Suite aux annonces gouvernementales du 7 janvier 2021, la Cinémathèque de Toulouse reste fermée jusqu’à nouvel ordre.

A partir du mois d’avril, la bibliothèque du cinéma est ouverte le mercredi de 14h à 19h sur rendez-vous, à l’adresse bibliotheque@lacinemathequedetoulouse.com

Les reproductions de documents (articles de périodiques) à distance sont possibles, pour toute demande, envoyez un mail à joelle.cammas@lacinemathequedetoulouse.com

Nouvelle entrée d'appareils

Fou de cinéma, passionné par tous les aspects du septième art – la technique, les films, les acteurs – Jean-Louis Casalis a constitué dans son ancienne ferme une impressionnante collection d’appareils de cinéma, réunissant également des films et des photographies.

En 2019, le CNC a acquis plusieurs appareils à la demande de la Cinémathèque de Toulouse auprès de Jean-Louis Casalis : une caméra des années 1920, actuellement exposée dans le hall de la Cinémathèque, et deux projecteurs des années 1920. En 2020, nous avons continué ces acquisitions avec l’achat d’un mutoscope. À cette occasion, le collectionneur a effectué un beau don : plusieurs appareils, dont un projecteur 35 mm portatif ayant appartenu à l’école de Samatan (une plaque gravée mentionne : “offert par la maison P. Thibaud & Cie (Savons Gibbs) à l’école de garçons de Samatan”), et de nombreux films 35 mm.

 
 
 
 
Développé dès 1895, le mutoscope a été fabriqué jusqu’en 1949. Ce dispositif permettait de visionner individuellement par un œilleton un “film” d’une minute. Le mutoscope est constitué de 850 photogrammes imprimés sur du papier photographique cartonné ; fonctionnant comme un folioscope, l’appareil les effeuille un par un. Le spectateur introduisait une pièce dans la machine et faisait défiler les images lui-même grâce à une manivelle. Ces installations ont eu beaucoup de succès : l’ American Mutoscope Company a dégagé d’importants profits et est devenue l’une des premières majors américaines en absorbant la Biograph Company. Notre modèle, toujours fonctionnel, a été fabriqué entre 1926 et 1949 par la International Mutoscope Reel Company. Il contient les photos d’une jeune fille dans son intimité ; le sujet renforce ainsi la position voyeuriste de l’usager regardant des images à travers un œilleton.