Menu_fleche_noir

Le cabinet de curiosités

Judex 34

Maurice Champreux
1933. France. 95 min. Noir & blanc. 35 mm.
Avec René Ferté, Marcel Vallée, Alexandre Mihalesco, Louise Lagrange Gendre de Louis Feuillade, Maurice Champreux en reprend le Judex qui avait marqué le serial muet. L’histoire d’un mystérieux justicier qui séquestre un banquier acquis aux malversations. Loin d’être un chef-d’œuvre, son Judex 34 ne marqua pas, quant à lui, l’histoire. Oublié, pris en tenailles entre son illustre prédécesseur et celui de Franju, véritable revival dans les années 60. Pris en tenaille ? Ou lien entre les deux ? Comment rendre la poésie du cinéma muet quand le parlant en est encore à balbutier ?

mardi 26 février à 19h15 (salle 2)

Hommage à Nicolas Primat (1967-2009), artiste et vidéaste

« Aujourd’hui, un des rôles de l’artiste est la découverte et l’exploration de nouveaux territoires. Je travaille en partenariat avec le CNRS depuis 1999 et actuellement avec l’Institut Pasteur sur un projet de communication inter-espèce avec des primates. De ces expéditions dans le champ extra-artistique, je reviens avec des matériaux vidéo nourrissant ma pratique. Cette matière prise dans le réel sera exploitée à travers une documentation et des fictions abordant certains thèmes de la science-fiction (vrai/faux, origine/futur, espace/temps, mutations…). »
Nicolas Primat

- Peau louche (2001, 5 min. 30)
« Habillé en Tarzan dans la cage des singes… »
- Quelques notes de douceurs dans un monde de brutes (2002, 5 min. 30)
« Singe jouant du piano… »
- Natacha hôtesse de l’air (2001, 5 min.)
« Natacha babouin mort accouche de jumeaux … »
- Ode (2003, 11 min.)
« D’après 2001, l’Odyssée de l’espace, les primates jouent leur propre rôle »
- Les petits hommes vers…
(2007 / Vidéo 17 min. / Clip 3 min. 50 / Making of 12 min.)
tourné en Guyane avec des primates du genre saïmiri qui se retrouvent passagers clandestins à bord d’une fusée Ariane…

mardi 22 janvier à 19h15 (salle 2)

Le Choix de… (Screen Directors Playhouse)

collectif

Il s’agit d’une émission de télévision diffusée sur NBC qui proposait un film d’une trentaine de minutes réalisé par un grand cinéaste hollywoodien. La série connut une seule saison (1955-1956) de trente-cinq épisodes. Au programme de ce soir, trois épisodes :

La Révélation de l’année (Rookie of the Year)
John Ford
1955. États-Unis. 26 min. Noir & blanc. 16 mm. VF.
Avec John Wayne, Vera Miles, Ward Bond
Un journaliste sportif pense tenir un scoop concernant la révélation de la saison de base-ball et mène son enquête

Recherché pour meurtre (No. 5 Checked Out)
Ida Lupino
1956. États-Unis. 26 min. Noir & blanc. 16 mm. VF.
Avec Peter Lorre, Teresa Wright, Ida Lupino
Seule dans la cabane isolée de son père, une jeune sourde affronte deux gangsters qui sont venus y trouver refuge.

La Revanche de François Villon (The Sword of Villon)
George Waggner
1956. États-Unis. 26 min. Noir & blanc. 16 mm. VF.
Avec Errol Flynn, Hillary Brooke, Pamela Duncan
François Villon a eu vent d’un complot qui vise à assassiner le roi. Errol Flynn retrouve l’épée en toute fin de carrière.

mardi 18 décembre à 19h15 (salle 2)

Ici et maintenant

Serge Bard
1968. France. 65 min. Noir & Blanc. 35 mm.
Avec Serge Bard, Caroline de Bendern, Olivier Mosset

L’un des seize « Zanzibar – films » – œuvres cinématographiques réalisées entre 1968 et 1970 au sein d’une mouvance informelle d’intellectuels et d’artistes (plasticiens, acteurs, cinéastes, techniciens et autres) en grande partie réunis autour de Sylvina Boissonnas, emblématique figure d’un mécénat contestataire. Rejet des normes, provocation, expérimentations formelles… telles étaient les voies où se croisaient ces tenants d’un « Larguons les amarres ! » existentiel. Certains avaient déjà un nom (Bernadette Lafont, Pierre Clémenti…), d’autres se le sont faits depuis (Philippe Garrel, Jackie Raynal…).

Serge Bard, alors étudiant en sociologie à Nanterre avec Daniel Cohn-Bendit, faisait partie de cette mouvance et avait réalisé un premier film, de mars à mai 68, de critique de l’Enseignement et du Savoir. Il demanda à Henri Alekan de mettre en images une certaine idée de la « contestation ». Résultat : ce film, Ici et maintenant, tourné sur les côtes du Finistère, où le noir et blanc somptueux de la photo imprègne de longs et lents plans mystérieux pré-durassiens.

mardi 27 novembre à 19h15 (salle 2)

Omar Gatlato

Merzak Allouache
1976. Algérie. 90 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Boualem Benani, Aziz Degga, Farida Guenaneche
Un film important dans l’histoire du cinéma de l’Algérie post-coloniale. Une étape nouvelle après une série de films consacrée aux luttes de libération nationale. Quinze ans après l’Indépendance, Merzak Allouache pose un regard critique sur la société algérienne à partir du vécu quotidien de la nouvelle génération qui n’a pas connu la guerre. C’est l’histoire d’un jeune Algérois employé au service de répression des fraudes : féru de musiques populaires, il voit son quotidien troublé à l’écoute d’une voix de jeune fille sur une cassette enregistrée… Le cinéaste rompt avec un cinéma de militance pur et dur pour laisser sa caméra errer de cinémas en soirées en bande et caresser les doutes qui entament les certitudes. Pour aller vite, on pourrait parler de néoréalisme algérien.

mardi 16 octobre à 19h15 (salle 2)