale : le violon de Jérémie Siot, la guitare de Camel Zekri et l’électronique live de Pierre Jodlowski et Christophe Ruetsch.
accompagnement au choix : deux ou quatre musiciens
Programme de courts métrages d’env. 70 min. Une production La Cinémathèque de Toulouse, en collaboration avec Lobster Films et la Cie Arniphone
Hommage musical et interactif à Charley Bowers, qui prenait un malin plaisir à gommer les frontières entre burlesque, dessin animé, animation d’objets et truquages impossibles. Loué par André Breton, il fut redécouvert dans les années 1960 par Raymond Borde, fondateur de la Cinémathèque de Toulouse. Au programme : Le Roi du Charleston (1926), Sleepless Night (1940), Non tu exagères (1926), Mutt and Jeff (1925)…
+ Cie Arniphone : Flóra Kapitány (violoncelle) et Bertrand Mahé (boniment, piano, accordéon…). La Cie Arniphone crée depuis 2007 des spectacles interdisciplinaires interculturels et interactifs.
À partir de 6 ans
de Serguei Eisenstein (1924). URSS. 75 min. Noir & blanc. Muet. Intertitres russes sous-titrés en français.
Dans la Russie tsariste, des ouvriers opprimés se mobilisent contre la classe dirigeante. C’est la grève. Plus théorique que politique, Eisenstein, dès son premier film, révolutionne le système narratif traditionnel et pose les bases de ses choix esthétiques. Le film provoque débats et controverses au sein de l’avant-garde. Vertov défendant sa conception du cinéma-vérité lui reproche de se fourvoyer dans la fiction. Eisenstein lui rétorque en appelant au cinéma (coup de) poing. « N’expliquons pas le monde, mais transformons-le ! ».
+ Création musicale de Pierre Jodlowski (électro-acoustique)
de Serguei M. Eisenstein. 1929. URSS. 90 min. Noir & blanc. Muet. Intertitres russes. Sous-titrage informatique en français. Avec Marfa Lapkina, M. Ivanin, Vassia Buzenkov
Après avoir célébré la révolution, Eisenstein chantait les louanges de la terre socialiste au diapason de la mécanisation et de la collectivisation. C’est l’heure de la révolution pacifique. L’histoire d’une petite paysanne autour de laquelle s’organise une coopérative laitière. La naissance d’un monde nouveau, le kolkhoze, contre un ordre ancien, les koulaks : la voie du sovkhoze. Sincèrement de propagande, ce chef-d’œuvre méconnu d’Eisenstein n’en demeure pas moins une véritable ode au monde paysan et à sa transformation. L’utopie a fait long feu, mais les ballets de tracteurs et la curieuse scène, très sexuelle, de l’écrémeuse demeureront à jamais gravés dans les sillons du cinéma.
+ Grégory Daltin (accordéon/bandonéon), Sébastien Gisbert (percussions), Eugénie Ursch (violoncelle), Joris Vidal (tuba)
de Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg (1929). URSS. 80 min. Noir & blanc. Muet. Intertitres russes sous titrés en français.
En 1870, le peuple de Paris se soulève. Les insurgés se rejoignent à la Nouvelle Babylone, grand magasin où travaille Louise… Cette évocation de la Commune de Paris par le cinéma soviétique, portée par d’incroyables acteurs (Elena Kuzmina, Petr Sobolevski, David Gutman, Serguei Guerasimov), est considérée comme l’un des chefs-d’œuvre de cette cinématographie.
+ Hakim Bentchouala-Golobitch
(composition et accompagnement musical au piano)
Né à Alger, Hakim Bentchouala-Golobitch commence ses études musicales en France. Il obtient une médaille d’or de piano au Conservatoire National de Région de Toulouse avec Françoise Thinat et travaille à Paris avec Yvonne Loriod et Gabriella Torma, puis à New-York avec Constance Keene. Diplômé de concours internationaux (Orléans XXe siècle, Arte Libre à Saõ Paulo, bourse Mozart-Hennessy…), il se spécialise très tôt dans la musique française. Parallèlement, il travaille avec des compositeurs contemporains. Invité de nombreux festivals nationaux et internationaux, il est entendu en récital soliste et en musique de chambre ou avec orchestre. Hakim Bentchouala-Golobitch a composé et interprété la musique de nombreux films muets tels Judex de Louis Feuillade, Gribiche de Jacques Feyder, Safety Last avec Harold Lloyd et Verdun, visions d’Histoire de Léon Poirier.
de Serguei M. Eisenstein. 1937. URSS. 31 min. Noir & blanc. Intertitres russes sous-titrés en français.
