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Le cabinet de curiosités

Douze heures d'horloge | Géza von RadvÁnyi

1958. France / RFA. 105 min. Noir & blanc. 35 mm.
Avec Lino Ventura, Eva Bartok, Hannes Messemer, Laurent Terzieff

Trois fugitifs. Trois taulards qui se sont fait la belle. Bloqués dans un petit port du Midi, il leur faut trouver de l’argent pour se payer de faux papiers. Mais l’argent leur file entre les doigts et sur leurs talons la police les file. Ils ont douze heures pour réussir… Un petit polar d’après Boileau et Narcejac qui vire à l’imbroglio amoureux.

> Mardi 10 février à 19h (salle 2)

Mon frangin du Sénégal | Guy Lacourt

1953. France. 85 min. Noir & blanc. Numérique.
Avec Raymond Bussières, Annette Poivre, Noël Roquevert, Paulette Dubost
Jules Pinson, honnête photographe du village est amoureux de la turbulente Annette, la fille de l’épicier. Mais elle, elle ne jure que par le cinéma, tombant amoureuse de chaque nouveau héros de celluloïd qui sort sur l’écran du village. Justement un nouveau film est à l’affiche. Un film d’aventure de brousse avec Errol Flynn. Jules en profite pour s’inventer un jumeau tout juste de retour du Sénégal. Un grand chasseur de fauves qui saura séduire Annette… Raymond Bussières endosse le costume d’un Buster Keaton franchouillard pour interpréter un double rôle réjouissant. Comique de situation, gags burlesques et jeux de mots poussés, une curiosité qui faisait les beaux jours du cinéma du samedi soir.

> Mardi 16 décembre à 19h15 (salle 2)

Pas de Cabinet de Curiosités en novembre.

Jugeant que la programmation consacrée aux francs-tireurs du cinéma français offre de belles pépites et autres immanquables curiosités, le Cabinet de Curiosités vous invite à prendre plaisir avec les iconoclastes Paul Vecchiali, Jean-Daniel Pollet et Luc Moullet.

Léolo | Jean-Claude Lauzon

1991. Canada. 110 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Maxime Collin, Ginette Reno, Julien Guiomar, Yves Montmarquette
Léolo a 12 ans. Il pourrait en avoir cent. Une voix de vieillard raconte sa vie d’enfant dans un Montréal de fantaisie où les rives enneigées du Saint-Laurent débouchent sur une Sicile ensoleillée. Où l’on peut naître d’une tomate. Et avoir une vie faite de pépins. Léolo est le témoin d’une vie de famille étrange entre une mère aussi obèse qu’aimante, un grand-père qui se fait ronger les ongles des pieds par des jeunes filles, ou un frère body-buildeur. Léolo, lui, passe son temps à rêver pour mieux s’échapper d’un quotidien rugueux. Autobiographie fantasmée, le troisième et dernier film de Jean-Claude Lauzon – tragiquement disparu deux ans plus tard- explore le monde au travers d’un regard d’enfant qui ne veut pas devenir adulte. Un journal intime où les comptines enfantines ont des airs de blues râpeux chantés par Tom Waits.

> Mardi 21 octobre à 19h15 (salle 2)

Traqué dans la ville (La città si difende)

Pietro Germi
1951. Italie. 81 min. Noir & blanc. 35 mm. VF.
Avec Gina Lollobrigida, Renato Baldini, Cosetta Greco, Fausto Tozzi
Asphalt Jungle à la romaine. Quand la ville ne dort pas. Un ancien footballeur, un ado, un ouvrier au chômage et un peintre de bistrot s’improvisent braqueurs. Ils s’emparent de la recette d’un stade pendant un match de foot. Le début d’une cavale qui tiendra du chemin de croix… Un bien curieux film. Du film noir et du néoréalisme. Un film qui appartient moins à l’univers de Germi qu’à celui de Fellini, auteur du scénario et dont on croisera quelques futurs éléments. Et le tout emporte le prix du meilleur film italien à la Mostra de Venise sans aucun enthousiasme.

Séance présentée par Marie-Pierre Lafargue

> Mardi 17 juin à 19h15 (salle 2)