Réouverture de la bibliothèque de la Cinémathèque de Toulouse mercredi 15 septembre à 14h. D’après le décret du 7 août 1921, en tant que bibliothèque spécialisée, notre bibliothèque n’est pas soumise à la présentation du pass sanitaire.
Rappel des horaires d’ouverture : du mercredi au vendredi, de 14h à 19h. Entrée libre.

Christine Masson

Le septième art, Christine Masson en parle avec charme et rigueur. Productrice, avec Laurent Delmas, de l’émission On aura tout vu sur France Inter, cette amoureuse du cinéma y consacre une heure chaque samedi de 10h à 11h : à l’antenne s’enchaînent, en direct, interview d’un ou plusieurs comédiens et/ou réalisateurs, critiques de films, reportage sur un tournage…
À l’âge de 10 ans, Christine Masson se découvre une vocation de journaliste en regardant l’émission télé Les Femmes aussi d’Éliane Victor. La deuxième onde de choc est provoquée par Family Life de Ken Loach, qu’elle voit quatre ans plus tard. « J’ai été renversée par la profondeur du propos, explique-t-elle. J’ai alors décidé de tout mettre dans le même panier et de devenir une journaliste qui parle de cinéma. »
Après plusieurs années passées à Europe 2, puis au Journal du cinéma sur Canal+, elle se voit proposer par Pascale Clark une chronique dans Tam tam, etc. sur France Inter, qu’elle ne quittera plus. En parallèle, cette perfectionniste assumée produit des documentaires pour la télé, comme Bergman et moi. Elle est à l’origine de la sortie en salle, vingt-huit ans après sa réalisation, de 1974, une partie de campagne, film de Raymond Depardon sur la campagne de Valéry Giscard d’Estaing que ce dernier avait fait interdire.
En 2017, Christine Masson livre pour la première fois dans un ouvrage intitulé Aller au cinéma ou faire l’amour les moments incandescents, insolites ou tendres qu’elle a vécus avec les monstres sacrés du cinéma : Pialat, De Niro, Wenders, Spielberg, Almodóvar, Ferrara, Kaurismäki… Comme ce jour où Lars Von Trier l’a embarquée dans une folle séance d’hypnose dans les sous-sols d’un hôpital à Copenhague. Ou ce jour où, alors que Francis Coppola dînait à Cannes avec sa famille dans un petit restaurant italien, elle a convaincu chaque tablée de fredonner la musique du Parrain.

Les films choisis par Christine Masson :

1974, une partie de campagne
Aux cœurs des ténèbres, l’apocalypse d’un metteur en scène
D’un château l’autre
Le Pont des espions

Rencontre avec Christine Masson