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Le cabinet de curiosités

Le Cabinet de Curiosités

Légèrement à l’écart de la Grande Galerie où sont accrochées aux cimaises des œuvres reconnues (ou non) mais dont le rassemblement entend faire sens autour d’un cinéaste, d’un style, d’une thématique, etc., le visiteur peut aussi pénétrer dans le Cabinet de Curiosités. Là sont offertes au regard des œuvres de tout format (long, court…) et de toute nature (fiction, documentaire, animation, expérimental…). Ce ne sont ni Caligari ni des figures de cire qui sont exposés dans ce Cabinet ; ce sont des films singuliers – à voir dans leur singularité, pour eux-mêmes et non pour leur place dans un ensemble plus large.

Sérieux comme le plaisir, ce Cabinet fait appel à la curiosité du spectateur et à son désir de « chiner » pour trouver ou re-trouver un objet qui enrichira sa collection cinéphile.

Numéro deux | Jean-Luc Godard

1975. France. 88 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Jean-Luc Godard, Sandrine Battistella, Pierre Oudrey
Tourné en vidéo, un essai godardien en forme d’autoportrait. Les prémices de son travail actuel. Une réflexion du monde à travers une réflexion sur l’image et les sons. Godard analyse la famille à travers le quotidien d’un jeune couple, en même temps qu’il interroge le cinéma, dans sa forme et dans sa nature même, tout en se demandant, alors qu’il est à la croisée de sa carrière, quelle peut bien être sa place dans le paysage cinématographique d’alors.

> Mardi 13 octobre à 19h (salle 2)

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Le Japon de François Reichenbach | François Reichenbach

Le Japon de François Reichenbach
François Reichenbach
1983. France. 87 min. Couleurs. 35 mm.
Documentariste expérimenté, François Reichenbach revient du Japon avec un film d’impressions. Ce film a pu être retitré Le Japon insolite en référence à son précédent, L’Amérique insolite, ainsi que pour racoler un peu – nous sommes alors encore sur la grande vague, certes finissante, des mondo movies, ces films mi-documentaire mi-cinéma d’exploitation voués à donner du sensationnel au spectateur. Le Japon de François Reichenbach est pourtant un titre plus juste puisque le film tient davantage des impressions d’un cinéaste qui essaie de comprendre une culture, tissant des liens entre son histoire, ses traditions et son présent (celui du début des années 1980), au cours de ce qui a tout l’air d’une visite guidée. La curiosité, plus que dans l’objet filmique, se situe bien là : celle d’un homme qui découvre une culture plus dépaysante qu’exotique.

> Mardi 9 juin à 19h (salle 2)

Le Révolutionnaire | Jean-Pierre Lefebvre

1965. Canada. 73 min. Noir & blanc. Numérique.
Avec Louis Saint-Pierre, Louise Rasselet
Sur le mode de la fable réaliste. 1965. La campagne québécoise en hiver. Un groupe de jeunes gens vivant en communauté sous l’autorité d’un chef : exercices idéologiques et paramilitaires au programme quotidien. Survient une femme. Elle perturbe les ordonnancements du temps et des esprits. D’autant que son ex la rejoint. Ça va se déglinguer dans la violence et la dérision… Un film sur l’activisme radical politique ouvertement fait pour provoquer. C’est un an avant In the Country de Robert Kramer et deux ans avant La Chinoise de Jean-Luc Godard et, comme avec eux, on est encore dans la marge.

> Mardi 19 mai à 19h (salle 2)