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Le cabinet de curiosités

Mode in France | William Klein

1984. France. 84 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Azzedine Alaïa, Agnès B., Jean-Paul Gaultier, Bambou, Arielle Dombasle, Stéphane Ferrara
Une plongée dans le milieu de la mode des années 1980 en une douzaine de séquences qui empruntent à différents genres cinématographiques. Du polar au burlesque en passant par la comédie musicale, le tout sur une musique originale de Gainsbourg, un documentaire débridé et carrément délirant sur la mode, ceux qui la font et à quoi elle sert, ou pas…

mardi 11 février à 19h15 (salle 2)

Le Pont de la dernière chance (Signali nad gradom)

Zivorad Mitrovic
1960. Yougoslavie. 90 min. Noir & blanc. 16 mm. VF.
Avec Aleksandar Gavric, Marija Tocinoski, Miha Baloh, Dragan Ocokoljic
Sous l’égide du camarade Maréchal Tito, le cinéma yougoslave s’est fait une spécialité du film de partisans, c’est-à-dire sur ces partisans héroïques qui ont résisté et lutté contre l’envahisseur nazi. Un genre spécifique à la Yougoslavie, un sous-genre du plus général film de guerre. Son bras de fer avec Staline n’y est pas pour rien. Et les Américains eux-mêmes viendront en tourner, tant les moyens mis à disposition étaient importants. La Bataille de la Neretva réalisé en 1969 par Veljko Bulajic avec Yul Brynner, Orson Welles, mais encore Hardy Krüger ou Franco Nero et Curd Jürgens, en est le plus bel exemple. En voici un plus modeste. Pour arracher un membre important de la Résistance des griffes des nazis, un groupe de partisans monte une opération commando…

en présence de Mila Turajlic et Jacques Choukroun

mardi 21 janvier à 19h15 (salle 2)

Mila Turajilic, jeune cinéaste serbe, sera à Utopia Toulouse le lundi 20 janvier pour présenter son film Il était une fois en Yougoslavie : Cinema Komunisto. Un voyage dans un pays qui n’existe plus sauf au cinéma. Un voyage dans l’histoire du cinéma yougoslave sous Tito, à partir d’images d’archives et de la mémoire de ceux qui l’ont faite.

Médée (Medea)

Pier Paolo Pasolini
1969-70. Italie. 110 min. Couleurs. Version numérique restaurée. DCP. VOSTF.
Avec Maria Callas, Laurent Terzieff, Giuseppe Gentile, Massimo Girotti, Margareth Clémenti
« Un long hurlement de haine soutenu par la plainte épouvantée du chœur, c’était le cri de Maria Callas chantant, en 1953, la Médée de Cherubini, à la Scala. Maria Callas ne jouait pas Médée. Elle était Médée. Alors, on l’attendait, cette Callas. On ne pensait plus à Pasolini : on ne pensait qu’à elle. Ô surprise ! La Médée de Pasolini est quasi muette. Si elle s’exprime, c’est avec les yeux. C’est la nature qui parle, avec ses pierres et avec ses arbres, avec le cri des bêtes gorgées de soleil et celui des oiseaux le matin. Barbare, la peuplade de Médée possède la puissance de dissimulation ; tout se passe à l’intérieur. Son silence évoque la nuit de la préhistoire. Elle sort de son univers troglodytique et ténébreux pour entrer dans la clarté du monde civilisé : la Grèce… ». (Michel Guibert)

Deux autres films de Pier Paolo Pasolini seront présentés en version restaurée : Mamma Roma le 21 novembre et Salò ou les 120 journées de Sodome les 23 et 27 novembre.

mardi 26 novembre à 21h

Hara-Kiri (Samuraï)

Raymond Cannon
1945. États-Unis. 78 min. Noir & blanc. 16 mm. VF.
Avec Paul Fung, Luke Chan, David Chow, Fred C. Bond, Barbara Woodell
Un film de propagande anti-japonais réalisé par les États-Unis en guerre et revu par la France d’après-guerre. Le tout pour une histoire incroyable digne d’un pulp des plus farfelus. Un jeune orphelin de guerre d’origine japonaise, adopté par un couple californien, est pris sous son aile par un prêtre qui n’est autre qu’un samouraï espion nippon. Ce dernier met l’enfant sur la voie du bushido et en fait un redoutable tueur…

mardi 22 octobre à 19h15 (salle 2)

Le Port de la drogue (Pickup on South Street)

Samuel Fuller
1953. États-Unis. 78 min. Noir & blanc. 35 mm. VF.
Avec Richard Widmark, Jean Peters, Thelma Ritter
Un pickpocket, en refaisant des poches, intercepte par hasard un microfilm espion à destination de Moscou. La police lui demande son concours. Il n’aime pas la police. Mais il aime encore moins les communistes… Dans la version doublée en français, le microfilm devient de la drogue et les espions communistes des trafiquants. Explication : dans les années d’après-guerre, le PCF est très puissant et populaire. Beaucoup de Français sont communistes. Pour une bonne exploitation, on détourne le sens original du film, pour ne pas se priver du public communiste.

(sous réserve)

Aberrations du doublage en deux films

mardi 11 juin à 19h15 (salle 2)