Film maudit. Ou non film, puisqu’il n’en reste qu’une image de chaque plan. De retour des États-Unis, après le tournage de Que Viva Mexico !, Eisenstein commence Le Pré de Béjine, un travail de commande. Le tournage est interrompu une première fois pour raisons idéologiques. Eisenstein réécrit le scénario et entame un nouveau tournage qui à son tour est interrompu et définitivement interdit par les commissions de censure. Avant la destruction définitive de la copie, un monteur sauve et découpe une image de chaque plan. Ces photogrammes sont retrouvés plusieurs années plus tard et grâce à un historien, Naoum Kleiman, un bout-à-bout, d’après le scénario, est monté pour en faire un film en plans fixes.
+ Mathieu Regnault (orchestre virtuel – machines)
Mathieu Regnault obtient en 1999 le premier prix du Conservatoire National de Musique de Nancy. À l’adolescence, il rencontre le compositeur de musique Michael Kamen et se passionne pour la musique de film. À partir de 2002, il signe la musique de divers courts métrages et, depuis 2007, travaille régulièrement pour des ciné-concerts. Il a récemment composé la bande-son de la version restaurée du film Cagliostro de Richard Oswald, éditée par Potemkine.
Création à la Cinémathèque de Toulouse, dans le cadre du 6e festival Zoom Arrière, en mars 2012
de Erich von Stroheim. 1924. États-Unis. 110 min. Noir & blanc. Muet. Intertitres français. Avec Gibson Growland, Zasu Pitts, Jean Hersholt
« Je considère que j’ai fait un seul film dans ma vie, disait Stroheim, et personne ne l’a vu. Ses pauvres restes, mutilés, furent projetés sous le titre de Greed ». Ces pauvres restes, paradoxalement, ont l’éclat d’un minerai rare. Avidité, cupidité et avarice, désirs et frustrations, rarement l’homme a été dépeint sous son jour le plus primitif avec une telle noirceur, celle de la fatalité, ciselée par l’ironie qui dégorge la poésie de toute amertume. D’une mine d’or au désert de la vallée de la mort, l’histoire du frustre Mc Teague et de la frêle Trina. Du bonheur à la ruine, l’histoire d’une chute sans rappel provoquée par un billet de loterie…
+ Florent Paris et Benoît Sanchez (expérimentation sonore)
Deux guitaristes, deux univers musicaux, et des formes, flottantes, douces parfois gênantes, poussées vers la surface par un ressac libérateur.
Amis d’enfance, Florent Paris et Benoît Sanchez sont tous deux passionnés par le son et, insatiables de sonorités, ils s’expriment chacun dans de nombreux projets musicaux et artistiques (théâtre, cinéma, expositions…).
Musique et expérimentation improvisée, mêlant formes, nappes, bruits et paysages sonores, cherchant majoritairement l’inspiration dans les paysages oniriques et dans l’image, privilégiant l’improvisation et la recherche, c’est en alliant minutie et brouillon qu’ils se retrouvent pour redessiner une collaboration catharsistique.
d’Alfred Hitchcock. 1927. Grande-Bretagne. 97 min. Noir & blanc. Vidéo. Version originale non sous-titrée. Avec Carl Brissono, Lillian Hall-Davies, Ian Hunter
Film emblématique pour la Cinémathèque de Toulouse puisqu’il est supposé être le premier de la collection qu’allait réunir à partir de 1952 Raymond Borde et qui compte aujourd’hui plus de 39 000 copies. Un film d’Hitchcock sans suspense. Fourmillant de trouvailles visuelles et symboliques, une comédie dramatique qui oppose deux boxeurs amoureux de la même femme. Boxe et adultère, un boxeur de foire devra affronter l’amant de sa femme. Ou, le ring, l’arène de combat, signifie aussi en anglais l’anneau, l’alliance.
