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Le cabinet de curiosités

Le Choix de… (Screen Directors Playhouse)

collectif

Il s’agit d’une émission de télévision diffusée sur NBC qui proposait un film d’une trentaine de minutes réalisé par un grand cinéaste hollywoodien. La série connut une seule saison (1955-1956) de trente-cinq épisodes. Au programme de ce soir, trois épisodes :

La Révélation de l’année (Rookie of the Year)
John Ford
1955. États-Unis. 26 min. Noir & blanc. 16 mm. VF.
Avec John Wayne, Vera Miles, Ward Bond
Un journaliste sportif pense tenir un scoop concernant la révélation de la saison de base-ball et mène son enquête

Recherché pour meurtre (No. 5 Checked Out)
Ida Lupino
1956. États-Unis. 26 min. Noir & blanc. 16 mm. VF.
Avec Peter Lorre, Teresa Wright, Ida Lupino
Seule dans la cabane isolée de son père, une jeune sourde affronte deux gangsters qui sont venus y trouver refuge.

La Revanche de François Villon (The Sword of Villon)
George Waggner
1956. États-Unis. 26 min. Noir & blanc. 16 mm. VF.
Avec Errol Flynn, Hillary Brooke, Pamela Duncan
François Villon a eu vent d’un complot qui vise à assassiner le roi. Errol Flynn retrouve l’épée en toute fin de carrière.

mardi 18 décembre à 19h15 (salle 2)

Ici et maintenant

Serge Bard
1968. France. 65 min. Noir & Blanc. 35 mm.
Avec Serge Bard, Caroline de Bendern, Olivier Mosset

L’un des seize « Zanzibar – films » – œuvres cinématographiques réalisées entre 1968 et 1970 au sein d’une mouvance informelle d’intellectuels et d’artistes (plasticiens, acteurs, cinéastes, techniciens et autres) en grande partie réunis autour de Sylvina Boissonnas, emblématique figure d’un mécénat contestataire. Rejet des normes, provocation, expérimentations formelles… telles étaient les voies où se croisaient ces tenants d’un « Larguons les amarres ! » existentiel. Certains avaient déjà un nom (Bernadette Lafont, Pierre Clémenti…), d’autres se le sont faits depuis (Philippe Garrel, Jackie Raynal…).

Serge Bard, alors étudiant en sociologie à Nanterre avec Daniel Cohn-Bendit, faisait partie de cette mouvance et avait réalisé un premier film, de mars à mai 68, de critique de l’Enseignement et du Savoir. Il demanda à Henri Alekan de mettre en images une certaine idée de la « contestation ». Résultat : ce film, Ici et maintenant, tourné sur les côtes du Finistère, où le noir et blanc somptueux de la photo imprègne de longs et lents plans mystérieux pré-durassiens.

mardi 27 novembre à 19h15 (salle 2)

Omar Gatlato

Merzak Allouache
1976. Algérie. 90 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Boualem Benani, Aziz Degga, Farida Guenaneche
Un film important dans l’histoire du cinéma de l’Algérie post-coloniale. Une étape nouvelle après une série de films consacrée aux luttes de libération nationale. Quinze ans après l’Indépendance, Merzak Allouache pose un regard critique sur la société algérienne à partir du vécu quotidien de la nouvelle génération qui n’a pas connu la guerre. C’est l’histoire d’un jeune Algérois employé au service de répression des fraudes : féru de musiques populaires, il voit son quotidien troublé à l’écoute d’une voix de jeune fille sur une cassette enregistrée… Le cinéaste rompt avec un cinéma de militance pur et dur pour laisser sa caméra errer de cinémas en soirées en bande et caresser les doutes qui entament les certitudes. Pour aller vite, on pourrait parler de néoréalisme algérien.

mardi 16 octobre à 19h15 (salle 2)

Cocorico, Monsieur Poulet

Jean Rouch, Damouré Zika, Lam Ibrahim Dia
1974. France / Niger. 90 min. Couleurs. Vidéo.
Avec Lam Ibrahim Dia, Damouré Zika, Tallou Mouzourané
Un petit bijou. Une aventure picaresque et une comédie insoupçonnée. Un road movie africain, à travers les pistes nigérianes et la culture africaine. À bord d’une vieille 2 CV déglinguée, la tournée de Lam, vendeur de poulets, et de son collègue Tallou, partis en brousse s’approvisionner en poulets. Mais, en route, ils croisent une diablesse qui leur jette un sort. Dès lors tout se complique et ce qui devait prendre une journée va prendre des semaines… Une tournée épique placée sous les bons auspices de la magie et du système D. Un ovni étonnant et réjouissant qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie.

mardi 19 juin à 19h15 (salle 2)

Rêves à vendre (Dreams That Money Can Buy)

Hans Richter
1947. États-Unis. Sortie en France : 1956. 100 min. Couleurs. 16 mm. Version originale non sous-titrée.
Hans Richter, l’un des fondateurs et théoriciens du mouvement d’avant-garde « Dada », après avoir réalisé dans les années 20 quelques films « abstraits », signe en 1947 son premier et unique long métrage expérimental de fiction couronné au Festival de Venise à sa sortie. Il y convoque ses amis peintres – Max Ernst, Marcel Duchamp, Alexander Calder, Fernand Léger, Man Ray – pour illustrer des « rêves » que le héros du film vend à des gens sans imagination. Des amis musiciens – Darius Milhaud, John Cage – y ajoutent leur touche. Cette œuvre surréaliste est moins un film-manifeste qu’un film marquant la reconnaissance d’une tendance artistique au plus fort de sa vitalité.

mardi 22 mai à 19h15 (salle 2)