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Le cabinet de curiosités

Le Cabinet de Curiosités

Légèrement à l’écart de la Grande Galerie où sont accrochées aux cimaises des œuvres reconnues (ou non) mais dont le rassemblement entend faire sens autour d’un cinéaste, d’un style, d’une thématique, etc., le visiteur peut aussi pénétrer dans le Cabinet de Curiosités. Là sont offertes au regard des œuvres de tout format (long, court…) et de toute nature (fiction, documentaire, animation, expérimental…). Ce ne sont ni Caligari ni des figures de cire qui sont exposés dans ce Cabinet ; ce sont des films singuliers – à voir dans leur singularité, pour eux-mêmes et non pour leur place dans un ensemble plus large.

Sérieux comme le plaisir, ce Cabinet fait appel à la curiosité du spectateur et à son désir de « chiner » pour trouver ou re-trouver un objet qui enrichira sa collection cinéphile.

Pas de Cabinet de Curiosités en novembre.

Jugeant que la programmation consacrée aux francs-tireurs du cinéma français offre de belles pépites et autres immanquables curiosités, le Cabinet de Curiosités vous invite à prendre plaisir avec les iconoclastes Paul Vecchiali, Jean-Daniel Pollet et Luc Moullet.

Mon frangin du Sénégal | Guy Lacourt

1953. France. 85 min. Noir & blanc. Numérique.
Avec Raymond Bussières, Annette Poivre, Noël Roquevert, Paulette Dubost
Jules Pinson, honnête photographe du village est amoureux de la turbulente Annette, la fille de l’épicier. Mais elle, elle ne jure que par le cinéma, tombant amoureuse de chaque nouveau héros de celluloïd qui sort sur l’écran du village. Justement un nouveau film est à l’affiche. Un film d’aventure de brousse avec Errol Flynn. Jules en profite pour s’inventer un jumeau tout juste de retour du Sénégal. Un grand chasseur de fauves qui saura séduire Annette… Raymond Bussières endosse le costume d’un Buster Keaton franchouillard pour interpréter un double rôle réjouissant. Comique de situation, gags burlesques et jeux de mots poussés, une curiosité qui faisait les beaux jours du cinéma du samedi soir.

> Mardi 16 décembre à 19h15 (salle 2)

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Léolo | Jean-Claude Lauzon

1991. Canada. 110 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Maxime Collin, Ginette Reno, Julien Guiomar, Yves Montmarquette
Léolo a 12 ans. Il pourrait en avoir cent. Une voix de vieillard raconte sa vie d’enfant dans un Montréal de fantaisie où les rives enneigées du Saint-Laurent débouchent sur une Sicile ensoleillée. Où l’on peut naître d’une tomate. Et avoir une vie faite de pépins. Léolo est le témoin d’une vie de famille étrange entre une mère aussi obèse qu’aimante, un grand-père qui se fait ronger les ongles des pieds par des jeunes filles, ou un frère body-buildeur. Léolo, lui, passe son temps à rêver pour mieux s’échapper d’un quotidien rugueux. Autobiographie fantasmée, le troisième et dernier film de Jean-Claude Lauzon – tragiquement disparu deux ans plus tard- explore le monde au travers d’un regard d’enfant qui ne veut pas devenir adulte. Un journal intime où les comptines enfantines ont des airs de blues râpeux chantés par Tom Waits.

> Mardi 21 octobre à 19h15 (salle 2)