+ Raphaël Howson (piano)
Raphaël Howson effectue ses études musicales au conservatoire de Tulle où il obtient sa médaille d’or de piano, puis aux conservatoires de Toulouse et de Rueil-Malmaison. Il accompagne des films muets à la Cinémathèque de Toulouse, seul ou en groupe, depuis 2005, et a eu ainsi l’occasion de participer à divers festivals de cinéma (Rencontres à la campagne, Rieupeyroux, Cinemed, Montpellier, Zoom Arrière). Il se produit également régulièrement en concert.
de Frank Capra. 1928. États-Unis. 55 min. Noir & blanc. Muet. Intertitres en français. Avec Shirley Mason, William Collier, Johnnie Walker
Jouant des registres du mélodrame et de la comédie, Capra nous sert une petite histoire dont il a le secret. Jerry est amoureux de la belle Hilda qui en pince pour les biscoteaux de Mullins le boxeur. Lors d’un bal où Mullins se montre un peu trop entreprenant avec Hilda, Jerry bien sûr intervient. Et bien sûr se fait rosser. Jerry prend alors des leçons de boxe…
+ Grégory Daltin (accordéon) et Jean-Luc Amestoy (accordéon)
de Paul Sloane. 1926. États-Unis. 60 min. Noir & blanc teinté. Muet. Intertitres français. Copie restaurée par les Archives françaises du film du CNC à partir d'une copie nitrate teintée et virée de la Cinémathèque de Toulouse, en 2009. Avec Leatrice Joy, Edmund Burns, Ethel Wales, Bertram Grassby
Un jeune archéologue qui travaille ardemment sur les fouilles d’un tombeau égyptien enfermant des amants maudits est bientôt rejoint par sa fiancée. Absorbé par son travail, il ne se désintéresse que trop de sa promise, alors que trois aventuriers déjà lui font la cour. Quand la malédiction de la momie entre en jeu et travaille à son œuvre… Produit par un certain Cecil B. DeMille, un film d’aventures qui mêle romance et Égypte ancienne. Et l’occasion de retrouver Leatrice Joy, actrice incroyable que l’on avait pu découvrir dans un autre film de Paul Sloane restauré par la Cinémathèque de Toulouse : Le Tigre vert.
+ Mathieu Regnault (piano) et Pierre-Stéphane Schmidlet (violon)
Mathieu Regnault obtient en 1999 le premier prix du Conservatoire National de Musique de Nancy. À l’adolescence, il rencontre le compositeur de musique Michael Kamen et se passionne pour la musique de film. À partir de 2002, il signe la musique de divers courts métrages et, depuis 2007, travaille régulièrement pour des ciné-concerts. Il a récemment composé la bande-son de la version restaurée du film Cagliostro de Richard Oswald, éditée par Potemkine.2011.
Pierre-Stéphane Schmidlet débute ses études de violon au Conservatoire Régional du Grand Nancy et obtient un premier prix à l’unanimité au Conservatoire à Rayonnement Régional de Rueil-Malmaison puis un Master II de violon au CNSM de Paris. Indépendant et créatif, il bénéficie de mécénats tels que la SPEDIDAM, la Fondation Meyer et les Fonds de Tarrazi. Il est actuellement en perfectionnement de musique de chambre au CNSM de Paris.
de Iouri Jeliaboujski. 1924. Russie. 112 min. Noir & blanc. Intertitres russes sous-titrés en français. Copie restaurée en 2007 par la Cinémathèque de Toulouse au laboratoire l’Immagine Ritrovata (Bologne) avec le soutien de la Fondation Groupama Gan pour le Cinéma. Avec Igor Ilinski, Ioulia Solntseva, Anna Smokhovskaia
Au hasard d’un tournage dans la rue où elle travaille, Zina, vendeuse de cigarettes au Mosselprom (entreprise d’État implantée à Moscou), rencontre un jour un caméraman. Latougine, le caméraman, en tombe aussi sec amoureux et lui propose de devenir actrice. Direction le studio où le responsable d’une firme américaine tombe également sous le charme. A Star is born. Hélas, Zina ne plaît pas à tout le monde sur le plateau et de déceptions en malentendus, elle songe à reprendre son ancien métier. Mais les circonstances savent parfois être heureuses…
+ Charlotte Castellat (piano, violoncelle) et David Lefebvre (cymbalum, contrebasse, guitare)
Charlotte Castellat
Après avoir reçu une formation classique en violoncelle au Conservatoire de Toulouse, Charlotte Castellat joue dans plusieurs spectacles du groupe Ex-Abrupto avant de signer les musiques de Rimbaud l’enragé en 2006 et d’Un tramway nommé Désir en 2007. Sa rencontre avec le théâtre l’a amenée à jouer de nouveaux styles de musique (klezmer, jazz, rock, etc.) et à s’initier seule à divers nouveaux instruments.
David Lefebvre
David Lefebvre est un musicien spécialiste de la musique klezmer, membre du groupe « Glik », dans lequel il pratique le petit cymbalum, le bouzouki et le chant. Auteur, compositeur et interprète, il a travaillé pour la musique de théâtre, notamment avec Didier Carette (groupe Ex-Abrupto, Toulouse), ainsi que pour l’accompagnement de films muets (La Vendeuse de cigarettes du Mosselpröm pour la Cinémathèque de Toulouse en 2007).
de Léon Poirier (1928). France. 160 min. Noir & blanc. Muet. Intertitres en français. Copie restaurée en 2006 par la Cinémathèque de Toulouse au laboratoire l’Immagine Ritrovata (Bologne) avec le soutien de la Fondation Groupama Gan pour le Cinéma.
Pour célébrer le dixième anniversaire de l’Armistice, Léon Poirier reconstitue la bataille de Verdun avec des soldats qui y ont participé et des régiments qui y étaient basés. À l’arrivée, un film épique, d’une grande force émotionnelle où il n’y a pas de personnages mais des figures symboliques : le soldat français, le soldat allemand, la mère, la jeune fille, l’intellectuel… Et c’est d’abord un film pacifiste – non pas « mort aux Boches » mais « mort à la guerre ». Si l’on ne s’étonne pas d’y rencontrer Albert Préjean (le soldat français), on a la surprise d’y retrouver Antonin Artaud (l’intellectuel).
+ Hakim Bentchouala-Golobitch (réduction piano de la partition originale d’André Petiot)
Né à Alger, Hakim Bentchouala-Golobitch commence ses études musicales en France. Il obtient une médaille d’or de piano au Conservatoire National de Région de Toulouse avec Françoise Thinat et travaille à Paris avec Yvonne Loriod et Gabriella Torma, puis à New-York avec Constance Keene. Diplômé de concours internationaux (Orléans XXe siècle, Arte Libre à Saõ Paulo, bourse Mozart-Hennessy…), il se spécialise très tôt dans la musique française. Parallèlement, il travaille avec des compositeurs contemporains. Invité de nombreux festivals nationaux et internationaux, il est entendu en récital soliste et en musique de chambre ou avec orchestre. Hakim Bentchouala-Golobitch a composé et interprété la musique de nombreux films muets tels Judex de Louis Feuillade, Gribiche de Jacques Feyder, Safety Last avec Harold Lloyd et La Nouvelle Babylonede de Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg.
The Toulouse Cinematheque has always attached a great importance to music; not to fill in a silence, sometimes difficult for us to accept, but to allow the creation of sense and the transmission of emotion. Today music is a way to bring back on the front scene the movies of yesterday. It allows us to view with a new eye the film works which we believed we knew.
In order to promote the distribution of recently produced cine-concerts, the Toulouse Cinematheque has conceived/issued a catalogue of creations. Because opening our mind to all musical and film sensibilities is one of our priorities, we offer cine-concerts of highly varied styles. From solo to quartet, from rock to electro music, to classics as Hitchcock or Eisenstein, these cine-concerts allow the musicians to experiment various approaches: improvisation, composition, performance of the original score…
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